La Marquise de Saluces
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La Marquise de Saluces ou la Patience de Grisélidis est un conte de Charles Perrault.
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[modifier] Histoire
Grisélidis raconte l'histoire d'un prince qui épouse une bergère après en être tombé follement amoureux. Cependant, il ne peut s'empêcher de tester sa patience et son amour en la mettant à l'épreuve. Pleine de qualités chrétiennes, elle subira tout jusqu'à ce qu'il la couronne de ses efforts. Perrault ici montre un modèle féminin de piété.
[modifier] Résumé
Présentation Dans le conte de Perrault, le mari devient un prince ayant marié une bergère. L'homme est affligé de mélancolie et produit quantité de bile noire, qui lui remonte à la gorge sitôt qu'il serait prêt à reconnaître enfin qu'il partage sa vie avec la plus exquise des femmes. La pauvre femme fait contre mauvaise fortune bon cœur et reste fidèle à son époux, malgré tous les maux que celui-ci lui fait subir. Et finalement, le prince se déclare satisfait de la conduite de son épouse, marie sa fille à l'homme de son choix et tout rentre dans l'ordre. Femme honnête n'est pas rancunière.
[modifier] Les Personnages de Grisélidis
Nous pouvons opposer, Grisélidis, modèle de patience et vertue, au prince, qualifié de cruel et sadique. Ceci relève d'une vision manichéenne. Les personnages sont définis sur le plan social : Le prince haut dans la hiérarchie et la petite bergère retirée dans la forêt. Sur la plan physique et moral, les personnages sont extraordinaires. Nous pouvons noter l'extrême beauté de Grisélidis, et la cruauté du prince. La cruauté du prince apparait comme un manque de confiance en lui.
[modifier] Le Sens de Grisélidis
A travers ce conte, Perrault nous offre un miroir de son époque, et en particulier de la haute société, avec notamment une évocation du faste de la vie à la cour, ou encore des scènes de noces...Ce conte est également la prétexte à une réflexion sur le pouvoir :« des peuples réjouis. La complaisance est-elle pour leur prince capricieux qu'ils vont jusqu'à louer son épreuve cruelle.» Sur le plan moral, nous assistons à la fois, à une satire des femmes. Au début du conte, le prince les juge superficielle et malhonnête, et en même temps, il fait leur apologie à travers la vertu de Grisélidis.