Benoît Joseph Labre
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Benoît Joseph Labre est un saint de l'Église catholique, né le 26 mars 1748 à Amettes dans l'Artois, et fêté le 16 avril.
Il est le saint patron de la paroisse d'Amqui, au Canada, de la commune de Marçay en France, des célibataires, des mendiants, des sans-logis, des pélerins, des itinérants et des personnes inadaptées.
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[modifier] Biographie
Aîné d'une famille de quinze enfants, il est accueilli à l'âge de douze ans chez son oncle le curé d'Érin, qui lui donne une éducation visant son entrée au séminaire. Mais il renonce à la prêtrise, « ayant peur de perdre son âme en sauvant celle des autres ». Après avoir été refusé par l'ordre de la Trappe, il fait une tentative dans l'ordre des Chartreux, dont il est chassé comme n'ayant pas la vocation spécifique de cet ordre, il est à nouveau refusé par la Trappe, et prend l'habit religieux à l'abbaye de Sept-Fonts en 1769. Il doit quitter l'abbaye quand il tombe malade. Il se rend alors à Paray-le-Monial, puis à l'approche de Lyon, à Dardilly, Pierre Vianney, le grand-père de Jean-Marie Vianney, offre son hospitalité à ce vagabond.
Car, rejeté de toute part, Benoît-Joseph Labre a finalement choisi une vie de mendiant et de pélerin, allant de sanctuaires en sanctuaires. Le produit de sa mendicité va le plus souvent à d'autres pauvres, ce qui lui vaut une réputation de sainteté. Ainsi le voit-on chanter à tue-tête les litanies de la Sainte Vierge près du soupirail d'une prison et donner aux prisonniers les pièces qu'on lui avait jetées par charité. Il devient membre du tiers-ordre franciscain. Il fait également vœu de ne pas se laver, par mortification. Son manque d’hygiène et sa vermine sont devenus proverbiaux. Son léger retard mental est lui aussi reconnu[1] et ajoute à sa sainteté. Il fait un pèlerinage à Rome, où il arrive en décembre 1770, à Saint-Jacques-de-Compostelle (1773), de nouveau Rome en 1774, Lorette en 1777. Il se fixe à Rome l'année suivante. Selon la légende, il vécut six ans dans les ruines du Colisée, avant de mourir à 35 ans, le 16 avril 1783 (un mercredi saint), au domicile d'un boucher qui l'avait trouvé évanoui sur les marches de l'église Madona dei Monti (connue également sous le nom de Santa Maria ai Monti). La nouvelle de son décès aurait été répandue dans Rome par les enfants aux cris de "Il est mort le saint !" Il semble cependant qu'il ait passé les nuits à l'Hospice Evangélique de Saint-Martin-aux-Monts.
Son enterrement à l'église de la Madona dei Monti donna lieu à des manifestations de foi populaire, et son corps reposa sous une pierre de marbre.
Il a été béatifié en 1860 et canonisé en 1881.
[modifier] Postérité
Deux artistes l'ont représenté de son vivant, la mode étant de prendre un modèle dans les mendiants :
- par le sculpteur André Bley, pour une tête du Christ, qui servit de modèle pour les gravures ;
- par le peintre Cavalucci, dont le tableau est conservé à Rome.
Son confesseur, l'abbé Marconi, publie sa biographie la même année ; les souvenirs que son passage en pays de langue germanique sont publiés par Stutter en 1789. Il est béatifié en 1860 devant 40 000 personnes et canonisé en 1883.
Ses reliques reposent en partie dans sa commune de naissance, en partie dans la basilique de Marçay qui lui est dédiée, et où il fit l'objet d'un pèlerinage.
Quel exemple pour aujourd'hui ? Ce jeune homme, à la recherche de Dieu, a passé sa vie à rechercher un monastère pour y prier. La Providence l'a voulu à la rue. Comme le Christ qui n'avait pas où reposer la tête ... Il fit de sa vie un long pèlerinage aux grands santuaires. C'est là qu'il a pu exprimer son amour de Dieu par sa charité à plus pauvres encore que lui.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
Benoît XVI : Pourquoi le pape prit-il le nom de Benoît XVI ?
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- ↑ Régine Pernoud, Les Saints au Moyen Âge - La sainteté d’hier est-elle pour aujourd’hui ?, Plon, Paris, 1984, 367 p., p23