Auguste Vacquerie
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Auguste Vacquerie, né à Villequier le 19 novembre 1819 et mort à Paris le 19 février 1895, est un poète, dramaturge et journaliste français.
[modifier] Vie & œuvre
Après des études au lycée de Rouen, le père d’Auguste Vacquerie, armateur au Havre l’envoie compléter ses études à Paris au collège Charlemagne où il sera le condisciple de Paul Meurice. Vacquerie choisit de résider à la pension Favart parce qu’elle était située près de la place Royale où résidait Victor Hugo auquel Vacquerie vouait une très grande admiration. Un jour, il s’enhardit et alla porter, place Royale, une épître en vers dans laquelle il avouait ses ambitions littéraires à Hugo qui lui fit répondre qu’il attendait sa visite et qui, ensuite, l’invita, avec Paul Meurice, à dîner chaque semaine chez lui. De là datent les liens étroits qui l’unirent au célèbre poète et pour lequel il est connu. Le père de Vacquerie ayant mis sa propriété de Villequier à la disposition du célèbre ami de son fils, c’est là que son frère Charles rencontrera Léopoldine, la fille du poète, dont il deviendra l’époux au printemps 1843. Ces liens furent brutalement rompus par l’accident tragique qui coûta la vie à Charles et à Léopoldine, lorsque leur barque chavira près de Villequier le 4 septembre 1843. Mais cela ne fit que renforcer son attachement à la famille Hugo.
Poète romantique, il publiera quelques recueils ainsi que plusieurs drames ; il collabore en août 1848 à l'Evénement, dès sa fondation par les fils d'Hugo et Paul Meurice ; à ce titre, il connaîtra la prison en 1851 lorsque le journal est interdit.
Il poursuit cependant une carrière journalistique ainsi qu'une carrière littéraire, visitant fréquemment la famille Hugo pendant les années d'exil.
Exécuteur testamentaire (avec Paul Meurice) d'Hugo, il se chargera des éditions posthumes du poète. Il publie Miettes de l’histoire : récit de son séjour à Jersey où il accompagna les Hugo dès 1852.
Il meurt à Paris en 1895. Sa tombe se trouve au cimetière de Villequier, près de celle de son frère Charles et de Léopoldine.
[modifier] Quelques-unes de ses œuvres
- Poésies
- L'Enfer de l'esprit (1840)
- Demi-teintes (1845), recueil contenant le sonnet à la neige, connu pour ses vers de trois pieds
- Ouvrages divers
- Les Drames de la grève, en vers (1855)
- Profils et grimaces, recueil d’articles (1856)
- Châteaubriant, sa vie publique et intime, ses œuvres (1860)
- Les Miettes de l’histoire, souvenirs de Jersey (1863)
- Mes premières années de Paris, récit en vers en 1872
- Aujourd’hui et demain, recueil d’articles en 1875
- Théâtre
- Traduction en vers de l'Antigone de Sophocle, en collaboration avec Paul Meurice, représentée au Théâtre de l'Odéon en 1844
- Tragaldabas, drame bouffon représenté au Théâtre de la Porte Saint-Martin en juillet 1848
- Souvent homme varie, comédie en deux actes, représentée au Théâtre-Français en mai 1859
- Les Funérailles de l’honneur, drame romantique en sept actes, représenté au Théâtre de la Porte Saint-Martin en mars 1861
- Jean Baudry, comédie en quatre actes, représentée au Théâtre-Français en octobre 1863, interprète principale Julia Bartet
- Le Fils, comédie en quatre actes, représentée au Théâtre-Français en octobre 1866
[modifier] Références
- Alfred Barbou, Victor Hugo et son temps, Paris, Charpentier, 1881
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