Mboshi
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La danse "KEBE-KEBE" est celle des "KOYO-NGOMBE" d'Owando et de ses environs. Ce n'est donc pas une autochtonie "MBOSI". Les Mbosi dansent "OLEE", le "MONDO" (danse guerrière), etc., mais le KEBE-KEBE est KOYO. Il existe deux déclinaisons de cette danse, le "KEBE-KEBE YA NDZO", littéralement le "KEBE-KEBE du Serpent" et la danse ludique ordinaire. Celle du Serpent relève de la sphère des discours cosmogoniques mythiques et instruit sur la conception KOYO-NGOMBE de l'origine de l'Univers qui aurait été vomi par le Grand Serpent originaire. Elle détaille les évènements qui ont précédé la naissance des ancêtres archaïques des KOYO-NGOMBE. Ces derniers figurent sous la forme de masques singuliers que découvrent, au cours de la phase terminale de la cérémonie rituelle, les initiés du KEBE-KEBE. Le KEBE-KEBE est, en réalité, une société initiatique. L'initiation est close par une parade de masques très beaux. La déclinaison ordinaire du KEBE-KEBE s'apparente à un sport festif où s'affrontent les meilleurs danseurs des différents villages. Il s'agit d'une sorte de "derviches tourneurs", engoncés dans des robes de raphia, dénommées "AHOUYA", sertis de plumes d'oiseaux divers, "MIODODO", et manipulant une marott. Généralement cette marotte symbolise une tête de KOYO peinte et exhibe les scarifications singulières de l'ethnie. Elle renseigne ainsi fondamentalement sur les paradigmes canoniques de la beauté KOYO-NGOMBE. De plus en plus les marottes s'inspirent de l'histoire politique et militaire. Certaines, aujourd'hui, représentent des militaires ou des hommes politiques célèbres. Le village vainqueur correspond à celui des danseurs qui se sont appliqués excellemment à répondre aux exigences esthétiques de la danse, d'abord, et, ensuite, ont réussi à réaliser le plus grand nombre possible de tours dans la cour du village organisateur de la compétition.