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Projet:Bouillet/OCR/C/CL - Wikipédia

Projet:Bouillet/OCR/C/CL

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Projet Bouillet

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Sommaire

[modifier] CL

[modifier] CLA

  • CLACKMANNAN, v. d'JÊcosse, ch.-l. d'un comté de même nom, à 40 kil. N. O. d'Edimbourg, sur une colline; 8000 hab. Château construit par Robert , Bruce. — Le comté, situé entre ceux de Perth et de Stirling, et borné au S. par le Forth, compté, environ 20 000 h. Il fournit une grande quantité de houille, du cuivre, du plomb, delà chaux, etc.
  • CLAGENFURT. F. ELA6ENFURTH.
  • CLAIN, riv. de France, naît à 6 kil S. O. de Con-folens (Charente), passe àVivonne, Poitiers, et se perd dans la Vienne à 4 kil. au S. de Châtellerault, après 115 kil. de cours.
  • CLAIRAC, bourg du dép. de Lot-et-Garonne, sur le Lot, à 23 kil. S. E. de Marmande; 2311 hab. Eglise calviniste. Vins blancs, eaux-de-vie, tabac. Dans les guerres de religion, cette ville fut prise et brûlée plusieurs fois, notamment en 1621.
  • CLAIRAUT (Alexis Claude), géomètre, né à Paris en 1713, mort en 1765, était fils d'un maître de mathématiques , et montra une aptitude précoce pour l'étude des sciences : dès l'âge de 12 ans, il put présenter d'intéressants mémoires à l'Académie des sciences : il fut reçu à 18 ans dans cette compagnie. En 1736, ilfut envoyé en Laponïe avec Maupertuis pour mesurer un degré du méridien. Il s'établit dans la suite entre d'Alembert et lui une fâcheuse rivalité à l'occasion du Problème des trois corps. Clairaut eut d'illustres disciples,.entre autres Mme ï)u Châ-telet et Bailly. Ses principaux ouvrages sont : Théorie de la figure de la terre, 1743 ; Théorie de Ig, Lune, 1752; Tliéorie du mouvement des Comètes, 1760; Éléments de géométrie, 1741; Éléments d'algèbre, 1746. Dans ces deux derniers traités, qui sont des modèles de clarté, il suit la méthode analytique.
  • CLAIRE (Ste), vierge et abbesse, née en 1193 à Assise, d'une famille distinguée, morte en 1253, renonça à sa fortune et à sa famille pour se vouer à la vie religieuse, et fonda dans sa patrie, en 1212, avec le concours de S. François d'Assise, l'ordre dit de Sainte-Claire ou des Clarisses, dans lequel les religieuses étaient soumises aux plus grandes austérités. Cet ordre se répandit d'Italie en Allemagne et en France : au xviu" siècle, il comptait 900 maisons. Il se voue auj. à l'éducation des filles. La fête de Ste Claire se célèbre le 12 août.
  • CLAIRETTES ou BERNARDINES. 7. CITEAUX.
  • CLAIRON (Claire LEYRIS DE LA TUDE, connue sous le nom de Mlle), célèbre actrice, née en 1723 près de Condé (Flandre), morte à Paris en 1803, excella surtout dans la tragédie, et fut la rivale de Mlle Du-mesnil. Elle obtint les hommages de tous les poètes du temps, surtout de Voltaire. Elle débuta à la Comédie-Française en 1743, et quitta le théâtre dès 1765, par suite de querelles de coulisses. Elle se rendit alors en Allemagne et se fixa auprès du margrave d'Anspach, près duquel elle vécut environ 17 ans. Clairon avait plus d'art que de naturel, mais elle avait porté l'art à la perfection. Dorât a dit d'elle : "Tout, jusqu'à l'art, chez elle a de la vérité". Elle fit paraître en 1799 ses Mémoires.
CLAR       ~ 423 — CLAR
  • CLAIRVAUX, Clara Vallis; bourg du dép. de l'Aube, sur l'Aube, dans une vallée près d'une belle forêt, à 12 kil. S. E. de Bar-sur-Aube; 1000 hab. On y voyait jadis une célèbre abbaye de Bénédictins, une des filles de Cîteaux, dont S. Bernard fut le l"abbé, 1115. Auj. les bâtiments del'abbaye ont été convertis en maison de détention.
  • CLAIRVAUX-LES-VAUX-D'AIN, ch.-l. de cant. (Jura), à 23 kil. S. E. de Lons-le-Saulnier; 1200 hab. Papeterie, clouterie, belle forge.
  • CLAMART, vge du dép. de la Seine, à 8 kil. S. O. de Paris, près du parc de Meudon; 2800 hab. Bois, belles pépinières, fruits et légumes pour Paris; carrières de plâtre.
  • CLAMECY, ch.-l. d'arr. (Nièvre), sur l'Yonne, à 68 kil. N. E. de Nevers; 5692 hab. Collège, soc d'agriculture. Grand commerce de bois à brûler et de charbon. Patrie de Marchangy et des Dupin. C'est à Clamecy que fut inventé le flottage des trains de bois, par Rouvet.
  • CLAN, mot gaélique qui signifie famille, désignait autrefois les tribus de l'Ecosse et de l'Irlande qui vivaient sous la conduite d'un chef particulier, appelé chieftain en Irlande et laird en Ecosse. Dans ce der-nierpays.tous les membres d'un même clan portaient le même nom, précédé du mot mac (c-à-d. fils) : Mac-Donald, Mac-Gregor,Mac-Intosh,Mac-Kenzie,etc Ces associations ont fini par disparaître à mesure que la civilisation a pénétré chez les Highlanders ou montagnards : le gouvernement anglais a d'ailleurs tout fait pour les détruire après les rébellions de 1715 et 1745.
  • CLANIS, Chiana, riv. de l'anc, Étrurie. V. CHIANA.
  • CLANR1CARD (ULICK, comte, puis marquis de), né à Londres en 1604, siégea aux parlements de 1639 et 1640, et fut chargé en 1641 du gouvernement d'une partie de l'Irlande. Attaché à l'infortuné Charles I, il combattit jusqu'au dernier moment pour sa cause, ainsi que pour les Catholiques d'Irlande. Quoique Cromwell l'eût mis hors la loi, on le laissa vivre tranquille dans sa terre de Sommer-Hill, où il mourut vers 1657. Il a laissé des Mémoires sur les affaires d'Irlande de 1640 à 1653.
  • CLAPARÈDE (Michel), général français, né en 1774 à Gignac (Hérault), mort en 1841, s'enrôla en 1792, fit les campagnes d'Italie, du"Rhin, de St-Domingue et d'Allemagne, fut fait général de division en 1807, prit une part glorieuse aux batailles d'Ebersberg, d'Essling et de Wagram, commanda en chef un corps de troupes polonaises dans la campagne de Russie, se trouva à la Moskowa et à la Bérézina, fut fait comte par l'Empereur, et devint sous la Restauration inspecteur général et pair de France-
  • CLAPPERTON (Hugh), voyageur écossais, né en 1788 dans le comté de Dumfries, servit d'abord dans la marine. En 1820, il partit avec le major Denham pour faire un voyage de découvertes dans l'intérieur de l'Afrique. Il pénétra dans l'empire des Fellatahs, et visita le premier les villes de Kanoh, Kachena, Sakatou (1823). Il retourna dans ces contrées en 1825, et mourut en 1827 à Sakatou, delà dyssente-rie. Son domestique, Rieh. Lander, put rapporter ses papiers en Europe. La relation de ses deux voyages a été imprimée à Londres, 1826 et 1829, et trad. par Eyriès et La Renaudiëre.
  • CLARAC, ch.-I. de c (B.-Pyrénées), sur le gave de Pau, à 18 kil. S. E. de Pau; 316 hab.
  • CLARAC (le comte de), antiquaire, né à Paris en 1777, mort en 1847, émigra,rentra en France sous le Consulat, après s'être formé par les voyages, cultiva avec succès l'archéologie et les arts du dessin, devint précepteur des enfnits du roi de Naples, Joa-chim Murât, fut chargé par ce prince de diriger les fouilles de Pompéi, fut en 1818 nommé conservateur des antiques au musée du Louvre, et admis en 1838 à l'Académie des beaux-arts comme membre libre. Outre un bon Cataloque du musée du Louvre et un Manuel de l'histoire de l'art, 1847, 3 vol. in-12, on lui doit le Musée de sculpture antique et moderne, 1826-1855, 6 vol. in-8, avec planches in-4, magnifique publication qui absorba sa fortune, et qui ne put être terminée qu'après sa mort.
  • CLARE, comté d'Irlande (prov. de Munster), situé entre ceux de Gallway, Tipperary, Limerick et l'Océan; 100 kil. sur 55; 287 000 hah.; ch.-I., Ennis. Sol très-fertile dans les vallées, nombreux troupeaux; mines de houille — On trouveTdans ce même comté un bourg de Clare, à 3 kil. S. d'Ennis. Autrefois plus important, il a donné son nom au comté.
  • CLAREMONT, beau château du comté de Surrey, à 20 kil. S. de Londres. D'abord aux ducs .de Clare, puis au duc de Newcastle, à qui il doit ses principaux embellissements; il fut acheté en 1816pour le prince Léopold deSaxe-Cobourg (auj. roi des Belges), qui venait d'épouser la princesse. Charlotte v et qui, en 1848, le mit à la disposition de Louis-Philippe: c'est là que mourut ce prince.
  • CLARENCE ou CHIARENZA , Cyllène, v. de Morée (Élide), à 10 kil. N. O. de Gastouni. Duché créé au xme s. pour la maison de Hainaut, transmis par alliance à Lionel, 2e fils d'Edouard III, tige des ducs de Clarence. Il appartint dans la suite aux Vénitiens.
  • CLARENCE (George, duc de), frère d'Edouard IV, roi d'Angleterre, s'unit à Marguerite d'Anjou et à Henri VI contre son propre frère. Quelques années après, il fut accusé d'avoir sollicité la main delà duchesse Marie de Bourgogne sans le consentement d'Edouard, dans le but de s'affranchir d'une autorité qu'il supportait avec peine, et fut pour ce fait condamné à mort. Le malheureux prince , laissé libre sur le genre du supplice, se noya, dit-on, dans un tonneau de vin de Malvoisie (1478).
  • CLARENDON , hameau d'Angleterre (Wilts) à 7 kil. E. de Salisbury. Forêt royale. Ruines d'un palais, séjour favori de quelques rois d'Angleterre. Henri II, en 1164, y fit signer par les barons et les prélats les Constitutions de Clarendon, qui restreignaient la juridiction des tribunaux ecclésiastiques. Ces constitutions furent l'occasion d'une vive résistance de la part du clergé, ayant à sa tête Th.Becket.
  • CLARENDON (Edouard HYDE, comte de), magistrat et historien, né à Dinton (Wilts) en 1608, mort en 1674. Lors de la guerre civile, il servit le parti du roi et fut créé par Charles I chancelier de l'échiquier et membre du conseil privé. Après l'exécution de Charles I, il rejoignit le fils de ce prince (Charles II) et fut chargé par lui à Dunkerque de négociations importantes. En 1657, Charles II le nomma grand chancelier d'Angleterre; à son rétablissement en 1660, il le confirma dans cette dignité et y ajouta les titres de comte de Clarendon et de pair. Le crédit dont il jouissait, son intolérance et quelques mesures impopulaires, comme la vente de Dunkerque à Louis XIV, lui firent beaucoup d'ennemis et ils finirent par le faire disgracier. Quoiqu'il eût toujours administré avec intégrité, le roi, importuné de sa vertu rigide ou des plaintes dont il était l'objet, le dépouilla de toutes ses places, et le parlement le bannit à perpétuité. Il se retira en France et mourut à Rouen. On a de lui : Histoire de la rébellion, depuis 1641 jusqu'au rétablissement de Charles II, publiée en 170'2, 3 vol. in-fol., trad. en franc., La Haye, 1704, 6 vol. : cet ouvrage est un des morceaux d'histoire les plus estimés. Il a aussi écrit sa propre biographie (Oxford, 1761). Clarendon se trouvait allié à la famille royale, une de ses filles ayant épousé le duc d'York (Jacques II), et étant devenue mère des princesses Marie et Anne, qui régnèrent.
  • CLARENS, hameau de Suisse (Vaud), sur le lao de Genève, à h kil. S. E. de Vevay. Beaux sites, célébrés par J. J. Kousseau. Tombeau de Vinet.
 CLATJ     - 424 - CLAU
  • CLARET, ch.-l. de cant. (Hérault), à 28 kil. N. de Montpellier; 800 hab.
  • CLARISSËS, ordre religieux. V. CLAIRE (Ste).
  • CLARKE (Samuel), théologien anglais, né à Nor-wichen 1675, mort en [729, fut douze ans chapelain de l'évêque de Norwich ; devint en 1706 chaper lain de la reine Anne, et en 1709 recteur de St-Ja-mes. Il fut lié avec les savants de son temps, particulièrement avec Newton. Clarke est surtout connu par son Traité de l'existence de Dieu et de la religion naturelle et révélée (1704-6), traduit par Ricotier (Amst., 1721, etc.); cet ouvrage se compose de sermons prononcés à St-Paul pour la fondation de Boyle (V. ce nom); l'auteur y combat avec force Spmosa et Hobbes : il veut n'employer que des arguments métaphysiques et des démonstrations à priori. Il publia en 1712 un traité de la Trinité, qui le fit passer pour antitrinitaire et lui attira quelques difficultés. En 1716, il eut avec Dodwell, Collins,et Leibnitz des disputescélèbres sur divers points de métaphysique et de religion, défendant en toute occasion les plus saines doctrines, la spiritualité et l'immortalité de l'âme, ainsi que le libre arbitre. On a publié en 1717 sa correspondance avec Leibnitz sur le temps, l'espace, la nécessité et la liberté. Clarke cultiva aussi les sciences et la philologie. On lui doit des traductions latines de la Physique de Rohault (1697), de l'Optique de Newton (1706), et d'excellentes éditions avec commentaires de César (1702), et d'Homère (1729). Ses œuvres ont été réunies en 4 vol. in-fol. Londres, 1742.
  • CLARKE (Edouard), voyageur anglais, né en 1767, mort en 1821, visita de 1799 à 1802 le Danemark, la Norvège, la Suède, laLaponie, la Finlande, la Russie, la Crimée, la Circassie, F Asie-Mineure, la Grèce, la Turquie, et publia la relation de ce voyage sous le titre de Travels in various parts of Europe, Londres, 1810-1819, 5 vol. in-4, ouvrage qui obtint un succès mérité, et fut trad. en français. Clarke était professeur de minéralogie à Cambridge; on lui doit de savants écrits sur cette science.
  • CLARKE (H. Jacq. Guill.), duc de Feltre, maréchal de France et ministre d'État, né en 1765, à Landre-cies (Nord), d'une famille originaire d'Irlande, mort en 1818, était en 1793 chef d'état-major de l'armée du Rhin. Il fut à cette époque suspendu comme suspect; mais lors de l'élévation de Napoléon au trône, il rentra en faveur, fut admis dans l'intimité de l'Empereur, et reçut en 1807 le portefeuille de la guerre. Il fit échouer la descente des Anglais à Walcheren, ce qui lui valut le titre de duc de Feltre (1809). Il eut une grande part aux traités de Léoben, de Campo-Formio et de Lunéville. En 1814, il se rallia aux Bourbons, fut appelé par Louis XVIII au ministère de la guerre en 1815, dans les moments les plus difficiles, et eut à instituer les cours prévôtales. Nommé maréchal en 1816, il se retira en 1817. Homme de cabinet plutôt que guerrier, Clarke fut un administrateur habile et intègre, mais sévère.
  • CLAROS, Zilleh? v. d'Ionie , sur la côte, entre Colophon et Lébédos, était célèbre par un temple et un oracle d'Apollon.
  • CLAKY, ch.-l. de cant. (Nord), à 16 kil. S. E. de Cambrai; 2440 hab. Tissus de coton, gazes.
  • CLASSICUS, général gaulois. V. CIVILIS et CEREALIS.
  • CLASTLDIUM, auj. Casteggio, v. de Ligurie, dans la partie N. E. Marcellus, général romain, y tua de sa main Viridomare, chef des Gaulois-Gésates (222 av. J.-C). Une célèbre mosaïque trouvée à Pompéi représente cet exploit.
  • >s>CLAUBERG (Jean), Claubergius, savant calviniste, né en 1622 à Solingen en Westphalie, mort en 1665, enseigna la philosophie à Herborn et Duisbourg et adopta les principes de Descartes. On a de lui : Logiez vêtus et nova. Amst., 1691, ouvrage estimé que l'auteur de la Logique de Port-Royal a mis à contribution, et une Défense de Descartes, en lat., 1652.
  • CLAUDE, Tib. Claudius Kcro Drusus, surn. Germanicus et Britannicus, 4° empereur romain, fils de Drusus, le frère de Tibère, né à Lugdunum (Lyon) 10 ans av. J.-C, fut proclamé par les soldats après le meurtre de Caligula, son neveu, au moment où il se cachait dans la crainte d'être massacré (41 de J.-C). Son règne commença soui* d'heureux auspices; d'assez grands succès "furent obtenus à l'extérieur : la Thrace fut réduite en prov. romaine, et l'empereur reçut le titre de Britannicus pour avoir soumis une partie delà Bretagne méridionale; mais il se laissa bientôt gouverner par sa femme Messa-line et par ses affranchis, Polybe, Narcisse et Pallas, qui commirent sous son nom toutes sortes de crimes et de déprédations. Après avoir longtemps toléré les débauches de Messaline, il la fit mettre a mort (48). Peu après il épousa Agrippine, sa nièce, qui prit sur lui un empire encore plus grand : elle lui fit adopter Néron, qu'elle avait eu de son premier mari, Do-mitius iEnobarbus, et le détermina à désigner ce jeune prince pour son successeur au préjudice de Britannicus, son propre fils. Claude mourut l'an de J.-C. 54; on croit qu'il fut empoisonné par Agrippine. Sous son règne la Bretagne fut conquise en partie. Ce prince était d'un caractère extrêmement faible et dans un état voisin de l'imbécillité. Il avait cependant composé dans sa jeunesse des Histoires des Étrusques et des Carthaginois, qui n'étaient pas sans valeur
  • CLAUDE n, Uarc. Aurelius Claudius, surnommé le Gothique, à cause de ses victoires sur les Goths, né vers 215 en Dalmatie, fut proclamé empereur par l'armée, à la mort deGallien, l'an 268; défit le rebelle Aureolus, abolit plusieurs impôts, rendit aux particuliers les biens que leur avait ravis son prédécesseur, et vainquit les Goths en 269, à Nissa (en Servie). H fut enlevé par la peste à Sirmiumen Pan-nonie après un règne de 2 ans. Ce princB avait été ajuste titre nommé le Second Trajan, tant à cause de sa valeur que de sa justice et de sa bonté.
  • CLAUDE (S.), évêque de Besançon au viie s., d'une des plus anc familles de Bourgogne, se distingua par ses Vertus et son amour pour les lettres, fut élevé à l'épiscopat en 685, mais se démit dès 692 de son évêché pour s'enfermer au monastère de Condat (auj. St-Claude). On l'hon. le 6 juin. Sa Vie a été écrite par Chifftet et par Boquet, 1609.
  • CLAUDE DE FRANCE, fille de Louis XII, roi de France, et d'Anne de Bretagne, née en 1499, à Romo-rantin, morte en 1524, fut fiancée en 1506 au Dauphin François de Valois (depuis François I), quoiqu'elle eût déjà été fiancée à Charles d'Autriche, et l'épousa en 1514. Elle lui apporta en dot le duché de Bretagne, les comtés de Blois, de Coucy, de Mont-fort, d'Êtampes, d'Ast, et des droits sut' le duché de Milan. Elle était boiteuse et pas belle, mais spirituelle et pleine de bonté; ses vertus lui méritèrent le surnom de Bonne Reine. C'est en souvenir de cette princesse qu'une des meilleures variétés de prunes a été appelée Reine-Claude.
  • CLAUDE (Jean), ministre protestant, né en 1619, à La Sauvetat près d'Agen, fut pasteur à Nîmes, à Montauban, et, depuis 1666, à Charenton. Il eut diverses controverses avec Bossuet, Nicole, Arnauld, et devint l'âme de son parti. Il fut forcé de quitter la France lors de la révocation de l'édit de Nantes (1685), et mourut à La Haye en 1687.11 passait pour un savant profond et un fort dialecticien. On a de lui, entre autres ouvrages, une Réponse au traité delà Perpétuité de la Foi d'Arnauld, une Histoire de la Persécution des Protestants sous Louis XIV (publ. seulement en 1858) et une relation d'une conférence qu'il avait eue avec Bossuet en 1678 devant Mlle de Duras et à la suite de laquelle cette demoiselle s'était convertie; dans cet écrit il conteste la relation donnée par Bossuet.
  • CLAUDE LE LORRAIN, paysagiste. V. LORRAIN (LE).
  • CLAUDIEN, Claudius Claudianus, poëte latin, né vers l'an 365 à Alexandrie en Egypte, vint de bonne heure en Italie; s'attacha à Stilicon, premier ministre d'Honorius, et fut disgracié avec lui (408). Il jouit auprès de ses contemporains d'une telle réputation qu'ils lui élevèrent une statue à Rome, sur le Forum de Trajan, avec une inscription où il était égalé à Homère et à Virgile. Ce qui nous reste de lui ne justifie pas ces éloges outrés : on y admire une versification harmonieuse, facile, mais monotone; de grandes images, mais de l'enflure, peu d'invention et de génie. Ses poésies se rapportent presque toutes aux événements de l'époque : ce sont des Éloges de Stilicon, des Invectives contre Rufin et Eutrope, le Consulat d'Honorius. On a aussi de lui un poëme épique, l'Enlèvement de Proserpine; c'est le plus estimé de ses ouvrages. Parmi les éditions de Claudien, on remarque celles de Barthius, Francfort, 1860; de S. M. Gesner, Leipsick, 1759, de Burmann, Amst.,1760, et celle delà. Bibliothèque latine de Lemaire, due à M. Artaud, Paris, 1824. Il a été traduit par Delatour, Paris, 1798, 2 vol. in-8, par MM. Héguin-Deguerle et Trognon, dans la collection de Panckoucke, 1830, 2 vol. in-8, et se trouve aussi dans la collection Nisard.
CLàU       — 425 — CLAÏ
  • CLAUDIEN-MAMERT. V. MAMERT.
  • CLAUDIOPOLIS, v. de l'Asie-Mineure, auj. Bas-tan; — V. de Dacie, auj. Kolosvar.
  • CLAUDIUS (Appius), décemvir, issu d'une famille illustre du pays des Sabins qui s'était établie à Rome sous le consulat de Valérius Publicola, se rendit odieux par son orgueil et sa tyrannie. Nommé décemvir l'an 451 av. J.-C.,pour rédiger un code de lois, il conserva le pouvoir sans l'autorisation du peuple, commit toutes sortes d'injustices, fit assassiner le brave Sicinius Dentatus qui réclamait l'accomplissement des lois, et voulut enlever,_ en la faisant passer pour esclave, la jeune Virginie, que son père se vit contraint de poignarder pour la soustraire à ses violences. Après ce dernier coup, l'armée et le peuple se soulevèrent, abolirent le dé-cemvirat, et Appius Claudius fut jeté en prison. Il s'y donna la mort (449 av. J.-C).
  • CLAUDIUS CJECUS (fcppius), censeur l'an 312 av. J.-C, se perpétua 5 ans dans cette dignité. Il fit construire la «oie Appienne, dont on admire encore auj. les restes; Rome lui dut aussi un aqueduc. Dans sa vieillesse, il devint aveugle, d'où son surnom de Csscus. Quand Pyrrhus envoya Cinéas à Rome pour traiter de la paix, 279, il se fit porter au sénat, et par un discours éloquent fit rejeter les propositions du roi d'Épire.
  • CLAUDIUS PULCHER (Publius), consul l'an 249 av. J.-C, perdit une bat. navale en Sicile contre les Carthaginois, devant Drépane. Adherbal, qui commandait la flotte ennemie, coula à fond plusieurs vaisseaux des Romains, en prit 93, et poursuivit les autres jusqu'auprès de Lilybée. On attribua la défaite de Claudius au mépris qu'il avait montré pour les augures; comme on lui annonçait, au moment de l'action, que les poulets sacrés ne mangeaient pas : a Qu'on les jette à la mer, dit-il, afin qu'ils boivent, s'ils ne veulent pas manger, -a
  • CLAUDIUS (Mathias), poète allemand, né à Rheinfeld, près de Lubeck, en 1743, mort à Hambourg en 1815, était ami de Klopstock. 11 a publié sous le nom d'Asmus, messager de Wandsbeck, un grand nombre de poésies et de chansons devenues populaires en Allemagne. Il est auteur du fameux chant du Vin du Rhin (Rheinweinlied) que l'on chante dans toutes les fêtes bachiques de l'Allemagne.
  • CLAUSEL (Bertrand), maréchal de France, né à Mirepoix en 1772, mort en 1842, était neveu du conventionnel J. B. Clausel. Enrôlé dès 1791, il s'était déjà distingué aux Pyrénées, à Saint-Domingue, en Italie, en Dalmatie, lorsqu'il fut envoyé en Espagne, sous Junot et Masséna (1810); il assiégea Ciudad-Rodrigo, fut blessé à Salamanque, sauva en 1812, par une mémorable retraite, l'armée de Portugal et la ramena en Espagne, reçut en récompense le commandement en chef de l'armée du Nord de l'Espagne (1813), fut un des derniers à mettre bas les armes en 1814, et un des premiers à se déclarer en faveur de Napoléon aux Cent-Jours, prit à cette époque le commandement de Bordeaux et força la duchesse d'Angoulêmeà quitter cette ville; fut exilé au retour des Bourbons; fut nommé, à la révolution de 1830, général en chef des troupes de l'Algérie, occupa Blidah, Médéah, après avoir forcé le col de Mouzaïa, et tenta le premier l'œuvre de la colonisation; mais il eut la malheureuse idée de céder les prov. de Constantine et d'Oran à des princes tunisiens et fut écarté pour ce motif; il reçut néanmoins en 1831 le bâton de maréchal. Envoyé de nouveau en Afrique en 1835, avec le titre de gouverneur général, il prit Mascara, mais échoua devant Constantine (1836), et fut définitivement remplacé. Député de Réthel depuis 1827, il soutint constamment les idées libérales et la cause de l'Algérie.
  • CLAUSENBOURG, v.de Transylvanie. V. KOLOSVAR.
  • CLAVIER (Etienne), savant helléniste, né à Lyon en 1762, mort à Paris en 1817, occupa plusieurs places dans la magistrature, et se fit remarquer par son indépendance dans le procès de Moreau. Il devint ensuite professeur d'histoire au Collège de France, et entra en 1809 à l'Académie des inscriptions. On a de lui. outre une édition du Plutarque d'Amyot (1802-1806, 25 vol. in-8), des traductions de la Bibliothèque d'Apollodore, 1805, 2 vol. in-8, et de la Description de la Grèce, de Pausanias, avec le texte grec, 1814-1821, 6 vol. in-8, achevée par Coray et Courier, et une Histoire des premiers temps de la Grèce, Paris, 1809, 2 vol. in-8, réimprimée avec d'importantes corrections en 1822, 3 vol. in-8.
  • CLAVIÈRE (Etienne), né à Genève en 1735, fut d'abord banquier. Chassé de sa ville natale par'les discordes civiles, il vint à Paris, écrivit dans les journaux, se lia avec Mirabeau, qu'il seconda dans ses attaques contre Necker, et fut nommé en 1792. ministre des finances'. Après le 10 août, il devint membre du conseil exécutif; mais il fut bientôt après arrêté avec les Girondins sur la dénonciation de Robespierre, et décrété d'accusation. Pour se soustraire à l'échafaud, il se donna lui-même la mort (1793). On admirait son intégrité.
  • CLAVIGERO (François Xaxier), jésuite, né à la Vera-Cruz vers 1720, séjourna 35 ans au Mexique, et y recueillit de précieux renseignements sur l'histoire , les coutumes, les arts, les sciences et la langue de cette contrée avant et depuis l'invasion des Espagnols. Lors de la suppression de sa compagnie, il revint en Europe, se retira à Césène, et y publia le fruit de ses travaux sous le titre de Storia an-tica del Mesnco, etc., 1780, 4 v. in-8. Mort en 1793.
  • CLAVIJO (Ruy Gonzalez de), fut envoyé en 1403 par Henri III, roi de Castille, en ambassade près de Tamerlan, visita Constantinople, Trébizonde, l'Arménie, le Khoraçan, Samarcande, et rédigea en espagnol un journal de son voyage, qui fut imprimé seulement en 1582 à Séville : on y trouve des notions précieuses sur les contrées qu'il parcourut.
  • CLAVIJO (don José), littérateur espagnol, vice-directeur du cabinet d'histoire naturelle de Madrid, traducteur de Buffon et journaliste, eut à Madrid une liaison avec une sœur de Beaumarchais, et s'attira par là avec le frère une affaire d'honneur qui fit beaucoup de bruit. Il mourut en 1806. On a plusieurs fois mis sur la scène l'aventure de Clavijo.
  • CLAVIUS (Christophe), savant jésuite, surnommé l'Euclide du xvr* siècle, né à Bamberg en 1537, mort à Rome en 1612, fut employé par Grégoire XIII à la correction du calendrier. Il a laissé, outre l'Explication du Calendrier grégorien (Rome, 1603), des Commentaires sur Euclide, 1574, et un Traité de Gnomonique, 1581.
  • CLAY (Henri), homme d'État américain,.né en 1777 en Virginie, mort en 1852, débuta au barreau; fut élu en 1803 membre de la Chambre du Kentucky, en 1806 membre du sénat de Washington; devint ensuite membre de la Chambre des représentants des États-Unis, puis enfin président de ce corps; fit partie en 1814 de la commission envoyée à Gand pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne; fut nommé en ? 825, par le président J. Q. Adams, secrétaire d'État aux affaires étrangères; partagea en 1828 les voix pour la présidence avec le général Jackson, se mit de nouveau sur les rangs en 1833, 1836 et 1844 sans plus de succès; se retira quelque temps des affaires après ces échecs successifs, mais y rentra dès 1846 comme député du Kentucky au sénat; et y resta jusqu'en 1851, exerçant la plus grande influence. D'un caractère conciliant, H. Clay réussit deux fois, en 1820 et en 1850, en faisant adopter d'heureux compromis, à prévenir un conflit imminent entre les États à esclaves et les États abolitionistss
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  • CLAYE, ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), à 15 k. O. de Meaux, sur le canal de l'Ourcq; 1666 hab. Toiles peintes, blanchisseries; fours à chaux.
  • CLAZOMÈNES, Clazomenee, auj. Vourla, v. de Lydie (Ionie), dans une presqu'île, entre Smyrna et Téos. Patrie d'Anaxagore et d'Hermotime.

[modifier] CLE

  • CLÉANTHE, philosophe stoïcien, né à Assos en Eolie vers l'an 300 av. J.-C., était disciple de Zenon, fondateur du Portique, et lui succéda dans l'enseignement (264 av. J.-C). Il "UTiit itecUfliu gllB.it sobriété, et travaillait, dit-on, la nuit à tirer de l'eau pour avoir le loisir de suivre pendant le jour les leçons de Zenon. Arrivé à une extrême vieillesse (80 ans selon les uns, 99 selon les autres), il se laissa mourir de faim. Il ne reste de lui que quelques fragments, et un Hymne à Jupiter, morceau admirable, qui nous a été conservé par Stobée, et qui a été traduit en vers par L, Racine, en prose par Bougainville. Dio-gène Laërce a écrit sa Vie.
  • CLÉARQUE, général lacédémonien. Condamné à mort dans sa patrie pour avoir usé tyranniquement du pouvoir à Byzance, où il avait été envoyé comme allie, il se retira en Perse, auprès du jeune Cyrus, et leva pour lui un corps auxiliaire de Grecs, avec lequel il remporta plusieurs avantages sur Artaxerce, roi de Perse. Après la bataille de Cunaxa, où Cyrus périt, Tissapherne, général d'Artaxerce, l'attira par trahison dans son camp et le tua (401 av. J.-C). Il fut remplacé dans son commandement par Xéno-phon.— Un autre Cléarque, tyran d'Héraclée dans le Pont, se souilla de toutes sortes de crimes et fut tué, après 12 années de règne, par Chion, philosophe platonicien, 352 av. J.-C.
  • CLEFMONT, ch.-l. de cant. V. CLËMONT.
  • CLEGUEREC, ch.-l. de cant. (Morbihan), à 11 k. N. O.de Pontivy, 426 hab.
  • CLÉLIE, jeune héroïne romaine. Livrée en otage à Porsenna, roi des Étrusques, qui assiégeait Rome, elle se sauva en traversant le Tibre à la nage au milieu d'une grêle de javelots, et rentra dans la ville (507 av. J.-C). Les Romains crurent devoir la renvoyer à Porsenna; mais ce roi, admirant son courage, lui rendit la liberté et lui fit présent d'un cheval richement harnaché. Une statuelui fut érigéeàRome.
  • CLELLES, ch.-l. de cant. (Isère), à 52 kil. S. de Grenoble; 700 hab.
  • CLÉMENCE ISAURE. V. ISAURE.
  • CLÉMENCET (dom Charles), savant bénédictin, né en 1703 à Painbianc, près d'Autun, mort à Paris en 1778. On lui doit l Art de vérifier les dates (Paris, 1750, in-4), ouvrage qui depuis a été étendu et continué par dom Clément, et une Hist. de Port-Royal, 1755, 10 vol. in-12, etc. Il a aussi travaillé à la 6'ol-lection des décrétâtes des papes et à l'Histoire littéraire de France (X° et XI» volumes), et a donné le I" vol. de S. Grégoire de Nasianze, 1778, in-fol.
  • CLÉMENGES (Matth. Nicolas de), écrivain du xiv« siècle, ainsi appelé du nom d'un village de Clémenges ou Clamanges en Champagne, où il naquit vers 1360, embrassa l'état ecclésiastique, et fut élevé en 1393 au poste de recteur de l'Université de Paris. Clémenges fut pendant quelque temps secrétaire de l'antipape Benoit XIII; soupçonné d'avoir rédigé la bulle d'excommunication lancée par ce dernier contre Charles VI, roi de France, qui avait refusé de reconnaître ce faux pontife, il fut forcé â& s'expatrier et passa plusieurs années en Toscane, au monastère de Vallombreuse. Cependant il put rentrer en France et y recouvra ses bénéfices. Il mourut vers 1435. Ses œuvres, en latin, publiées à Leyde en 1613, renferment, entre autres écrits, des traités Sur l'état de corruption de l'Église, Sur la simonie, Sur les annales; deè Lettres adressées à des prélats, à des cardinaux et.à Henri V, roi d'Angleterre.
  • CLÉMENT D'ALEXANDRIE, illustre docteur de l'Église au n» siècle, était né dans le paganisme, et fut d'abord philosophe platonicien. Il fut converti par S Pantèae et le remplaça dans les fonctions de catéchiste ou instituteur à l'école chrétienne d'Alexandrie. Forcé en 202 par la persécution de Septime-Sévère d'abandonner son école, il alla prêcher la foi en Cappadoce, à Jérusalem et à Antioche, où il combattit les sophistes; il revint quelques années après à Alexandrie pour y reprendre ses fonctions et y mourut en 217. Il unissait la philosophie à la religion, et faisait servir la première d'introduction à la seconde. Il reste de lui une Exhortation aux Gentili, tin lifta intitulé Strotnales (tapisseries), recueil de pensées chrétiennes et philosophiques ; le Pédagogue, traité de morale chrétienne. La meilleure édition de ses. OEuvres est celle de J. Potter, gr.-lat., Oxford, 1715, 2 vol. in-8. Elles ont été trad. en français par Genoude, 1837-43, 3 vol in-8. On l'honore le 4 déc Cependant son orthodoxie et sa sainteté ont été contestées : depuis Benoît XIV, il ne figure plus dans le martyrologe romain;. M. l'abbé Hébert Duperron, enl855, et M. l'abbé Cognât, en 1859, ont écrit sur Clément d'Alexandrie..
  • CLEMENT i (S.), pape, succéda, selon les uns a. S. Lin en 67, selon les autres à. S. Anaolet, vers 91, et mourut vers 100. Il était disciple de S. Pierre. On croit qu'il subit le martyre. On a de lui une Épitre aux Corinthiens (dans les Epistolœ Palrum de Frey, Bâle, 1742), et 20 homélies. On lui a attribué plusieurs ouvrages reconnus apocryphes, entre autres 20 homélies et les Clémentines ou Récognitions , œuvre de controverse (publ. à part par Tischendorf, 1858). On le fête le 23 nov.
  • CLEMENT n, Luidger, Saxon, évêque dé Bamberg, fut élu au concile de Sutri, convoqué sous Henri le Noir en 1046, tint un concile à Rome, s'efforça de réprimer la simonie et mourut en 104.7.
  • CLEMENT m, Paulin Scolar.o, Romain, évêque de Préneste, élu en 1187, mourut an 1191, après avoir publié une croisade contre les Sarrasins.*CLEMENT ni, antipape. V. GUIBERT.
  • CLEMENT iv, Guy de Foulques, né vers 1200 à St-Gilles sur le Rhône, avait été militaire, ensuite jurisconsulte et secrétaire de S. Louis. Après la mort de sa femme, il embrassa l'état ecclésiastique : il devint évêque du Puy, archevêque de Narbûnne, car-dinal-évêque de Sabine et légat en Angleterre; enfin on l'élut pape àPérouse (1265), Il mourut à Viterbe en 1268. Français et chef des Guelfes en Italie, il soutint Charles d'Anjou contre Mainfroi et Conradin. C'est sous son règne on dans l'année qui suivit samort qu'on place la Pragmatique-Sanction de S.Louis, qui mit un terme aux différends entre Rome etla France,
  • CLEMENT v, Bertrand de Goth, né à ViJIandraud (Gironde), archevêque de Bordeaux en 1300, fut élu pape à Pérouse en 1305, et mourut en. 1314. Il transporta la résidence des papes à Avignon (1309), fut très-favorable à Philippe le Bel qui avait puissamment contribué à le faire élire, modifia en faveur de ce prince les bulles lancées contre lui par Boniface VIII. et convoquai Vienne en 1310un concile général qui révoqua la bulle Clericis laicosstirles immunités des clercs et prononça la condamnation des Templiers. On a de Clément" V des constitutions, dites Clémen-

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tines (Mayence, 1460), qui font partie du droit canonique. Ce pape a été accusé, mais à tort, de moeurs licencieuses et de cupidité. M. Rabanis a démontré (1858) la fausseté des prétendues conventions faites entre Philippe le Bel et Clément V avant son élection.

  • CLEMENT vi, Pierre Roger, natif du Limousin, docteur de Paris, élu pape en 1342, mort en 1352, avait été bénédictin, puis archevêque de Rouen et de Bordeaux, enfin cardinal. Ce pape résidait à Avignon : il en acheta la propriété en 1348 de la reine Jeanne de Sicile. Il se refusa aux sollicitations des habitants de Rome qui, ayant Rienzi à leur tète, vinrent le prier de revenir à Rome. Il eut de vifs débats avec Edouard II, roi d'Angleterre, au sujet des investitures, et avec l'empereur Louis de Bavière, à la place duquel il fit élire Charles de Luxembourg. I! réduisit le retour périodique du jubilé de 100 ans à 50. Clément VI était fort savant et avait une mémoire prodigieuse.
  • CLEMENT vu, Jules de Médicis, cousin de Léon X, fut élu pape après la mort d'Adrien VI, en 1523, et mourut en 1534. Il se ligua avec François I, les princes d'Italie et le roi d'Angleterre, contre l'empereur Charles-Quint; mais cetteligue, appelée L. sainte, parce que le pape en était le chef, ne lui attira que des infortunes. Assiégé dans Rome par l'armée de l'empereur que commandait Charles de Bourbon (1527), il fut pris, détenu 7 mois, et ne put se sauver qu'à la faveur d'un déguisement. Charles-Quint lui enleva en 1531 Modène et Reggio, mais il l'aida à rétablir sa famille à Florence. Clément VII excommunia en 1534 Henri VIII, roi d'Angleterre, qui avait répudié Catherine d'Aragon, ce qui donna occasion au schisme qui sépara l'Angleterre de l'Église romaine.
  • CLEMENT vu, antipape. V. ROBERT DE GENEVE.
  • CLEMENT vm, Hippolyte Âldobrandini, né à Fano, en 1536, fut élu en 1592 et mourut en 1605 à 69 ans. Il s'appliqua à faire fleurir la piété et la science dans l'Église, condamna les duels, donna l'absolution au roi de France Henri IV lors de sa conversion, ramena un grand nombre d'hérétiques au sein de l'Église, et contribua beaucoup à la paix de Vervins (1598). Il éleva au cardinalat Baronius, Bellarmin, Tolet, d'Ossat, Du Perron, et plusieurs autres grands hommes. C'est sous son pontificat que commença la fameuse querelle de la grâce, à propos d'un ouvrage de Molina; mais il ne voulut rien décider sur les points en litige. Il avait conçu, de concert avec Henri IV, le projet d'une alliance de toutes les puissances chrétiennes contre les Turcs.
  • CLEMENT vin, antipape, V. OILLES MUNOZ.
  • CLEMENT rx, Jules kospigliosi, d'une famille de Pistoie en Toscane, né en 1599, élu en 1667, mort en 1669 à 71 ans, gouverna sagement l'Église, et travailla à réunir les princes chrétiens et à procurer des secours aux Vénitiens contre les Turcs, qui assiégeaient Candie; mais il ne put empêcher la perte de cette importante place. Il termina l'affaire de la signature du Formulaire par un accord qui reçut le nom de paix de l'Église (1668).
  • CLEMENT x, Emile Altieri, fut élu en 1670 à 80 ans, après une vacance de plusieurs mois, et mourut en 1676. Son grand âge l'empêcha de rien faire d'important par lui-même ; le gouvernement fut abandonné au cardinal Antoine Paluzzi.
  • CLEMENT xi, /. Fr. Albani, né à Pesaro en 1649, élu en 1700, mort en 1721. Il se montra favorable à Louis XIV dans la guerre de la succession d'Espagne; il eut de vifs démêlés avec Victor-Amédée, devenu roi de Sicile 1713-18). Pour mettre un terme aux troubles de l'Église de France, il confirma la condamnation des cinq fameuses propositions de Jansénius par la bulle Vineam Domini Sabaoth, 1705, et donna la célèbre constitution Unigenitus, 1713, qui condamnait 101 propositions du P Quesnel.
  • CLEMENT XII, Laurent Corsini, élu en 1730, mort en 1740, à 88 ans, diminua les impôts, punit ceux qui avaient prévariqué dans leurs emplois sous le pontificat précéd., et gouverna l'Église avec sagesse.
  • CLEMENT xin, Charles Rezzonico, né à Venise en-1693, fut élu en 1758 et mourut en 1769. Les Jésuites ayant été expulsés du Portugal, de France, d'Espagne et de Naples, il.fit de vains efforts pour les soutenir. Il perdit en 1768 le comtat d'Avignon et le duché de Bénévent, par suite de démêlés avec le jeune duc de Parme, de la maison de Bourbon.
  • CLEMENT xiv, Laurent Ganganelli, de l'ordre des Franciscains, né en 1705 dans le duché d'Urbin, succéda en 1769 à Clément XIII: la France avait appuyé son élection. D'un caractère conciliant, il vécut en bonne harmonie avec les cours de l'Europe, leva les difficultés qui s'étaient élevées, sous son prédécesseur au sujet du duché de Parme, et recouvra Avignon et Bénévent qui avaient été enlevés à Clément XIII. Pressé par plusieurs princes de décider du sort des Jésuites, il rendit en 1773, après plusieurs années de temporisation, le fameux bref qui prononça leur suppression. Il mourut peu après, en 1774: on prétendit qu'il avait été empoisonné. Caraccioli A donné une Vie de Clément XIV, en français, Paris, 1775, avec de prétendues Lettres de ce pape, qui n'ont aucune authenticité. Sa véritable correspondance a été publiée par Reumont en 1837. Le P. Theiner a fait paraître en 1853 uneflis-tot're estimée du pontificat de Clément XIV, traduite aussitôt par P. de Geslin, Paris, 3 vol. in-8.
  • CLEMENT (Jacques), dominicain, né à Serbonnes, près de Sens, assassina Henri III en 1589. Il fut massacré sur-le-champ. Ce fanatique, qui n'avait que 25 ans, était l'instrument des Ligueurs. Quelques insensés le regardèrent comme un martyr, et furent, dit-on, sur le point de demander sa canonisation.
  • CLEMENT (dom François), savant bénédictin, né à Bèze près de Dijon en 1714, mort à Paris en 1793, continua l'Histoire littéraire de la France (XI° et XII' vol.), ainsi que le Recueil des Historiens de France de dom Bouquet (XIIe et XIII' vol.) ; puis s'occupa de reviser et de compléter l'Art de vérifier les dates après J.-C, qu'avait publié Clémencet enl750; il donna cette nouvelle édition en 1770, 1 seul vol. in-fol. ; mais mécontent de ce travail, il le refondit tout entier et le porta à 3 vol. in-fol., qui parurent en 1783, 84, 87. Cet ouvrage, qui fait autorité en chronologie, est un des plus beaux monuments du xvm" siècle. Il a été réimprimé par St-Allais, en 18 vol. in-8, 1818, et continué jusqu'à nos jours par J. de Courcelles et Fortiad'Urban, 15 vol. in-8, 1821-33. Dom Clément rédigeait un travail semblable sur l'Art de vérifier les dates avant J.-C., lorsqu'il fut frappé d'apoplexie. Ce 2e ouvrage a été publié, en 1820, 5 vol. in-8; il est moins estimé que le précédent. Dom Clément avait été nommé en 1785 associé de l'Académie des inscriptions.
  • CLEMENT (J. Marie Bernard), critique, connu par son âpreté et surnommé par Voltaire VInclément, né à Dijon en 1742, mort à Paris en 1812, fut d'abord professeur à Dijon, puis se livra tout entier à la polémique littéraire; il attaqua sans ménagement Voltaire, qui en revanche l'accabla d'injures. Ayant écrit contre St-Lambert, celui-ci se vengea en le faisant emprisonner à l'aide d'une lettre de cachet. Ses principaux ouvrages sont : Observations sur les Géorgiques de Delille, sur les Saisons de Saint-Lambert, etc., Genève, 1771; Lettres à Voltaire, 1773-76 ; De la Tragédie ; Essai sur la manière de traduire les po'étes en vers, 1784; Satires, 1786. Ll a en outre rédigé, à partir de 1796, le Journal littéraire et quelques autres écrits périodiques. On lui doit aussi des traductions de quelques discoursde Cicéron, 1786; des .amours de Leucippe et Clitophon d'Achille Ta-tius, 1800, et une imitation en vers de la Jérusalem délivrée, 1800.
  • CLEMENT DE RIS (Dominique, comte), né à Paris en 1750, mortenl827, exerça d'abord la profession-d'avocat, fut nommé en 1792 membre du directoire du départ. d'Indre-et-Loire, fît partie du comité qui
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réorganisa l'instruction publique en France, et devint sénateur en 1800. Enlevé à cette époque par un parti de Chouans, il ne recouvra la liberté qu'après 19 jours de captivité. 11 fut nommé pair en 1814.

  • CXEMENT-DESORMES, chimiste, né à Dijon vers 1770, mort en 1842, éleva à Verberie une des premières fabriques d'alun , et enseigna au Conservatoire des arts et métiers la chimie appliquée aux arts. On a de lui d'excellents mémoires sur l'oxyde et le sulfure de carbone, sur l'outremer, sur la fabrication de l'acide sulfurique, la distillation de l'eau de mer, ete
  • CLÉMENTINES. V. CLEMENT I et v.
  • CLÉMONT ou CLEPMONT, ch.-l. de cant. (Haute-Marne), à 40 kil. E. de Chaumont; 529 hab.
  • CLÉNART ou KLEINHARTS (Nia), né en 1495 dans le Brabant, enseigna le grec et l'hébreu à Louvain, puis à Salamanque et àBraga, et mourut à Grenade en 1542. On a de lui, sous le titre d'Institutions linguw grxae, Louvain, 1530, une grammaire grecque qui a longtemps été classique. Clénart savait 1 arabe et avait été en Afrique exprès pour l'apprendre.
  • CLÉOBIS et BITON, frères argieas, fils de Cydippe, prêtresse de Junon. Ils traînèrent un jour au temple de Junon le char de leur mère , parce que les bœufs tardaient à venir; Cydippe, ravie de leur piété, pria la déesse de leur accorder en récompense ce qui leur serait le plus avantageux : en sortant du temple, elle les trouva endormis pour toujours dans les bras l'un de l'autre.
  • CLÉOBULE, l'un des sept sages de la Grèce, fils d'Évagoras, souverain de Lindos dans l'île de Rhodes, succéda à son père, visita l'Egypte, d'où il rapporta le goût des énigmes, et m. à 70 ans, vers 560 av. J.-C. Ses maximes étaient : « De la mesure en tout. Faites du bien à vos amis pour vous les attacher davantage, et à vos ennemis pour en faire des amis. »
  • CLÉOMBROTË. On compte trois rois de Sparte de ce nom : le 1er (480-479) ne régna que comme tuteur de son neveu Plistarque, dont le père, Léoni-das, avait péri aux Thermopyles. — Le 2° (380-371) fit la guerre aux Thébains et périt à la bataille de Leuctres. — Le 3° (243-239) prit la place de son beau-père, Léonidas II, qu'il avait fait déposer; il fut bientôt détrôné à son tour par ce même Léonidas.
  • CLÉOMËDE, écrivain grecque l'on place au Ier siècle avant J.-C, est auteur d'un traité d'astronomie, intitulé : Cyclice theoria, Théorie circulaire des corps célestes publié en grec à Paris, 1539, in-4, et, avec trad. latine, à Bordeaux, parRob. Balforeus, 1605; à Leyde, par Bake, 1820; et à Leipsig, par Schmidt, 1832. lîplaçaitlesoleilaucentredumonde.
  • CLÉOMÈNE, roi d'e Sparte, 519-491, déposa son collègue Démarate ; battit les Argiens près de Ti-rynthe, aida les Athéniens à chasser le tyran Hippias, puis Clisthène, et fut sans cesse en querelle avec son collègue Démarate.—II, 370-309, eut un règne paisible. — III, 236-219, fils de Léonidas lit, opéra une révolution à Sparte dans le but de rétablir les institutions de Lycurgue. Il égorgea les éphores qui s'y opposaient, détruisit le sénat, fit un nouveau partage des terres, abolit les dettes et bannit le luxe. Il fit la guerre aux Achéens, remporta sur eux de grands avantages, leur enleva même Argos et détruisit Mé-galopolis; maisAratus, leur chef, ayant appelé An-tigone à son secours, cléomène fut vaincu à Seliasie, 221. Il alla en Egypte solliciter des secours; le roi Ptolémée Évergète l'accueillit favorablement; mais son successeur, Ptolémée Philopator, qui le craignait, le fit jeter en prison, et il se donna la mort de désespoir, l'an 219. Plutarque a écrit sa Fie.
  • CLEOMENE, sculpteur athénien qui vivait vers 180 av.J -C, a produit, entre autres chefs-d'œuvre, la Vénus de Médicis, qu'on admire encore auj. à Florence.
  • CLÉON, démagogue athénien, était corroyeur de son état. Plein d'audace et doué d'une voix retentissante, il acquit un grand ascendant sur le peuple en le flattant et fut nommé général. Il fit la guerre aux Lacédémoniens, leur enleva Torone, dans la Chalcidique, et remporta quelques autres avantages ; mais il fut vaincu par Brasidas et périt devant Amphipolis (422 av. J.-C). Aristophane le bafoue dans les Chevaliers.
  • CLÉONES, Cleonas, v. d'Argolide, au N., entre Argos et Corinthe. C'est aux environs de cette ville qu'Hercule tua le lion de Némée.
  • CLÉONYaiE, 2« fils du roi de Sparte Cléomène II, disputa le trône en 309 av. J.-C à sonneveu Aréus, mais échoua. Il se réfugia dans la Grande Grèce, prit Tarente, puis tâcha, avec le secours de Pyrrhus, de s'emparer de Sparte (273), mais il échoua de nouveau.
  • CLÉOPÂTRE, sœur d'Alexandre le ffrand, épousa en 337 av. J.-C.-Alexandre, roi d'Ëpire. Devenue veuve, elle fut recherchée, après la mort de son frère, par plusieurs généraux macédoniens, qui voulaient, en s'unissant à elle, acquérir îles droits au trône. Après la mort de Perdiccas, qu'elle avait préféré, elle allait épouser Ptolémée Lagus, roi d'Egypte, quand Antigone la fit mettre à mort (308).
  • CLËOPATSE, reine de Syrie, fille de Ptolémée Phi-lométor, roi d'Egypte, épousa d'abord l'usurpateur Alexandre Bala (149 av. J.-C.), puis Démétrius Ni-canor. Celui-ci ayant été fait prisonnier par les Paf-thes et ayant épouse pendant sa captivité Rodogune, fille de leur roi, elle offrit sa main et sa couronne à Antiochus Sidétès, frère, de Démétrius. Son 1" mari étant rentré dans ses États, elle feignit de se réconcilier avec lui, mais elle ne tarda pas à s'en défaire pour régner seule. Dans la suite; elle fit poignarder Séleucus, l'ainé des fils qu'elle avait eus de Démétrius, parce que ce prince, devenu majeur, s'était fait proclamer roi sans la consulter. Ce meurtre ayant soulevé le peuple, Cléopâtre l'apaisa en couronnant Antiochus (VIII), son 2" fils. Bientôt elle chercha aussi à se défaire de celuj-ci ; mais ce prince, qui était en garde contre ses artifices, l'obligea de boire le poison qu'elle avait préparé pour lui (120 av. J.-C.). C'est cette Cléopâtre qui a fourni à Corneille le sujet de sa tragédie de Bodogune.
  • CLEOPATRE, reine d'Egypte, célèbre par sa beauté et par ses crimes, était fille de Ptolémée Aulète. Ella épousa Ptolémée Denys, son frère, et régna d'abord avec lui (52 av. J.-C). Ayant été chassée du trône peu après, elle se fît rétablir (47) par César, épris de ses charmes. Après la mort du dictateur, Antoine la manda à Tarse pour qu'elle eût à répondre à quelques accusations; mais il en devint éperdument amoureux et répudia pour, l'épouser Opiavie, sœur d'Octave; il lui donna même quelques-unes des provinces romaines d'Orient (33). Cette conduite fit éclater la guerre entre Octave et Antoine. Présente à la bataille d'Actiùm, elle prit la fuite avec sa flotte et décida par là le sort de la journée. Antoine vaincu ayant été réduit à s'arracher la vie, Cléopâtre, qui avait essayé vainement de séduire le vairfqueur, et qui craignait de tomber vivante en son pouvoir, se donna la mort en se faisant piquer au brasparun aspic (30); elle avait 39 ans. Avec elle finit la dynastie des La-gides et l'indépendance de l'Egypte, Cette princesse ne brillait pas moins par son esprit que par sa beauté. La mort de Cléopâtre a été mise sur la scène par E. Jodelle, Mairet, Benserade, Marmontel, Linguet, et par M»8 E. de Girardin (1847). La Calprenède a fait un célèbre roman de Cléopâtre. — t. SELENE.
  • CLÉOPHAS, frère de S. Joseph, est un des disciples auxquels J.-C. apparut à Emmaûs. On lui donne pour fils S. Jacques le Mineur, S. Simêon et Judas Thadée. On l'hon. le 23 sept.
  • CLERCS REGULIERS, prêtres vivant en communauté. On a désigné sous cette dénomination plusieurs congrégations, notamment celles des Àugus-tins , des Théatins et des Barnabiles.
  • CLËRES, ch.-l. de c (Seine-Inf.), à 16 k. N. de Rouen, à 22 parchemin de fer; 393 h. :
  • François Sebastien Charles Joseph de Croix de Clerfayt-CLERFAYT (Jos. de CROIX, comte de), feld-maré-chal autrichien, né en 1733, mort en.I798, s'était déjà distingué dans la guerre de Sept ans et dans

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celle contre les Turcs en 1788 et 1789, lorsqu'en 1792 il fut mis à la tête d'un corps de 12 000 Autrichiens pour attaquer la France de concert avec l'armée prussienne. Il entra en Champagne, s'empara de Stenay, et fit une savante retraite après la bat. de Jemmapes. En 1793, il fit lever le siège de Maês-tricht, décida le succès de la bat. de Nerwinde et s'empara de Quesnoy, mais en 1794 il fut vaincu par Jourdan à Aldenhoven. En 1795, il força successivement trois armées françaises à se retirer devant lui. et délivra Mayence assiégée par l'une d'elles.

  • CLERMONT, ch.-l. d'arr. (Oise), sur une hauteur, près de la r. dr. de laBresche, à 62 k. N. de Paris par la route, 83 par chemin de fer; 3260 h. Trib., collège. Vieux château qui sert de maison de détention pour les femmes. Fabriques de toiles dites de Hollande et demi-Hollande. Brûlée par les Anglais en 1415 et reprise encore par eux en 1434. — Cler-mont, dans le Beauvoisis, était la capit. d'un comté qui date de 1054 et qui a eu 4 dynasties de comtes. La 1" s'éteignit en 1191, la 2e en 1218, la 3e en 1250 : celle-ci se composa de Philippe de Hurepel, prince capétien, et de Jeanne sa fille; la 4e commence avec Robert, 6e fils de S. Louis, et chef de la maison de Bourbon, qui fut investi de ce comté en 1269. La postérité de Robert a joui de ce fief jusqu'au connétable de Bourbon, sur lequel il fut confisqué par François I. Le comté de Clermont fut depuis joint à l'apanage de la branche de Bourbon-Condé.
  • CLERMONT-EN-ARGONNE, ch.-l. de c (Meuse), près de l'Aire, à 27 k. S. O. de Verdun; 1160 h. Commerce de fer, clouterie. Ane place forte, démantelée après 1648. — Cette ville était avant 1789 ch.-l. du Clermontais, petit pays du Barrois, qui formait jadis un comté relevant de l'empire. Il fut donné à l'église de Verdun par Othon I, puis régi au nom de cette église par des châtelains qui se rendirent indépendants. Thibaut, comte de Bar, et ses descendants, le possédèrent ensuite, d'abord comme fief de l'église de Verdun (1204-1564), puis comme fief immédiat de l'empire (1564-1641). 11 fut cédé à la France en 1641.
  • CLERMONT-EN-DAUPHINE, bourg de l'anc Dauphiné (auj. dans le dép. de l'Isère), domaine de la maison de Clermont-Tonnerre. V. MONESTIER-DE-CLERMONT.
  • CLERMONT-FERRAND, Nemetum et Àugustonemeium desanc, Clarus Mons au moven âge, ch.-l. du dép. du Puy-de-Dôme, à 382 k. S. de Paris, 447 par en. de fer; 37 275 h. Evêché fondé au ni8 s. par S.Auâ-tremoine. Tribunal de l"inst. et de commerce; académie universitaire, fac des lett. et des se, lycée, école secondaire de médecine, école normale primaire, soc. savantes et littéraires, biblioth. Commerce de toiles, filatures de coton et de chanvre, raffineries de salpêtre, tanneries, corroieries; fromages, confitures sèches, pâtes d'abricot. La ville se compose de deux villes jadis distinctes, Clermont et Mont-Ferrand, qui n'ont été réunies que sous Louis XIII (1633). Belle cathédrale non terminée; plusieurs belles places , fontaines incrustantes. Patrie de Sidoine Apollinaire, de Pascal, Do-mat, Thomas, Cbamfort, d'Assas, Montlosier, etc. — Clermont fut, après Gergovie, la capit. des Ar-verni; elle fut considérablement agrandie par Auguste qui lui donna le nom d'Avgustonemetam. Détruite plus tard, ses habitants la rebâtirent et lui donnèrent le nom du château qui la défendait (Clarus Mons) ; elle devint alors la capitale de l'Auvergne. Elle suivit depuis les destinées de ce pays (V. AUVERGNE) et fut réunie à la couronne avec lui par Philippe-Auguste. Il se tint à Clermont un assez grand nombre de conciles (535, 549, 587,1095, 1110," 1124, 1130); dans celui de 1095, le pape Urbain II prêcha la 1" croisade. CharlesV convoqua à Clermont,.en 1374, les États généraux de la langue d'Oc Louis XIV y tint les Grands jours en 1665.
  • CLERMONT-LODEVE, ch.-l. de c (Hérault), à 14 k. S. E. de Lodève ; 6405 h. Collège. Eglise St-Paul (du xin° s.). Fabriques de draps londrins pour le Levant, vert-de-gris, tanneries; eaux-de-vie, etc.
  • CLERMONT (Robert, comtede), 6e fils de S. Louis, né en 1256, mort en 1318, épousa en 1272, Béatrix, héritière dé Bourbon, et devint ainsi chef de la maison de Bourbon, qui régna depuis Henri IV.
  • Louis de Bourbon-Condé (1709-1771)-CLERMONT (Louis de BOURBON-CONDE, comte de), fils de Louis III, prince de Condé, né en 1709, mort en 1770. Tonsuré à 9 ans, et doté de plusieurs abbayes, il obtint, en 1733, une dispense qui lui permettait de suivre la carrière des armes sans renoncer à ses bénéfices. Il fut reçu à l'Académie française en 1754 sans aucun titre littéraire : sa nomination donna lieu à une foule d'épigrammes et de plaisanteries. En 1758, ayant remplacé le maréchal de Richelieu à l'armée de Hanovre. il fit les plus grandes fautes, laissa prendre Minden etDussel-dorf, se fit battre à Creveît, et compromit les succès de la campagne. Il se retira dès lors dans ses domaines, et ne reparut plus à la cour. Il fut un des premiers grands maîtres delà franc-maçonnerie en France.
  • CLERMONT-TONNERRE (maison* de). Les comtes de cette maison remontent à Sibaud, seigneur de Clermont en Dauphiné, qui vivait au commencement du xne s. et qui défendit le pape Calixte II contre l'antipape Maurice Bourdin (Grégoire VIII). Ils acquirent le comté de Tonnerre par le mariage de Bernardin de Clermont, vicomte de Tallart, avec Anne de Husson, héritière du comté de Tonnerre, en 1496 ; le comté fut érigé en duché par Charles IX en 1571. Cette maison s'est divisée en plusieurs branches ; celles qui existent encore, outre la branche aînée, sont les Clsrmont-Tonnerge-Thouri/, les Clermont-lfontoi'son et les Clermont-Mont-Saint-Jean. Les principaux personnages qu'elle a produits sont :
  • CLERMONT-TONNERRE (Gaspard, marquis de), doyen des maréchaux de France,néen 1688,mort enl781. Il se distingua à l'armée de Bohême en 1741, eut part à la défense de l'Alsace, au siège de Frihourg; commanda l'aile gauche à la bataille de Fontenoy, et eut sous ses ordres 32 escadrons à celle de Law-feld. Il fut fait maréchal en 1747 et créé duc et pair à l'avènement de Louis XVI.
  • CLERMONT-TONNERRE (Stanislas, comte de), petit-fils du préc, né en 1747, fut élu en 1789 député de la noblesse aux États généraux, fonda avec Malouet le club des Amis de la monarchie, rédigea avec Fo'n-tanes le Journal des Impartiaux, présida deux fois l'assemblée, et y fit adopter des mesures sages. Il fut massacré parla populace dans la journée du 10 août 1792. Ses Opinions ont été recueillies et imprimées en 1791, 4 vol. in-8.
  • CLERMONTAIS. V. CLERMONT.
  • CLERSELLIER (Claude), cartésien, né à Paris en 1614, mort dans cette ville en 1684, a été l'éditeur et le traducteur de plusieurs des ouvrages de Descartes, spécialement de ses Lettres, Paris, 1667, et de ses Principes, 1681. Il eut pour gendre Rohault, dont il publia les OEuvres posthumes, 1682.
  • CLER VAL, ch,-l. de cant. (Doubs), à 16 kil. E. de Baume-les-Dames; 1254 hab. Station. Fondée par l'empereur Othon de Souabe en 1195 et réunie au comté de Montbéliard. A la France depuis 1762.
  • CLÉRY, ch.-l. de cant. (Loiret), à 15 kil. S. O. d'Orléans; 1025 hab. On y remarque l'église Nôtre-Darne-de-CUry, l'une de celles où Louis XI faisait ses dévotions : elle contient le tombeau de ce roi.
  • Jean-Baptiste Cléry-CLÉRY, valet de chambre de Louis XVI, montra à son maître au milieu de ses malheurs une inviolable fidélité. Il rejoignit la famille royale en 1794, fut employé par elle dans différentes missions, et mourut à Vienne en 1809. On a de lui un Journal de ce qui s'est passé à la tour du Temple pendant la captivité dé Louis XVI, Londres, 1798.
  • CLET (S.), pape. Y. ANACLET.
  • CLEVELAND, v. des États-Unis (Ohio), suris lac Érié, à l'embouch. de la Cuyahoga. Fondée en
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1796, elle n'avait encore que 6000 hab. en 1840; elle en compte auj. 42 000. Évêché catholique.

  • CLÈVES, CUvia en latin moderne, v. des Etats prussiens (prov.Rhénane),anc capit.duduchédeson nom, auj. ch.-l. de cercle dans la régence de Dussel-dorf et à 75 k. N. O. de cette v. -r 8000 h. On remarque le palais du gouverneur, le jardin royal, la tour du Cygne. Un canal la fait communiquer avec le Rhin. École de médecine, synagogue, etc.—Cette ville est très-ancienne; elle fut détruite parles Normands au ix' siècle; rebâtie peu après, elle devint le ch.-l. du comté (depuis duché) de Clèves. Elle appartint à la France de 1794 à 1814, et fut une des sous-préf. du dép. de la RoSr.
  • CLEVSS (duché de), ancien Etat immédiat de l'empire d'Allemagne, s'étendait le long de la Meuse et u Rhin, entre l'évêché de Munster à l'E., le Bra-bant à i'O., la Gueidre au N. O. et au N., le duché de Berg au S. Il faisait partie du cercle de West-phalie, et se subdivisait en 3 cercles particuliers, Clèves, Wesel, Emmerich; ch.-l. général, Clèves.— Le pays de Clèves porta d'abord le titre de comté. A la mort de Jean, dernier comte de la 1™ maison de Clèves, 1368, sa nièce Marguerite porta le comté à Adolphe II, comte de la Marck, en qui commence une 2° dynastie de comtes de Clèves ou dynastie des Clèves -et-la-Marck. Celle-cifit ériger Clèvesen duché (1417) par l'empereur Sigismond, et y réunit les duchés de Berg et de Juliers, le comté de Ravensberg, les seigneuries de Ravenstein, "Winnenthal, Breske-sand. Elle s'éteignit en 1609 dans la personne de Jean-Guillaume III, dont la succession est fameuse dans l'histoire sous^Je nom de succession de Juliers (V. JULIERS). Les traités de Dusseldorf, 1624, etdeDorsten, 1666, donnèrent à Sigismond, électeur de Brandebourg, qui avait épousé la princesse Anne, nièce du dernier duc, presque tout le duché de Clèves, avec La Marcket Ravensberg; le reste échut au comte palatin de Neubourg. En 1794, la France conquit le duché, et le comprit dans le départ, de la RoSr. Rendu en 1814 à la maison de Brandebourg, il devint la régence de Clèves, dans la prov. prussienne de Clèves-et-Berg, puis fut adjoint à la régence de Cologne et enfin à celle de Dusseldorf.

[modifier] CLI

  • CLICHIENS, parti qui désirait le retour de la royauté, avait formé, après le 9 thermidor an n (26 juillet 1794), un club qui s'assemblait rue de Cli-chy. Ce parti fut renversé par le Directoire au 18 fructidor an v (4 sept. 1797). On y comptait Picne-gru, Royer-Collard, Camille Jordan.
  • CLICHY-LA-GARENNE, commune du dép. de la Seine, arr. de St-Denis, à 6 kil. N. O. de Paris, auj. presque contiguS à la nouvelle enceinte; 17 473 h. Ane. château royal, où se tint un concile en 636, et où le roi Jean institua l'ordre de l'Etoile en 1351 ; église construite en 1612 par S. Vincent de Paul. Produits chimiques; blanchisseries, cristalleries. Le 30 mars 1814, la garde nationale de Paris, commandée par le maréchal Moncey.yeutun engagement avec les alliés.
  • CLIFFORD (George), comte de Cumberland, né dans le Westmoreland en 1558 d'une anc famille connue dès le xn° siècle, mort en 1605, fut un des favoris de la reine Elisabeth. Il servit dans la marine anglaise, arma plusieurs bâtiments à ses frais, contribua à la destruction de Vinvincible Armada, et fit onze expéditions contre les Espagnols et les Portugais. Il fut 1 'un des pairs qui condamnèrent à mort Marie Stuart.Thomas Ciifford, 1630-73, fut sous Charles H un des membres du ministère de la Cabal et poussa le roi à se vendre à Louis XIV.
  • CLIFFORD (George), jurisconsulte hollandais, s'est fait un nom comme botaniste. Il avait réuni dans sa terre d'Hartecamp la plus belle collection de fleurs qui existât de son temps ; il en confia la direction à Linné, dont il fut le constant protecteur. Linné décrivit sa collection sous le nom d'Hortus Cliffortianus et donna son nom à un genre botanique.
  • CI.IFFORD, îles de l'archipel de Corée. V. COREE.
  • CLIFTON, beau village d'Angleterre (Glocester), près de l'Avon, à 7 kil. O. de Bristol ; 12 400 hab. Eaux thermales, sites pittoresques, au? salubre et chaud, qui ont valu à ce lieu le nom de Montpellier de l'Angleterre. Évêché catholique, récemment créé.
  • CLIMAQUE (S. JEAH), docteur de l'Eglise, né en Palestine vers 525, m. en 605.se consacra à la vie solitaire et passa 59 ans dans les déserts du mont Si-naï. Il a laissé des œuvres spirituelles, imprimées en grec et en latin, Paris, 1653. Son principal ouvrage est le Climax ou Échelle du Ciel, traduit en français par Arnauld d'Andilly, Paris, 1688; c'est de cet ouvrage qu'il a tiré le surnom de Climaque.
  • CLINTON (sir Henry), général anglais. Après avoir servi dans la guerre d'Amérique (1775), sous Burgoyne et Howe, il commanda en chef. Il entra à New-York, s'empara de Rhode-Island et de Char-lestovra, mais tt éprouva ensuite des revers quoiqu'il eût réussi à Corrompre le général américain Arnold, et fut rappelé (1781). II mourut en 1795, étant gouverneur de Gibraltar. Il a publié en 1784 des Réflexions sur la guerre d'Amérique.
  • CLINTON (George), vice-président des Etats-Unis d'Amérique, ne en 1739, mort en 1812, Êtu membre de l'assemblée coloniale de 1773, il s'opposa aux prétentions du gouvernement anglais, siégea au congrès en 1775, prit les armes, fit avec succès contre Henry Clinton une guerre défensive, et l'empêcha de se réunir à Burgoyne. Nommé en 1777 gouverneur de l'Etat de New-York, il travailla pendant 30 ans au bien-être de. cette province. En 1804 il fut élu vice-présid. des États-Unis et président du sénat.
  • CLINTON (Henri-Fines), chronologiste, né à Londres en 1781, mort en 1853, se fit recevoir maître es arts à Oxford en 1805, et fut député au Parlement de 1806à 1826. Il publia de 1827 à imiesFastiBelle-nici et les Fasti Romani, ouvrages qui font autorité. On lui doit aussi un Epitome de la chronologie civile et littéraire de la Grèce jusqu'au siècle, d'Auguste,
  • CLIO, une des neuf Muses, préside à l'histoire. Elle a pour attributs une couronne de lauriers, une trompette, qu'elle porte delà main droite, et un rouleau de papier, qu'elle tient de la main gauche.
  • CLISSA, Andetrium, en allemand Clutz, c.-à-d, clef. v. et forteresse des États autrichiens (Daknatie), à 9 kil. N. E. de Spalatro : 1300 hab. Souvent prise et reprise par les Turcs et les Vénitiens.
  • CLISSON, ch.-l. de cant. (Loire-Inf.), sur la Sevré Nantaise, à 26 kil. S. E. de Nantes; 2251 hab. Tanneries, papeteries. Elle a beaucoup souffert pendant les guerres de la Vendée, Ruines de l'anc château des seigneurs de Clisson.
  • CLISSON (Olivier de), connétable de France, né en 1336 en Bretagne, était fils d'Olivier III de Clisson, à qui Philippe de Valois fit trancher la tête, le soupçonnant d'entretenir des intelligences avec Edouard III qui soutenait Jean de Monlfort contre Charles de Blois, 1343. Clisson servit d'abord le duo de Bretagne et se signala en 1364 à la bat. d'Auray, où se termina en faveur du comte de tlontfort la querelle des maisons de Montfort et de Blois. Il passa ensuite au service de la France, 1368, devint le frère d'armes de Du Guesclin, aida ce héros à détruire les grandes compagnies qui ravageaient le royaume et rejeta les Anglais en Guyenne ; fut créé connétable à la mort de Du Guesclin (1380), et contribua puissamment en 1382 à la victoire de Ro-sebecq gagnée sur les Flamands. Privé de sa charge, en 1392, pendant la démence de Charles VI, et condamné par le Parlement, il se retira en Bretagne, et mourut en 1407 à son château de Josselm. Clisson ternit sa gloire par sa cruauté : on le surnommait le Boucher. Il eut beaucoup d'ennemis, entre autres Pierre de Craon qui tenta ne l'assassiner (V. CRAON).
  • CLISTHËNE, Athénien, de la famille des Alcméo-nides, fils de Mégaclès et aïeul de Périclès, se mit à la tête du parti démocratique, chassa Hippias (610), fut lui-même exilé par les intrigues d'Isagoras, chef du parti aristocratique que soutenait Cléomène, roi de Sparte; mais rentra bientôt et devint tout-puissant : il modifia la législation de Solon, créa 10 nouvelles tribus et augmenta le sénat de 100 membres. On lui attribue l'institution de l'ostracisme.
CLON       — 431 — CLOU
  • CL1TOMAQUE, philosophe carthaginois, vint à Athènes, reçut les leçons de Carnéade et dirigea l'Académie après lui, de 140 à 128 av. J.-C. Parvenu à un âge très-avancé, il se donna la mort.
  • CLITON. V. GUILLAUME CLITON.
  • CLITUMN'US, riv. d'Ombrie, tombait dans le Ti-nias, affluent du Tibre. Ce n'est plus qu'un ruisseau.
  • CLITUS, général macédonien, frère d'Hellanice, nourrice d'Alexandre le Grand, suivit ce prince dans ses expéditions militaires, et lui sauva la vie au passage du Granique. Dans un festin, Alexandre, échauffé par le vin et irrité de ce que Clitus mettait les exploits de son père Philippe au-dessus des siens, le tua de sa propre main (326). Revenu à lui, il le pleura et lui fit faire des funérailles magnifiques.
  • CLIVE (Robert, lord), pair d'Irlande, gouverneur du Bengale, né en 1725 dans le comté de Shrop. Il éleva au plus haut degré de prospérité la Compagnie des Indes, s'empara d'Arcot en 1750, de Calcutta en 1755, chassa les Français des ports du Gange, remporta sur les indigènes une victoire décisive à Plas-sey, 1757, et força tous les nababs du Bahar, du Bengale et l'Orissa à reconnaître la domination anglaise. Malgré ses services, il se vit en 1773, à son retour en Angleterre, accusé de concussion : la Chambre des communes le déclara innocent; néanmoins il fut si vivement affecté d'une telle accusation que dans son désespoir il se donna la mort, 17 74.
  • CLODION, dit le Chevelu, passe pour le 2" roi de France. On le fait succéder à Pharamond vers 427. Parti du château de Disparg en Thuringe, il passa le Rhin, prit, dit-on, Tournay et Cambray, fut défait par Aélius, et néanmoins se rendit maître ensuite de l'Artois et d'Amiens. On ajoute qu'après la prise de cette ville, il envoya un de ses fils assiéger Soissons. Ce jeune prince ayant été tué au siège de cette ville, Clodion en mourut de douleur, 448.
  • CLODION (Claude), sculpteur, né à Nancy vers 1745, mort en 1814, a excellé dans le genre gracieux, et a exécuté en terre cuite des groupes dans le style Louis XV qui sont encore très-recherchés. Il a aussi exécuté des œuvres de grande proportion, notamment VHercule en repos, le Fleuve Scamandre, le Déluge, un buste de Tronchet, etc.
  • CLODIUS (P.), citoyen turbulent, issu de la famille patricienne des Claudius, dénatura son nom de noble et se fit plébéien afin de briguer le tribu-nat. Promu en 59 à cette dignité, il fit rendre une foule de lois populaires, persécuta les citoyens les plus estimés, fit exiler Cicéron et éloigner Caton. Il fut tué par les esclaves de Milon, l'an 51 av. J.-C, à la suite d'une querelle qu'il eut avec celui-ci sur une grande route, et qu'il avait lui-même provoquée. Aussi libertin et impie que séditieux, il se rendit coupable d'inceste et de sacrilège: accusé d'avoir pénétré déguisé en femme dans le lieu secret où se célébraient les mystères de la Bonne-Déesse, d'où les hommes étaient exclus, il n'échappa à la condamnation qu'en achetant ses juges.
  • CLODOALD. V. CLOUD (S.).
  • CLODOMIR, 2° fils de Clovis et de Clotilde, eut en partage le royaume d'Orléans (511), s'unit a ses frères pour combattre Sigismond, roi de Bourgogne, le prit et le fit mourir en 524, mais périt la même année, dans une bat. contre Gondemar, successeur de Sigismond. Il laissa 3 enfants : les deux premiers, Gontaire et Théobald, furent massacrés, en 533, par Childebert et Clotaire, leurs oncles ; le 3», Clodoald (S. Cloud), parvint à se sauver.
  • CLOGHER, bourg d'Irlande (Tyrone), à 22 kil. S. E. d'Omagh. Ane évêché catholique (transféré à Carrickmacross); évêché anglican.
  • tXONMACNOIS, bourg d'Irlande (King's county), à 8 kil. O. de Forbane; 4000 hab. Anc Êvêehé, ruines de la cathédrale, tombeaux de rois irlandais.
  • CLONMELL, v. d'Irlande, sur le Suir, à 40 kil. N. O. de Waterford, ch-1. du comté de Tipperary; 18 000 h., la plupart catholiques. Patrie de Sterne.
  • CLONTARF, v. d'Irlande, à 4 kil. N. E. de Dublin, sur la côte. O'Brien y tailla les Danois en pièces, 1014, et par là rendit l'indépendance à l'Irlande.
  • CLOOTZ (J. B. nu VAL-DE-GRACE, baron de), connu sous le nom d'Anacharsis Cloots, noble prussien, d'une famille riche, né à Clèves en 1755, étudia à Paris, adopta avec enthousiasme les principes de la Révolution, échangea ses prénoms contre celui du philosophe Anacharsis, se mit en tête de réformer les peuples et les États, et prit le titre d'Orateur du genre humain. Naturalisé Français, il fut député à la Convention par les électeurs de l'Oise, et se signala par son exaltation. Robespierre, se méfiant d'un sans-culotte qui avait 100 000 livres de rente, raccusa oïètre un agent de l'étranger, et le fit monter sur l'échafaud (1794). Il a publié quelques écrits où il attaque toutes les puissances, Dieu lui-même. Les principaux sont : Certitude des «preuves du Mahométisme, 1780; la République universelle, 1793.
  • CLOPINEL. V. MEUNG (Jehan de).
  • CLOSTERCAMP, CLOSTERSEVEN. V. KL....
  • CLOSVOUGEOT, célèbre vignoble de Bourgogne (Côte-d'Or), à 22 kil. N. E. de Beaune et à 6 de Nuits. C'est un des grands crus de Bourgogne.
  • CLOTAIRE I, roi de France, fils de Clovis et de Clotilde, né en 497, ne fut d'abord que roi de Sois-sons ou de Neustrie, 511, et finit par devenir (en 558) maître de la France entière, parla mort successive de ses frères. Il participa en 532 au meurtre des enfants de son frère Clodomir, héritiers du roy. d'Orléans; fit périr en 558 son propre fils Chramne, qui s'était un instant révolté contre lui, et surpassa tous les princes de son temps par ses débauches. Il ne manqua pourtant, pas de courage, et entreprit quelques expéditions heureuses, notamment au delà des Pyrénées, avec Childebert. Il mourut en 561.
  • CLOTAIRE II, fils de Chilpéric et de Frédégonde, succéda à son père dans le roy. de Soissons en 584, à l'âge de 4 mois. Il fut défendu par Frédégonde, régente du royaume, contre Childebert II, son cousin, roi d'Austrasie. Après la mort de Thierry II, il s'empara del'Austrasie (613), et fit périr Brunehaut d'un affreux supplice. Maître de toute la France, il attaqua les Saxons et tua de sa main Bertoald, leur duc Après cette victoire il ne s'occupa plus qu'à faire régner dans ses Etats la justice et l'abondance. Il mourut en 628, laissant deux fils, Dagobert et Aribert. C'est du règne de Clotaire II que date l'inamovibilité des maires du palais (614).
  • CLOTAIRE III, fils aîné de Clovis II, eut en partage la Neustrie et la Bourgogne, l'an 656, et régna sous la tutelle de sa mère Bathilde et d'Ébroin, maire du palais, qui finit par usurper toute l'autorité. Clotaire mourut, à ce que l'on croit, en 670, à 18 ans.
  • CLOTAIRE iv, roi d'Austrasie en 717, mort en 719, fut mis sur le trône par Charles-Martel, maire du palais, qui régna en son nom.
  • CLOTHO, la plus jeune des trois Parques ; elle tient la quenouille et file la destinée des hommes.
  • CLOTILDE (Ste), fille de Chilpéric, roi des Bourguignons, épousa en 493 Clovis, roi des Francs, et contribua beaucoup à la conversion de son époux. Elle eut de lui Clotaire I, Clodomir et Childebert. Après la mort de Clovis, en 511, elle vit avec douleur la guerre s'allumer entre ses enfants; n'ayant pu les accorder, elle se retira à Tours auprès du tombeau de S. Martin, où elle mourut en 545. Clotilde fut canonisée ; on la fête le 3 juin. Une église récemment construite à Paris (fbg St-Germain) a été placée sous l'invocation de Ste Clotilde.
  • CLOTILDE DE SURVILLE. F. SURVILLE.
  • CLOUD (S.), OU CLODOALD, fils de Clodomir et petit-fils de Clovis. Après la mort de son père, il échappa au meurtre commis sur ses deux frères aînés par Childebert et Clotaire, se consacra à la vie monastique, et mourut (560), près de Paris dans une retraite qui a pris de lui le nom de St-Cloud (V. ST-CLOUD).
GLUV — 432 — COBL
  • CLOVIS, roi des Francs, né l'an 465, succéda l'an 481 à son père Childéric I. Le roy. qu'il reçut en héritage était resserré entre la mer au N., l'Escaut à l'E., les diocèses de Thérouane et de Boulogne à l'O. et le diocèse de Cambray au S. ; mais il ne tarda pas à l'étendre. Il attaqua d'abord et vainquit Syagrius, qui gouvernait pour les Romains le diocèse de Sois-sons (486), s'empara de ce diocèse et fit de Soissons sa capitale. Quelques années après (493), il s'empara aussi de Paris et y transporta sa résidence. En 496 il défit les Allemands à Tolbiac ; après cette victoire il embrassa le christianisme, à la sollicitation de son épouse Clotilde, se fit baptiser à Reims avec 3000 des siens, et reçutl'onction sainte des mains de S. Remy. 11 envahit en 497 l'Armorique et battit en 500 Gon-debaud, roi de Bourgogne. En 507, il gagna la bataille de Vouillé sur Alaric, roi des Visigoths, qu'il tua de sa main, et s'empara de l'Aquitaine. Il reçut alors de l'empereur Anastase les titres de consul'et de patrice. Il souilla la fin de son règne par le meurtre de plusieurs chefs, ses rivaux. Il mourut en511, laissant ses Etats à ses 4 fils, Thierri, Clodomir, Childebert et Clotaire.
  • CLOVIS II, un des rois fainéants, 2" fils de Dago-bert, régna après lui sur la Neustrie et la Bourgogne (638-650), et mourut à 22 ou 23 ans.
  • CLOVIS IV, un des rois fainéants, fils de Thierri III, lui succéda en 691, à 9 ans, et mourut en 695.
  • CLOYE, ch.-l. de c (Eure-et-Loire), sur le Loir. à 13 k. S. O. de Chàteaudun; 1500 hab.
  • CLOYNE, v. d'Irlande (Cork), à 26 k. E. de Cork; 6000 h. Évêchés catholique et Anglican. Cathédrale.
  • CLUNY, Cluniacum, ch.-l. de c (Saône-et-Loire), à 20 k. N. O. de Mâcon, sur la r. g. de la Grosne; 3407 h. Collège. Dépôt d'étalons. Papeterie, poterie, vannerie. Restes d'une célèbre abbaye de Bénédictins (V. ci-après); belle église gothique.
  • CLUNY (abbaye de), abb. de Bénédictins, instituée au x" siècle par Bernon, abbé de Gigniac, avec les libéralités de Guillaume I, duc d'Aquitaine, était chef d'ordre. Fondé en 910, réformé en 930 par S. Odon, l'ordre de Cluny compta parmi ses abbés Pierre le Vénérable et le card. L. de Guise. L'abbé de Cluny s'appela longtemps VAbbé des Abbés; mais un concile de Rome, en 1126, ayant adjugé ce titre à l'abbé du Mont-Cassin, l'abbé de Cluny prit le titre à'archi-abbé. En 1770 plus de 600 bénéfices et 2000 maisons en Europe dépendaient de l'abbaye de Cluny. L'ordre fut dissous en 1790. V. l'Histoire de l'abbaye de Cluny, par M. Lorain.
  • CLUSES, bourg de France (Hte-Savoie), ch.-l. de cant., au pied du St-Sigismond et au débouché du défilé de l'Arve, à 14 k. S. E. de Bonneville; 1625 h.
  • CLUSIUM, primitivement Camars, auj. Chiusi, v. d'Étrurie, sur le Clanis, fut la capit. de Porsenna.
  • CLUSIUS, botaniste. Y. LËCLUSE.
  • CLUVIER ou CLUWER (Phil.), Cluverius, savant géographe, né à Dantzick en 1580, possédait presque toutes les langues de l'Europe. 11 voyagea en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie. enseigna avec distinction à Leyde, et y mourut en 1623. Ses ouvrages les plus importants sont: Germania antiqua, Leyde, 1616, 1 vol. in-fol.; ltalia antiqua, 1624, 2 vol. in-fol. ; Introductio m uni-mrsarn geographiam, tam veterem quam novam, 1629, in-12, trad. en français par le P. Labbe, 1697, avec les notes de Reiskms".
  • CLYDE, Glota, riv. d' Ecosse, naît près d' Elvan-foot, au S. de Crawford, reçoit la Mouse.de Calder, le Douglas, l'Avon; baigne Lanark, Hamilton, Glasgow, Renfrew. et se perd après un cours de 128 kil. dans le Frith-of-Clyde, que les Romains appelaient Glota; sestuarium. Elle forme plusieurs cataractes.
  • CLYPEA, Alilib, V. d'Afrique. F. ASPIS,
  • CLYTEMNESTRE, fille de Tyndare, roi de Sparte, et de Léda, et sœur d'Hélène, fut mariée à Agamemnon, roi d'Argos. Pendant que ce prince était au siège de Troie, elle s'abandonna à de criminelles amours avec Sgisthe; de concert avec lui, elle assassina son époux à son retour de l'expédition. Ils régnèrent quelques années sur Argos, mais dans la suite ils furent tous les deux mis à mort par Oreste, fils d'Agamemnon. Alfieri, Lemercier et Soumet, après Eschyle, Sophocle et Euripide, ont mis sur la scène le crime de Clytemnestre et la fin tragique d'Agamemnon.

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