Mont Royal
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Le mont Royal est une colline de 234 mètres, qui domine la ville de Montréal au Québec. Il s'agit de l'une des neuf collines montérégiennes situées dans le sud-ouest du Québec.
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[modifier] Les noms de Montréal, Montérégie et collines montérégiennes
Cette montagne appelée mont Royal par Jacques Cartier donna naissance à la ville qui en emprunta le nom: Montréal. Sous l'initiative du géologue Frank D. Adams, les collines de la plaine du Saint-Laurent entourant le Mont Royal prirent le nom « montagnes royales », soit mont Regii version latine de Mont Royal. Aujourd'hui, sous le nom de Montérégiennes désigne le groupe de collines marquant la plaine du Saint-Laurent sises aux alentours du Mont Royal. Le toponyme Montérégie désigne une région sise au sud-ouest de la province de Québec marquée de la présence des Montérégiennes.
[modifier] Géologie
Le mont Royal s'est formé il y a environ 125 millions d’années lors d’une intrusion sous-terraine de magma. Ce magma n’a pas atteint la surface terrestre et a figé en profondeur. La colline est apparue lors de l’érosion par les glaciers des roches sédimentaires avoisinantes, plus fragiles que la roche métamorphique formée par le contact du magma et de la roche sédimentaire.
La montagne possède trois sommets:
- La Grosse Montagne (234 mètres) ;
- Outremont (211 mètres) jadis sous le régime français appelée Pain de Sucre;
- La Petite Montagne (201 mètres) ou mont Westmount
Pour plus de détails sur la géologie des collines montérégiennes, voir la section Géologie des collines montérégiennes dans l'article collines montérégiennes.
[modifier] Historique
Le premier Européen à grimper la montagne fut Jacques Cartier : il y fut guidé en 1535 par des gens du village amérindien d'Hochelaga. Il le nomma en honneur de son patron, le roi François Ier de France, comme il était d'habitude à cette époque, ce en reconnaissance de celui dont il tenait le mandat.
- Et au parmy d'icelles champaignes, est scituée et assise ladicte ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne... Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal.
La relation détaillée de la venue de l'explorateur Jacques Cartier est la suivante: Lors de son second voyage en 1535, après s'être arrêté un instant à Stadacone (Québec), il remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Hochelaga, maintenant la ville de Montréal. Le 3 octobre 1535, il est accueilli à Hochelaga qu'il visite. Puis il monte sur la montagne sise à proximité de Hochelaga qu'il nomme Mont Royal. Ce sera le POINT HAUT de son exploration des Indes occidentales. Cette montagne donnera naissance à Montréal. Montréal deviendra par la suite le Berceau du Canada.
Vingt et un ans plus tard, ce en 1556, Venise qui tout comme la France s'intéressait aux Indes reproduit dans le 3e tome Delle Navigationi et Viaggi une illustration de la visite de Jacques Cartier à Hochelaga, ce au plan La Terra de Hochelaga. Chose surprenante, une analyse de cette illlustration révèle que les 3 collines du Mont Royal montrées à cette illlustration sont fidèlement reproduites.
La visite de Hochelaga terminée, Cartier revient à Stadacone (Québec) qu'il atteint le 2 octobre où il passera l'hiver. Lors de son troisième voyage en 1541, Jacques Cartier, devenu subalterne de Roberval, fonde la colonie de Charlesbourg-Royal. L'année suivante Roberval arrive à Charlesbourg-Royal qu'il renomme France-Roy. Tous deux, ce séparément, reviennent à la bourgade Hochelaga alors détruite. Ils essaient de passer outre les saults qui avaient à date bloqué l'avance dans l'intérieur des Indes occidentales.
Suite à la venue de Jacques Cartier sur le Mont Royal, l'île sur laquelle cette montagne était sise prit le nom de l'île du Mont Royal. Avec le temps, le toponyme Mont Royal fit place au toponyme Montréal. Souvent on affirmera que le nom de la ville de Montréal vient de mont Réal, une variation orthographique introduite soit en français, soit par un cartographe italien ("monte Reale" est mont Royal en italien). En fait, de cette montagne naquit une ville maintenant une métropole, MONTRÉAL. C'était en 1535 soit plus d'un siècle avant la fondation de Ville-Marie. Quant à la voie utilisée par Jacques Cartier pour parvenir à Hochelaga, les indications produites par les documents anciens indiquent que Jacques Cartier arriva à Hochelaga par la voie d'eau navigable couramment utilisée par les autochtones, la rivière des Prairies. Cette rivière était alors connue comme la "rivière des Iroquois". En 1603, Samuel de Champlain revint sur cette île du Mont Royal. Sans doute a-t-il monté sur la montagne. Mais il n'en parle pas.
Ce dernier site décrit en particulier l'endroit de l'île de Montréal où débuta le développement de l'île de Montréal, au Sault-au-Récollet. Car c'est sur cette rivière que fut dite en 1615 la première messe à Montréal. C'est également sur cette rivière que se noya en 1625 Nicolas Viel, noyade qui donna naissance au toponyme Sault-au-Récollet. Ville-Marie viendra beaucoup plus tard, en 1642.
En 1643, une croix fut érigée par Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la colonie de Ville-Marie, pour accomplir un vœu qu'il avait fait à la Sainte Vierge après avoir prié pour l'arrêt d'une inondation dévastatrice. Aujourd'hui, une croix en métal haut de 31,4 mètres couronne la montagne. Elle fut érigée en 1924. Son illumination fut converte à la fibre optique en 1992. La lumière a toujours été blanche, mais on peut la changer à bleu, rouge ou mauve (ce dernier à la mort du Pape).
[modifier] Le parc Mont-Royal
- Article détaillé : parc Mont-Royal.
Quelques 350 ans après la visite de l'explorateur Jacques Cartier au Mont-Royal, ce vers 1875, la ville de Montréal créait sur cette montagne un espace vert, le parc Mont-Royal. Ce parc fut inauguré le 24 mai 1876 jour de la fête de la reine Victoria. Ce parc Mont-Royal constitue l'un des espaces verts les plus importants de Montréal. Le parc majoritairement boisé fut aménagé en 1876 par Frederick Law Olmsted, paysagiste du Central Park à New York.
Le parc contient deux belvédères, dont le plus important est le belvédère Kondiaronk, surplombant le centre-ville. C'est sur ce belvédère Kondiaronk que l'on entrevoit ériger un monument à celui qui le premier monta sur cette montagne et qui en donna le nom de Mont Royal, Jacques Cartier. D'autres attraits sont le lac aux Castors, une petite colline de ski, une glyptothèque extérieure, un petit monument à William Mactavish (le long du mur d'enceinte de l'hôpital Royal Victoria), le centre d'interprétation Maison Smith, et un monument très connu à Sir George-Étienne Cartier, où ont lieu de diverses manifestations culturelles dont les Tam-Tams, une réunion informelle tous les fins de semaine d'été où l'on joue des rythmes de djembé et de tam-tams et ou prend place un "mini-marché" d'objet artisanales.
Le parc fut gravement touché par la tempête de verglas de 1998, mais a par la suite regagné son ancienne gloire.
[modifier] Quartiers résidentiels et institutions
Hors du parc, la montagne accueille sur ses pentes des institutions importantes telles les cimetières Notre-Dame-des-Neiges et Mont-Royal ; l'Oratoire Saint-Joseph, la plus grande église du Canada ; l'Université McGill et l'Université de Montréal; et des districts résidentiels bien nantis tels Westmount et Outremont.
Autres institutions : l'Hôpital Royal Victoria.
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