Règle d'Allen
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La règle d'Allen est une règle biologique empirique posée par Joel Asaph Allen (1838-1921) en 1877. Elle stipule que les organismes homéothermes (à température interne constante) des climats froids ont habituellement des membres plus courts que les animaux équivalents des climats plus chauds.
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[modifier] Théorie
Cette règle repose sur le fait que des animaux peuvent avoir un même volume mais une surface différente (surface du corps en contact avec l'extérieur), ce qui modifie les échanges thermiques avec l'extérieur.
On peut, à volume égal, faire varier la surface externe d'un objet en le faisant plus ou moins « compact ». Prenons par exemple huit cubes dont chaque face fait une unité de surface. Quelque soit l'arrangement de ces cubes, le volume sera de huit unités. Pour la surface, prenons deux cas extrèmes : un cube de deux unités de coté et un empilement de tous les cubes. Dans le premier cas la surface de chaque face est 4, donc au total une surface de 4 × 6 = 24 unités. Dans le deuxième cas chaque cube présente quatre de ses faces à l'extérieur, plus deux unités de surface pour la base et le sommet. La surface totale est donc 8 × 4 + 1 + 1 = 34 unités.
Dans des climats froids, plus la superficie exposée est grande, plus la perte de chaleur, et donc d'énergie, est grande car les animaux (humains y compris) ont une température interne supérieure à la température ambiante. Une surface d'échange plus faible limite la déperdition de chaleur.
Dans des climats chauds le phénomène est inversé. Un animal aura besoin d'une surface corporelle plus grande pour évacuer la chaleur, les échanges avec l'extérieur étant plus faibles à cause de la plus faible différence de température entre le corps et l'environnement.
La règle stipule donc que la surface corporelle est rapport direct avec la température ambiante.
[modifier] Inuits et masaïs
En anthropologie le contraste entre les masaïs et les inuits est souvent présenté comme un exemple de cette règle.
Les Inuits vivent et chassent dans le cercle arctique. Les températures étant très basses, conserver la chaleur est essentiel. Une forme courte et rablée offre une réduction de la surface corporelle, limitant les pertes de chaleur.
Les Masaïs vivent principalement au Kenya et au nord de la Tanzanie. Les températures équatoriales sont élevées. Un grand corps offre une plus grande surface corporelle, aidant à évacuer la chaleur du corps.
[modifier] Clarifications
Il est important de rappeler que l'évacuation de chaleur par la surface corporelle est seulement l'un des nombreux mécanismes par lesquels les humains régulent leur température. On peut ainsi citer les mécanismes suivants :
- la transpiration, qui évacue la chaleur par évaporation de l'eau (endothermique) ;
- les tremblements, qui génèrent de la chaleur par activation des muscles ;
- la couleur de la peau ;
- le comportement, par exemple en s'exposant au soleil ou en se mettant à l'ombre.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Références
- Joel Asaph Allen. The influence of Physical conditions in the genesis of species. Radical Review, 1877, 1: 108-140.
[modifier] Sources
Traduction de l'article de langue anglaise de Wikipédia (version du 11 décembre 2006).