Droit d'ingérence
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le droit d'ingérence, terme créé par le philosophe Jean-François Revel en 1979, est la reconnaissance du droit qu'ont une ou plusieurs nations de violer la souveraineté nationale d'un autre État, dans le cadre d'un mandat accordé par l'autorité supranationale.
Dans la pratique, au nom de l'urgence humanitaire, il n'est pas rare que le mandat soit fourni rétroactivement ; ainsi l'intervention de la France en Côte d'Ivoire en 2002 s'est faite initialement sans mandat de l'Organisation des Nations unies.
[modifier] Critiques
Le droit d'ingérence n'a pas de base juridique solide. De plus, la notion n'est pas nouvelle.
L'idée d'aller dans un pays étranger pour y "aider" la population est ancienne : au XIXe siècle, on parlait alors d'« intervention d'humanité ». Les européens appelaient ainsi leurs actions pour aller, officiellement, sauver les chrétiens vivant en Turquie, mais officieusement, pour déstabiliser le Sultan de Turquie, Abdul-Hamid II. Au nom de cette « intervention d'humanité », les pires atrocités furent commises.[1]
Mais comme le disait Juvénal, le célèbre poète latin: Quis custodiet ipsos custodes? (qui me protègera de mes protecteurs ?). Lors d'intervention justifiée par le droit d'ingérence, le problème se pose au niveau de la prise de décision: en effet, on ne peut que constater que c'est toujours le pays le plus fort qui va aider le pays le plus pauvre. De plus rappelons que Napoléon avait l'habitude de dire que « la guerre ne se fait jamais pour des idées, mais toujours pour des intérêts »...
Mais, il n'est pas sans rappeler que nombre de peuple ont été sauvés et protégés grâce à ce droit d'ingérence
[modifier] Références
- ↑ Camp. A. Rougier, "La théorie de l'intervention d'humanité", la Revue gén. de droit intern. public, t. XVII (1910), p. 468 et suiv
"le droit d'ingérence", collection que sais-je?, charles zorgbide