Patrice Alègre
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Patrice Alègre est un tueur en série français arrété en 1997 et jugé en 2002. Il fera de nouveau parlé de lui après sa condamnation lors de l'affaire Alègre.
[modifier] Biographie
Il est né le 20 juin 1968 en Haute-Garonne, d’un père CRS et d’une mère coiffeuse. Son père est très strict et violent (avec Patrice et sa mère) et sa mère (alcoolique) achète le silence de son fils pour cacher ses ébats extra-conjugaux. Seule sa grand-mère paternelle s’occupe bien de lui, elle meurt en avril 2001. Durant son procès, Patrice Alègre dit de ses parents :« J’aime ma mère, je déteste mon père. Mon père ne m’a pas élevé, il m’a dressé. »
Mauvais élève, il redouble son cours préparatoire, sa 6e, sa 5e et rate son CAP. Adolescent, il tombe dans la petite délinquance ; vol de voiture, cambriolage et trafic de cannabis. Son père, pour sauver les apparences, le protège des foudres de la justice. Mais au bout d’un certain temps son père le confie à un juge pour enfant, Patrice est placé en maison de correction, d’où il s’enfuit pour aller se réfugier chez sa grand-mère.
En 1984, dès l’âge de 16 ans, il connaît ses premières condamnations. En même temps il commence à commettre ses premières agressions, il tente d’étrangler sa petite amie lors d’un bal. Grâce à son père, il obtient un emploi jeune comme barman au commissariat de Toulouse. Mais il est condamné à 2 reprises pour violence avec armes et rébellion. Puis viennent les petits boulots (portier de discothèque, videur...). Plus il vieillit, plus il devient violent. De 1988 à 1995 Patrice Alègre vit avec Cécile C. , avec qui il a une petite fille Anaïs.
En 1994, Cécile C. alerte plusieurs fois la police pour coups et blessures . Il séjourne pour la première fois en prison, pour violence avec arme. Mais à cette époque il avait déjà tué 2 fois.
Cécile C., durant le procès, déclare « il ne travaillait pas, buvait, fumait. Après il cassait tout dans la maison et me frappait. Il s’excusait, en pleurant. Il m’apitoyait avec son enfance malheureuse. J’ai compris plus tard qu’il me manipulait. De temps en temps, il disparaissait pour une nuit, deux ou trois jours, et revenait sans rien dire où il allait. »