Jeanne d’Arc du XVIe au XIXe siècles
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La place accordée à Jeanne d’Arc a évolué dans les quatre siècles après sa mort.
- Au XVIe siècle Jeanne est ignorée par le courant humaniste qui la définissait comme la création d’un groupe avisé et cynique (c’est à dire judicieux et ignorant les convenances). Cependant elle fut quand même considérée comme une femme très vertueuse. Finalement, dans le contexte des guerres religieuses de l’époque, elle fut perçue comme la patronne des catholiques extrémistes.
- Au XVIIe siècle Jeanne fut vue comme une subtilité (ingéniosité) politique et son caractère gothique lui fut reproché.
- Au XVIIIe siècle il y eut plusieurs avis sur Jeanne : des philosophes comme Voltaire dans son œuvre « La Pucelle » (1738) et Beaumarchais dans ses « Lettres sérieuses et badines » ridiculisent la Pucelle d’Orléans. Quant à « l’Encyclopédie », elle ne voyait en Jeanne qu’« une malheureuse idiote manœuvrée par des fripons ». Montesquieu la considérait comme une « pieuse fourberie ».
- Malgré cela Jeanne devint une héroïne de la littérature romantique. De plus le mythe de Jeanne d’Arc fut de plus en plus populaire avec la montée du patriotisme moderne.
- Au XIXe siècle, plus précisément, après la guerre franco-allemande de 1870, Jeanne fut surnommée la « Bonne Lorraine » puisqu’elle était originaire de cette région. Elle incarnait alors l’esprit de revanche des Français.