Thomas de Courval-Sonnet
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Thomas de Courval-Sonnet, né en 1577 à Vire et décédé en 1627, est un poète satirique français.
Thomas de Courval-Sonnet exerçait la profession de médecin. Il appartient à la tradition de la satire normande dans la lignée de Vauquelin, Du Lorens, Angot de l'Éperonnière et Auvray.
Ses premières satires sont dirigées contre les abus publics de son siècle. Les satires attaquant le clergé dénoncent ses mœurs déréglées et sa simonie, l’acquisition de bénéfices ecclésiastiques contre redevance et le rançonnement par la dîme de ceux qui acquéraient de telles charges. Les satires contre la noblesse de robe dénoncent la longueur des procédures judiciaires, l’avidité des gens de loi et la vénalité des charges. Les satires contre les financiers vilipendent leur vil enrichissement à la suite des guerres de religion qui avaient dévasté la France, et la Normandie au premier chef.
Il a ensuite produit Les exercices de ce temps dont les douze satires sont des études de mœurs aux sujets populaires nettement dans le style de Mathurin Régnier. Il a également produit sept satires contre le mariage, une satire en prose contre les charlatans et les pseudo-médecins empiriques.
- VIRE fut mon berceau, ma nourrisse et mon laict,
- CAEN l’vnique seiour de mon adolescence,
- PARIS, de ma jeunesse, et maintenant la FRANCE
- A mon nom mes écrits, mes escris, mon corps, en ce pourtraict.
[modifier] Œuvres
- Satyre Menippée contre les femmes, à Paris chez Jean Millot, 1609-10
- Les œuvres satyriques du sieur de Courval-Sonnet contre les abus et désordres de la France, à Paris chez Rollet Boutonné, 1622
- Les tromperies des charlatans descouvertes, à Paris chez N. Rousset, 1619
- Satyre contre les charlatans, et pseudomedecins empyriques : en laquelle sont amplement descouvertes les ruses & tromperies de tous les theriacleurs, alchimistes, chimistes, paracelcistes, distillateurs, extracteurs de quintescences, fondeurs d'or potable, maistres de l'elixir, & telle pernicieuse engeance d'imposteurs : en laquelle d'ailleurs sont refutees les erreurs, abus, & impietez des iatromages, ou medecins magiciens, qui usent de charmes, billets, parolles, characteres, invocations de demons, & autres detestables & diaboliques remedes, en la cure des maladies, à Paris chez Jean Millot, 1610
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