Maurice Béjart
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Maurice Béjart, de son vrai nom Maurice-Jean Berger, est un danseur et chorégraphe français, né à Marseille le 1er janvier 1927. Il est membre de l'Académie des Beaux-Arts (section des membres libres) depuis 1994.
Fils du philosophe Gaston Berger, il suit des cours de danse parallèlement à ses études secondaires et universitaires. Fasciné par un récital de Serge Lifar, il décide de se consacrer entièrement à la danse et fait ses débuts artistiques à quatorze ans, à l'Opéra de Paris, puis auprès de Roland Petit.
En 1951, il crée son premier ballet, L'Inconnu, à Stockholm, puis règle L'Oiseau de feu. En 1955, il crée Symphonie pour un homme seul avec sa compagnie, les Ballets de l'Étoile (musique de Pierre Henry et Pierre Schaeffer), qui lui vaut les honneurs de la presse et du public.
En 1960, après avoir été remarqué par Maurice Huisman, alors directeur du Théâtre royal de la Monnaie, il crée à Bruxelles le Ballet du XXe siècle avec lequel il parcourt le monde entier et initie un vaste public de néophytes à la danse.
En 1966, le Festival d'Avignon s'ouvre à la danse et invite Maurice Béjart et son Ballet du XXe siècle à se produire dans la cour d'honneur du Palais des Papes.
En 1987, au terme d'un conflit ouvert avec le directeur de La Monnaie Gerard Mortier, Béjart, en pleine tournée à Léningrad, décide de ne plus revenir en Belgique. Peu de temps après, la Fondation Philip Morris (établie à Lausanne) lui propose de venir s'installer en Suisse. Béjart dissout alors le Ballet du XXe siècle et fonde à Lausanne une nouvelle compagnie, le Béjart Ballet Lausanne.
Tant au Ballet du XXe siècle qu'à Lausanne, Béjart accueille des danseurs de haut niveau, de toutes nationalités. S'attachant à réhabiliter la danse masculine, il exige de ses interprètes une parfaite maîtrise de la danse académique et une grande faculté d'adaptation aux courants néoclassiques. Adepte d'un spectacle total, il mêle les univers musicaux, lyriques, théâtraux et chorégraphiques, mettant en valeur les qualités individuelles de ses solistes, tout en étant très exigeant pour les mouvements d'ensembles. Les thématiques qu'il aborde sont souvent universelles et il n'hésite pas à mettre en scène les grandes questions de l'actualité, comme le sida ou l'écologie.
En 1998, il est condamné pour plagiat. Son spectacle Le Presbytère contient une scène copiée de La chute d'Icare du chorégraphe belge Frédéric Flamand.
Il est lauréat du Prix de Kyoto en 1999.
Même s'il a eu beaucoup de détracteurs (qui le jugeaient trop classique), Béjart n'a jamais vraiment réussi à imposer son nom dans les pays anglo-saxons. Il a par contre énormément contribué à la naissance de la danse contemporaine en France et en Belgique, notamment grâce aux générations de chorégraphes qu'il a formées à Mudra.
[modifier] L'école Mudra et l'école Rudra
En 1970, il fonde l'École Mudra à Bruxelles afin de dispenser des cours de danse à des jeunes talents de cet art. Cet enseignement formera de nombreux danseurs et chorégraphes qui participeront activement à l'essor de la danse contemporaine en Europe. On peut par exemple citer Maguy Marin ou Anne Teresa De Keersmaeker. Il ouvre ensuite son école Mudra à Dakar, avant de se déplacer à Lausanne pour ouvrir en 1992 l'École-atelier Rudra, qui dispense depuis cette date une formation complète de danseur sur deux années. Elle est une des écoles les plus prestigieuse dans le milieu de la danse classique et contemporaine.
Chorégraphe très impliqué dans le milieu de la danse, il parcourt le monde entier avec sa compagnie. Plusieurs documentaires lui ont été consacrés.
[modifier] Œuvres principales
- 1955 : Symphonie pour un homme seul (Paris)
- 1957 : Sonate à trois (Essen)
- 1958 : Orphée (Liège)
- 1959 : Le Sacre du printemps (Bruxelles)
- 1961 : Boléro (Bruxelles)
- 1964 : IXe Symphonie (Bruxelles)
- 1966 : Roméo et Juliette (Bruxelles)
- 1967 : Messe pour le temps présent (Avignon)
- 1968 : Bhakti (Avignon)
- 1972 : Nijinski, clown de Dieu (Bruxelles)
- 1975 : Pli selon pli (Bruxelles)
- 1975 : Notre Faust (Bruxelles)
- 1977 : Petrouchka (Bruxelles)
- 1980 : Eros Thanatos (Athènes)
- 1982 : Wien, Wien, nur du allein (Bruxelles)
- 1983 : Messe pour le temps futur (Bruxelles)
- 1987 : Souvenir de Léningrad (Lausanne)
- 1988 : Piaf (Tokyo)
- 1989 : 1789... et nous (Paris)
- 1990 : Pyramide (Le Caire)
- 1991 : Tod in Wien (Vienne)
- 1992 : La Nuit (Lausanne)
- 1993 : M (Tokyo)
- 1995 : À propos de Shéhérazade (Berlin)
- 1997 : Le Presbytère... (Paris)
- 1999 : La Route de la soie (Lausanne)
- 2000 : Enfant-roi (Versailles)
- 2001 : Tangos (Gênes)
- 2001 : Manos (Lausanne)
- 2002 : Mère Teresa et les enfants du monde
- 2003 : Ciao Federico en hommage à Fellini
- 2005 : L'amour - La danse
- 2006 : Zarathoustra
- 2007 : Béjart: Best of
[modifier] Liens externes
- Site officiel du Béjart Ballet Lausanne
- Site officiel de l'école-atelier Rudra
- Fiche sur Internet Dance Database
- Radioscopie Maurice Béjart, archives télé de l'INA
- Photos du Ballet du XXe siècle par Jacques Maréchal (Bruxelles, avant 1987)
- Site personnel sur Béjart et Jorge Donn
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