La Porte du Paradis
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La porte du Paradis (Heaven's Gate) est un film américain de Michael Cimino sorti en 1980.
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[modifier] Synopsis
Dans les années 1870, deux amis d’Harvard, James et Billy, fêtent la fin de leurs études. Vingt ans plus tard, James, devenu shérif dans le Wyoming, se rend à la grande ville pour acheter une voiture et l'offrir à une tenancière de bordel, la française Ella, dont il est épris. Il y apprend par la bouche de Billy que le puissant syndicat des éleveurs a engagé des mercenaires et prépare une expédition punitive dans son comté : cent vingt-cinq hommes, femmes et enfants, pour la plupart des immigrants récents d’Europe centrale et des pauvres, regardés comme des voleurs et des anarchistes par les éleveurs, seront exécutés. De retour dans le Wyoming, Jame entreprend d’organiser la résistance et tente de convaincre Ella de quitter la région...
[modifier] Fiche technique
- Titre original : Heaven's Gate
- Réalisation : Michael Cimino
- Scénario : Michael Cimino
- Production : Partisan Productions, United Artists
- Musique : David Mansfield
- Image : Vilmos Zsigmond
- Photographie : Vilmos Zsigmond
- Montage : Lisa Fruchtman, Gerald Greenberg, William Reynolds et Tom Rolf
- Type : Western
- Durée : 143 minutes (version studio exploitée) - 220 minutes (version originale réalisateur)
[modifier] Distribution
- Kris Kristofferson (James Averill),
- Christopher Walken (Nathan D. Champion),
- Isabelle Huppert (Ella Watson),
- John Hurt (Billy/William C. Irvine),
- Brad Dourif (M. Eggleston),
- Joseph Cotten (le révérend Gordon Sutton),
- Jeff Bridges (John L. Bridges)
[modifier] Autour du film
- Le film s'inspire de faits réels connus sous le nom de : Bataille de Johnson County (sur wikipédia en anglais)
- Cette fresque monumentale, réalisée par un cinéaste au sommet de son art, a été accusée de ruiner la United Artists et a fait l’objet de plusieurs coupes en raison d’un mauvais accueil public et critique. On ne pardonna pas au jeune réalisateur, têtu et mégalo, ses personnages mystérieux, ses scènes allusives, la longueur de son film et sa démythification féroce de la légende américaine. Depuis, La porte du paradis ne cesse d’être réévalué : porté aux nues comme un chef-d’œuvre incompris, il est considéré comme un incontournable du cinéma, à la fois tombeau d’une époque (le cinéma d’auteur hollywoodien) et d’un genre (le western). À travers ce film, Cimino signe sa version engagée et désabusée, épique, lyrique et contemplative, de naissance d’une Nation. Visuellement, les séquences de la remise des prix à l’université, de l’agitation de la grande ville, du train à vapeur, de la marche des migrants, de la danse sur patins à roulettes, etc., participent toutes d’un souci extrême, quasiment magique, du détail. Organisée autour de mouvements circulaires, la mise en scène nous invite à pénétrer un tourbillon où la lumière, la musique et les émotions s’entrelacent avec l’histoire et ses contradictions. Le résultat, d’une puissance incantatoire, ne peut laisser indemne.
[modifier] Distinctions
Sélection officielle Cannes 1981
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