Culture de la Légion étrangère
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De par son ancienneté, mais surtout grâce ses illustres faits d’armes, et par le mystère et l'aura qui tournent autour de son recrutement et de sa discipline, la Légion étrangère a suscité toute une production d’œuvres d’art, qui ont fini par constituer une mythologie particulière.
Sommaire |
[modifier] Institutions internes
[modifier] L'Institution des invalides de la Légion étrangère
Cet établissement fut initialement créé afin d’accueillir les nombreux blessés d’Indochine. Acquis en 1953 grâce à l’appui du général Koënig le domaine, baptisé « Capitaine-Danjou » et implanté à Puyloubier, fut inauguré le 02 mai 1954. Il a pour vocation d’héberger et de réinsérer les anciens légionnaires et les invalides. La réinsertion professionnelle des anciens légionnaires blessés en service, ou qui rencontrent des difficultés pour se réinsérer dans la vie civile, est réalisée par le biais d’activités occupationnelles dans différents ateliers d’artisanat (céramique, sérigraphie, reliure…) ou de travaux d’agriculture (élevage, vigne…). Dans le cadre de la solidarité qui unit les légionnaires au travers des générations, tous les jeunes engagés volontaires passent à l'IILE une journée au moins pour y aider leurs anciens. De même les régiments de métropole, en fonction des contraintes opérationnelles, envoient une section au moment des vendanges afin d'aider à la récolte du raisin qui va servir à produire le vin de Puyloubier.
[modifier] La revue Képi blanc
La Légion étrangère possède une revue officielle créée en 1947 et toujours éditée de nos jours : Képi blanc
Le premier bulletin associatif de la Légion étrangère fut « La Légion étrangère », revue historique et d'actualité de la Légion étrangère, créé en 1912. Suspendu au cours de la 1re Guerre Mondiale, il renaît en 1931, à la création de l'USALE (Union des sociétés d'Anciens de la Légion étrangère). En 1945, la revue change de nom et devient « Vert et Rouge » qui sera publié jusqu'en 1959.
Le 30 avril 1947, sous la plume du capitaine Gheysens, premier rédacteur en chef, paraît ce qui sera le journal de tous les régiments étrangers. Le mensuel, « Képi blanc, la vie de la Légion » se veut le reflet de la Légion actuelle et présente tant les activités des régiments (entraînement, opérations) que la vie des anciens ou l'histoire de l'Institution. Il permet à tous, anciens et plus jeunes de rester en contact, entre eux et avec l'Institution. Il est vendu sur abonnement et le montant de cet abonnement est versé au Foyer d'entraide de la Légion étrangère pour assurer le fonctionnement de l'Institution des Invalides de la Légion étrangère.
[modifier] Devise
« Legio Patria Nostra » |
L'origine de cette devise est aujourd'hui mal connue. On ne sait pas exactement quand, ni comment elle est née et a été adoptée. Néanmoins, l'appartenance à cette Patrie, à cette nouvelle famille, n'oblige pas à la répudiation de la première. La Légion étrangère respecte la patrie d’origine du légionnaire et il est parfaitement libre de conserver sa nationalité. À tel point que la Légion demande son accord à tout légionnaire qui pourrait être envoyé sur un théâtre d’opération sur lequel son pays d’origine serait également engagé.
[modifier] Devise des régiments
- 2eREP : More Majorum (à la manière des Anciens)
- 3eREI : Legio Patria Nostra
- 13eDBLE : More Majorum
- 2eREI : Être prêt
- DLEM : Pericula ludus (au danger mon plaisir)
- 1erREC : Nec pluribus impar (à nul autre pareil)
- 1erREG : Ad unum (jusqu'au dernier)
- 2eREG : Rien n'empêche
[modifier] Traditions de la Légion
[modifier] Le Képi blanc
Le couvre-képi kaki, parfois complété par un couvre-nuque, était porté par les troupes qui participèrent à la conquête de l'Algérie et du Maroc. Il était destiné à les protéger du soleil. Mais entre l'action du soleil et les lavages répétés, il eut vite tendance à devenir blanc, marquant ainsi la fierté des plus anciens. Ensuite, par habitude, puis par tradition, la Légion porte le képi blanc en tenue d'été et le képi réglementaire en tenue d'hiver. Le 14 juillet 1939, la Légion défile sur les Champs-Élysées en tenue d'été... et képi blanc. Le port en est ensuite généralisé dans les unités à tel point qu'en 1959, l'intendance livre les premiers képis blancs « réglementaires ».
[modifier] Le béret vert
Le képi blanc est remplacé au cours d'opérations sur le terrain par le béret vert. Il fut introduit par le 1er BEP, futur 1er REP, en 1948.
[modifier] Le rouge et le vert
Ces couleurs sont héritées des Suisses de la 2e Légion (1855) qui tinrent à garder leur marque distinctive.
[modifier] Les épaulettes vertes
Les épaulettes de tradition « vert et rouge » font partie de la tenue à la Légion étrangère depuis 1868. Elles sont désormais portées par les sous-officiers subalternes (jusqu'au grade de sergent-chef) et les militaires du rang.
La seule disctinction est que pour les caporaux-chefs et les sous-officiers, ces épaulettes présentent une bance dorée entre la galette verte et les franges rouges.
[modifier] La ceinture bleue
La ceinture de laine pour les troupes d'Afrique était à l'origine et jusqu'en 1862 un accessoire vestimentaire de couleur variable, destiné à préserver des affections instestinales, en évitant les refroidissements.
Longue de 4,20 m et large de 40 cm, elle nécessite l'aide d'un camarade pour être mise correctement. À l'origine, elle était distribuée dans les corps de l'armée d'Afrique sans distinction de couleur.
[modifier] La cravate verte
Elle est réglementaire depuis 1946, par suite de l'utilisation des stocks des anciens « chantiers de jeunesse ».
[modifier] Le pas
Le pas Légion est cadencé à 88 pas/minute (120 pas/minute pour le régime général et 140 pas/minutes pour les chasseurs alpins). Cette cadence est héritée du rythme de déplacement des armées de l'Ancien Régime et de l'Empire, dont le régiment Hohenlohe, duquel la Légion étrangère a conservé nombre de traditions.
[modifier] Défilé du 14 juillet
Au cours du défilé du 14 juillet (jour de la fête nationale française), la Légion est toujours la dernière troupe à pied à défiler. En effet, si ce n'était pas le cas, avec son pas plus lent, elle serait rattrapée par les autres corps d'armée.
Elle est également la seule à défiler avec sa propre musique.
Enfin, devant la tribune présidentielle, la légion ne se sépare jamais, contrairement aux autres corps, car la Légion est une et indivisible. Tout un symbole.
[modifier] Le code d'honneur
Dans les années 1980, le Commandement de la Légion étrangère décide de faire rédiger un guide, regroupant les valeurs fédératrices de la Légion. Il est remis dans sa langue à tout engagé volontaire qui l'apprend par cœur, en français, au cours de l'instruction.
[modifier] Marche et Chansons
[modifier] Marches de la Légion
- Le Boudin, marche officielle de la Légion. La version actuelle date de 1870. Il se chante et s'écoute au garde-à-vous.
Pour en savoir plus sur les chants légion : chants Légion et musique de la Légion étrangère
[modifier] Chansons sur la Légion ou mettant en scène un légionnaire
- Mon légionnaire :
- Version originale écrite par Raymond Asso, musique de Marguerite Monnot, 1936, interprétée par Marie Dubas dont la version la plus célèbre est d’Édith Piaf. Elle est reprise en 1987 par Serge Gainsbourg.
- ce dernier, après le scandale qui a suivi sa reprise de la Marseillaise a voulu montrer sa volonté de ne pas nuire aux armées et à la patrie ; et contrairement à ce que l'on pourrait penser ou ce qui se dit, Gainsbourg avait de l'admiration pour les légionnaires, à qui il a même rendu visite à Nîmes.
- Non, je ne regrette rien chanson d'Édith Piaf écrite en 1956, dédicacée par la Môme à la Légion, et reprise par de nombreux légionnaires à l'issue du putsch d'Alger
- Le fanion de la Légion, chanson créée en 1936 par Marie Dubas
- French Foreign Legion (chanson), chantée par Franck Sinatra en 1958
[modifier] Cinéma et animation
- Un de la légion (1936), film de Christian-Jacque avec Fernandel
- Les hommes sans nom (1937), Réal. Jean Vallée, Sc. et dial. Jean des Vallieres (d’après son roman sur la vie du colonel de Corta), Mus. Joseph Kosma, Lionel Gazaux.
- Beau Geste (1939), film de William Wellmann avec Gary Cooper et Ray Milland.
- Les Souscrits (1939), film d' A.Edward Sutherland avec Laurel et Hardy.
- Le personnage de Pépé le putois (Pepé Le Pew, un des Looney Tunes) incarna, entre autres, un légionnaire séducteur souhaitant séduire une chatte noire opportunément ressemblante à un putois. Dans la version française, il a une voix rappelant l'acteur Yves Montand.
- La Légion saute sur Kolwezi (1980), film de Raoul Coutard avec Bruno Cremer.
- Les Morfalous (1984), film d'Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo
- Légionnaire (1998), film de Peter MacDonald avec Jean-Claude Van Damme racontant la vie d'un boxeur poursuivi par la mafia pour avoir refusé de perdre un match et s'enrôle dans la Légion pour s'en sortir.
- Beau Travail (2000), film de Claire Denis inspiré d'une nouvelle de Herman Melville, Billy Budd.
- Il était une fois la légion , film avec Catherine Deneuve, Gene Hackman et Terence Hill
[modifier] Littérature
- Beau Geste, 1924, Percival Christopher Wren
- Sous le drapeau de la Légion Etrangère Jean des Vallières (pseudo: Jean Ravenne - circa 1930)
- Le Maroc aux portes du Sud Jean des Vallières
- Les hommes sans nom (éd.Albin Michel, le livre de poche, 1933). Jean des Vallières Un film fut réalisé
- Jeux africains de Ernst Jünger
- Légionnaire de Simon Murray
- Légion est mon nom de Giuseppe Bottai, (éditions italiques 2004)
- Les héros de Camerone de l'Abbé Lanusse (de Cambourg éditions)
- El mito de Camerone ((es)) de Joaquim Manes Postigo (Hergue Editores 2004)
- Des Hommes irréguliers 2006, Perrin, Étienne de Montety
- La Légion étrangère, Raphael Schneider, Revue histoire mondiale des conflits n°14,2004
- Camerone 30 avril 1863, Jean-Philippe Liardet, Revue champs de bataille n°7,2005
- La Campagne du Mexique (1862-1867), Jean Avenel, ed economica,1996
- Monsieur légionnaire, Général (cr) Hallo Jean, Lavauzelle, 1994
- The Flying carpet ((en)), 1932, Richard Halliburton