Martigues
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Martigues | |
Pays | France |
---|---|
Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
Département | Bouches-du-Rhône |
Arrondissement | Istres |
Canton | chef-lieu de 2 cantons : Martigues-Est et Martigues-Ouest |
Code INSEE | 13056 |
Code postal | 13500 |
Maire Mandat en cours |
Paul Lombard 2001-2008 |
Intercommunalité | Communauté d'agglomération Ouest de l'Étang de Berre |
Latitude | 43° 24' 19" Nord |
Longitude | 05° 02' 51" Est |
Altitude | 0 m (mini) – 187 m (maxi) |
Superficie | 71,44 km2 |
Population sans doubles comptes |
43 497 hab. (1999) |
Densité | 609 hab./km2 |
Martigues (en occitan provençal Lo Martegue selon la norme classique ou Lou Martegue selon la norme mistralienne) est une ville française des Bouches-du-Rhône en Provence, également connue sous le nom de « Venise provençale ». Le nom de Martigues vient d'une ancienne forme latine reconstiuée, Marticum, composée de la racine pré-indo-européenne mart- "rocher" et de la terminaison latine -icum; ce nom faisait allusion à l'Étang de Berre en tant qu'"étang des rochers". Les habitants sont appelés martégaux et martégales, mais on peut aussi parler de martigaux et martégallois.
Sommaire |
[modifier] Administration
Liste des maires successifs | |||
Période | Identité | Parti | Qualité |
---|---|---|---|
Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues. | |||
depuis 1969 | Paul Lombard | PCF |
[modifier] Géographie
Martigues est située en bordure de l'Étang de Berre, de part et d'autre du canal de Caronte qui relie l'Étang à la Mer Méditerranée.
La commune s'étend de la Côte Bleue en passant par les hameaux de Saint-Pierre-les-Martigues, Saint-Julien-les-Martigues, La Couronne, Carro et Lavéra pour un total de 7 144 hectares dont 697 hectares de forêts et 40 kilomètres de linéaire maritime dont 11 sur la côte méditerranéenne.
Le nom de Martigues est rattaché à son pluriel, en effet on parlait encore des Martigues en 1890.
La ville se compose de trois quartiers : Ferrières au nord (côté Camargue), l'Île sur le canal et Jonquières au sud (côté Côte Bleue).
[modifier] Economie
- C'est la 4e ville en importance du département.
[modifier] Médias
- La ville possède sa radio et sa télévision locale, respectivement :
- Radio Maritima, créée en 1982,
- Canal Maritima, créée en 1994.
- Depuis 1987, la ville édite son magazine mensuel d'informations locales : Reflets.
[modifier] Démographie
Les habitants sont les martégales et les martégaux.
2006 | 1999 | 1990 | 1982 | 1975 | 1968 | 1962 |
---|---|---|---|---|---|---|
45400 | 43493 | 42678 | 42037 | 38373 | 27945 | 21515 |
Source : INSEE, Population sans double compte
[modifier] Culture
Chaque été se déroulent des concours de joutes provençales sur les canaux.
Depuis 1989, entre juillet et août, a lieu le « Festival de Martigues, Danses, Musiques et Voix du Monde. » La ville de Martigues héberge l'association « La Capouliero », organisatrice du festival et ambassadrice du folklore provençal.
[modifier] Chanson
- On retiendra Adieu, Venise provençale, crée par Alibert dans l'opérette de Vincent Scotto Arènes joyeuses, paroles d’Henri Alibert et René Sarvil, musique de Vincent Scotto (1934). Opérette adaptée à deux reprises au cinéma (voir section « Cinéma »).
[modifier] Cinéma
Si le film martégal le plus populaire est sans doute La Cuisine au beurre (1963) avec Bourvil et Fernandel, Martigues, passant, avec le temps, de la petite ville de pêcheur à la cité fortement industrialisée aves ses complexes pétrochimiques implantés sur ses rivages, est le lieu de tournage, presque tous les trente ans, d’un film social emblématique reflétant les problèmes cruciaux de son époque :
- - Jean Renoir, avec Toni en 1935, filme les difficultés de l’arrivée massive de l’immigration italienne.
- - Bernard Paul, en plein mois mai 1968, étudie avec sensibilité un couple d’ouvriers cherchant de nouveaux repères dans une société de consommation à outrance dévorant Le Temps de vivre.
- - En 1995, le marseillais Robert Guédiguian filme un groupuscule qui survit tant bien que mal, grâce à son bel élan solidaire À la vie, à la mort !, dans ses cabanons et avec ses pauvres combines (le cabaret du « Perroquet bleu » sur la plage).
- - Enfin, en 2002, c'est un autre marseillais, Paul Carpita, qui traitera, dans le ton de la comédie, de sujets graves comme ceux de la délocalisation et de ses répercussions sur l'emploi en France (Marche et rêve ! Les homards de l'utopie).
Avec sa luminosité qui en a fait un lieu réputé des peintres (André Derain, Raoul Dufy, Auguste Renoir, Félix Ziem), l’agglomération martégale ne manque pas d’attirer toute une diversité de réalisateurs qui trouvent leur compte en pinèdes, garrigues, plages et canaux pittoresques pour leurs comédies provençales ou policières :
- 1935 : Toni de Jean Renoir avec Charles Blavette, Édouard Delmont, Andrex, une œuvre instigatrice du cinéma néoréaliste...
- 1935 : Arènes joyeuses, 1re version, de Karl Anton, avec Rellys et Alibert qui interprète la chanson de l’opérette originale éponyme Adieu, Venise provençale
- 1937 : Titin des Martigues de René Pujol avec Alibert
- 1938 : Orage de Marc Allégret avec Charles Boyer, Michèle Morgan
- 1943 : La Bonne étoile de Jean Boyer avec Fernandel, Julien Carette, Édouard Delmont (Carro)
- 1947 : Rumeurs de Jacques Daroy avec Jacques Dumesnil, Jany Holt (Sainte-Anne)
- 1956 : Le Secret de sœur Angèle de Léo Joannon avec Sophie Desmarets, Raf Vallone
- 1957 : Amour de poche de Pierre Kast avec Jean Marais, Geneviève Page
- 1957 : Vacances explosives (L’Aventure est sur la route) de Christian Stengel avec Marthe Mercadier, Raymond Bussières, Arletty
- 1957 : Action immédiate de Maurice Labro avec Henri Vidal, Lino Ventura (Sainte-Croix)
- 1958 : Le Piège de Charles Brabant avec Magali Noël, Raf Vallone, Charles Vanel
- 1958 : Arènes joyeuses, 2e version, de Maurice de Canonge avec Fernand Raynaud et toujours la chanson Adieu, Venise provençale…
- 1958 : La Fille de feu d’Alfred Rode avec Raymond Souplex, Armand Mestral (La Couronne)
- 1960 : Normandie-Niémen de Jean Dréville et Damir Vyatich-Berezhnykh avec Giani Esposito, Georges Rivière (Route de La Mède)
- 1960 : Les Héritiers de Jean Laviron avec Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Jacqueline Maillan (Lavéra et Caronte)
- 1961 : Un nommé La Rocca de Jean Becker avec Jean-Paul Belmondo et Pierre Vaneck (séquences du « champ de mines » à La Couronne)
- 1963 : Peau de banane de Marcel Ophüls avec Jeanne Moreau et Jean-Paul Belmondo (Quai Maurice Tessé)
- 1963 : La Cuisine au beurre de Gilles Grangier avec Bourvil, Fernandel, Claire Maurier
- 1969 : Le Temps de vivre de Bernard Paul avec Marina Vlady, Frédéric de Pasquale, Catherine Allégret, Éric Damain.
- 1991 : Dieu vomit les tièdes de Robert Guédiguian avec Jean-Pierre Darroussin, Ariane Ascaride
- 1994 : Le Fils préféré de Nicole Garcia avec Bernard Giraudeau et Gérard Lanvin
- 1995 : À la vie, à la mort ! de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride, Pascale Roberts, Jacques Gamblin, Jean-Pierre Darroussin (Route d’Auguette, Ponteau)
- 1999 : Les Collègues de Philippe Dajoux avec Joel Cantona, Patrick Bosso, Albert Cantona, Sacha Bourdo, avec la participation de Franck Fernandel
- 2002 : Marche et rêve ! Les homards de l'utopie de Paul Carpita avec Daniel Russo, Roger Souza
[modifier] Littérature
- Martigues est la ville natale de l'académicien Charles Maurras. Dans son discours prononcé le 11 juillet 1888 à la société des Félibres de Paris, présidée ce soir-là par Maurice Faure, ancien ministre et vice-président du Sénat, alors député de la Drôme, Charles Maurras livre son indéfectible attachement à sa ville natale. C’est une sorte de préambule à son énumération des « Trente beautés de Martigues »[1]dont il en subsiste peu, la plupart ayant été éradiquées par l’ère moderne (la pêche et sa flotte de tartanes, les salines, les 12 moulins, etc.) :
- Puisque nous sommes ici pour parler de nos pays d'origine, je puis bien vous le dire, c'est Martigues que je vois dans ces moments-là. Quelques disques de terre entourés par la mer, trois petites îles qui font la chaîne au couchant de l'étang de Berre, avec un ruban de maisons qui flotte sur les deux rives : on dirait qu'elles sont là pour amarrer au continent les trois perles que l'eau emporterait ou qu'elle engloutirait.
« J'aime mon village mieux que ton village », nous chante Félix Gras.[2] Je le crois bien, que je l’aime ! Et tous mes compatriotes sont comme moi. Nos hommes de mer en savent quelque chose. Autrefois, qu'un vaisseau sortît de Marseille et qu'un des nôtres y commandât, avec le meilleur vent, la mer juste assez émue pour le charrier doucement à Sète, à Barcelone ou à Majorque, croyez-vous que notre capitaine pût s'éloigner ainsi ? Ah ! Mais non ! Là-bas, miroitaient les trois clochers de la patrie. Vite ! Un coup de barre sur Bouc[3], vite, le canot à la mer pour le mener jusqu'à Martigues, et embrasser une dernière fois les places vives de son cœur !
[modifier] Peinture
Plus que tout autre, Félix Ziem (1821-1911) sera « Le peintre » de Martigues. Né à Beaune et formé à l'École d'Art de Dijon, après ses voyages initiatiques d'artiste en Italie où il séjourna longtemps à Venise, c'est à Martigues qu'il fera construire son atelier, berceau d'une multitude de peintures, aquarelles et dessins. Il donnera à la ville son aura de « Venise provençale » au-delà de ce qu'il espérait quand il écrivait : « Je pars pour le Midi pousser une pointe de travail et d'observation. Le travail incessant de l'atelier m'énerve et efface les souvenirs. Je pense donc voir Sète, Martigues, Marseille, faire quelques études de mer, de montagne, de nature, quelques impressions pouvant produire un résultat. »
[modifier] Gastronomie
- Une spécialité martégale : la Poutargue, également appellée « Caviar Martégal », œufs séchés de divers poissons mulets.
- Production de vin classé AOC Coteaux d'Aix, La Venise Provençale, par la coopérative de Saint-Julien-les-Martigues (campagne Martégale), créée en 1958.
[modifier] Personnalités
- Armelle Deutsch, actrice, née à Martigues en 1979.
- Charles Maurras, académicien, né à Martigues en 1868 et décédé à Tours en 1952.
- Gérard Tenque, Fondateur de l'ordre des Hospitaliers dit Ordre de Malte à Jérusalem, présumé né à Martigues vers 1040 et décédé vers 1120 à Jérusalem. Une place porte son nom dans le quartier de Jonquières.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Le site officiel de la mairie de Martigues
- Le site de la Médiathèque de Martigues - Louis Aragon
- L'histoire de Martigues
- Le Musée Ziem
- Site officiel de l'Office de Tourisme de Martigues
- Site officiel de La Capouliero
- L'Alinéa, la grande librairie générale et spécialisée de Martigues
- RC ST JULIEN FOOT initiation au foot loisir Martégal
[modifier] Notes
|
|