Sainte Tunique du Christ
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La Sainte tunique est le vêtement porté par Jésus au Calvaire et tiré au sort entre les soldats chargés de son exécution. Les Juifs de l'époque portaient habituellement 2 tuniques : une légère par-dessous, et une épaisse par-dessus.
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[modifier] Lieux de conservation
- Trèves (Allemagne) : elle daterait du Ve ou VIe siècle et aurait été donnée, avec son palais, par sainte Hélène (mère de Constantin) à son retour de Palestine en 326.
- Germia en Galatie (Asie Mineure) dès le VIe siècle
- Safed : près du lac de Galilée (Palestine) VIe siècle également
- Argenteuil (Val d'oise, France)
[modifier] La Tunique d'Argenteuil
La tunique conservée à Argenteuil est vénérée comme une relique authentique, apportée par Charlemagne. La première mention authentifiée par un document de la tunique à Argenteuil date de 1156. D'après la datation récente au carbone 14, effectuée à la demande de l'adjoint au maire, Philippe Métezeau, elle aurait été confectionnée au VIIe siècle, ce qui lui donne une véritable valeur historique.
Selon l'évangile, le droit romain accordait aux bourreaux, qui auraient été quatre, la possibilité de se partager les vêtements d'un crucifié. Il existe de nombreuses représentations picturales de Romains jouant aux dés cette tunique.
Selon la légende, la tunique aurait été retrouvée au IVe siècle par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, puis conservée à Constantinople jusqu'au VIIIe siècle. En l'an 800, l'Impératrice de Byzance, Irène, l'aurait ensuite offerte à Charlemagne lors de son sacre comme empereur d'Occident. Et celui-ci l'aurait donnée en garde au monastère de l'Humilité-de-Notre-Dame d'Argenteuil, dont sa fille Théodrade était prieure. En 850, les normands pillèrent le hameau d'Argenteuil et la basilique Saint-Denys. Avant leur arrivée, la tunique avait été cachée dans un mur. En 1003, l'abbaye a été reconstruite et la relique retrouvée. Elle est ensuite vénérée jusqu'au XVIe siècle, mais elle aurait brûlé partiellement ou aurait été cachée lors de la prise d'Argenteuil par les huguenots en 1567. Sous la Révolution, le prieuré bénédictin est supprimé, et la relique remise à l'église paroissiale. Mais en 1793, le curé d'Argenteuil Ozet la découpe en morceaux et l'enterre dans son jardin avant d'être emprisonné durant deux ans. En 1795, il ressort la tunique et fait recoudre les différents fragments. Les pèlerinages et les ostensions solennelles reprennent au XIXe siècle, en principe tous les cinquante ans. Le 13 décembre 1983, le curé de la paroisse Saint-Denys découvre le vol de la tunique. Le reliquaire où repose la relique a été volé. La DRPJ de Versailles est sur les dents, des anarchistes peu crédibles revendiquent le vol. Le 2 février 1984, le père Guyard reçoit un coup de téléphone d'un inconnu promettant de restituer le trésor à la condition de conserver le secret sur les noms des ravisseurs. Le soir même, la tunique retrouve son écrin, la basilique Saint-Denys. La plainte est retirée, le secret toujours gardé. 1984. La dernière ostension solennelle de la tunique a eu lieu pendant les fêtes de Pâques 1984. En six jours, la tunique voit défiler 80 000 personnes. D'autres tuniques sont vénérées en Géorgie et à Trèves.
[modifier] Bibliographie
- Une si humble et si sainte tunique… : Enquête sur une énigme : La Sainte Tunique du Christ d'Argenteuil
de Jean-Maurice Devals
- Le linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil : Le point sur l'enquête
de André Marion, Gérard Lucotte
- La Sainte Tunique d'Argenteuil face à la science : Actes du colloque COSTA du 12.11.2005 à Argenteuil, 240 pages, 22 E, chez éd. François-Xavier de Guibert, Paris (déc. 2006)
[modifier] Filmographie
Le péplum, La Tunique avec Richard Burton fut le premier film en cinémascope
[modifier] Liens externes
- [1]aticle de l'Express