Journaliste
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Un journaliste est une personne dont l'activité professionnelle est le journalisme. On parle également de reporter (de l'anglais : report, rapporter) car il rapporte des faits dans l'objectif d'informer le public. Un journaliste écrit des articles ou en fait une présentation pour une diffusion ou une publication dans un média de masse comme un journal, la télévision, la radio, un magazine, un film documentaire ou l'Internet.
Les faits qu'un journaliste rapporte au public sont porteurs de sens, par exemple dans le domaine de la politique, de l'économie ou de la culture. Cela confère un pouvoir aux journalistes (souvent qualifié de quatrième pouvoir, par allusion aux trois pouvoirs constitutionnels) dans le processus de la formation de l'opinion et dans l'influence que la révélation de ces faits peut avoir dans les prises de décisions de ce public.
Un journaliste peut être salarié d'une entreprise de presse ou être pigiste, c'est-à-dire payé à la tâche (souvent, au prorata de la longueur des articles fournis).
Sommaire |
[modifier] Histoire
Dans la mythologie nordique les corbeaux Hugin et Munin sont assis sur les épaules du dieu Odin et lui racontent les nouvelles du monde.
Environ 37000 journalistes travaillent actuellement dans les médias français.
En mars 2007 se tiennent pour la première fois les Assises internationales du journalisme, à Lille et à Arras.
[modifier] Enseignement
Pour des raisons de liberté constitutionnelle (selon les pays), aucun diplôme n'est exigé, mais en général, il est nécessaire de suivre deux années d'études et de faire des stages.
En principe, il est demandé au journaliste d'avoir conscience de ses responsabilités sociales et politiques vis-à-vis de la société (critère de déontologie), de posséder une pensée logique et analytique, de disposer de créativité ainsi que d'avoir le sens des contacts humains. Cependant les journalistes polyvalents tendent à devenir de moins en moins nombreux. Des connaissances techniques sont de plus en plus souvent nécessaires (quand elles ne sont pas exigées), en raison de la complexité croissante des sujets traités. Les journalistes intervenant sur des sujets « pointus » tels que les sciences, surtout dans la presse généraliste, ont rarement de formation substantielle sur ces sujets; un journaliste doit alors posséder une capacité à comprendre et à retranscrire en termes intelligibles par le plus grand nombre une information a priori « difficile », afin qu'elle ne demeure pas réservée à un cercle d'initiés.
[modifier] Belgique
- Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), (COMU-RECI) : Louvain-la-Neuve
- Université Libre de Bruxelles : Bruxelles
- Institut de Journalisme : Bruxelles
[modifier] Maroc
- Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC - Rabat)
[modifier] Bulgarie
- FJCM (Faculté de journalisme et de communication de masse) : Sofia
[modifier] Bosnie-Herzégovine
- École de journalisme de l'institut Mediaplan : Sarajevo
[modifier] Canada
- Département d'information et de communication, Université Laval : Québec (Québec)
- Département de journalisme, Université Concordia : Montréal (Québec)
- Département de journalisme au sein de l'École des Médias, Université du Québec à Montréal: Montréal (Québec)
[modifier] France
En France (contrairement à d'autres pays) sont habituellement reconnues journalistes les personnes titulaires d'une « carte de presse ». Tout journaliste, même celui qui ne possède pas de "carte de presse", peut bénéficier d'un abattement fiscal à l'impôt sur le revenu et l'application d'une convention collective de travail spécifique (durée de travail, salaire minimum, clause de conscience lors du rachat de l'entreprise, etc.). Pour l'obtenir, il faut que plus de la moitié des revenus de la personne demandeuse soit le fruit d'une activité journalistique dans une entreprise de presse. La carte de presse définitive est obtenue à l'issue de deux années de pratique du journalisme (une seule pour les diplômés des écoles reconnues par la profession), durant ce temps le journaliste a le statut de journaliste stagiaire.
Les formations reconnues : en France, l’accès au journalisme n’est pas subordonné à l’obtention d’un diplôme précis. Cependant, la Convention collective nationale de travail des journalistes affirme « l’intérêt des parties contractantes pour la formation professionnelle et souhaite que les débutants aient reçu un enseignement général et technique aussi complet que possible ». De la sorte, le fait d’avoir satisfait à l’une des formations reconnues par la profession - et d’être titulaire du diplôme de fin d’études - diminue de moitié la durée du stage de deux ans requis pour accéder au statut de journaliste titulaire.
Voici une liste des 12 formations reconnues par la profession (par le Syndicat national des journalistes):
- Centre de formation des journalistes, CFJ-Paris
- Centre universitaire d’enseignement du journalisme, Cuej-Strasbourg III
- École des hautes études en sciences de l'information et de la communication, Celsa-Paris IV
- École de journalisme et de la communication à Marseille, EJCM
- École de journalisme de Toulouse, EJT
- École supérieure de journalisme de Lille, ESJ-Lille
- Institut de la Communication et des Medias, ICM-Grenoble III
- Institut Français de Presse, IFP-Paris
- Institut pratique de journalisme, IPJ-Paris
- L'Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine, IJBA
- IUT de Lannion département « Information Communication »
- IUT de Tours département « Information Communication »
[modifier] Suisse
En Suisse romande, les journalistes-stagiaires sont engagés durant deux ans auprès d'un média tout en suivant neuf semaines de formation théorique au Centre romand de formation des journalistes (CRFJ). Les stagiaires passent ensuite un examen de fin de stage. Par ailleurs, au bout de deux ans de pratique journalistique, les candidats journalistes obtiennent le RP (registre professionnel) qui fait d'eux des journalistes professionnels.
- Université de Fribourg
- Institut de journalisme et communication : Neuchâtel
- CRJF (Centre romand de formation des journalistes) : Lausanne
[modifier] Tunisie
- IPSI (Institut de presse et de sciences de l'information) : Tunis
[modifier] Travail
À l'étranger, dans les zones difficiles, un « fixeur », un traducteur aide de camp, est l'interface indispensable avec la population. Cependant, cet intermédiaire peut devenir une cible des belligérants qui peuvent le considérer comme un « traître ».
[modifier] Au cinéma
Le cinéma a souvent présenté des journalistes au travail. C'est le cas dans les films suivants :
- en France
- Les Paparazzi, de Jacques Rozier (1964), L'Héritier, de Philippe Labro (1972), La Mort en direct, de Bertrand Tavernier (1980), Mille milliards de dollars, de Henri Verneuil (1982), Le Quatrième pouvoir, de Serge Leroy (1985), Paparazzi, d'Alain Berbérian (1998)...
- aux États-Unis
- Citizen Kane, d'Orson Welles (1941), Le Goufre aux chimères, de Billy Wilder (1951), Le Grand chantage, d'Alexander Mackendrick (1957), À cause d'un assassinat, d'Alan J. Pakula (1974), Profession : reporter, de Michelangelo Antonioni (1975), Les hommes du Président, d'Alan J. Pakula (1976)...
[modifier] Champs d'action spéciaux
Correspondant - Reporter - Créateur d'images - Critique - Feuilletoniste - Éditorialiste - Videojournaliste - Modérateur
[modifier] Voir aussi
- Catégorie:Journaliste
- Journalisme
- Formes de représentation en journalisme
- Liste des journalistes célèbres
- Annuaire des journalistes en France
- Carte de presse
- Journalisme d'enquête
- Journalisme scientifique
- Journaliste accompagnant des unités militaire
- Liberté de la presse
- Reporters sans frontières
- Présentateurs de journaux télévisés français