Familles de saints
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Quelques familles voient plusieurs de leurs membres être considérés comme saints par l’une des Églises chrétiennes.
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[modifier] Famille royale de Hongrie
À deux reprises, la famille royale de Hongrie a connu plusieurs saints :
- à la fin du Xe siècle, saint Étienne de Hongrie épouse sainte Gisèle de Bavière, sœur de l’empereur germanique saint Henri II (qui épouse lui-même sainte Cunégonde de Luxembourg) ; leur fils Émeric ou Imre, qui ne règne pas, est lui aussi saint ;
- au XIIIe siècle, Élisabeth de Hongrie (1207-1231), veuve à vingt ans du duc Louis de Thuringe, et canonisée (une des premières canonisations selon des règles) en 1235. Deux de ses nièces deviennent saintes :
- sa nièce Marguerite de Hongrie (morte en 1270), se retire au couvent à douze ans, son procès en canonisation est entamé en 1276 et aboutit en 1943 (mais elle est vénérée bien avant) ;
- sa sœur aînée Kinga de Hongrie ou Cunégonde (morte en 1292), épouse de Boleslas V de Pologne, retirée au couvent de Sandbeck, elle est patronne du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie ; canonisée en 1999 ;
- leur frère Étienne V de Hongrie est le père d’Élisabeth morte en 1320 en odeur de sainteté[1] ;
- une autre petite-nièce d’Élisabeth de Hongrie, Élisabeth de Portugal (1271-1336), fille de Pierre III d'Aragon et de Yolande de Hongrie, sœur de saintes Kinga et Marguerite de Hongrie, fut l’épouse de Denis Ier de Portugal, est considérée comme sainte par l’Église catholique,
[modifier] Famille royale de Pologne
- Sainte Edwige de Silésie ou de Pologne, tante de sainte Élisabeth de Hongrie (voir plus haut)
[modifier] Famille royale du Kent
- Saint Ethelbert, roi du Kent (mort en 616), converti par son épouse Berthe. Ses trois filles sont toutes des saintes :
- sainte Sédride, moniale à l’abbaye de Faremoutiers ;
- sainte Aubierge, moniale à l’abbaye de Faremoutiers ;
- sainte Etheldrède ou Audrey, fondatrice du monastère d'Ely ;
- son fils Earconbeart, roi de Cantorbéry, a pour filles :
- sainte Earcongothe, moniale à l’abbaye de Faremoutiers ;
- sainte Erménilde, épouse du roi Wulpert de Mercie et morte à Ely ; leur fille est :
- sainte Wereburge, morte elle-aussi à Ely
[modifier] Famille royale franque
- saint Pépin de Landen, maire du palais, et son épouse sainte Itte ou Ida de Nivelles ; leurs enfants sont :
- saint Bavon
- sainte Gertrude, abbesse de Nivelles ;
- sainte Peggy ou Begga, épouse d’Anségise, fils de saint Arnoul, évêque de Metz
- Grimoald
[modifier] Famille sainte de Marœul (VIIe siècle)
- saint Walbert et son épouse sainte Bertille ; ils ont deux filles :
- sainte Aldegonde de Maubeuge
- sainte Waudru, épouse de saint Vincent Madelgaire, ils se séparent pour aller au couvent, Waudru au monastère de Mons, Vincent devient abbé de Hautmont et fonde l’abbaye de Soignies ; ils ont quatre enfants :
- saint Landry, évêque de Melsbrœk ;
- saint Dentelin ;
- sainte Aldetrude, abbesse de Maubeuge ;
- sainte Madelberte, abbesse de Maubeuge
[modifier] Famille d’Isidore de Séville
Le père d’Isidore est Sévérien, qui fuit la persécution arienne des Wisigoths et s’installe à Séville. Il a quatre enfants :
- saint Léandre devient archevêque de Séville après s’être occupés de ses frères et sœurs à la mort de son père ;
- sainte Florentine, moniale ;
- saint Fulgence d'Ecija, évêque d'Ecija puis archevêque de Séville à la suite de son frère, avec qui il convertit les ariens ;
- saint Isidore de Séville, encyclopédiste, auteur des Étymologies, qui servent d’encyclopédie principale durant tout le Moyen Âge
[modifier] Famille de Basile le Grand
- Sainte Macrine l'Ancienne, mère de :
- saint Basile l'Ancien, époux de sainte Emmélie. Ils ont dix enfants, dont :
- saint Basile de Césarée, dit le Grand, Père de l’Église
- saint Grégoire de Nysse,
- sainte Macrine la Jeune
- saint Pierre de Césarée, évêque de Sébaste
- saint Basile l'Ancien, époux de sainte Emmélie. Ils ont dix enfants, dont :
[modifier] Voir aussi
[modifier] À lire pour aller plus loin
- Sur la famille de saints de Marœul, près d'Arras, lire aussi :
- leurs Vie de saint ;
- les Monumenta Germaniæ Historica :
- les Acta Sanctorum des bollandistes ;
- Léon Van der Essen, Le siècle des Saints (625-739). Etude sur les origines de la Belgique chrétienne, La Renaissance du Livre, Bruxelles, 1942
[modifier] Sources
- Régine Pernoud, Les Saints au Moyen Âge - La sainteté d’hier est-elle pour aujourd’hui ?, Plon, Paris, 1984, 367 p.
[modifier] Notes
- ↑ Régine Pernoud, Les Saints au Moyen Âge - La sainteté d’hier est-elle pour aujourd’hui ?, Plon, Paris, 1984, 367 p., p 133