Marche de Neustrie
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En 861, Charles le Chauve créa deux marches en Neustrie, afin de défendre cette région contre la double menace bretonne et normande.
Note : Dans la suite de l'article, la marche de Neustrie crée pour la défense contre les Bretons est désignée par "marche bretonne" et celle contre les Normands par "marche normande". Ces appellations n'ont rien de contemporaines, les marches étant désignées sous le terme de "marche de Neustrie". Il va sans dire que les deux marquis collaborèrent parfois entre eux, et que les fonctions d'un marquis ne l'empêchèrent pas de combattre l'autre ennemi.
La "marche bretonne" fut confiée en 861 à Robert le Fort et la "marche normande" à Adalard le Sénéchal et à ses parents Udo et Bérenger, fils du comte Gebhard. Mais les rorgonides, possessionnés du comté du Maine, s'opposèrent aux nouveaux marquis et intriguèrent à la cour, de sorte que Charles le Chauve retira la marche normande à Adalard et à ses parents, pour la confier aux rorgonides, qui la tiendront jusqu'en 885. Pendant ce temps, dans l'autre marche, Robert le Fort, tué lors d'un engagement contre les Normands en 866 est remplacé par un parent de sa femme, Hugues l'Abbé.
En 884, Charles le Gros devient roi de France et nomme Henri, un noble de Francie Orientale, comme marquis de la "marche normande", mais il est tué peu après, en 886. Hugues l'Abbé meurt également en 886. Sont alors nommés Eudes pour la "marche bretonne" et Bérenger pour la "marche normande"
En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte donne à Rollon le comté de Rouen, base du futur duché de Normandie. La "marche normande" qui n'a plus lieu d'être, est alors fusionnée avec l'autre marche, et l'on voit le marquis Robert parfois qualifié de demarchus, soit maître des deux marches.
[modifier] Liste des marquis de Neustrie
Marche contre les Normands
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Marche contre les Bretons
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Marquis des deux marches
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[modifier] Source
- Hubert Guillotel, « Une autre marche de Neustrie »,
dans Christian Settipani et Katharine S. B. Keats-Rohan, Onomastique et Parenté dans l'Occident médiéval, 2000 [détail des éditions]