Tentative d'assassinat de Jean-Paul II du 13 mai 1981
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
![]() |
Cet article est une ébauche à compléter concernant un ou plusieurs pape(s), vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant. |
Le 13 mai 1981, l'extrémiste turc Mehmet Ali Ağca a tenté d'assassiner le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome.
Sommaire |
[modifier] L'attentat
Le 13 mai 1981, le turc Mehmet Ali Ağca a tiré deux fois sur le pape Jean-Paul II mais a été rapidement maîtrisé par la foule et les services de sécurité du pape. Ağca fut condamné à la prison à vie mais libéré après 19 années de captivité. Peu après la tentative d'assassinat, à Noël 1983, Jean Paul II lui avait rendu visite en prison. Après une conversation privée, le pape avait déclaré : « Ce dont nous avons parlé restera un secret entre lui et moi. Je lui ai parlé comme à un frère à qui j'ai pardonné et qui a mon entière confiance. » Au cours d'un procès en Turquie, Abdullah Çatlı a affirmé avoir donné lui-même l'arme à Ağca[1]. Ağca a été libéré sur parole en janvier 2006.
[modifier] Les rumeurs de complot
Selon Le Monde diplomatique, le groupe des Loups gris, dont faisait partie Mehmet Ali Ağca, était manipulé par Gladio, le réseau stay-behind paramilitaire de l'Otan pendant la Guerre froide. Celui-ci devait viser à préparer une guerre de guérilla en cas d'invasion soviétique, afin de ne pas répéter l'improvisation ayant eu lieu lors de la Résistance et autres mouvements similaires en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais en Italie, en Grèce et en Turquie, il participa à une stratégie de la tension en pratiquant des attentats terroristes false flag (visant à décrédibiliser l'extrême-gauche). Selon cette hypothèse, Mehmet Ali Ağca aurait été manipulé par Gladio afin de raviver la stratégie de la tension en Italie, le dernier attentat célèbre étant le massacre de Bologne en 1980. Le Monde diplomatique souligne ainsi qu'il a été aidé par Abdullah Çatlı, autre membre des Loups gris et membre notoire de Gladio. [2]. La journaliste Lucy Komisar soutient la même thèse, tandis que l'historien Daniele Ganser a montré dans son livre sur Gladio, publié en 2005, les liens avérés entre les Loups Gris, la CIA et Counter-Guerrilla, la branche turque de Gladio [3].
[modifier] Le rapport de la commission parlementaire italienne
L'attentat contre Jean Paul II a été décidé par l'ancien dirigeant soviétique Léonid Brejnev et organisé par les services militaires soviétiques, c'est ce qu'a affirmé le 2 mars 2006, le président de la commission parlementaire italienne, le sénateur Paolo Guzzanti (membre de Forza Italia). Pourtant, lors d'un voyage en Bulgarie en mai 2002, le pape avait déclaré qu'il n'avait jamais crue en la piste de la "connection bulgare", déjà soutenue à l'époque par Michael Ledeen. Cet Américain, avec des connections avec la CIA, travaillait à l'époque pour le SISMI, les services secrets militaires italiens, qui eux-mêmes travaillaient avec Gladio dans le cadre de la stratégie de la tension. Suite à la résurgence soudaine et opportune de cette thèse de la "connection bulgare" (alors même que les travaux sur Gladio, tels ceux de l'historien Daniele Ganser, se font plus importants), la Bulgarie et Moscou ont formellement nié être impliqué dans cette tentative d'assassinat, de même que Markus Wolf, ancien maître-espion de la Stasi.
Le rapport de la « commission Mitrokhine », chargée par le Parlement italien d'enquêter sur les activités des services secrets communistes en Italie pendant la Guerre froide a été publié en 2006. La commission a principalement travaillé sur les archives d'un ex-agent du KGB passé à l'Ouest au début des années 1990, Vassili Mitrokhine.
Mais Paolo Guzzanti cite également le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière qui lui aurait confié en octobre 2004 avoir acquis la conviction que l'attentat commis par Ali Agca contre le pape le 13 mai 1981 avait été l'œuvre du GRU, les services de renseignements de l'armée soviétique.
Le parlementaire italien estime que l'attentat a été planifié par les autorités militaires soviétiques, instruites en ce sens par le secrétaire général du bureau politique du Parti communiste soviétique Léonid Brejnev.
Le GRU « a ensuite procédé à une répartition des tâches ». D'après ce scénario, les services bulgares auraient servi de « couverture » tandis que la Stasi, la police secrète est-allemande, aurait été chargée de la « désinformation ».
[modifier] Sources
- ↑ "Les liaisons dangereuses de la police turque - collusion entre les forces de sécurité, les loups gris et la mafia", Le Monde diplomatique, mai 1997
- ↑ "La Turquie, plaque tournante du trafic de drogue", article du Monde diplomatique de juillet 1998
- ↑ "Les liaisons dangereuses de la police turque - collusion entre forces de sécurité, loups gris et mafia", Le Monde diplomatique, Mars 1997
- (fr) Article du Figaro
![]() |
Articles en rapport avec le pape Jean-Paul II, sa vie, son histoire, sa mort. | ![]() |
Naissance : le 18 mai 1920 à Wadowice · Mort : le 2 avril 2005 au Vatican · |
![]() |
Portail du christianisme – Accédez aux articles de Wikipédia concernant le christianisme. |