Parti des travailleurs (France)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
![]() |
Cet article est temporairement semi-protégé : seuls les utilisateurs inscrits depuis plus de quatre jours peuvent y contribuer. Proposer une modification • S'inscrire • Journal des protections de cette page |
Parti des travailleurs | |
---|---|
![]() |
|
Secrétaire national | Daniel Gluckstein |
Fondation | 1991 |
Siège | 87, rue du Faubourg-Saint-Denis 75010 Paris |
{{{option-1}}} | {{{valeur-1}}} |
{{{option-2}}} | {{{valeur-2}}} |
{{{option-3}}} | {{{valeur-3}}} |
{{{option-4}}} | {{{valeur-4}}} |
{{{option-5}}} | {{{valeur-5}}} |
{{{option-6}}} | {{{valeur-6}}} |
Présidents du groupe | |
au Sénat | {{{Sénat}}} |
à l'Assemblée | {{{Assemblée}}} |
au Parlement européen | {{{ParlementEuropéen}}} |
Idéologie | mouvement ouvrier internationaliste |
Affiliation européenne | {{{européenne}}} |
Affiliation internationale | Entente internationale des travailleurs et des peuples |
Couleurs* | rouge noir |
Site Web | www.parti-des-travailleurs.org |
voir aussi | |
Constitution française |
Le Parti des Travailleurs (PT) est un parti politique français dont il semblerait que la majorité des adhérents vienne du trotskisme. Créé en 1991, il est représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein. Le Parti des Travailleurs a une structuration nationale fédérale (départements et courants). Son journal est l'hebdomadaire Informations Ouvrières qui annonce tirer autour de 20000 exemplaires par semaine.
Ce parti de petite taille a nourri beaucoup de livres et d'articles de presse en France (souvent critiques envers lui), sans que l'on puisse toujours comprendre le lien entre le nombre modeste de militants et l'attention médiatique permanente - la plupart du temps hostile - qu'il suscite. Il convient donc d'essayer ici d'aborder ce parti avec le souci de l'exactitude scientifique des faits, sans parti-pris et en se fondant sur la large documentation disponible.
Sommaire |
Chronologie
- 10-11 novembre 1991 : le Mouvement pour un Parti des travailleurs (MPPT) devient le Parti des travailleurs (PT) sur la base d'une charte en quatre points :
- reconnaissance de la lutte des classes ;
- laïcité de l'école et de l'État ;
- indépendance réciproque des partis et des syndicats ;
- abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République.
- Mai 1992 : le PCI devient le Courant Communiste Internationaliste du PT.
- 12 juin 1994 : élections européennes; la Liste pour l'Europe des travailleurs et de la démocratie soutenue par le PT conduite par Daniel Gluckstein obtient 0,44 %.
- 1er février 1997 : création du Comité national pour l'abrogation du Traité de Maastricht, réunissant le PT et des « orthodoxes » du PCF (Rémy Auchédé, Jean-Jacques Karman).
- 21 avril 2002 : premier tour de l'élection présidentielle : 0,47 % pour Daniel Gluckstein
Deuxième tour de l'élection présidentielle Le PT a refusé d'appeler à voter Chirac
- Le PT appelle à voter NON à la Constitution européenne lors du vote du 29 mai 2005, affirmant ainsi défendre les revendications et les acquis des travailleurs qu'il considère mis à mal par l'Europe de Maastricht et par tous les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, ayant appliqué la politique de l'Union européenne.
- Pour l'élection présidentielle de 2007, le Parti des Travailleurs soutient Gérard Schivardi, maire de Mailhac et conseiller général de l'Aude (ex-PS), présenté par le Comité national pour la reconquête de la démocratie politique.
Position politique
Issu du Mouvement Pour un Parti des Travailleurs (1985-1991), le Parti des Travailleurs revendique, en 2007, 6000 adhérents. Le Parti des Travailleurs est membre de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples (EIT) et de l'Alliance Européenne des Travailleurs.
Le Parti des travailleurs édite l'hebdomadaire Informations Ouvrières.
Il existe officiellement dans le Parti des Travailleurs quatre "courants" issus du mouvement ouvrier, ces "courants" ne sont pas des tendances. La majorité des membres du PT ne sont pas affiliés à un courant.
- le Courant Communiste Internationaliste, issu du Parti Communiste Internationaliste, Section Française de l'organisation mondiale trotskiste qui se donne le nom de "Quatrième Internationale" (journal La Vérité), courant le plus important en nombre.
- le courant socialiste (journal Courrier socialiste) qui co-édite également la revue Réflexions avec la "Convention Socialiste Laïque et Républicaine" qui regroupe des membres ou ex-membres du Parti socialiste, du Mouvement Des Citoyens ;
- le courant communiste (journal Rencontres Communistes) qui regroupe des membres ou ex-membres du Parti communiste français.
- le courant anarcho-syndicaliste (journal L'Anarcho-Syndicaliste) lié à l'Union des anarcho-syndicalistes. Un des représentants de ce courant a été Alexandre Hébert.
Bien souvent les adhérents du PT sont aussi des syndicalistes dans les organisations issues de la première CGT : CGT actuelle, CGT-FO, FSU.
Contrairement à Lutte Ouvrière et à la Ligue Communiste Révolutionnaire, le Parti des Travailleurs ne se revendique pas explicitement du trotskisme, bien que son courant majoritaire revendique cette affiliation. Le dénominateur commun entre ses membres est l'attachement aux quatre points de sa charte qui sont : la reconnaissance de la lutte des classes ; pour la laïcité de l'école et de l'État ; pour l'abrogation des institutions « antidémocratiques » de la Ve République ; et pour l'indépendance vis à vis de l'Etat. et l'indépendance réciproque des partis et des syndicats.
L'importance du Parti des travailleurs dans le paysage électoral politique institutionnel français est faible : aucun député, quelques maires, quelques conseillers municipaux, un nombre de votants inférieur à 1 % (50 000 à 130 000 votes selon les élections): Ainsi, malgré l'influence que certaines enquêtes lui accordent dans les syndicats ouvriers, le PT qui s'est présenté à deux reprises aux présidentielles a obtenu 0,38 % des voix avec Pierre Boussel en 1988 et 0,47 % en 2002 avec Daniel Gluckstein.
Le PT affirme ne vivre que des cotisations de ses militants. Il refuse notamment le financement des partis politiques par l'État en raison de son attachement à l'indépendance financière, condition, selon lui, d'indépendance politique. En conséquence, le PT affirme reverser intégralement l'argent de l'État à un fond d'aide ouvrière internationale géré par l'EIT, qui sert exclusivement à aider des militants, groupes et organisations ouvrières qui combattent, selon leurs termes, la répression des patrons, des gouvernements et des États.
Parti des travailleurs et "Entrisme"
Parti de gauche
Comme le veut la politique trotskyste de dialogue politique interne et externe entre les membres des partis de gauche, l'OCI, ancêtre du courant trotskyste du PT, pratiquait une forme d'entrisme, jusque dans les années 1980. Lionel Jospin a fait partie de ces militants à double carte mais a, par la suite, rompu avec l'organisation trotskiste, ce que des enquêtes de Canal+, L'Express, Le Figaro ou Le Point récentes ont abordé en dénonçant cette pratique politique.
Syndicats
Pour certaines organisation et médias [1], considère que l'existence de militants PT syndicalistes serait aussi un entrisme qui se poursuivrait. Pierre Lambert a lui-même milité au sein de la fédération FO des employés et cadres de la CNAMTS - Caisse Nationale d'Assurance-Maladie des Travailleurs Salariés. La fédération FO de la métallurgie a compté dans ses rangs quelques militants de poids inscrits au PT comme Yvon Rocton, à l'origine de la grève de Sud-Aviation en mai 1968.
Le Parti des Travailleurs dément ces accusations d'entrisme dans les syndicats ouvriers, qu'il attribut à la malveillance d'ennemis politiques, par des enquêtes très partiales et de mauvaise foi. Dans sa charte constitutive en 4 points, le PT se prononce pour l'indépendance entre les partis et les syndicats ouvriers. Particulièrement la présence de nombreux membres du PT parmi les dirigeants de certaines organisations syndicales s'explique tout simplement, toujours selon eux, par les choix libres des membres des syndicats qui choisissent celles et ceux qui assurent le mieux la défense des travailleurs.
Voir aussi
Sources
Liens externes
- Parti des travailleurs
- Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples ( EIT )
- section de Bagnolet (93) du Parti des Travailleurs
- Réponse du Parti des travailleurs à un interview de l'Observatoire français des médias
Sites critiques
- Point de vue de la CNT (une critique du livre de Christophe Bourseiller Cet étrange monsieur Blondel) ;
- « Un regard non conformiste sur le lambertisme » ;
- critiques du PT par "Lutte de classe" .
Bibliographie
- Ouvrage collectif, Quelques enseignements de notre histoire, Éditions SELIO.
- Philippe Campinchi, Les lambertistes, un courant trotskiste français, Balland, 2000.
- Jean-Jacques Marie, Le trotskysme et les trotskystes, Armand Colin, 2002.
- Christophe Bourseiller, Cet étrange Monsieur Blondel, 1997
- Daniel Gluckstein et Pierre Lambert, Itinéraires.
- Daniel Gluckstein, préface Pierre Lambert Un faussaire nommé Christophe Bourseiller.
- Raymond Marcellin, L'importune vérité - Dix ans après mai 68, un ministre de l'Intérieur parle, Éditions Plon, Paris, 1978; voir plus particulièrement le chapitre XIV, "Ne pas se tromper d'époque: les forces révolutionnaires mondiales".
Partis parlementaires de droite : Union pour un mouvement populaire (UMP) – Mouvement pour la France (MPF) |
Partis parlementaires de gauche : Parti socialiste (PS) – Parti communiste français (PCF) – Parti radical de gauche (PRG) – Les Verts |
Parti parlementaire du centre : Union pour la démocratie française (UDF) |
Parti parlementaire d'extrême droite : Front national (FN) |
Partis d'extrême gauche : Ligue communiste révolutionnaire (LCR) – Lutte ouvrière (LO) – Parti des travailleurs (PT) |
Partis écologistes : CAP 21 – Mouvement écologiste indépendant (MEI) – Génération écologie (GE) |
Autres partis : Chasse–Pêche–Nature–Traditions (CPNT) – Rassemblement pour la France (RPF) – Mouvement national républicain (MNR) |
|
|