Josi Meier
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Josi J. Meier, femme politique suisse, née le 31 août 1926 à Dagmersellen; décédée le 4 novembre 2006 à Lucerne. Elle fut conseillère nationale de 1971 à 1983 puis députée au Conseil des Etats de 1983 à 1995 dans les rangs du PDC.
Sa première grande mission fédérale fut l’appartenance à la commission Wahlen qui prépara la révision totale de la constitution. Elle rédigea les chapitres « Les droits politiques ; citoyens et habitants ; la protection des minorités ainsi que ceux sur la défense nationale ». Elle fut l’un des dix premières femmes à siéger au Conseil national en 1971 et la première à présider le Conseil des Etats en 1991/92.
Licenciée en droit de l’Université de Genève et avocate de renom, elle parvint à se faire élire au Grand Conseil lucernois en 1971 puis quelques mois plus tard au Conseil national en détrônant un conseiller sortant. Le hasard du placement l’avait mis à côté de Kurt Furgler, alors président du groupe démocrate-chrétien. Elle lui demanda s’il ne lui fallait pas renoncer à ce siège en faveur du battu ce à quoi le futur conseiller fédéral lui répondit avec aplomb : « Il n’en est pas question, Josi ».
Au Parlement fédéral, elle se spécialisa dans trois domaines, le droit, les assurances sociales et les affaires étrangères. Elle fut la vice-présidente de la commission d’enquête parlement sur les événements survenus au DFJP. Josi Meier fut pour beaucoup de femmes parlementaires un modèle difficile à égaler.
On se souvient de son initiative parlementaire pour l’harmonisation des assurances sociales. Dans le domaine de nos relations extérieures, elle occupa toutes les fonctions : présidente de la commission de politique extérieure, présidente successivement des délégations auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, de l’Union interparlementaire et de l’Assemblée parlementaire de l'OSCE. Elle a aimé chaque instant de ces activités qui la mettait en relation avec des représentants de tous les pays du monde. On la vit de Pyongyang à Santiago du Chili, d’Ottawa à Canberra, défendre avec la même foi la cause de la liberté des peuples. L’Espagne envisagea de lui décerner l’Ordre d’Isabelle la Catholique mais elle dut décliner cette distinction en raison de l’article constitutionnel interdisant les décorations. Mais rien n’empêcha qu’elle accepte le doctorat honoris causa de l’Université de Fribourg.
Josi Meier savait payer de sa personne et ne se contentait pas de discourir. Elle fut présidente du comité des droits de l’homme de l’Union interparlementaire et à ce titre se rendit dans la cellule de la députée kurde Leyla Zana pour lui apporter soutien et réconfort. A l’époque de la guerre froide, elle combattit avec énergie les totalitarismes de tous genres. Elle tint à visiter la Tchécoslovaquie peut avant sa division en deux Etats et apprécier de près ce divorce pacifique. Lors d’une entrevue avec le premier ministre Li Peng, elle aborda la question des droits de l’homme en Chine et au Tibet dans des termes non équivoques.
L’élection d’Alfons d’Egli au Conseil fédéral lui permit de se porter candidate à sa succession au Conseil des Etats en 1983 où elle siégea jusqu’à 1995.
Sa prestation lors de la Session des femmes en 1991 est restée dans les mémoires: "Je comprends maintenant ce que veulent dire les hommes qui affirment que la place des femmes est à la maison. Ils ont raison. Cette maison est celle où siègent les autorités communales, celle où siègent les autorités cantonales, celle où siègent les autorités fédérales", avait-elle déclaré.
Josi Meier était une véritable humaniste, extrêmement compétente dans les questions qu’elle traitait. Elle était pleine d’humour et d’une rare finesse d’esprit.
Bien que gravement atteinte dans sa santé, elle avait réuni ses amis une dernière fois dans son domicile au bord de la Reuss en août dernier pour célébrer son 80e anniversaire, mais c’était pour leur dire « adieu » définitivement.
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