Les Fusiliers du Saint-Laurent
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[modifier] Introduction
Les Fusiliers du St-Laurent continue la tradition des milices du St-Laurent inférieur depuis 1760 jusqu’à nos jours. C’est l’une des plus anciennes unités canadiennes-françaises. Au cours des guerres que le Canada a eu à soutenir pour la défense de son territoire, la participation des compagnies de Rivière-du-Loup, Rimouski et Matane sont signalé au sein des bataillons constitués à différentes époques de l’histoire du Canada.
[modifier] La Confédération
« L’Acte de l’Amérique britannique du Nord » sanctionné par la Reine Victoria le 28 mars 1867 qui prévoit la confédération de la Milice canadienne. La loi votée le 1 octobre 1868 divise les troupes en Armée active et en Armée de réserve. L’effectif total doit atteindre 40,000 hommes. L’Ordre général du 9 avril 1869 annonce la formation des bataillons suivants :
1. Le Bataillon provisoire de témiscouata, dont les compagnies se répartissent comme Suit :
a. Cie No 1 Fraserville ; b. Cie No 2 Trois-Pistoles ; c. Cie No 3 Cacouna ; d. Cie No 4 St-Arsène.
Commandant du Bon : Capt L.-E. Hudon (École militaire)
2. Le Bataillon provisoire de Rimouski, dont les compagnies se répartissent comme Suit :
a. Cie No 1 Rimouski ; b. Cie No 2 Matane ; c. Cie No 3 Anse-au-Sable ; d. Cie No 4 Bic ; e. Cie No 5 St-Anaclet.
Commandant du Bon : Capt E. Martin (École militaire)
[modifier] 89e Régiment
L’Ordre général du 12 janvier 1883 fusionne les bataillons provisoires de Témiscouata et Rimouski en un seul bataillon désigné sous le nom de 89e bataillon d’infanterie, Témiscouata et Rimouski. Le Quartier Général est à Fraserville, comté de Témiscouata. Les compagnies qui composent le bataillon portent les numéros suivants :
a. Cie No 1 Fraserville ; b. Cie No 2 Rimouski ; c. Cie No 3 Cacouna ; d. Cie No 4 Anse-au-Sable ; e. Cie No 5 St-Anaclet ; f. Cie No 6 Bic ; g. Cie No 7 St-Arsène ; h. Cie No 8 Isle-Verte.
Lors de cette fusion, le Lieutenant-Colonel Louis-Émile Hudon de Fraserville devient commandant et le Lieutenant-Colonel Édouard O. Martin de Rimouski consent à rétrograder à Major.
[modifier] Le 189e Bataillon
Le 4 août 1914, l’Armée allemande envahit la Belgique. L’Angleterre déclare la guerre à l’agresseur. Le Canada entre aussi dans le conflit et le 3 octobre, la première division du corps expéditionnaire canadien quitte le Canada pour l’Angleterre et passe en France le 11 février après un stage d’entraînement. Pour combler les vides et servir de renfort aux troupes en action sur les champs de bataille, le Ministre de la Défense appelle en service actif divers corps de Milice. Le 10 janvier 1916, le 189e est appelé sous les drapeaux ; et c’est le 89e qui fournit tous les officiers de troupe de la nouvelle unité et la plupart des sous-officiers. Le Lieutenant-Colonel P.A. Piuze, nommé commandant, organise aussitôt le recrutement de ses hommes. L’Unité s’embarque le 24 septembre 1916 à Halifax pour Hiverpool.
Dès son arrivée en Angleterre, le 189e est amalgamé au 69e commandé par le Lieutenant-Colonel Dansereau. Le 69e est lui-même incorporé au 150e bataillon. Le 189e bataillon n’a pas eu l’honneur de combattre comme unité, mais ses officiers et ses hommes ont contribué, pour une large part, aux victoires épiques des plus glorieux régiments Canadiens. Deux membres de l’Unité se voient décerner à titre posthume la plus haute décoration… la Croix Victoria ; le Capitaine Jean Brillant de Bic et le Caporal Joseph Keable de Sayabec.
[modifier] Les Fusiliers du St-Laurent
Après la première Grande Guerre, le 89e régiment continue de faire partie de la Réserve territoriale sous le commandement du Lieutenant-Colonel Louis Rioux. Les exercices ont cessé puisqu’un si grand nombre d’officiers, de sous-officiers, et d’hommes de troupe sont allés former les rangs du 189e. Cependant, il reste une partie des cadres que le Commandant s’efforce de maintenir et de compléter.
En avril 1920, l’Ordre général no 419 annonce la réorganisation des unité de la Milice active non-permanante du District militaire No5. Le 89e régiment de Témiscouata et Rimouski deviennent le Régiment de Témiscouata et Rimouski comprenant deux bataillons dont le premier est destiné à perpétuer la mémoire du 189e bataillon (C.E.C.).
Toutefois, ce régiment n’a qu’une existence éphémère. En effet, dès le 1er novembre 1920, l’Ordre général no 206 prévoit une nouvelle réorganisation. L’Unité s’appellera désormais les Fusiliers du St-Laurent dont le Quartier Général sera localisé à Rimouski. Les compagnies se répartissent comme suit : a. Cie "A" Rivière-du-Loup b. Cie "B" Mont-Joli c. Cie "C" New-Carlisle d. Cie "D" Gaspé
En mai 1922, l’Ordre général no 79 enlève l’article du nom de l’unité qui devient donc : Fusiliers du St-Laurent. Le 1er juin 1924, on change les attributs du régiment. L’insigne de la casquette en bronze sera composé de deux fusils croisés reliés à la bouche par une feuille d’érable portant un listel où s’inscrit le mot Canada et surmontée d’une couronne Tudar. Deux listels supportent le tout : celui du haut porte l’inscription SAINT-LAWRENCE FUSILIERS et celui du bas FUSILIERS DU ST-LAURENT. L’insigne du collet se composera d’une tour et de deux listels sur un fond de feuilles d’érable ; celui de droite porte les mots "J’Y SUIS" et celui de gauche "EN GARDE". La devise "J’y suis en garde" était celle du 189e bataillon.
En 1929, l’Ordre général no 123 accorde aux Fusiliers du St-Laurent le titre de gloire : "Grande Guerre 1916". L’année suivante, on autorise le régiment à inscrire sur ses armes le nom de victoire : "Arras 1917".
Le 18 mars 1938, Sa Majesté le Roi donne une nouvelle marque d’honneur aux Fusiliers du St-Laurent en approuvant leur affiliation à la glorieuse unité britannique : The Royal Northumberland Fusiliers.
[modifier] La deuxième Guerre mondiale
Le 1er septembre 1939, l’armée allemande, sans formalité de déclaration de guerre, envahit la Pologne. Le 7 septembre, les Chambres canadiennes se réunissent et décrètent "la participation immédiate à la guerre". Un décret de la loi des mesures de guerre ordonne la mise sur pied immédiate de l’armée active, des unités et des éléments de la milice active non-permanente. En vertu de cette loi des mesures de guerre, les Fusiliers du St-Laurent se voient confier la tâche de la garde du pays, de l’instruction des recrues appelées sous les armes et aussi d’alimenter en hommes les effectifs militaires sur les champs de bataille européens.
Au début de septembre 1940, les cadres d’officiers et de sous-officiers instructeurs des Fusiliers du St-Laurent prennent en charge le Centre d’instruction élémentaire no 55 de Rimouski.
En janvier 1942, les Fusiliers du St-Laurent sous le commandement du lieutenant-colonel Paul-Henri L’Heureux sont appelés en activité de service et se concentrent à Valcartier. Les officiers qui n’avaient pas encore réussi à entrer en service rejoignent leur unité qui, après quelques mois d’instruction, se voit confier une mission de défense quelque part sur le littoral canadien. Sur le littoral de l’ouest, on arma les batteries de Victoria-Esquimalt, Vancouver, Yorke-Island et Prince-Rupert, tandis que sur le littoral de l’Atlantique, on mettait en état de défense Halifax, St-Jean, Sydney-Conso et Québec.
Mais les défenses côtières ne pouvaient se contenter de la seule artillerie ; il leur fallait aussi de l’infanterie. Sur les deux littoraux, on mobilisa plusieurs bataillons à cette fin. Ils devraient appuyer les garnisons d’artillerie des ports défendus, fournir de petites réserves mobiles pour la garde des "points vulnérables" et assurer au besoin, la sécurité intérieure. Dans ce programme de protection du territoire canadien, le 1er bataillon des Fusiliers du St-Laurent, formé au début de 1942, joue un rôle important.
La première mission fut celle de l’Atlantique. Le bataillon se transporte à Sussex au Nouveau-Brunswick le 10 août. Il s’agit de relever de son poste l’Irish Regiment. Comme bataillon d’infanterie, les Fusiliers ont pour mission de soutenir les éléments d’artillerie en collaboration avec la Marine et l’Aviation dans la protection des côtes contre toute attaque ennemie dans le secteur de Sydney-Conso, de Shelburn et de Gaspé. Le bataillon se transporte au camp Mc Nairs de Mugrave où l’on installe le quartier-général. Une compagnie est envoyée à Gaspé et une autre à Shelburn avec tout l’équipement requis. En novembre, on participe à des grandes manœuvres de la 7e division canadienne. A cette date, ce sont les manœuvres les plus importantes jamais eues dans "l'Atlantic Command". Le Major-Général Q.H.P. Elkins, commandant de la région de l’Atlantique est présent.
A la fin de juin 1943, on replie bagages pour une autre mission. Le Winnipeg Rifles prendra la relève. Après avoir traversé tout le pays, on dresse la tente à Vernon, Colombie-Britannique. Ensuite, on traverse à l’Ile de Vancouver à Port Albany, près de Nanaimo. Pendant les mois d’automne et d’hiver, il y a du va-et-vient. Des manœuvres de pratique occupent les soldats. Les mois de septembre et d’octobre se passent en exercices de tous genres : marches forcées, attaques, retraites et maniement des armes. L’on est à ce moment à Wainwright en Alberta. La fin d’octobre ramène l’unité à Prince George, Nanaimo et Port Albany en Colombie-Britannique. L’hiver 1943-44 se passe sur le plan tactique en manœuvres de brigade et sur le plan domestique, à rafraîchir les connaissances acquises au cours de ces mois d’entraînement. Au printemps 1944, on se livre à des opérations amphibies de débarquement et d’assaut, à un entraînement de marches de nuit et de patrouilles nocturnes.
Le 8 décembre, le bataillon est de retour à Valcartier. C’est l’organisation en vue de l’embarquement pour outre-mer. Le 10 janvier 1945, on s’embarque à Halifax. Le 17 janvier, le bateau accoste à Liverpool. Le bataillon est cantonné à Five Oaks. Le 18 janvier, le 1er bataillon des Fusiliers du St-Laurent CA (A) est démembré officiellement et les membres de l’unité sont versés dans des unités combattantes.
[modifier] Les 2e et 3e Bataillons
En janvier 1942, le Grand Quartier-Général de l’Armée canadienne appelait en service actif le 1er bataillon des Fusiliers du St-Laurent. En même temps, il formait en unités de réserve le 2e et plus tard le 3e bataillon pour servir à la garde territoriale.
Au cours de la saison de navigation 1943 et tout le reste de l’armée, ces bataillons contribuent à assurer la sécurité du bassin du St-Laurent. En particulier, ils garnissent les routes de barrages le long du fleuve et veillent à l’application des consignes d’obscurcissement partiel imposées aux automobiles qui utilisent ces routes. Jusqu’à la fin des hostilités en Europe, les unités de l’armée de réserve protègent le littoral de la péninsule de Gaspé.
Le bataillon prend une telle importance qu’on décide de constituer les compagnies de la Gaspésie en un 3e bataillon, qui portera le nom de "Régiment de Gaspé-Bonaventure", sous le commandement du Lieutenant-Colonel Jos Pinault.
La fin des hostilités en 1945 amène le licenciement presque total des membres de ces unités de réserve. Les cadres demeurent en place, mais les activités sont réduites. Pendant que la démobilisation s’opère graduellement, on s’emploie surtout à organiser la paix.
[modifier] L'Après-Guerre
Après la guerre, les activités continuent. L’expérience d’une guerre moderne préside à l’élaboration des nouveaux plans, de la nouvelle politique de l’Armée canadienne. Et tous ces vétérans aguerris forment des éléments bien préparés pour exécuter ces plans. Ainsi en est-il jusqu'à ce que de nouveaux concepts viennent orienter dans un sens particulier les unités de réserve qui se voient confier d’autres tâches.
L’année 1955 amène des changements dans l’organisation du Régiment. Tout d’abord, les Fusiliers du St-Laurent sont affiliés au Royal 22e Régiment comme 5e bataillon, mais ils gardent leur nom, leurs insignes et leurs couleurs. Ensuite, leurs limites territoriales s’étendent par l’amalgamation des effectifs du Régiment de Monmagny.
Par ailleurs, suivant les conceptions de la réorganisation nouvelle, les unités de réserve (dénommées maintenant unités de milice) sont engagées dans un programme de "survivance nationale". Advenant une guerre nucléaire, la Milice aura pour mission de secourir et diriger les populations victimes du désastre.
Les Fusiliers réussissent si bien dans leur travail qu’ils accumulent les trophées. Le 21 juin 1960, ils remportent le trophée "Major Général JPE Bernatchez DSO CD" pour la défense civile. Le 1er novembre 1962, le Major Général Frank J. Fleury CDE ED CE, commandant du "Québec Command" décerne à l’unité le trophée "Sir Casimir GZOWSKI" pour la meilleure unité de milice au Canada. L’année suivante, le même trophée lui est décerné.
En 1964, nouvelle réorganisation : la Milice est intégrée à l’armée régulière. Durant l’année, la régulière serveille l’entraînement afin que des normes communes soient appliquées. Pour la période estivale, les éléments de la Milice sont mêlés aux éléments de la force régulière, les compagnies de Gaspé et de New-Richmond du 6th Field sont rattachées aux Fusiliers.
En 1967, les Fusiliers du St-Laurent participent de brillante façon à diverses activités du Centenaire de la Confédération. L’exercice "Grand Partage" mérite d’attirer l’attention du Ministre de la Défense, l’honorable P. Mellyer et du chef de l’État-Major de la Défense, le Général J.V. Allard. Toutes les activités militaires du Centenaire s’insèrent dans les programmes préparés conjointement avec des organismes civils. Sur tout le territoire, les Fusiliers du St-Laurent sont présents.
En 1969, la réduction des effectifs des Forces régulières et de la Milice ampute le Régiment d’une bonne partie de ses effectifs. On ne laisse que trois (3) compagnies qui se répartissent comme suit :
a. Compagnie A Rivière-du-Loup b. Compagnie B Rimouski c. Compagnie C Matane Le Quartier-Général demeurera à Rimouski
Par la suite d’une entente entre le Ministère de la Défense, la Régie du Royal 22e Régiment et le Colonel honoraire, l’honorable Jules-A. Brillant, le Régiment redevient indépendant.
Lors du centenaire de sa formation, le Régiment reçoit un nouvel insigne de képi qui se compose d’une grenade (représentant l’infanterie) surmontée d’une flamme à 15 pointes (représentant les 15 emplacements où le Régiment à été installé) et ayant dans son centre une tour argent soit une tour de martello (symbole pour notre implication pour la surveillance des rives du St-Laurent)dans un cercle portant le nom du Régiment. Ce cercle est de métal blanc pour les hommes et d’émail bleu avec lettres or pour les officiers.
Voici les 15 emplacements ainsi que les dates d’entrées de ces Cie à notre Régiment :
a. Fraserville (RDL) 1863 b. Trois-Pistoles 1863 c. Cacouna 1863 d. St-Arsène 1863 e. Rimouski 1863 f. Matane 1863 g. Anse aux Sables 1863 h. Bic 1863 j. St-Anaclet 1863 k. Iles Verte 1883 l. Mont-Joly 1920 m. New-Carlisle 1920 n. Gaspé 1920 o. Montmagny 1955 p. New Richmond 1964
[modifier] De 1970 à nos jours
De 1970 à nos jours, les Fusiliers du St-Laurent est demeuré l’un des régiments les plus nombreux et les plus efficaces. Ses objectifs principaux sont : d’assister les forces armées régulières dans les manœuvres, de former du personnel compétent, de s’entraîner à la défense civile, aux exercices d’hiver, aux différentes phases de guerre et à la pratique du tir des principales armes de l’infanterie.
En 1980, le Régiment se voyait octroyer le trophée "Lieutenant-Général S.C. Waters" trophée décerné à la meilleure unité d’infanterie de milice au pays pour le tir sur les armes portatives. En 1981, les Fusiliers recevaient le trophée "Colonel Sévigny", trophée décerné à la meilleur unité du District No 3 du Québec. En 1982, après s’être classé parmi les trois premières positions pendant les années 1980 et 1981, le Régiment était reconnu comme la meilleure unité d’infanterie de Milice au pays en recevant pour une troisième fois de son histoire le trophée "SIR CASIMIR GZOWSKI". En 1983, le Régiment se classa à nouveau dans les trois premières positions pour cette prestigieuse compétition nationale et remportait au niveau du District No 3, le trophée décerné par le Commandant du district à la meilleure unité au combat.
En 1990, lors de la Crise d’Oka, l’Unité fourni une quarantaine de membres afin d’augmenter les unités de la force régulière ainsi que former une compagnie de la force de défense de la base de Montréal. Depuis 1992, près de 140 membres de l’Unité ont participé et participent à différentes missions de paix sous l’égide des Nations-Unies (UN) ou pour l’organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), soit en Ex-Yougoslavie et en Haïti. Durant une de ses missions, le sergent Robert Lévesque reçut des Nations-Unies une décoration, ainsi que la mention élogieuse du Chef d’État-major de la défense pour ses actes de bravoure. En janvier 1998, 69 membres de l’unité sont déployés dans la région de la Montérégie dans le cadre de l’Opération Récupération afin d’assister le pouvoir civil lors de la tempête de verglas qui dévasta cette région. Le 2 octobre 1998, l’équipage du Labrador 305 du 413e Escadron de Recherche et Sauvetage de la 14e Escadron de Greenwood ont perdu la vie lorsque leur appareil s’est écrasé à Marsoui en Gaspésie alors qu’ils rentraient à la base de Greenwood après avoir relevé un équipage qui venait de terminer une évacuation sanitaire dans le nord-est québécois. L’unité reçut la tâche de fournir l’effectif d’un peloton afin de sécuriser et de nettoyer les lieux.
[modifier] Les anciens commandant
La liste des anciens commandant du Régiment depuis 1869 nous révèle une autre partie de notre riche histoire.
1. Lcol Edouard Martin Bn de Rimouski 1869-1883 2. Lcol Louis-Emile Hudon 89ème Bn 1883-1898 3. Lcol Louis-Denis Hudon 89ème Bn 1898-1903 4. Lcol Jos Alphonse Gilbert 89ème Bn 1903-1907 5. Col Charles Chauveau 89ème Bn 1907-1913 6. Lcol Louis Rioux 89ème Bn 1913-1920 7. Lcol P.A. Piuze, VD. 189ème Bn (C.E.C.) 1916-1917 8. Col John E. Pineault, VD. Fus du St-L 1920-1929 9. Lcol Jos L. Pineault, OBE. Fus du St-L 1929-1932 10. Col Raoul E. Fafard, VD. Fus du St-L 1932-1937 11. Lcol J. Léon Houde, VD. Fus du St-L 1937-1941 12. Lcol Paul-Henri L’Heureux, ED. Fus du St-L 1er Bn (A) 1942-1945 13. Lcol M.A. Pineau Fus du St-L 2ième Bn (R) 1942-1943 14. Lcol Jos L. Pineault, OBE. Fus du St-L 3ième Bn (R) 1943-1944 15. Lcol Henri Labrie, ED. Fus du St-L 1947-1951 16. Lcol Gilles Gagnon, CD. Fus du St-L 1951-1954 17. Lcol Richard Dubé, CD. Fus du St-L 1954-1960 18. Lcol Télesphore Tremblay EM, CD. Fus du St-L 1960-1964 19. Lcol J. Emilien Amiot EM, CD, Adc Fus du St-L 1964-1969 20. Lcol Alphonse Boucher, CD. Fus du St-L 1969-1972 21. Lcol Georges Boudreau, CD. Fus du St-L 1972-1974 22. Lcol Marc-André Thibault, CD. Fus du St-L 1974-1977 23. Lcol Jean-Luc Richard, CD. Fus du St-L 1977-1980 24. Lcol Léonidas Morissette, CD. Fus du St-L 1980-1983 25. Lcol Jean-Yves Lebrun, CD. Fus du St-L 1983-1986 26. Lcol Jean-Luc Richard, CD. Fus du St-L 1986-1989 27. Lcol Jean-Marie Dionne, CD. Fus du St-L 1989-1992 28. Lcol Bernard Bastille, CD. Fus du St-L 1992-1995 29. Lcol Didier Rioux, CD. Fus du St-L 1995-1998 30. Lcol Gille D’Amour, CD. Fus du St-L 1998-2001 31. Lcol Stéphane Tardif, CD. Fus du St-L 2001-2004 32. Lcol Didier Rioux, CD. Fus du St-L 2004-2006 33. Lcol Bernard Bastille, CD. Fus du St-L 2006-