Marie-Agnès Gillot
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Marie-Agnès Gillot est une danseuse française née en 1975 à Caen.
Elle entre à l'École de Danse de l'Opéra de Paris à l’âge de 10 ans, en 1985. En 1989, à 14 ans et demi, elle est admise dans le corps de ballet de l'Opéra avec une dispense d’âge.
Elle y gravit les échelons très rapidement :
- 1991 : elle est promue quadrille.
- 1992 : elle est promue coryphée. La même année, elle participe au Concours international de ballet de Varna où elle arrive finaliste. Elle participe à la création d'Attentat poétique de Daniel Larrieu.
- 1993 : elle danse Giselle (Mats Ek) et l’une des fées du prologue de La Belle au bois dormant (Rudolf Noureiev) lors de la soirée « Jeunes danseurs » à l'Opéra Garnier.
- 1994 : elle est promue sujet. Elle participe à la création mondiale du ballet Le Parc (Angelin Preljocaj) et danse également Till Eulenspiegel (Till l'Espiègle) reconstitué par M. Hodson et K. Archer (d'après Vaslav Nijinski).
- 1996 : elle participe à la création du Magnificat (John Neumeier) et est choisie une fois de plus pour danser une soirée Jeunes danseurs (soirée qui a pour but de mettre en avant des jeunes talents) aux côtés de Karl Paquette pour interpréter le pas de deux du Corsaire (Marius Petipa), danse dans Casse-Noisette (Noureiev), dans Sérénade où elle obtient le rôle de l’Ange et dans Capriccio le rôle de la soliste.
- 1997 : Kader Belarbi (danseur étoile de l’Opéra de Paris et chorégraphe) la choisit pour sa création Salle des pas perdus. Elle danse dans Signes (Carolyn Carlson), La Belle au bois dormant (Noureiev) où elle est la fée Violente, la fée Carabosse ou la fée Lilas. Elle est Henriette et danse le grand pas espagnol dans Raymonda (Noureiev). Cette même année, Marie-Agnès reçoit le Prix Carpeaux récompensant de jeunes danseurs prometteurs.
- 1998 : pour la troisième fois, elle participe à la soirée Jeunes danseurs, où elle danse le grand pas classique hongrois de Raymonda (Noureiev). Danse dans So schnell (Dominique Bagouet), Le Sacre du printemps (Vaslav Nijinski) et le premier pas de deux dans Vaslav (John Neumeier). Elle obtient beaucoup de rôles comme Myrtha dans Giselle, la maîtresse de Lescaut dans L'Histoire de Manon, la reine des dryades et la danseuse des rues dans Don Quichotte (Noureiev.) En début d’année, elle reçoit le prix de l’A.R.O.P. (Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Paris).
- 1999 : elle est promue première danseuse.
Depuis 2001, elle a ajouté énormément de ballets à son répertoire :
- de William Forsythe : In the middle somewhat elevated, Woundwork 1, The vertiginous thrill of exactitude, Approximate, Paspart
- de George Balanchine : Concerto barocco, Apollon Musagète (rôle de Terpsichore), Jewels Rubis et Diamants, Sérénade, Liebeslieder Waltzer, Agon, Symphonie en ut, Les Quatre tempéraments (rôle de Colérique)
- de Rudolf Noureiev : Lac des cygnes (le pas de trois puis le rôle-titre), Don Quichotte (rôle de Kitri), La Bayadère (rôle de Nikiya), Raymonda, La Belle au Bois Dormant
- de Roland Petit : Le jeune homme et la mort, Clavigo (rôle de l'étrangère), Notre-Dame de Paris
- de John Neumeier : Sylvia (rôle de Diane)
- de Maurice Béjart : La IXe Symphonie, Le Concours, Webern Opus V
- d'Angelin Preljocaj : Casanova, Annonciation
- de Pierre Lacotte : Paquita
- de Mats Ek : Giselle, Appartement
- de Kader Belarbi : Hurlevent (rôle de Catherine)
- d'Édouard Lock : AndréAuria (rôle d'AndréAuria)
- de Kenneth Mac Millan : L'Histoire de Manon (rôle de la maîtresse de Lescaut)
- de Patrice Bart : Giselle (rôle de Myrtha).
Le 18 mars 2004, à la suite de la représentation de Signes (Carolyn Carlson), Marie-Agnès Gillot est nommée danseuse étoile du Ballet de l'Opéra national de Paris.
Depuis 2004, elle brille dans les œuvres suivantes :
- de Jerome Robbins : Etudes (Lander), Glass Pieces
- d'Angelin Preljocaj : Le Songe de Médée
- de John Neumeier : Wuthering Heights, Sylvia (rôle de Diane)
- de Roland Petit : Carmen et Le Jeune homme et la mort
- d'Abou Lagraa : Le Souffle du temps
- de Maurice Béjart : Boléro.
En janvier 2007, elle crée sa seconde chorégraphie "Rares Différences" avec une danseuse classique, Julie Guibert, en alternance avec Marjorie Hannoteaux, et deux danseurs de hip hop, Brieuc Carpentier et Marc Mandravaheloka, alias Fish, lors de la 15ème édition du Festival [Suresnes Cités Danse] dirigé par Olivier Meyer. La durée du spectacle est de 30 minutes. Les musiques sont de Willie Bobo, [Otto Bubenicek] -qui danse à Hambourg avec son frère jumeau Jiri-, Bela Bartok, et Gabriel Fauré. (Sa toute première chorégraphie est un huit minutes pour l'Opéra de Paris)
Il a été reçu par une presse enthousiaste :
- Avec Les Rares Différences, l'Étoile convainc en dévoilant un univers personnel et sensuel et une gestuelle précise et raffinée. Cette pièce séduisante et prometteuse constitue le meilleur du programme « Cités Danse variations »
- Isabelle Danto, LE FIGARO, 16 janvier 2007
- Inspiré par la sculpture de Rodin, le trio Les Rares Différences fait imploser les corps lentement. Suite de séquences courtes, ponctuée d'étreintes belles et bizarres, cette pièce, encore un peu appliquée possède une sincérité d'invention pleine de fulgurances. Elle reflète surtout la façon dont Marie-Agnès Gillot colle à ses sentiments, tente d'en trouver une expression gestuelle neuve sans perdre de vue la capacité singulière des interprètes hip-hop.
- Rosita Boisseau, LE MONDE, 17 janvier 2007
- Hommage à Rodin, le trio les Rares différences sculpte les matières même du hip-hop, entraîne les danseurs dans un rapport au temps plus étiré, et révèle un garçon d'exception, Brieuc Carpentier, soliste aguerri et puncheur sans agressivité.
- M.C. Vernay, LIBERATION, 16 janvier 2007
- Un pari audacieux qui débouche sur une réussite
- Florence Saugues, PARIS MATCH, janvier 2007
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