Calculs de l'entropie d'un corps pur
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sommaire |
[modifier] Variations de l'entropie d'un corps pur
[modifier] Variation en fonction de T à pression constante
Cp est la capacité calorifique molaire à pression constante du corps pur qui peut être solide, liquide ou gazeux: Cp(sol); Cp(liq); Cp(gaz).
Cp est fonction de T mais si l'intervalle de T n'est pas trop important ( quelques dizaines voire centaines de degrés) on peut considérer en première approximation que Cp est constant. Il s'ensuit:
Cette relation approchée est valable pour les trois états de la matière.
[modifier] Variation d'entropie au cours d'un changement d'état
Lors du changement d'état d'un corps pur effectué à T et P constantes, la variation d'entropie est égale au rapport de l'enthalpie de changement d'état appelée encore chaleur latente molaire de changement d'état:L, sur la température de changement d'état. Par exemple pour la fusion:
[modifier] Diagramme S = f(T) à pression constante
Il est possible de matérialiser sur un diagramme l'évolution de l'entropie d'un corps pur en fonction de T. Comme l'entropie d'un corps pur est nulle à zéro degré K, on peut ainsi calculer sa valeur absolue. L'entropie est la seule fonction d'état calculable.
[modifier] Remarque
Les solides et les liquides sont des phases condensées peu compressibles, c'est à dire peu sensibles à la pression. Si la valeur de la pression est proche de quelques dizaines d'atmosphères, l'influence de celle-ci sur les grandeurs d'état est de ce fait, négligeable. Il n'en n'est pas de même pour les gaz qui eux, sont compressibles et donc sensibles à la pression.
Calculons la variation d'entropie d'un gaz parfait en fonction de P à T constante.
Ecrivons la différentielle de l'enthalpie
- Appliquons le premier principe
avec: δWfp : travail des forces de pression
- Appliquons le second principe
d'où
et
Il s'ensuit:
Si la température est constante, on obtient:
Si le gaz est parfait
et
Cette relation montre que l'entropie d'un gaz parfait augmente lors d'une détente ( p2 < p1 ) pour occuper tout le volume offert, ce qui est conforme au second principe.
|
|