Tourisme en Algérie
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Tourisme en Algérie
[modifier] Tipaza : une fenêtre sur l’antiquité
En son sein, on remonte l’histoire, on chevauche le temps pour nous retrouver dans une toute autre époque. Au-delà des 70 hectares qu’elle couvre, c’est notre époque, les temps que nous vivons. En effet, routes pavées de dallage, un amphithéâtre imposant[1], mosaïques, piscines, puits, villas, fontaines, fresques, porte monumentale, etc. Tout laisse croire qu’on se trouve au milieu d’une ville italienne datant de l’époque romaine.[2]
A 80 km à l’ouest d’Alger la blanche, Tipaza l’antique accueille dans son visiteur dans une ambiance typiquement méditerranéenne et résolument tournée vers le passé. Un passé lointain, enfoui dans les tréfonds de son histoire.
Tipaza qui a gardé son nom phénicien signifiant «escale», est une ville côtière située au pied du mont Chenoua qui fait fasse à la mer. Situé entre la mer et la montagne, son parc archéologique abrite les vestiges de la ville romaine et du comptoir phénicien du VIe siècle avant J-C.
La présence humaine dans cette ville remonte à 12000 ans avant J-C selon la datation établie par des archéologues sur les fouilles de la grotte Rassel. Proche de Caeserea (actuelle Cherchell) l’antique capitale du roi numide Juba II, les romains ont en fait une cité longtemps rayonnante aussi bien sur le plan architectural qu’artistique et religieux. Profitant du prestige de la cité du roi numide, Tipaza est devenue une véritable cité qui a été beaucoup influencée par les cultures numides et greco-romaines[3]. Elle a connu un rayonnement sous le règne du roi numide Juba II avant de devenir au premier siècle de notre ère une colonie latine sous le principat de Claudius.
Au deuxième siècle, cette cité romanisée s’agrandit vers l’ouest au dépend d’une ancienne nécropole punique. Bien qu’elle était entourée d’une longue muraille de 2 km cela n’a pas empêcher sa destruction en l’an 430 par les Vandales menés par Genséric.
Un sentier grimpe en escalier avant l’entrée vers la partie la plus ancienne de la ville où furent retrouvés les vestiges d’une basilique judiciaire de III avant J-C . L’entrée du site archéologique se trouve à l’est des ruines. On accède au parc national de Tipaza à la hauteur des restes de d’un imposant amphithéâtre[4]. Comme toute ville romaine, deux voies principales la traversent : le Decumanus Maximus et le Cardo [5]. La première est un prolongement de la route qui reliait Icosium (Alger) à Caeserea. La seconde est la voie perpendiculaire qui fait angle avec le Decumanus Maximus.
En partant vers l’Ouest, le Decamanus conduit au Nymphée [6], une fontaine imposante, d’où l’eau ruisselait en cascades, sur les marches, entre les colonnes de marbre et considéré comme le plus beau d’Afrique du Nord.
Vers l’Ouest, du côté de la Porte Monumentale (la porte Caeserea), se trouve le théâtre construit sur une élévation. Il a préservé la scène, les voûtes extérieures et quelques gradins. De là, un sentier se dirige vers la mer et mène à la grande basilique chrétienne [7], édifiée au IVe siècle après J-C,après avoir passé une piscine et un puit.
Un forum, un cimetière chrétien ; un petit jardin-musé où sont exposés des fragments de bâtiments comme des chapiteaux, des jarres [8]ou des sarcophages ; un système de distribution d’eau et d’égout, des villas dont la villa des fresques, des chapelles etc. pour ne citer que ceux-la, sont autant d’éléments qui rendent le visiteur de cette ville antique oublieux des aléas de la vie moderne l’espace d’une escapade.
Pour terminer cette visite en beauté, rien ne vaut un passage par Cherchell (Caeserea) [9] qui tout autant que Tipaza, est une véritable fenêtre sur l’antiquité.
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