Histoire de Grasse
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[modifier] Périodes
[modifier] Antiquité
Les premières traces d’existence humaine dans le pays de Grasse datent du néolithique. Des archéologues grassois du XIXe siècle tels que Paul Goby, Marcellin Chiris, Adrien Ghébart ou Casimir Bottin ont décrit et étudié les vestiges d’une activité humaine remarquable : dolmens, dolmens à couloir, tombes à chambre carrée, tumuli, « bories »,… mettent en évidence l’existence d’une population plus importante qu’ailleurs. Plus étrange, ils y découvrent de grosses enceintes faites d’énormes blocs dont l’utilité reste mystérieuse et qu’ils appellent « Castellaras ».
Durant l'Antiquité, la Provence a vu de nombreuses civilisations la parcourir et parfois s’y installer comme les Ligures, les Phéniciens, les Carthaginois ou encore les Grecs. Mais ceux qui se sont le plus fixés à Grasse sont sans doute les Romains. Outre les nombreux vestiges présents dans le Pays de Grasse, on peut en effet affirmer qu’un poste romain y a existé. De plus, à la place de l’actuelle chapelle de Saint-Sauveur ou de Saint-Hilaire se tenait un temple dédié à Jupiter.
Les envahisseurs barbares n’eurent pas de difficulté à envahir la Provence orientale qui tomba aux mains successivement du patrice Stilicon (416), des Burgondes (443), des Ostrogoths (493), des Francs (534), puis des Lombards (817).
[modifier] Moyen Âge
En 875, la Provence se rattache au Royaume de France et Boson, nouveau roi, lui fait signer acte d’allégeance le 15 octobre 879. Grasse refuse de le signer et se détache donc de la Provence. Elle se rattache alors au Royaume de Lombardie sous le règne de Charles II le Gras en 879, puis au Royaume de Bourgogne Jurane sous Rodolphe II, au Royaume d’Arles sous Rodolphe III. Dévastées par les Arabes, Grasse et sa région sont reconquises par les princes d’Arles qui donnent la Ville au Chevalier Rodoard qui avait aidé à cette libération. Rodoard est le fondateur de la maison de Grasse. Les Seigneurs de Grasse mirent en place un régime féodal qui fut contesté par les grassois et qu’ils rejetèrent avec l’aide de Monseigneur Mainfroy de Garibaldi. Ainsi, dès 1138, le comte Raymond de Grasse n’a plus d’autorité sur la ville, mais seulement sur ses possessions antiboises.
Nouvellement libre, alors que partout ailleurs, se tiennent encore des régimes féodaux, le peuple grassois abolit le servage. Une aristocratie se forme et prend le pouvoir, sous forme de consuls élus pour un an au nombre de quatre. Ils représentaient la ville auprès des autres républiques, des seigneurs, des villes voisines, de l’évêque, ils possèdent le pouvoir judiciaire, bien qu’assistés par des « judex consulum », ils organisent la défense de la ville, fixent les impôts et nomment les fonctionnaires de la ville.
En 1171, le Consulat signe un traité politique et commercial avec Gênes d’une durée de 29 ans et qui fut le premier d’une longue série qui dura près de trois siècles. En 1179, c’est avec Pise que Grasse signe un traité pour 26 ans. La ville aime commercer avec des villes indépendantes comme Gênes en exportant ou important toiles, cuirs, blé, peaux brutes, peaux tannées, vin et bétail. Sa nouvelle liberté fait fleurir le commerce avec les villes voisines qui cherchaient a conclure des alliances avec les Consuls. Ainsi, en 1207, les Comtes de Castellane offrirent à Grasse un droit de passage et de pâturage sur leurs terres. En 1212, c’est au tour du Seigneur de Séranon de conclure les mêmes accords.
Les évêques d’Antibes s’installent à Grasse et le Pape Innocent IV transporte officiellement le siège épiscopal d’Antibes à Grasse le 19 juillet 1244. Mais cette importance grandissante attire l’attention du Comte de Provence Raimond Bérenger qui attaque la ville. Et malgré une défense héroïque menée par le Chevalier Hugues Sicard de Tourettes, Grasse est vaincue en 1220 et rattachée au Comté de Provence.
Le Comte de Provence prend possession des deux tours du Puy et de la Foux le 24 juillet 1227. Il maintint les consuls, mais nomme un juge et un bayle et instaure de nouveaux impôts : l’albergue, le droit de ban, les chevauchées (ou cavalcades), l’aide aux quatre cas et la gabelle du sel.
Sicard, le bayle nommé à Grasse pour rendre la justice au nom du Comte fit de Grasse un chef-lieu de baylie. En 1250, Grasse devint également chef-lieu de Viguerie. Le viguier rendait, lui, la justice au nom du Roi, mais possédait aussi un rôle administratif immense et le Conseil municipal mit du temps à imposer son autorité face à un tel personnage, premier fonctionnaire de la Ville. Hiérarchiquement, sous le viguier, une organisation administrative importante se met en place avec des sous-viguiers ou lieutenants de viguerie, des juges, des clavaires, des regardeurs… La Viguerie de Grasse comprend alors Briançonnet, La Motte, Saint-Vallier, Auribeau, Le Rouret, La Garde, Mouans, Escragnolles, Avignonnet, Saint-Cézaire, Le Bar, Gourdon, La Roquette, Mougins, Biot, Cannes, Roquefort, Châteauneuf, Opio, Caussols, Clermont (au XIXe siècle, en 1822, par décision royale, la commune du Clermont est rattachée à Châteauneuf) , Sartoux, Cabris, Saint-Panduce, Cipières, Canneaux, Touron, Pégomas, Magagnosc, Antibes, Auria, Olive, Garbies, Valettes, Calian, La Malle, Thorenc, Andon, Arlucques et Revert. Au travers de cette viguerie, on voit déjà se dessiner le Pays de Grasse.
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Grasse obtient des privilèges du Comte de Provence, puis des Rois et Reines de France : liberté de commerce, liberté de l’héritage, droit d’affouage et de pâturage dans les lieux voisins, baisses et exemptions d’impôts, liberté de culture et d’élevage, droit de posséder une cloche, indulgences judiciaire, charité aux pauvres de Grasse. La famille royale fut ainsi reconnaissance de la fidélité de Grasse à sa cause jusqu’à Louis XIV qui respecta moins ces franchises. L’artisanat de la tannerie est la principale activité économique et commerciale.
Le XIVe siècle est celui des religieux qui construisent de nouveaux couvents et agrandissent les remparts pour les protéger. Derrière ces nouvelles fortifications, on crée de nouvelles maisons, autour de la Place aux Aires. La population s’accroît. En 1321, Grasse compte 6000 habitants.
Le XVe siècle est le théâtre de nombreux malheurs. Pour protéger la Provence des troupes meurtrières du Roi Alphonse d’Anjou, les Grassois se battent et s’affaiblissent. Puis, ce sont deux épidémies de peste en 1451 et 1470 qui tuent le tiers de la population. En 1482, Louis XI agrandit son Royaume et annexe la Provence. Grasse devient française.
[modifier] Renaissance
Pendant la Renaissance, Grasse doit encore subir l’invasion de Charles Quint, au cours de laquelle la ville est incendiée et pillée. En 1589, Grasse prend position en faveur d’Henri IV et de son Édit de Nantes dans les guerres de religion, ce qui lui attire les foudres du Baron de Vins qui fait le siège de la ville pendant huit jours. Grasse se rend, mais le baron est tué.
Durant le XVIIe siècle, Grasse se relève. C’est l’apogée de l’industrie de la tannerie, mais aussi le début de celle du parfum et des « gants parfumés »
Grasse est connue au siècle des Lumières pour l’intervention cruciale des troupes navales de l’Amiral de Grasse, issu de la lignée des Comtes de Grasse, dans la victoire des États-Unis d'Amérique contre les colons britanniques. C’est à bord de « La Ville de Paris » qu’il remporte la victoire de Chesapeake.
Jean Honoré Fragonard, enfant de Grasse devient « Peintre du Roy » sous la pression de la Marquise de Pompadour.
Des hôtels particuliers sont construits pour la noblesse provençale (les Clapiers-Cabris, les Court de Fontmichel…) qui aiment séjourner à Grasse. La Place aux Aires s’embellit avec la construction d’une fontaine.
Le 15 juin 1789 Honoré-Camille de Mougins-Roquefort, alors curé de Grasse, fait partie des premiers curés élus du clergé qui refusent de siéger dans la salle des Cent-Suisses et rejoignent le tiers-état. Lors de la division de la France en 83 départements par l'assemblée Constituante, en janvier 1790, Grasse fait partie du département du Var dont elle sera chef-lieu de 1793 à 1795.
1792, c'est la Révolution. À la proclamation de la République, l’extrême gauche s’empare de la mairie. Grasse est alors une ville de tradition opportuniste et commerçante, globalement opposée à la Révolution. Bien que l'on puisse croiser sur des maisons l’inscription suivante : « Ici on s’honore du titre de citoyen. Les hommes sont égaux devant la Loi. Respect à la Loi et ses Ministres. », une guillotine est installée où sont exécutés trente « ennemis du peuple » et de nombreux Grassois sont emprisonnés pour avoir montré leur hostilité à la Révolution.
[modifier] Époque moderne
Le XIXe siècle est en revanche un siècle de prospérité. Le parfum se développe et Grasse devient « Capitale mondiale des Parfums ». Elle s’ouvre vers l’extérieur et de grandes usines apparaissent, signe d’adhésion à la Révolution industrielle. C’est également le début du tourisme : on apprécie la qualité de vie, les paysages et le climat qui y règne. La Princesse Pauline y séjourne en 1811 et donne son nom au jardin où elle aime se reposer. De riches étrangers construisent de magnifiques villas et la ville s’enrichit en curiosités diverses. À la création des départements en 1790, Grasse appartenait au Var, dont elle fut même le chef-lieu de 1793 à 1795. Son arrondissement en fut détaché en 1860 pour former, avec le comté de Nice qui venait d'être rattaché à la France, les Alpes-Maritimes.
Au XXe siècle, Grasse garde sa réputation touristique et l’industrie des parfums se transforme et se modernise.
[modifier] Thèmes
[modifier] Héraldique
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Grasse au cours de l'Histoire:
« Agneau pascal, portant une longue croix à laquelle est attaché un étendard, le tout surmonté d'une couronne de Comte Bigarrée. »(XIIIème Siècle)
« D'azur à un agneau pascal, ayant son étendard d'argent orné d'une croix d'or et accompagné de trois fleurs de lys d'or, deux en chef et une en pointe, de la devise suivante : Consules Grassae Dei Gratia (Consuls par la grâce de Dieu). » (1427)
« Agneau pascal, regardant la hampe de la bannière, portant une longue croix. » (1681).
« D'azur à une agneau posé sur un tertre de sinople, portant croix d'or et un étendard de gueules. » (1689).
« D'azur à l'agneau pascal d'argent, regardant la hampe de la bannière de gueules, la tête entourée d'une auréole, chargée de trois tourteaux du troisième mal ordonné. » (1696).
« D'azur à un agneau pascal d'argent, la tête contournée et ornée d'un diadème d'or, chargé de trois tourteaux de gueules, deux en chef et l'autre en pointe, l'agneau portant une longue croix de gueules, à laquelle est attaché un guidon d'argent d'une croix de gueules. » (1706).
« Agneau pascal portant une croix, à laquelle est attaché un guidon. » (1769).
« Agneau pascal portant une longue croix à laquelle est attaché un étendard, écu chargé de troix tourteaux (l'agneau regardant à sénextre), le tout surmonté d'une croix de Comte. » (1787).
« D'azur à l'agneau pascal d'argent, portant une croix sans pennon, du même, soutenu d'une champagne d'or, chargé à senextre d'une branche de jasmin en barre, à dextre, d'une branche d'olivier en bande, croisées en sautoir, le tout au naturel, franc-quartier des villes de deuxième classe, qui est à dextre, d'azur chargé d'un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même, brochant au neuvième de l'écu. » (1811).
« D'azur, à un agneau pascal ayant guidon d'argent, orné d'une croix et accompagné de trois fleurs de lys d'or, deux en chef une en pointe. » (1814).
« D'azur, à un agneau pascal d'argent, posé sur une terrasse de sinople, portant une croix d'or et un guidon de gueules. »(1882).
Grasse connut un essor de la tannerie au XVe Siècle, ce qui explique que l'on retrouve l'agneau pascal, emblème des corporations de drapiers.
[modifier] Parfumerie
Au XIIe siècle, se développe le commerce des peaux et les tanneurs travaillent autour du petit canal qui parcours la cité. Cette activité génère une forte odeur. À l'époque de la Renaissance les fabriquants commencent à parfumer leur production de gants, de sacs et de ceinture, pour répondre à la nouvelle mode venue d'Italie avec l'entourage de la reine Catherine de Médicis.
La campagne autour de la cité commence à se couvrir de champs de fleurs, offrant de nouvelles effluves à la ville. En 1614, le roi reconnaît la nouvelle corporation des « gantiers parfumeurs ».
Au milieu du XVIIIe siècle, la parfumerie connaît un très important essor. Les entreprises phares datent de cette époque parmi lesquelles Galimard. La production artisanale des débuts se transforme en une véritable industrie capable de s'adapter aux nouveaux impératifs du marché.
Au XIXe siècle, les matières premières commencent à être importées de l'étranger. Au XXe siècle, c'est la création des produits de synthèse pour réponder à la démocratisation des parfums et de leurs emplois dérivés (shampoings et déodorants, crèmes et détergents, arômes alimentaires pour les biscuits, les glaces et les produits lactés, les boissons, les plats cuisinés, les confiseries, les confits et les sirops.
En 1905, six cents tonnes de fleurs étaient récoltées, dans les années 1940, cinq mille tonnes étaient produites annuellement. Au début des années 2000, la production est inférieure à 30 tonnes, toutes fleurs confondues.
[modifier] Viguiers et bayles
De 1220 à 1481, le comte de Provence fait de Grasse un chef-lieu de baylie. Le bayle rend la justice dans toute la région au nom du comte.
À ce magistrat vint s'ajouter en 1250 le viguier lorsque Grasse devient chef-lieu de viguerie. Le viguier, rend lui aussi la justice dans tout le Pays de Grasse, mais au nom du roi.
Ces deux administrations, extrêmement puissantes et organisées, mirent souvent à mal l'autorité du conseil municipal.
Nom | Période | Nom | Période | ||
---|---|---|---|---|---|
Hugues Sicard fut le premier bayle de Grasse et O de Braye le premier viguier |
|||||
Hugues Sicard | 1220-1222-1224 | ||||
O de Braye | 1260 | Grégoire Vidame | 1264 | ||
Grégoire Vidame | 1269 | Adam de Fresnel | 1273 | ||
Grégoire Vidame | 1279 | Adam de Fresnel | 1288 | ||
Jean de Baume | 1289 | Geofroi Castillon | 1290 | ||
Bernard de Riez | 1290 | Bernard Perier | 1296 | ||
Michel de Cocharel | 1299-1300 | Hugues de Brignolles | 1301 | ||
Béranger de Gardanne | 1306 | François de Palène | 1307 | ||
Armand de Breuil | 1309 | Michel de Cocharel | 1309-1310-1311 | ||
Bertrand de Routilles | 1311 | Bertrand de Beuil | 1312 | ||
Bertrand de Fors | 1326 | Guillaume Auquin | 1327 | ||
Luquin de Grimaud | 1328 | Aycar de Pierrefeu | 1331 | ||
François de Barras | 1333 | François de Scrofano | 1336 | ||
Pierre Chabaud de Sparmont | 1338 | Béranger de Grantadon | 1343 | ||
Jean Rebuffel | 1340 | Barthelin de Gros | 1345 | ||
Pierre Barle | 1344 | Isnard | 1352 | ||
Raymond Catelin d'Hyères | 1350 | Bertrand Maurus | 1352 | ||
Bérenger de Grantadon | 1353 | Raybaud de Reillan | 1354 | ||
Charlet Simon | 1357-1358 | François Gneu | 1360-1361 | ||
Jean de Fasses | 1369 | Gaucelin de Grimaldis | 1370 | ||
Arnaud de Montolive | 1371 | François Cays | 1377 | ||
Guigues Sarrasin | 1377 | Bertrand Sigun | 1379 | ||
Philippe Manaud ou Martinaud | 1380-1381 | ||||
Jean de Fosses | 1384 | Elzéar Autrice | 1385 | ||
Pierre Chabaud | 1387 | Étienne Féraud | 1401 | ||
Jean Audibert | 1402 | Raphaël Bertrand | 1405 | ||
Bertrand de Rousset | 1410 | Louis de la Tour | 1413 | ||
Étienne de Constance | 1415 | Elzéar de Marrières | 1415 | ||
Bertrand de Grasse-Bar | 1418 | Jacques de Roquemaure | 1419 | ||
Nicolas Jean | 1421 | Louis de la Tour | 1423-1424 | ||
Lancelot de Pontévèse | 1424-1425 | Monet Albert | 1425-1426 | ||
Jean Esmandat | 1426-1427 | Louis de la Tour | 1427-1428 | ||
Lazare Charbonnel | 1428-1429 | Étienne Féraud | 1431 | ||
Jean Béraud | 1432 | Baudet Jean | 1433 | ||
Gaspard de Junin | 1434 | Bertrand de Villeneuve | 1435 | ||
Jean de Cadie | 1440-1441 | Jean Sicale | 1441-1442 | ||
Jean de Cadie | 1442-1443-1444-1445 | ||||
Georges Camps | 1445-1446 | Pierre Brice | 1446-1447 | ||
Charles Vinet | 1447-1448 | Jean de Castellane | 1449-1450 | ||
Jacques Thomas | 1451 | Gland Raoul | 1453-1454 | ||
Nard de Lauret | 1454-1455 | Y Colin ou Roulin | 1456-1457 | ||
Nard de Lauret | 1457 | Charles de Grasse | 1458 | ||
Louis de Puget | 1470 | Jean Isnard | 1474-1475 | ||
Jean Sanguinaire | 1475-1476 | Jean Bouvin | 1477 | ||
Claude Remusat | 1477-1478 | Louis de Pontévèse | 1478-1479 | ||
Charles de Grasse | 1480 | Hélion de Villeneuve | 1481 |
[modifier] Listes des maires
Période | Identité | Parti | Qualité |
---|---|---|---|
L'Election municipale partielle de 1987 est due à la démission d'Hervé de Fontmichel et de dix-huit conseillers municipaux suite à des conflits au sein de la majorité. | |||
1789 | M. Jean-Joseph de Mougins de Roquefort | Club des défenseurs de la Constitution | Député |
1792 | M. Jean François Ricord | Club des Patriotes | |
1792 | M. Pierre Girard | Club des Patriotes | |
1792 | M. Honoré-Marie Court d'Esclapon | Libéral Opportuniste | |
19 février 1794 | M. Marc-Henri Cresp | Club des Patriotes | |
10 octobre 1794 | M. Honoré-Marie Court d'Esclapon | Libéral Opportuniste | |
1797 | M. Marc-Henri Cresp | Libéral Opportuniste | |
M. Claude Aubin | Royaliste et Bonapartiste | ||
M. Claude-François de Théa-Gars | Royaliste et Bonapartiste | ||
M. Joseph Court de Fontmichel | Royaliste et Bonapartiste | ||
1815 | Marquis Jean-Paul Lombard de Gourdon | Royaliste et Bonapartiste | |
M. Pierre-Louis Fabre | Notable opportuniste, royaliste modéré | ||
M. Joseph Court de Fontmichel | Notable opportuniste, royaliste modéré | ||
Chevalier de Tressemannes | Notable opportuniste, royaliste modéré | ||
M. Honoré-Camille de Mougins-Roquefort | Notable opportuniste, royaliste modéré | ||
M. Félix du Rouret | |||
M. Joseph Constant de Mauduit | |||
M. Gaston de Fontmichel | Républicain modéré | ||
1848 | M. Dominique Conte | Député de Grasse | |
1871 | M. Joseph Roubaud | ||
11 mai 1884 | M. Ernest Roure | Républicain | Conseiller général |
2 novembre 1884 | M. Ernest Roure | Républicain | Conseiller général |
16 mai 1892 | M. Étienne Bertrand | ||
20 janvier 1896 | M. Albin Marcy | ||
1er juillet 1898 | M. Antoine Maure | Républicain-Radical | |
19 mai 1900 | M. Antoine Maure | Républicain-Radical | |
25 novembre 1901 | M. Antoine Maure | Républicain-Radical | |
8 mai 1904 | M. Honoré Cresp | Radical modéré | |
9 mai 1908 | M. Honoré Cresp | Radical modéré | |
12 mai 1912 | M. Honoré Cresp | Radical modéré | |
13 juillet 1914 | M. Jean Ossola | Radical-Socialiste | |
13 décembre 1919 | M. Jean Ossola | Radical-Socialiste | |
26 février 1922 | Dr. Eugène Perrimond | ||
10 mai 1925 | Dr. Eugène Perrimond | ||
19 juin 1927 | M. Emmanuel Rouquier | ||
12 mai 1929 | M. Emmanuel Rouquier | ||
12 juillet 1931 | M. Étienne Carémil | Radical-Socialiste | |
12 mai 1935 | M. Étienne Carémil | Radical-Socialiste | |
2 mai 1941 | M. Henri Benard | ||
26 août 1944 | M. Henri Giroux | ||
5 septembre 1944 | Dr. Pierre Colomban | ||
9 décembre 1944 | Dr. Pierre Colomban | ||
18 mai 1945 | Dr. Pierre Colomban | ||
24 mai 1947 | M. Honoré Lions | SFIO-PCF | |
27 octobre 1947 | M. Pierre Ziller | RPF | Député |
6 février 1949 | M. Pierre Ziller | RPF | Député |
12 septembre 1951 | M. Albert Ferré | ||
26 avril 1953 | Dr. Jean Fanton d'Andon | Conseiller général | |
16 mars 1959 | M. Honoré Lions | SFIO-PCF | |
21 mars 1965 | M. Honoré Lions | SFIO | |
21 mars 1971 | M. Hervé de Fontmichel | UDF | |
28 mars 1977 | M. Georges Vassalo | PCF | |
6 mars 1983 | M. Hervé de Fontmichel | UDF | |
12 juillet 1987 | M. Hervé de Fontmichel | UDF | |
19 mars 1989 | M. Hervé de Fontmichel | UDF | Vice-Président du Conseil Général |
19 juin 1995 | M. Jean-Pierre Leleux | MPF | Conseiller Général |
18 mars 2001 | M. Jean-Pierre Leleux | UMP | Vice-Président du Conseil Général |
[modifier] Personnalités liées à la commune
XVIe siècle
- Louis Bellaud de la Bellaudière (1543-1588), poète du XVIe siècle.
XVIIe siècle
- Antoine Godeau (1605-1672) Évêque de Grasse et premier membre de l'Académie française de l'Histoire.
XVIIIe siècle
- L'Amiral de Grasse (1722-1788). Noble né au Bar-sur-Loup, il commandait la flotte française envoyée par le roi Louis XVI lors de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique (fin du XVIIIe siècle) et remporta sur la flotte britannique la victoire de la baie de Chesapeake alors qu'à terre se déroulait la bataille de Yorktown qui devait mettre fin à cette guerre. Un lycée de la ville porte son nom.
- Honoré Fragonard (1732-1799), anatomiste célèbre pour ses "écorchés".
- Jean Honoré Fragonard (1732-1806), peintre du XVIIIe siècle.
- Maximin Isnard (1755-1825) député du Var pendant la Révolution, ancien Président de l'Assemblée nationale et élu au Conseil des Cinq-Cents est né et mort à Grasse.
- Honoré Théodore Maxime Gazan de la Peyrière (1765-1845) général sous le 1er Empire.
- Napoléon 1er (1769-1821) Empereur des français, visiteur occasionnel de Grasse, il y fit une halte lors de sa remontée sur Paris en 1815. Il est contraint d'y abandonner, Place de la Foux, 4 canons, une berline et plusieurs voitures.
- La Princesse Pauline Bonaparte (1780-1825) séjourna longtemps dans la ville à partir de 1811. Elle se promène souvent dans ce que sont aujourd'hui les Jardins de la Princesse Pauline.
XIXe siècle
- Victoria du Royaume-Uni (1819-1901) (Reine du Royaume-Uni, fit honneur de sa présence du 25 mars au 28 avril 1891 dans la ville de Grasse, séjour au cours duquel elle visita les jardins d'Alice de Rothschild
- Édouard Rod (1857-1910), écrivain suisse, mort à Grasse.
- Marcellin Chiris (1857-1932), archéologue français, né et mort à Grasse.
- Herbert George Wells, (1866-1946), le célèbre écrivain britannique, qui y possédait la propriété de Lou Pidou. Wells et Eugène Dupont.
- Ivan Bounine , (en russe Иван Алексеевич Бунин), (1870-1953) écrivain russe et prix Nobel de littérature, auteur de poèmes, nouvelles et de romans a vécu vingt-deux ans à Grasse.
- Paul Goby (1879-1937) Archéologue et Auteur de la découverte du Plateau de la Malle.
- Jean Ossola (1881-1932) Secrétaire d'État à la Guerre et ancien Maire de Grasse.
XXe siècle
- Robert Crépeaux (1900-1994), champion de France d'échecs.
- Pierre Herbart (1903-1974), romancier et essayiste français, mort à Grasse.
- Ferdinand Springer (1907-1998), peintre-graveur, mort à Grasse.
- Édith Piaf (1915-1963) , chanteuse française, morte à Grasse (Plascassier).
- Gérard Philipe (1922-1959), acteur, a grandi à Grasse au Parc Palace qui était présidé par son père pendant l'Occupation. Son grand-père fut maire de Grasse.
- Jacques-Louis Lions (1928-2001) (fils de l'ancien maire Honoré Lions) et son fils Pierre-Louis Lions, mathématiciens.
- Charles Pasqua est né à Grasse en 1927. Homme politique français, ancien ministre de l'Intérieur.
- Yves Bertrand, né le 25 janvier 1944, ancien directeur des Renseignements généraux.
- Coluche, (1944-1986), mort percuté par un camion à Grasse le 19 juin 1986.
- Michèle Mouton, pilote de rallye est née à Grasse en 1951 et a occupé la 14ème position sur la liste d'Hervé de Fontmichel aux élections municipales de 1989.
- Lolo Ferrari (1963-2000), a vécu et est décédée à Grasse le 6 mars 2000.
- Olivier Py (1965), acteur et comédien français, né à Grasse.
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