Sortie du nucléaire civil
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
![]() |
Cet article est en réécriture ou restructuration importante. Une version de qualité supérieure est en préparation et sera disponible prochainement. Considérez-l'article actuel avec prudence. Discutez-en et participez ! |

La sortie du nucléaire civil est l'arrêt de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité. Elle comprend principalement l'arrêt des centrales nucléaires.
La sortie du nucléaire civile a été mise en place en Autriche (1978), Suède (1980), Italie (1987), Belgique (1999) et Allemagne (2000), et elle a été discutée dans de nombreux autres pays. L'Autriche interdit l'utilisation de l'énergie nucléaire dans sa constitution. Les Pays-Bas et l'Espagne ont des lois qui interdisent la construction de nouvelles centrales nucléaires. Dans d'autres pays, ces politiques ont été suspendues, par exemple en Suisse, ou le moratoire existant sur la construction de centrale n'a pas été reconduit par le peuple.
L'expression « sortie du nucléaire » est principalement utilisée par les militants antinucléaires. Ceux-ci montrent du doigt l'insécurité nucléaire, les effets sur l'environnement et leurs conséquences sociales et politiques. A la sortie du nucléaire est souvent associée l'idée de développer les énergies renouvelables.
[modifier] Pays ayant renoncé à l'énergie nucléaire civile
[modifier] Autriche
Après avoir construit la centrale nucléaire de Zwentendorf, le peuple autrichien s'est prononcé contre sa mise en service en 1978 lors d'un référendum. L'utilisation de l'énergie nucléaire est interdite depuis 1999 par la constitution autrichienne. Pour plus d'information, voir la liste des réacteurs nucléaires en Autriche
[modifier] Suède
Après la fusion partielle du cœur d'un réacteur de Three Mile Island (USA) en 1979, un référendum a eu lieu en Suède et s'est prononcé contre l'utilisation future de l'énergie nucléaire dans ce pays. Par conséquent, le parlement suèdois décida en 1980 qu'aucune nouvelle centrale nucléaire ne devrait être construite, et que la sortie du nucléaire civil devrait être réalisée avant 2010.
Après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, la question de la sécurité nucléaire resurgit en Suède. En 1997, le parlement suèdois décida d'arrêter l'un des réacteurs nucléaires de la centrale nucléaire de Barsebäck le 1er juillet 1998, et un second avant juillet 2001, sous la condition que leur production électrique serait compensée. Le gouvernement suivant, conservateur, essaya d'annuler l'arrêt des réacteurs, mais après de nombreuses protestations, décida d'étendre la limite temporelle à 2010. A Barsebäck, le réacteur 1 a été arrêté en 1999 et le réacteur 2 en 2005.
En août 2006, 3 des 10 réacteurs nucléaires suèdois ont été temporairement arrêtés en raison de l'inquiètude générée par l'incident majeur de la centrale nucléaire de Forsmark.
La plus importante centrale nucléaire suèdoise, Ringhals, dispose de 4 réacteurs et est située environ 10 km au sud de Gothenburg. Elle délivre environ 24 TWh par an, soit 21% de la consommation électrique suèdoise.[1]
[modifier] Italie
En 1987, soit un an après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine), il fut décidé par référendum de la sortie du nucléaire civil en Italie. Les quatre centrales nucléaires présentes en Italie furent arrêtées, la dernière en 1990.
Un moratoire sur la construction de nouvelles centrales, initialement voté de 1987 à 1993, a depuis été prolongé indéfiniement.[2]
L'Italie importe de l'électricité nucléaire (notamment de France), et la société italienne Enel SPA investit dans la construction de réacteurs nucléaires en France et en Slovaquie, ainsi qu'au développement de la technologie de l'EPR.
[modifier] Belgique
L'abandon de l'énergie nucléaire a été décidée en 1999 par le gouvernement de l'époque (libéraux, socialistes, et écologistes). Une loi exige l'arrêt des 2 centrales nucléaires belges de Doel et de Tihange après 40 ans d'exploitation et interdit la construction de nouveau réacteur nucléaire.
Après que la loi fut votée, il a été dit que cette décision serait supprimée dès qu'un gouvernement sans écologiste serait au pouvoir.[3]
En 2003, un nouveau gouvernement a été élu sans les Verts. En septembre 2005, le gouverment décide d'étendre la période d'arrêt du nucléaire de 20 ans supplémentaires. La raison évoquée cette décision est le coût de l'importation d'électricité à l'étranger, et les restrictions imposées par l'accord de Kyoto concernant les émissions de gaz à effet de serre des centrales thermiques au fioul ou au charbon.
En août 2005, la société SUEZ racheta près de 98,5% des parts de la société Electrabel, qui exploite les centrales nucléaires belges.[4] Au début de l'année 2006, Suez et Gaz de France ont annoncé une fusion.
[modifier] Allemagne
L'abandon progressif de l'énergie nucléaire a été décidée en Allemagne par le biais de la convention du 14 juin 2000 entre la coalition au pouvoir à l'époque (verts et socialistes) et les exploitants, qui a mené à une modification de la loi sur le nucléaire. Les quantités d'énergie à produire annuellement par chaque centrale sont fixées pour les trente-deux années suivant la signature de cette convention.
Suite à la signature de cette convention, deux centrales nucléaires étaient déjà arrêtées fin 2005.
Il en résulte le scénario de sortie suivant jusqu'en 2020:
Puissance installée en MW | Couverture des besoins en TWh | |||
Année | Nucléaire | Autre | Nucléaire | Autre |
---|---|---|---|---|
2005 | 21690 | 1029 | 164,4 | 5,2 |
2006 | 21690 | 1029 | 164,4 | 5,2 |
2007 | 21690 | 1029 | 162,0 | 7,6 |
2008 | 20465 | 2254 | 155,5 | 14,1 |
2009 | 20465 | 2254 | 151,0 | 18,6 |
2010 | 19625 | 3094 | 143,6 | 26,0 |
2011 | 18819 | 3900 | 134,8 | 34,7 |
2012 | 15636 | 7083 | 109,1 | 60,5 |
2015 | 14226 | 8139 | 98,0 | 71,6 |
2020 | 5739 | 16980 | 23,1 | 146,5 |
[modifier] Pays envisageant de renoncer à l'énergie nucléaire
[modifier] Pays ayant renoncé à un moratoire sur l'énergie nucléaire
[modifier] Pays n'envisageant pas d'avoir recourt à l'énergie nucléaire
De nombreux pays ont inscrit la non-utilisation de l'énergie nucléaire dans leur loi nationale : l'Australie, le Danemark, la Grèce, l'Irlande et la Norvège ont proscrit tout projet de construction de centrale suite à la catastrophe de Tchernobyl.
[modifier] Pays n'ayant pas recours à l'énergie nucléaire
Hormis l'Afrique du Sud, le continent africain n'utilise pas l'énergie nucléaire. En Amérique du Sud, seuls l'Argentine et le Brésil disposent de centrales nucléaires. Au Moyen-Orient, seul Israël dispose d'électricité d'origine nucléaire. Pour l'ensemble de ces pays, il est difficile de savoir quelle est leur position par rapport à l'énergie nucléaire. En particulier, des tentatives de construire des centrales ont déjà eu lieu en Irak avec Osirak, et en Iran avec Bushehr. Jusqu'à présent elles sont stoppées par la communauté internationale pour des raisons de non-prolifération nucléaire.
[modifier] Références
- ↑ http://www.ringhals.se/
- ↑ http://energytrends.pnl.gov/italy/it004.htm
- ↑ Ruffles, Philip; Michael Burdekin, Charles Curtis, Brian Eyre, Geoff Hewitt, William Wilkinson (July 2003). An Essential Programme to Underpin Government Policy on Nuclear Power. (PDF) Nuclear Task Force. Dernier accès à l'URL : 2006-05-19.
- ↑ http://www.nytimes.com/2005/08/10/business/worldbusiness/10suez.html
[modifier] Voir aussi
- anti-nucléaire
- prolifération nucléaire
- énergie nucléaire
- énergie renouvelable
- changement climatique
- débat sur l'énergie nucléaire
[modifier] Liens externes
[modifier] Liens en français
- Réseau Sortir du nucléaire
- L'association Sortir du nucléaire (Suisse)
- L'association Sortir du nucléaire (Canada)
- Site des Verts de la région Dunkerquoise
- Association visant à la sortie du nucléaire dans la région Nord Pas de Calais
- Le Comité Stop Nogent-sur-Seine (France)
[modifier] Liens en anglais
- Mechanical Engineering Magazine Online: the high price of nuclear phaseout
- Campaign for nuclear phaseout in Canada with many resources
- WISE/NIRS Nuclear Monitor: Status of nuclear in EU member states
- Research paper detailing perspectives for energy politics in the UK (pdf)
- Greenpeace: Referenda and nuclear power plants
- Germany split over green energy
- Grist magazine: Germany says auf Wiedersehen to nuclear power, guten Tag to renewables
- The German federal ministry of environment, nature conservation and reactor safety about the phase-out
[modifier] Liens en allemand
- Atomausstieg: Aktuelles, Hintergrund, Daten/Infografiken der "Agenda 21 Treffpunkt" im Bildungsserver learn:line NRW
- Emnid-Umfrage: Deutsche für Atomausstieg (Die Welt, 2.8.2005)
- EU-Umfrage: Europäer für den Atomausstieg (30.1.2006)
- Fakten für einen Atomaustieg
- Begrenzte Menge an Kernbrennstoffen
- Studie von Greenpeace, welche die mit dem Atomausstieg verbundenen Chancen aufzeigt