Parc de la Feyssine
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Le parc de la Feyssine est un espace vert situé sur les bords du Rhône, au nord de la commune de Villeurbanne. D'une superficie totale de cinquante-cinq hectares, il est coupé en deux par le boulevard périphérique, et seulement quarante hectares sont aménagés.
[modifier] Histoire
Le terrain actuel de la Feyssine était occupé jusqu'au XIXe siècle par des terres agricoles.
On commença à y pomper de l'eau à partir de 1887. Le site devint rapidement la zone de captage d'eau principale de l'agglomération lyonnaise. La baisse du niveau des eaux a obligé à déplacer la zones de captage à Crépieux-Charmy. Le captage fut définitivement arrêté en 1976. Il reste aujourd'hui encore des puits désaffectés.
Le site est alors devenu une friche dans laquelle se sont construites des habitations vétustes et illégales. La mairie de Villeurbanne a décidé à la fin des années 1990, de réhabiliter ce site. Il fut question d'en faire une zone d'habitation dense, mais les élus Verts du conseil municipal se sont opposé à ce projet, arguant, entre autres, que le site se trouvait en zone inondable. Il a alors été décidé de créer un parc municipal.
[modifier] Disposition
Les travaux ont débuté en 2000 et le parc a été inauguré en 2002. Il est constitué des deux parties :
- Une peupleraie, traversée dans sa longueur par une piste cyclable, une promenade hectométrique (appelée ainsi car tous les cent mètres, on y trouve une borne éducative) et un chemin de halage. Il est également parcouru par deux fossés, appelés petit diapason et grand diapason. Ce sont d'anciens canaux qui servaient de réserve d'eaux pour la nappe phréatique. Le nom diapason vient de la forme générale de la disposition de ces deux canaux. On y trouve également un étang artificiel qui a une vocation pédagogique. Enfin, il y a un pont en bois d'une longueur de deux cent mètres, qui enjambe le parc dans toute sa largeur et qui permet de relier le boulevard Laurent Bonnevay au Rhône. Il a été conçu de manière à donner l'impression d'être suspendu au dessus des arbres.
- Une zone de prairies, appelée la grande prairie, aménagée sur une ancienne gravière.
Le parc relie, à l'est, le parc de Miribel-Jonage et à l'ouest, le parc de la Tête d'Or. Il a ainsi permis d'établir une « coulée verte » le long des bords du Rhône. Lorsque l'aménagement des quais du Rhône sera terminé, elle s'étendra jusqu'à Gerland.
[modifier] Faune et flore
Dans le parc, certaines parcelles sont réservées à des expériences botaniques (régénération des boisements, acclimatation d'espèces étrangères, etc). On peut de temps en temps y rencontrer, des chevaux domestiqués, en liberté.
La faune et la flore du parc sont assez riches :
- des oiseaux : pics verts, mésanges, et sur les îlots en bord de Rhône : hérons, faucons hobereau, etc.
- mammifères : lapins, ragondins, etc.
- fleurs : sauge des prés, origan, plus de vingt variétés d'orchidées différentes, etc.
- arbres : peupliers, noyers, aubépine, etc.