Racing métro 92
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Club fondé en | 1890 | |||
Noms précédents | 1890-2001 : Racing club de France 2001-2005 : Métro Racing 92 Racing métro 92 depuis 2005 |
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Couleurs | Maillot cerclé bleu ciel et blanc, short blanc, bas cerclés ciel et blanc | |||
Stade | Stade Yves-du-Manoir (7 000 places) |
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Siège | 5, rue Eblé 75007 Paris |
Le Racing métro 92 est un club de rugby à XV français participant au Championnat de France de Pro D2, né de la fusion des sections rugby du Racing club de France et de l'US Métro en 2001. Il évolue au stade Yves-du-Manoir de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Le numéro « 92 » est celui du département des Hauts-de-Seine dont le Conseil général est partenaire du club, et ne renvoie pas à l'année 1892. Il évolue au deuxième niveau du rugby français, la Pro D2 pour la saison 2006-07, où il se trouve depuis 2000.
- La section Rugby du Racing club de France, avec Jean-Patrick Lesobre à sa tête depuis septembre 2004, compte plus de 490 licenciés, 30 entraîneurs/éducateurs diplômés, 80 dirigeants bénévoles, un staff médical permanent avec médecin, kinés et osthéopates.
- 18 équipes de - 7 ans à - 23 ans, évoluent toutes les semaines sur les terrains du stade Yves-du-Manoir de Colombes.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Le Racing Club, fondé en 1882, était à l’origine une association vouée à l’athlétisme. Devenu Racing club de France en 1885, il ajoute régulièrement de nouvelles sections (17 en 2006, pour 20 000 licenciés), dont celle de rugby, créée en 1890. Le Racing devient un protagoniste majeur du rugby français pendant ces temps héroïques. Le club remporte en effet le premier championnat de France, en fait un match unique, le 20 mars 1892, en battant le Stade français 4-3. L’année suivante, les Stadistes prennent leur revanche (7-3). Le Racing termine deuxième de la compétition disputée sous forme de championnat en 1898, avant d’être sacré à deux reprises, en 1900 et en 1902, face au Stade bordelais. Enfin, il s’incline en finale contre le Stade toulousain en 1912. Il remporte la Coupe de l'Espérance, qui fait office de championnat pendant la Première Guerre mondiale en 1918, puis participe à la première finale d’après-guerre, qu’il perd contre le Stadoceste tarbais.
Le Racing est le fondateur principal du Challenge Yves du Manoir (1931-2003), du nom d’un de ses ouvreurs, huit fois international, mort à 23 ans, et symbole de l’insouciance du jeu (voir [1]).
Le club connaît à nouveau le succès dans les années 50, avec deux finales perdues en 1950 et 1957, et un titre en 1959, sous la houlette du Landais Michel Crauste, qui devait partir pour Lourdes la saison suivante (et remporter aussitôt le titre avec son nouveau club !).
Il faudra attendre près de 30 ans avant de revoir le maillot ciel et blanc en finale. En 1987, le club s’incline face à Toulon, avant de connaître, en 1990, sa cinquième et, à ce jour, dernière consécration, en battant le SU Agen, grâce à une génération exceptionnelle emmenée par Franck Mesnel, Jean-Baptiste Lafond, Philippe Guillard ou Laurent Benezech.
Le déclin s’amorce peu après car les changements des années 1990 dans le rugby ne se firent pas sans heurt au sein d’une institution aussi attachée à l’esprit amateur et qui rejeta longtemps le professionnalisme. L’équipe flirta avec la relégation, qui arrive une première fois en 1996, puis, après une remontée de deux saisons, une deuxième fois en 2000. Propriétaire du club depuis 1999, l’entreprise Eden Park, fondée par des anciens du club (Franck Mesnel et Jean-Baptiste Lafond entre autres) tente de donner un nouveau souffle, en se rapprochant de l’US métro, le club sportif de la RATP. Les deux équipes senior fusionnent en 2001, sous le nom de Métro racing 92, dans le cadre d’une Société anonyme sportive professionnelle appelée Racing club de France Rugby. Ancien du club, Éric Blanc devient le président. L’équipe est rebaptisée Racing métro 92 en 2005. Le Racing et l’US métro conservent leur équipes de jeunes.
En décembre 2005, le club embauche l’ancien international Didier Camberabero, puis en juillet 2006 Philippe Benetton, qui entraînait Cahors, pour s’occuper des avants. En 2006, c’est aussi l'arrivée de Jacky Lorenzetti, patron et fondateur du géant de l'immobilier Foncia, qui reprend la majorité des parts. Avec lui, le club se fixé pour objectif la montée dans le TOP 14 d'ici 2008 et la qualification pour la Coupe d'Europe d'ici 2011. Eric Blanc devient manager du club.
[modifier] Internationaux
Le Racing club de France a fourni 76 joueurs à l’Équipe de France, dont douze capitaines (M. Crauste, F. Moncla, J.P. Rives, G. Martinez, R. Paparemborde). Trois racingmen ont participé au premier match officiel du XV de France contre la Nouvelle-Zélande en 1906.
[modifier] Identité
Dans la France de la fin du XIXe siècle, l’organisation du sport « à l’anglaise », par le biais de clubs, est avant tout affaire de riches, bourgeois et aristocrates. Le Racing n’échappe pas à la règle. Niché au cœur du Bois de Boulogne, sur le domaine de la Croix-Catelan, il est le symbole de l’exclusivité et il faut toujours être parrainé pour intégrer certaines sections. Le succès du rugby fut immédiat auprès des membres du club, issus des classes aisées, notamment aristocratiques (4 nobles participent à la première finale côté Racing), pour qui le sport en général et le rugby en particulier portent en eux les vertus développés dans leurs associations sportives par les Britanniques, dont on admire l’insistance sur l'union du corps et de l’esprit (« Un esprit sain dans un corps sain »).
L’autre grande dimension de l’« esprit Racing » est son attachement aux valeurs les plus pures du sport, l’esprit de compétition, la noblesse de l’effort, le respect de l’adversaire et l’amateurisme. Soucieux de maintenir l’esprit du jeu, le Racing club de France s’investit dans cette voie à la fin des années 20, alors le rugby français souffre de la violence sur les terrains, de matchs fermés et d’un professionnalisme qui ne veut pas dire son nom. Champion de l’esprit amateur, il lance le Challenge Yves du Manoir pour répondre à cet idéal. Yves du Manoir symbolisait le côté romantique du rugby, sa dimension ludique et libre, celle du jeu pour le jeu. Comme les participants étaient invités par le Racing, il n’y avait aucune pression relative à une éventuelle relégation. Afin de favoriser encore le jeu, les règles interdisaient de tenter les coups de pied placés. Paradoxalement, le Racing ne gagnera jamais « son » challenge.
Plus récemment, cet esprit fut réveillé, quoi que sous une forme différente, dans les années 1980 grâce à la dernière grande génération sportive du Racing. Désireux de faire parler d’eux et de leur club, ces joueurs savaient que les résultats étaient essentiels, mais aussi que pour réussir cela à Paris, où les sportifs vivent dans l’anonymat le plus complet, il fallait attirer les feux des médias. Ce sont les lignes arrières, composées de personnalités fortes et originales, qui provoquèrent cette révolution, mélangeant sport, humour, provocation, camaraderie et autodérision. Dans le cadre du très célèbre '"Show-Bizz"' (avec deux « z »), sorte de club dans le club, Yvon Rousset, Éric Blanc, Jean-Baptiste Lafond, Philippe Guillard et Franck Mesnel décidèrent de bousculer le rugby français par une série d’actions spectaculaires. Ils jouèrent ainsi avec des bérets à Bayonne, en hommage à la tradition des attaquants d’antan du club basque, mais cela fut pris comme une provocation par une partie du public. Ils jouèrent aussi entièrement maquillés de noir, pour que l’un de leurs coéquipiers, noir, ne sente plus en minorité. Ils portèrent des perruques, se teignirent les cheveux en jaune, jouèrent en pantalons blancs de pelotari ou avec des chaussettes roses etc. Ils enregistrèrent même un disque, Quand tu marques un essai [2].
Néanmoins, leur marque de fabrique fut le célèbre nœud papillon rose. Désireux de frapper un grand coup lors de la finale du championnat 1987, ils décidèrent de jouer avec un nœud papillon rose autour du cou, symbole de l’élégance et de la dérision, avec une couleur en apparence pas du tout virile. Jean-Baptiste Lafond offrit un exemplaire du nœud papillon au Président de la République, François Mitterrand, durant la présentation des équipes sur la pelouse du Parc des Princes. Ils firent sensation mais furent battus. Trois ans plus tard, ils récidivèrent. Poussant la provocation, ils se firent apporter du champagne sur la pelouse pendant la mi-temps, par Yvon Rousset, blessé, vêtu d’un blazer frappé des armes du « Show Bizz ». Cela ne les empêcha pas de gagner, et après prolongations encore, contre Agen. Ce nœud papillon donna naissance en 1988 à la marque Eden Park, lancée par les cinq compères, et dont Franck Mesnel est aujourd’hui le président du directoire. La marque compte de nombreuses boutiques en France et à l’étranger (plus de 200 points de vente, dont Cardiff ou encore Richmond upon Thames, où la marque s’est associée au club londonien des Harlequins) et est devenue fournisseur officiel de l’équipe de France, de l’équipe du Pays de Galles et même des Lions britanniques.)
Tout ceci fit du Racing le synonyme de l’excentricité au sein d’un milieu très conservateur, et fut fustigé par bien des provinciaux comme une version parisienne et peu sérieuse de leur sport. Toutefois, rien n’aurait été toléré si les résultats n’avaient pas suivi. On peut raisonnablement estimer qu’ils ont néanmoins ouvert une voie, notamment pour Max Guazzini, président du Stade français, qui reprit un certain nombre de leurs recettes à son compte pour développer son club.
L’un des problèmes principaux à l’heure actuelle est celui-ci : y a-t-il assez de place pour deux grands clubs à Paris ? Comme pour tout club sportif parisien, il est difficile de se construire un public fidèle, avec un club enraciné et possédant une véritable identité. C’est ce que le Stade français réussit à faire après plus de dix ans d’efforts, ce qui rend l’entreprise du Racing d’autant plus difficile, le Stade tient le haut du pavé à Paris, alors qu’il commence tout juste à attirer régulièrement 10 000 spectateurs par match. Le Paris Saint-Germain a lui aussi mis plus de dix ans à le faire pour le sport le plus populaire du pays, le football. Actuellement, le Métro racing joue à Colombes devant à peine 1 000 spectateurs en moyenne.
[modifier] Le Stade Olympique Yves-du-Manoir
- Ancien stade national des équipes de France de football et de rugby des années 1920 jusqu’à l’ouverture du nouveau Parc des Princes dans les années 70, il est celui du Racing depuis 1920.
- Depuis le 1er janvier 2003, le Conseil général des Hauts-de-Seine est le propriétaire des vingt-quatre hectares du mythique stade Olympique Yves du Manoir. L’ensemble du site a été racheté au Racing club de France. Il ne faut pas oublier que s’y sont déroulés les Jeux Olympiques en 1924. L’objectif du Conseil général des Hauts-de-Seine est de construire un nouveau stade de 15 000 places avec une équipe résidente, le Racing club de France métro 92.
- En effet, le projet prévoit de développer, sur une surface de 24 hectares le long de l’A 86, un parc des sports comprenant :
- un stade secondaire de 1 500 places et sept terrains d’entraînement,
- un nouveau stade d’honneur de 20 000 places avec un hôtel trois étoiles intégré,
- un pôle de loisirs et de commerce, orienté sports et loisirs, de plus de 45 000 m2.
[modifier] Palmarès
- Challenge Yves du Manoir
- Finaliste : 1952
- Coupe de l'Espérance
- Champion : 1918
- Challenge Rutherford
- Finaliste : 1952
[modifier] Les finales du Racing
[modifier] Championnat de France
Date de la finale | Vainqueur | Finaliste | Score | Lieu de la finale | Spectateurs |
20 mars 1892 | Racing club de France | Stade français | 4-3 | Bagatelle, Paris | 2.000 |
19 mai 1893 | Stade français | Racing club de France | 7-3 | Bécon-les-Bruyères | 1.200 |
22 avril 1900 | Racing club de France | Stade bordelais UC | 37-3 | Levallois-Perret | 1.500 |
23 mars 1902 | Racing club de France | Stade bordelais UC | 6-0 | Parc des Princes, Paris | 1.000 |
31 mars 1912 | Stade toulousain | Racing club de France | 8-6 | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 15.000 |
25 avril 1920 | Stadoceste tarbais | Racing club de France | 8-3 | Route du Médoc, Le Bouscat | 20.000 |
16 avril 1950 | Castres olympique | Racing club de France | 11-8 | Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse | 25.000 |
26 mai 1957 | FC Lourdes | Racing club de France | 16-13 | Stade de Gerland, Lyon | 30.000 |
24 mai 1959 | Racing club de France | Stade montois | 8-3 | Parc Lescure, Bordeaux | 31.098 |
22 mai 1987 | RC Toulon | Racing club de France | 15-12 | Parc des Princes, Paris | 48.000 |
26 mai 1990 | Racing club de France | SU Agen | 22-12 AP | Parc des Princes, Paris | 45.069 |
[modifier] Effectif Actuel
Talonneur Pilier
Deuxième Ligne |
Troisième Ligne
Demi de Mélée Demi d'Ouverture |
3/4 Aile 3/4 Centre Arrière |
[modifier] Joueurs emblématiques
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[modifier] Liste des entraîneurs
Saison | Nom de l'entraîneur | Pays |
Jacques Fouroux | ![]() |
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Vincent Moscato | ![]() |
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Christophe Mombet | ![]() |
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Yves Ajac | ![]() |
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Alain Gaillard | ![]() |
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Saison 2003-2004 | Philippe Canto, Benoît Meriller | ![]() |
2004-12/2005 | Frédéric Barthe, Marc Dubourdeau | ![]() |
depuis décembre 2005 | Didier Camberabero | ![]() |
depuis 2006 | Philippe Benetton | ![]() |
[modifier] Présidents
Saison | Nom du Président | Club | secteur |
2004 - ...... | Jean-Patrick Lesobre | Racing club de France | Amateurs |
2006 - ...... | Jacky Lorenzetti | Racing métro 92 | Professionnel |
[modifier] Liens
- Site officiel Racing métro 92
- RC.France (Omnisport)
- Racing club de France (Rugby)
- Site de la section rugby de l'US Métro
Pro D2 2006-2007 |
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