Fréhel (chanteuse)
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Fréhel, née à Paris, au numéro 2 du boulevard Bessières, le 13 juillet 1891, est morte dans cette même ville le 3 février 1951.
De son vrai nom Marguerite Boulc'h, elle a considérablement marqué la chanson française de l'entre-deux-guerres. Fille de concierge et d'origine bretonne, elle a grandi dans les quartiers les plus populaires de Paris. A quinze ans, elle est Vendeuse au porte à porte. Son travail lui permet de rencontrer la Belle Otero, artiste alors adulée qui admire son audace et ses formes ainsi que, évidemment, sa voix, et lui propose de chanter sous le nom de Pervenche.
Entre 1908 et 1910, elle entame un beau succès populaire. C'est alors que, à la Taverne de l'Olympia, elle rencontre Robert Hollard (Roberty), un jeune bourgeois amateur de music-hall. Elle épouse cet homme à qui elle donne un enfant qui meurt en bas-âge, puis est rapidement abandonnée par ce séduisant comédien qui finit par lui préférer Damia. Elle noue ensuite une relation de courte durée avec Maurice Chevalier qui la quitte pour Mistinguett (sans doute plus utile pour sa carrière) et surtout pour fuir son contact : il commence en effet à s'accrocher à la cocaïne. Fréhel (on la surnomme désormais ainsi en référence au cap breton), bien qu'auréolée de succès, fuit donc une vie sentimentale désastreuse et finit par plonger dans l'alcool et la drogue, quittant la France pour l'Europe de l'Est et la Turquie d'où l'ambassade de France la rapatrie dans un état lamentable en 1923. En 1925, l'« inoubliable inoubliée » remonte sur les planches de l'Olympia pour le plus grand plaisir d'un public qui ne se lasse pas de ses couplets réalistes.
Son physique méconnaissable - elle s'est considérablement empâtée - lui ouvre paradoxalement les portes du cinéma : (Cœur de lilas (1931), Le Roman d'un tricheur (1936), Pépé le Moko (1936) où elle interprète l'inoubliable "Java bleue"...).
En 1950, Robert Giraud et Pierre Mérindol inviteront Fréhel à se produire devant son public parisien dans une ancienne salle de bal, les Escarpes, située près de la place Contrescarpe. Ce seront les dernières apparitions publiques de la chanteuse.
Elle ne se relèvera jamais de ses drames passés. C'est dans une chambre sordide d'un hôtel de passe, au 45 de la rue Pigalle, qu'elle meurt seule le 3 février 1951. Une foule importante assistera à son enterrement. Elle est inhumée au cimetière de Pantin.
Ce fut une grande vedette... Son public avait été littéralement envoûté par sa grande beauté et par la force dramatique qui se dégageait de cette voix au timbre chaud et puissant, mais jamais vulgaire. Depuis, nombre de chanteurs se revendiquent d'elle : Charles Trénet, Mano Solo, Jacques Higelin...
[modifier] Chansons
- L'obsédé (1930)
- Pauvre grand (1930)
- Sous la blafarde (1930)
- Comme un moineau (1930)
- Comme une fleur (1931)
- La coco (1931)
- Quand on a trop de cœur (1931)
- La chanson du vieux marin (1931)
- A la dérive (1931)
- Musette (1932)
- Le grand Léon (1933)
- C'est un mâle (1933)
- La peur (1935)
- Il encaisse tout (1935)
- Il est trop tard (1935)
- Où sont tout mes amants (1935)
- Rien ne vaut l'accordéon (1935)
- La valse à tout le monde (1936)
- Le fils de la femme poisson (1936)
- Les filles qui la nuit ... (1936)
- Maison louche (1936)
- Tel qu'il est (1936)
- Et v'la pourquoi (1936)
- Pépé le moko (1936)
- Sous la flotte (1936)
- Tout change dans la vie (1936)
- C'est un petit bal musette (1936)
- Pleure (1937)
- Derrière la clique (1938)
- L'amour des hommes (1938)
- La chanson des fortifs (1938)
- La môme Catch-catch (1938)
- Ohé ! les copains ! (1939)
- La der des der (1939)
- La java bleue (1939)
- Sans lendemain (1939)
[modifier] Filmographie
- 1949 : Maya : Notre Mère
- 1949 : Un homme marche dans la ville : la femme de Buck
- 1947 : L'homme traqué : la mère Tout le Monde
- 1941 : L'enfer des anges : la femme Sulpice
- 1940 : L'entraîneuse : la chanteuse
- 1939 : Berlingot et compagnie : Bohemia
- 1939 : Une java : la patronne du bar
- 1938 : La Maison du Maltais : Rosina
- 1938 : Le puritain
- 1938 : La rue sans joie : Henriette
- 1937 : Pépé le Moko : Tania
- 1937 : L'innocent
- 1936 : Le Roman d'un tricheur : Redhead (chanteuse)
- 1936 : Gigolette : la chanteuse
- 1934 : Amok : chanteuse du cabaret
- 1934 : La rue sans nom
- 1932 : Cœur de lilas : la Douleur
[modifier] Liens externes
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