Chemin du Piedmont
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Le Chemin du Piémont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste) est un itinéraire secondaire du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il ne fait donc pas partie des quatre grandes voies répertoriées dès le XIIe siècle par Aimery Picaud dans le Guide du Pèlerin. Il reçoit les pèlerins de la via Tolosane au niveau de Narbonne, de Carcassonne ou de Toulouse. Il accueille aussi des pèlerins en provenance de Catalogne et d’Italie, débarqués sur les côtes du Roussillon.
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[modifier] Historique
De tous temps, les pèlerins ont utilisé des chemins existants, que ce soient d'anciennes voies romaines ou même des pistes de transhumance préhistoriques, ils en changeaient au gré des vicissitudes politiques, des conflits entre seigneurs locaux ou souverains. Ces itinéraires étaient aussi parcourus par des colporteurs, des marchands, des ouvriers saisonniers ou des bergers migrant avec leurs troupeaux.
En bordure des Pyrénées, les pèlerins cheminaient avec des habitués des itinéraires montagneux qui leur servaient de compagnons, parfois de guides dans les passages difficiles. En outre, ils pensaient que plus tôt ils franchiraient l'obstacle, plus tôt ils atteindraient l'étape finale...
Car le franchissement des Pyrénées par les pèlerins demeure l'épisode majeur et incontournable du voyage à Santiago ; on parle des difficultés de la montagne bien avant d'y arriver et elles inquiètent au fur et à mesure que se précise à l'horizon la silhouette de la chaîne. Comme pour mieux l'amadouer, l'exorciser, on longe la difficulté.
Les habitants des contrées traversées savent bien que la montagne n'est pas un mur, un obstacle insurmontable, et que chaque vallée trouve au-delà du « port », du seuil, son répondant en Espagne... Que les deux cols les plus fréquentés - Roncevaux et le Somport - ne sont pas les seuls ; ils sont certes les mieux équipés, mais les passages transpyrénéens existent en grand nombre : les troupeaux les empruntent, les contacts et échanges entre communautés d'un versant à l'autre sont fréquents et réglés par des coutumes toujours en vigueur, remontant à la haute Antiquité.
[modifier] De Perpignan à Saint-Bertrand-de-Comminges

- Salses-le-Château et son château,
- Collioure et l'hostellerie des Templiers,
- Perpignan, sa citadelle ou Le Palais des rois de Majorque, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, la Loge de Mer,
- Cabestany,
- Saint-Génis-des-Fontaines,
- Elne, la cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie
- Rodès,
- Prades,
- Abbaye Saint-Michel de Cuxa,
- Villefranche-de-Conflent, ancienne capitale du Conflent,
- Fuilla et son église Sainte-Eulalie, préromane,
- Vernet-les-Bains,
- Abbaye Saint-Martin du Canigou,
- Mont-Louis,
- Montségur,
- Ax-les-Thermes,
- Tarascon-sur-Ariège, l’église Notre-Dame-de-la-Daurade, l’église Sainte Quitterie, la Chapelle Notre-Dame de Sabart,
- Foix, son Château des comtes,
- Saint-Girons,
- Saint-Lizier, rare cité avec deux cathédrales : la cathédrale Saint Lizier et la Cathédrale Notre-Dame de la Sede,
- Audressein, son église Saint-Martin et l’église Notre-Dame-de-Tramesaygues.
De là, rejoindre Saragosse, par le col d’Aula pour prier la Virgen del Pilar.
[modifier] Par Saint-Bertrand-de-Comminges
- Muret, l'église romane Saint-Jacques
- Rieux, la cathédrale saint Cizi
- Saint-Gaudens, la collégiale du Mas-Saint-Pierre
- Saint-Just-de-Valcabrère, l'église Saint-Just-de-Valcabrère
- Saint-Bertrand-de-Comminges
De là ils pouvaient par le Val d’Aran, rejoindre Saragosse.
- Saint-Aventin et son église
- Arreau
- Grailhen
- Saint-Lary-Soulan
- Aragnouet et la chapelle romane des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Certains franchissaient le Rioumajou, toujours en direction de Saragosse,
- Mauvezin et son château
- Bonnemazon et l’Abbaye de l'Escaladieu
- Bagnères-de-Bigorre, l'église Saint-Vincent
- Lourdes
Ils pouvaient aussi se diriger vers :
- Argelès-Gazost
- Saint-Savin et son église romane du Xe siècle
- Le cirque de Gavarnie, et La brèche de Roland
Pour ceux qui continuaient ils passaient par :
- Saint-Pé-de-Bigorre, son abbaye et l’église de Saint-Pé de Bigorre
- Asson
- Sainte-Colome et l’ancien prieuré
De la ils pouvaient continuer avec ceux qui suivaient la Via Tolosane pour rejoindre le Col du Somport.
Mais certains empruntaient un chemin secondaire et rejoignaient, vers Ostabat, les vias Podiensis, Lemovicensis et Turonensis réunies.
- Lucq-de-Béarn
- L'Hôpital-Saint-Blaise, la commanderie Misericordi de Saint-Blaise
Enfin les Pyrénées étaient franchies. Les actions de grâce fusaient dans toutes les langues de l'Europe. Ultreïa, Esus eïa.
[modifier] Liens internes
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[modifier] Liens externes
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