Château Gruaud-Larose
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
![]() |
Cet article est une ébauche à compléter concernant la vigne et le vin, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant. |
Le château Gruaud-Larose, est un domaine viticole situé à Saint-Julien-Beychevelle en Gironde. En AOC Saint-Julien, il est classé deuxième grand cru au classement de 1855.
Sommaire |
[modifier] Histoire du domaine
- 1725 : Le Chevalier Joseph Stanislas Gruaud. Les premiers écrits qui attestent de l’existence du château remontent à 1742. Mais la création du domaine par le chevalier Joseph Stanislas Gruaud daterait de 1725. Dès les années 1750, la propriété du sieur Gruaud apparaît déjà en bonne place dans le registre de courtage d’Abraham Lawton, préfigurant le classement de 1855.
- 1757 : Le domaine à l'époque de son fondateur. Le chevalier Gruaud acquiert en 1757 une surface d’exploitation proche de l’actuelle. La propriété prend alors le nom de « Fonbedeau », bien que l’on retrouve régulièrement l’appellation Gruaud. Personnage haut en couleur, l’abbé Gruaud se démarque par son sens de l’humour et son excentricité. Chaque année, il hisse en haut de la tour du château le drapeau du pays vers lequel il prévoit de vendre son vin.
- 1771 : De Gruaud naquit Gruaud Larose. A la mort du fondateur, le 6 septembre 1771, son unique héritier, Jean-Sébastien de Larose, élu du présidial de Bordeaux et lieutenant général de la sénéchaussée de Guyenne devient propriétaire du domaine Fonbedeau. Il faut attendre 1791 pour voir apparaître le nom de Larose.
- 1795 : La mort du chevalier Larose. Le 28 novembre 1795, le chevalier de Larose meurt. Trois enfants vont devoir se partager ce domaine, qui déjà attise les convoitises. Cependant, devant l’incapacité des descendants à s’entendre sur le sujet, la vente par licitation sera la seule voie possible. Ainsi, le jugement de la cour d’appel de Bordeaux ordonnera le partage des biens soumis à indivision. L’adjudication par voie d’enchères judiciaires eut lieu le 21 décembre 1812.
- 1812 : Les nouveaux propriétaires. Lors des enchères judiciaires en 1812, les négociants bordelais Balguerie, Sarget et cie se portent acquéreurs du château pour une somme dérisoire. A cette occasion, le château prend officiellement le nom de Gruaud-Larose. La devise « le roi des vins, le vin des rois » est alors imaginée par le baron Sarget.
- 1846 : La partition du domaine. Les nouveaux propriétaires se séparent rapidement, rendant ainsi le partage de la propriété inévitable. Après de longues négociations, vignoble et bâtiments sont partagés entre la famille Sarget de la Fontaine d’une part, et Mesdames Bethmann et de Boisgérard d’autre part. Les parcelles sont partagées par moitiée, de même pour les bâtiments (des bornes en attestent) ! C’est ainsi que sont commercialisés deux vins, sous les noms de Gruaud-Larose Sarget et Gruaud-Larose Bethmann.
- 1852/1860 : L'oïdium abîma les vignes à partir de 1852. L’oïdium qui s’est abattu sur le vignoble médocain entre 1852 et 1860 fait terriblement chuter les rendements du château Gruaud-Larose. Pour lutter contre ce fléau, la technique du soufrage des vignes se généralise à l’ensemble des domaines.
- 1855 : La reconnaissance officielle lors du classement de 1855. Après un siècle d’excellence, le classement de 1855 confirme la place du château parmi les plus grands. Il est officiellement élevé au rang de second cru classé. Depuis plus de cent ans, le château est régulièrement cité comme l’un des premiers. Abraham Lawton ou encore Thomas Jefferson remarquent dès le XVIIIe siècle la très bonne place que tiennent les « Old Gruaud Wines » (vins vieux de Gruaud) parmi ses illustres voisins.
- 1870 : Dix années de prospérité : la "belle époque". L’oïdium est maintenant contenu, et dans la décennie 1861-1870, la production des châteaux du médoc augmente de nouveau. Les deux domaines de Gruaud-Larose peuvent ainsi profiter des cours élevés du vin et d’une productivité viticole d’excellente qualité.
- 1874 : Le phylloxéra et le mildiou ravagent les vignobles. En 1874, le phylloxéra, insecte ravageur de la vigne, met en danger le vignoble médocain. Impuissants face à ce fléau, les propriétaires sont contraints, à partir de 1895, de substituer aux pieds malades des plants d’origine américaine plus résistants, utilisés comme « porte-greffe ». Dès 1878, le mildiou, autre maladie de la vigne, endommage de manière désastreuse les grappes et le feuillage, affectant la qualité de la récolte.
- 1890 : La réputation de toute une profession. L’année 1890 ouvre une période de longue crise pour le vignoble médocain. Les cours s’effondrent.
- 1898/1910 : Les "abonnements" permirent de sauver les châteaux. Entre 1898 et 1910, 24 crus classés du Médoc, dont la situation financière est devenue dramatique sont vendus pour des sommes modiques. Pour s’assurer un minimum de revenus, les grands châteaux vendent à l’avance leur récolte par la technique des abonnements. Gruaud-Larose Sarget recouvre sa « liberté » en 1916, et Gruaud-Larose Bethmann en 1919.
- 1917 : L'arrivée de Désiré Cordier. En 1917, Désiré Cordier, négociant en vins de l’Est de la France se porte acquéreur du château Gruaud Larose Sarget. Le domaine est alors affaibli. Mais la famille investit dans tout le vignoble Bordelais, et achète ainsi à la même époque les châteaux Fanning Lafontaine dans les Graves, Lafaurie-Peyraguey dans le Sauternais, Talbot à Saint-Julien (3ème cru classé) et Meyney à Saint-Estèphe.
- 1935 : Château Gruaud Larose renaît en 1935. Désiré Cordier achète en 1935 Gruaud-Larose Bethmann et reconstitue ainsi le domaine initial du fondateur, l’abbé Gruaud.
- 1940 : Dériré Cordier mourut en 1940. L’année 1940 voit le décès de Désiré Cordier. Paul et Henri Lemaire gèrent alors le domaine, jusqu’à la nomination, en 1947, de Jean Cordier, son petit fils.
- 1947 : L'ère Jean Cordier : l'ouverture à la modernité. Dès sa prise de fonction, Jean Cordier modernise la gestion du château, accroît sa notoriété et renouvèle la plus grande partie du vignoble.
- 1947/1970 : Le cabernet sauvignon. Agrandi, rajeuni et rénové, le domaine produira des récoltes plus abondantes, notamment grâce à la plantation de cabernet sauvignon de manière majoritaire. Le millésime 1961 restera comme une année exceptionnelle. Suivront les tout aussi renommés millésimes 1962, 1966, et 1970.
- 1970 : Le directeur technique, le maître de chai, le chef de culture. Il ne peut y avoir de grand vin sans une équipe technique solide. A partir des années 70, l’équipe technique actuelle commence à se mettre en place : tout d’abord Georges Pauli, directeur technique du château, Philippe Carmagnac, maître de chai, et Patrick Frédéric, chef de culture. Cette équipe n’est pas étrangère à l’exceptionnelle série de grands millésimes de la décennie 80 : 1978, 1982, 1983, 1985, 1986, et 1989.
- 1983 : L'ouverture de la société aux capitaux internationaux. Les années 80 marquent un changement dans les méthodes de négociation de gros marchés. L’apport de capitaux extérieurs devient indispensable. En 1983, le groupe Suez investit dans la société Cordier par l’intermédiaire de sa filiale, La Hénin, donnant à l’entreprise familiale une envergure internationale.
- 1993 : Alcatel-Alsthom acquiert Gruaud Larose. Le groupe Alcatel Alsthom se porte acquéreur du château en 1993 et décide de s’investir dans la rénovation de la propriété. Il souhaite offrir à Gruaud-Larose les moyens d’amener le domaine à parfaire ce grand vin de Saint-Julien. Entre autres, le château est entièrement restauré, les espaces verts sont repensés. Les chais sont agrandis, une partie des cuves est reconstruite en bois. Le groupe met également à disposition de l’équipe technique un dispositif technologique unique en Médoc. La réception des vendanges ainsi que les cuves sont suivies par un système informatique. Un laboratoire œnologique, une station météorologique et une station d’épuration sont installés dans l’enceinte même de la propriété.
- 1997 : L'actuel propriétaire. En 1997, la famille Merlaut se porte acquéreur de la propriété et poursuit la politique impulsée par son prédécesseur depuis le début des années 90 : produire un vin de classe mondiale tout en respectant l’environnement et les traditions.
[modifier] Le terroir
[modifier] Le vin
Le vignoble de Château Gruaud-Larose présente un encépagement comme suit:
- 57 % Cabernet Sauvignon
- 30 % Merlot
- 7 % Cabernet franc
- 4 % Petit Verdot
- 2 % Malbec
Le vin sejourne 16 à 18 mois dans des barriques de chêne en moyennes neuves à 35 %.
[modifier] Millésimes
[modifier] Articles connexes
[modifier] Lien externe
|
|