Les Russkoffs
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Les Russkoffs (1979), de François Cavanna, est le deuxième volume de son autobiographie.
[modifier] Synopsis
Il y relate «sa» guerre 39-45, les divers métiers qu'il a exercés avant de se faire «embarquer» pour le STO (service du travail obligatoire), à Berlin, où il fabriqua des obus, et fit divers travaux, comme fouiller les décombres des immeubles après les bombardements pour chercher des gens ensevelis, ou rendre divers services aux personnes qui le réquisitionnent, sous étroite surveillance. Il a les yeux grands ouverts, relate les baraques, la faim, la «débrouille», dresse des portraits réalistes de ses compagnons, des gardes, des déportés, des surveillants, des chefs, mélange tout cela avec ses lectures et ses réflexions, parle en vrac de ses amours : la science, la compréhension, l'humour, le russe et «Maria», dont il reparlera souvent.
Lui qui aime tellement se moquer des gens «sérieux», sera servi avec certains Allemands et Français, qui laissèrent quelques pages désopilantes dans ce livre.
On y lit aussi le mépris et la haine de la guerre, de ceux qui la font, de ceux qui l'attendent, de ceux qui l'aiment et de ceux qui en profitent. Il raconte le résultat d'un bombardement vu d'en-dessous. Il raconte la haine et le mépris arbitraire des uns envers les autres. Il raconte ce que ça fait d'être considéré comme un objet. Il raconte certains Allemands sympathiques, les bons, les mauvais, les gens.
Sans moralisme ni militantisme, la réalité telle qu'il la voit.
Il fut transféré vers l'est un peu avant la fin de la guerre, et relate l'arrivée de l'armée rouge en Allemagne, et certaines exactions (terme bien pudique) commises sur l'envahisseur envahi.
Petit passage passionnant : lors de son rapatriement par les Soviétiques au camp de transfert Américain pour son retour en France, que vit-il ? Selon ses termes : à perte de vue des voitures et des camionnettes Allemandes. Eh oui ! La patrie et le fanatisme, c'est bien beau, mais de là à se faire massacrer par les Russes quand il n'y a plus d'espoir, il y a une grande marge.
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