Anton Ivanovitch Dénikine
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Anton Ivanovitch Dénikine (Антон Иванович Деникин) : 16 décembre 1872, Wloclawek près de Varsovie (Pologne) - 8 août 1947, Ann Arbor (USA).
Fils d'un officier subalterne né dans le servage, Dénikine s'engage très tôt dans une carrière militaire. Il suit l'école normale de Lovitch, puis l'école militaire des cadets de Kiev et enfin l'académie du général Staff. Breveté d'état-major en 1899, il prend le commandement de la région militaire de Varsovie.
Sa première affectation le conduit sur le théâtre de la guerre russo-japonnaise. En août 1914, il est chef d'état-major et commandant de la région militaire de Kiev. Il rejoint le VIIIe corps d'armée et assure en septembre le commandement de la 4e division d'infanterie, dite "division de fer".
En 1916, il est nommé commandant en chef de la VIIIe armée et coordonne l'offensive Broussilov en Roumanie. Après la révolution de février, il devient chef adjoint d'état-major du commandant en chef, d'abord d'Alexéiev, puis de Broussilov, et enfin de Kornilov. En septembre 1917, Dénikine soutient la tentative de putsh de Kornilov (l'affaire Kornilov)...
Le 19 novembre 1917, les généraux s'évadent et rejoignent Novotcherkassk dans la région du Don. Aux côtés d'Aléxeïev et de Kornilov, Dénikine crée l'Armée des Volontaires, armée principalement formée d'officiers ; il y occupe la place d'adjoint du commandant en chef. De hauts faits d'armes sont à mettre à l'actif de cette armée dont "la campagne de glace" qui se déroula sur les territoires du Kouban et du Don.
En avril 1918, Kornilov est tué près d'Ékaterinodar. Dénikine devient commandant en chef des forces armées du Sud. En juillet 1919, il lance la grande offensive sur Moscou (200.000 combattants, 2.000 canons et 30 chars d'assaut). Une grande partie de la Russie occidentale est occupée mais une contre-offensive de l'armée rouge l'arrête au nord d'Orel fin octobre. Dès lors, les forces blanches ne cesseront de reculer jusqu'en Crimée.
En avril 1920, Dénikine démissionne en faveur du général Vrangel. Il s'exile en France, puis émigre aux États-Unis en 1945. Il s'éteint en 1947 à Ann Arbor dans le Michigan.
Le 3 octobre 2005 ses cendres ont été ensevelies dans une tombe du cimetière du monastère de Donskoï, non loin de celles du philosophe russe Ivan Ilyne, enterrées aussi ce même 3 octobre. Dans le même cimetière, il y a aussi celles de l'écrivain Ivan Chmelev mort en exil et enterré en l'an 2000 et celle du dernier patriarche de la Russie impériale Tikhon, détenu jusqu'à sa mort dans le monastère. Avant de mourir, Ivan Chmelev avait envoyé une photo à Dénikine au dos de laquelle il avait écrit : « Nous nous retrouverons peut-être un jour à Moscou ».
[modifier] Écrits
- La décomposition de l'armée et du pouvoir - Février-Septembre 1917 (1922)
- La situation internationale et le problème russe (1934)
- The career of a tsarist officer. Memoirs, 1872-1916
- The russian turmoil. Memoirs : Military, Social, and Political
- The White Army
- Поход и смерть генерала Корнилова
[modifier] Voir aussi
- Berditchev
- Dominique Venner: Les blancs et les rouges: histoire de la guerre civile russe.