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Canadiens de Montréal - Wikipédia

Canadiens de Montréal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Canadiens de Montréal
Fondé en 1909
Siège Montréal (Québec)
Patinoire Centre Bell
Couleurs bleu, blanc, rouge
Ligue LNH
Capitaine Saku Koivu
Assistants capitaine Sheldon Souray, Alexei Kovalev et Steve Bégin
Entraîneur-chef Guy Carbonneau
Entraîneurs associés Kirk Muller, Roland Melanson et Doug Jarvis
Directeur général Bob Gainey
Propriétaire George N. Gillett Jr
Équipe(s) affiliée(s) Bulldogs de Hamilton (LAH)
Cyclones de Cincinnati (ECHL)
Site Web Canadiens de Montréal

Les Canadiens de Montréal sont une équipe professionnelle de hockey sur glace évoluant dans la ville de Montréal, au Québec (Canada). Ils sont membres de la Division Nord-Est de la Conférence de l'Est de la Ligue nationale de hockey[1] (LNH). Bien que le nom le plus utilisé pour désigner cette équipe soit les « Canadiens de Montréal », son nom officiel est le « Club de Hockey Canadien ». Il y a une multitude d'autres manières d'appeler cette équipe, soient : le Canadien, le Bleu-blanc-rouge, le Tricolore, les Glorieux, les Habs (pour « habitants »), le CH, le Grand Club ou la Sainte-Flanelle (qui désigne l'uniforme).

Fondé en 1909, le Canadien de Montréal est la plus ancienne équipe de la LNH et fait partie du groupe de formation de cette ligue nommé Original Six. Cette équipe a remporté plus de Coupes Stanley (24) que n'importe quelle autre équipe de la ligue, soit beaucoup plus que les Maple Leafs de Toronto, la seconde équipe la plus titrée de la LNH avec une récolte de treize Coupes Stanley. Du point de vue pourcentage, en 2006, cela fait du CH la troisième plus glorieuse, tous sports professionnels confondus en Amérique du Nord, ayant remporté 25,3% de tous les championnats. Seuls les Celtics de Boston (26,7%) et les Yankees de New York (25,5%) ont un meilleur pourcentage de réussite.

Les Canadiens de Montréal disputent leurs matches à domicile au Centre Bell[2], auparavant dénommé le Centre Molson jusqu'en 2003. Le dernier endroit où le Canadien jouait se nommait le Forum de Montréal. Il a été considéré comme un véritable temple du hockey par les amateurs de hockey du monde entier et a reçu les équipes adverses durant sept décennies ainsi que toutes les Coupes Stanley remportées par le CH sauf deux.

Sommaire

[modifier] Dynastie de la LNH

Cette équipe a remporté vingt-quatre Coupes Stanley, un record de la LNH. Elle détient aussi le record inégalé de cinq Coupes Stanley consécutives[3], de 1956 à 1960, exploit qu'elle a failli répéter de 1965 à 1969 avec quatre championnats. Elle gagna aussi une autre série de quatre coupes d'affilée (de 1976 à 1979), ce moindre record étant plus tard égalé par une seule autre équipe, les Islanders de New York entre 1980 et 1983. Il s'agit donc de l'équipe la plus renommée de toute la LNH, sous plusieurs aspects. Statistiques à l'appui, le Canadien arrive bon premier du côté des assistances totales, et ce depuis 1996 (hormis une saison où le Canadien termine deuxième derrière les Red Wings de Detroit), l'année de l'inauguration du Centre Molson, qui est devenu le Centre Bell, le plus grand aréna de hockey en Amérique du Nord.

[modifier] Genèse du Club de Hockey Canadien

[modifier] Contexte précurseur

Logo de l'édition 1910-1911.
Logo de l'édition 1910-1911.

À l'époque de la naissance du hockey, les étudiants canadiens français commencèrent à pratiquer le hockey, en compagnie des Irlandais qui partageaient les mêmes établissements scolaires catholiques de Montréal. Toutefois, ce fut un début difficile, les francophones étant peu ou pas acceptés par les dirigeants d'équipes et de ligues exclusivement anglophones. Les liens entre Irlandais et Canadiens français étaient cependant demeurés forts, et jouèrent un rôle déterminant dans l'acceptation des francophones au sein des ligues montréalaises. Leur équipe, les Shamrocks de Montréal, a toujours milité en faveur d'une équipe canadienne française dans les rangs du hockey sénior. En 1884, un groupe d'hommes d'affaires francophones fondait l'Association Athlétique d'amateurs Nationale, par la suite plus simplement appelée le National : une équipe exclusivement composée de joueurs francophones. Ce n'est qu'à partir de 1905 que les autres équipes commencèrent à accepter les francophones au sein de leurs organisations.

[modifier] Naissance du CH et genèse de la LNH

En 1909, la principale ligue de hockey venait de devenir la Canadian Hockey Association (CHA), suite à la dissolution de l'ECHA (Eastern Canada Hockey Association). Sa situation était cependant nébuleuse : dans la même réunion du CHA où l'on a réadmis le National au sein de la ligue, les Wanderers en ont été expulsés, leur propriétaire voulant que tous les matches se jouent à l'aréna Jubilée (qu'il possédait aussi). D'autre part, une équipe de Renfrew voulait se joindre à la ligue durant cette année, mais elle a été refusée.

Naissance du CH — Les représentants des deux équipes laissées de côté par la CHA, le Renfrew et les Wanderers, se sont alors rencontrés à l'Hôtel Windsor de Montréal afin de former une nouvelle ligue : la National Hockey Association (NHA), précurseure de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ironiquement, cette réunion se tenait dans la chambre voisine de celle où avait lieu la réunion de la CHA.

Logo porté de 1913 à 1917.
Logo porté de 1913 à 1917.

C'est à ce moment qu'une nouvelle ère dans l'histoire du hockey commença, en corrélation avec l'influence du Canada français sur ce sport. Durant cette réunion, le Renfrew était représenté par John Ambrose O'Brien, homme riche et ambitieux possédant aussi une autre ligue dans le nord de l'Ontario. Afin d'attirer des spectateurs à l'aréna Jubilée, les Wanderers ont proposé une nouvelle équipe francophone, qui devait se nommer les Canadiens, et avancèrent le nom de Jean-Baptiste Laviolette pour que ce dernier la mette sur pied. Celui-ci pouvait compter dès lors sur l'aide financière d'O'Brien afin de bâtir sa nouvelle équipe et d'être en mesure de disputer au National les meilleurs joueurs francophones du Québec; cette guerre de contrats dura un an, puis se termina finalement par une fusion du National au sein du Canadien, le 15 janvier 1910. Au début de l'équipe, les journaux francophones croyaient qu'O'Brien avait fait cet investissements dans le seul but de faire un coup de marketing ou pour faire de l'argent et nul ne se doutait des futurs succès du Canadien.


Une assise définitive — Depuis qu'il avait acquis les Canadiens, O'Brien maintenait qu'il voulait que l'équipe soit cédée à un entrepreneur francophone aussitôt que cela serait possible. Cependant, à l'été 1910, le Club athlétique Canadien poursuivait O'Brien en justice à propos de l'utilisation du nom. Dans un règlement hors cour, le club fit l'acquisition de l'équipe, qu'il posséda jusqu'en 1921, année où elle fut vendue suite au décès de son gérant George Kennedy.


[modifier] Contes et légendes : le CH mythique

Le Canadien de Montréal est au hockey ce que les Yankees de New York sont au baseball, ce que le Juventus de Turin est au football : une équipe ayant dominé et fait rayonner son sport comme nulle autre, en ayant façonné l'esprit porteuse d'innovations et d'évolution.

[modifier] Les Flying Frenchmen sur le chemin de la gloire

Logo utilisé de 1926 à 1953.
Logo utilisé de 1926 à 1953.

À l'origine, ce club était majoritairement composé de Canadiens français, chose visée lors de sa genèse, d'où son nom de Canadiens de Montréal. En effet, ce sont les francophones qui étaient alors étiquetés comme Canadiens, une allégeance coloniale à la couronne Britannique étant encore très forte du côté anglophone. C'est aussi pour cette raison que les couleurs officielles du club sont le bleu-blanc-rouge : le « Tricolore », symbole rappelant aux supporteurs francophones la filiation de l'équipe avec les origines françaises du peuple « canadien ». Le but : créer un nouveau club de hockey pouvant rivaliser avec les Wanderers de Montréal du quartier McGill College, bastion anglophone de l'époque (ce qui n'est plus le cas de nos jours)... Bien entendu, plusieurs joueurs anglophones marquèrent la gloire de cette équipe à ses débuts (ainsi que les débuts de la LNH), notamment Howie Morenz et Joe Malone, autant que plus tard avec les Frank et Pete Mahovlich, Steve Shutt, Ken Dryden, Larry Robinson, Dickie "Digger" Moore, Doug Harvey, Bob Gainey, Toe Blake, Elmer Lach, l'entraîneur Scotty Bowman, pour ne nommer que les plus connus.

Les grandes équipes du Club de Hockey Canadien de Montréal, virent ses hordes de francophones dominer les autres équipes par leur vitesse et leur habileté. Rappelons que le hockey sur glace représentait alors l'une des rares portes offertes aux Canadiens français de l'époque, leur permettant de s'affranchir d'un statut de citoyen de seconde classe qui leur était attribué; de s'affirmer jusqu'à la limite de l'émancipation sociale, et ce en se dirigeant vers la Révolution tranquille qui marqua le début des années 1960. Bref, c'est ainsi que naquirent les légendaires et mythiques Flying Frenchmen (français volants) du CH, des « conquérants » longtemps redoutés à travers la LNH jusqu'au jour où le privilège bien avantageux d'obtenir le premier choix québécois à chaque début de saison fut retiré au CH dans les années 1970. Sous l'inspiration du fougueux Maurice the Rocket (la fusée) Richard, puis plus tard celle des autres Flying Frenchmen menés par Jean La Classe Béliveau (dit aussi Le Gros Bill), Yvan Cournoyer, le Démon Blond Guy Lafleur et le Big Three, la plus célèbre dynastie du hockey fit sa place parmi les moments mémorables du sport moderne.

[modifier] La Coupe Stanley veut Montréal

En 1947, après le 5e match, la série finale entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto se transporte à Toronto avec les Leafs en avant 3-2. Malheureusement pour eux, la Coupe Stanley fut oubliée à Montréal, et les Leafs ont été privé de cette dernière pour célébrer leur triomphe après leur victoire dans le 6e match. Le célèbre trophée annonçait ses couleurs pour les décennies à venir...

[modifier] Maurice Richard, la fierté d'un peuple

Maurice Richard après son but donnant le championnat au CH
Maurice Richard après son but donnant le championnat au CH

Maurice Richard[4], aussi appelé le Rocket ou Monsieur Hockey, fut l'un des joueurs les plus marquants du hockey. Aux États-Unis, on parle de lui comme étant le Babe Ruth de son sport. Il fut adulé dans toutes les villes de hockey nord-américaines, grâce à sa vision unique du jeu et son talent surprenant, seule sa présence suffisait à remplir les amphithéâtres : à New York au Madison Square Garden, le gros Earl Seibert s'accroche à ses épaules afin de le ralentir et éventuellement le faire tomber, mais le Rocket réussi néanmoins à le traîner ainsi jusqu'au but de Harry Lumley, en maniant son bâton (et la rondelle) d'une seule main, pour finalement terminer cette chevauchée par un but[5]; son fameux combat contre le rude Bob Dill; son but marqué en se traînant sur les genoux contre le gardien Emile Francis des Blackhawks de Chicago alors qu'il tirait deux défenseurs adverses accrochés à lui depuis la ligne bleue[6]; ses huit points obtenus dans un match après avoir passé une journée éreintante à déménager des meubles[7], établissant un nouveau record de LNH pour le plus grand nombre de points en un match (huit : cinq buts et trois passes); sa résurrection suite à une commotion cérébrale subie lors d'un match qui lui permit à la toute fin de marquer le but donnant la victoire de la série demi-finale contre les Bruins de Boston[8]... Il fut le tout premier joueur à marquer cinquante buts en cinquante matches, d'où le fait que le trophée remis au meilleur buteur de la LNH durant la saison porte son nom.

Aux côtés de ses coéquipiers Elmer Lach et Toe Blake, il était le pilier de la glorieuse Punch Line, la plus célèbre et spectaculaire ligne d'attaque de la LNH. Vedette populaire de la Grande Noirceur[9] et victime de son époque, il devient malgré lui porte-étendard de l'émancipation des Québécois. À travers ses actes qualifiés d'héroïques, Maurice Richard a su influencer les Canadiens français de l'époque en leur fournissant une source d'inspiration leur permettant d'envisager une dignité nouvelle que le climat social de jadis leur refusait.

L'émeute, premier pas vers la Révolution tranquille — Le 5 mars 1955, le président de la ligue, Clarence Campbell, impose à Richard une suspension qui l'empêcha de participer aux séries éliminatoires. Deux jours plus tard, Campbell se présente au Forum de Montréal pour assister à un match du Tricolore. S'éveille alors une rumeur grandissante dans tout le Forum : la foule ne pardonnait pas à Campbell d'avoir puni si sévèrement son idole et considérait sa présence au match (annoncée sur un ton de défi) telle une arrogance élitiste. L'étincelle mit le feu aux poudres : une bombe lacrymogène fut alors lancée en sa direction, forçant les policiers à faire évacuer le Forum[10]. Par la suite, des gens saisirent cette occasion pour renverser et brûler des voitures, fracasser les vitrines des commerces, et piller cette « zone de l'exploiteur » que représentait l'ouest de la rue Sainte-Catherine à leurs yeux. Montréal n'avait pas vécu de telles scènes depuis les manifestations contre la conscription. Dès lors confronté aux excès populaires que le contexte social provoquait, le peuple s'éveilla et se mit en marche vers la Révolution tranquille après qu'un groupe d'artistes, Les Automatistes[11], eut mis la table à l'aide d'un manifeste intitulé Refus Global[12], dont Maurice Richard était l'un des éléments déclencheurs. Bien malgré lui, et lors d'une soirée de hockey, dans un amphithéâtre de sport, Maurice Richard lance un appel au calme à la radio[13].


[modifier] Jacques Plante : le gardien masqué

Jacques Plante et son fameux masque
Jacques Plante et son fameux masque

Outre la manière innovatrice de jouer au hockey, la plus spectaculaire des innovations du CH pourrait être le port du masque protecteur rigide pour gardien de but, mis de l'avant par le cerbère Jacques Plante à la fin des années 1950, années où le CH gagna cinq Coupes Stanley consécutives (durant les dernières années de Maurice Richard).

Jacques Plante étendu, suite à l'accident qui le poussa à porter un masque
Jacques Plante étendu, suite à l'accident qui le poussa à porter un masque

New York, Madison Square Garden, le 1er novembre 1959. Un tir foudroyant du joueur de centre Andy Bathgate fracture le nez de Jacques Plante. Heureusement, aux portes de la pause entre deux périodes du jeu, ce dernier peut retourner au vestiaire et s'y fait poser de nombreux points de suture afin de refermer la plaie ouverte. Il est important de noter qu'à cette époque, les gardiens de but ne portaient pas encore de masque protecteur durant les matches puisque c'était considéré comme n'étant pas à la mode. Seul Plante l'utilisait durant les séances d'entraînement. À sa sortie de la clinique, Plante interpella son entraîneur, Toe Blake, et lui mentionna qu’il reviendrait dans la joute sous condition d’utiliser son masque (à l’époque chaque équipe ne possédait qu’un seul gardien de but régulier). Alors Toe, qui ne voulait rien entendre depuis près de quatre saisons, n’eut d’autre choix que d’accepter sa demande. Le Canadien est revenu de l’arrière pour remporter la joute ainsi que les onze rencontres suivantes, pour finalement remporter la Coupe Stanley au terme de la saison. Par la suite, plus jamais on a demandé à Plante d’enlever son masque, les adversaire en étant d'ailleurs intimidés. Une légende était née...


[modifier] Boom-Boom, voici le lancer-frappé

Si Jacques Plante est reconnu comme l'instigateur du masque pour gardien de but, tous reconnaissent que c'est Bernard Geoffrion qui a inventé le lancer-frappé (Slapshot)[14]. Effectivement, lors d'un match où Geoffrion était frustré de rater la cible avec des lancers du poignet et des lancers du revers, il se met à frapper la rondelle comme si c'était une balle de golf. Le résultat fut que la rondelle fusa vers le filet pour finalement marquer un but, ce qui médusa tout les spectateurs présents au match! Une nouvelle manière foudroyante de lancer une rondelle de hockey venait de naître. Alors que Geoffrion pratiquait ses lancers pendant un entraînement au Forum, un journaliste du journal The Gazette nommé Charlie Moore épiait ses gestes. Après avoir entendu le son des lancers frappés de Geoffrion, un son lorsqu'après l'élan arrière, le bâton frappe la glace au contact de la rondelle (un premier "Boom"), puis un autre lorsque la rondelle percute la bande de bois en bout de parcours (un second "Boom"), Moore lui colla dès lors le sobriquet de « Boom Boom Geoffrion », qui devint plus tard Le Boomer.


[modifier] Le Forum de Montréal, Temple du Hockey

Le Forum de Montréal fût construit en 1924 pour les Maroons de Montréal, l'équipe anglophone de la ville. Vers la fin des années trente, les Maroons quittent la scène montréalaise et le Forum devient le domicile de Canadiens, l'équipe francophone de Montréal. Les Canadiens gagneront vingt-deux de leurs vingt-quatre Coupes Stanley dans ce prestigieux aréna. Le Forum verra évoluer les Howie Morenz, Aurel Joliat, Toe Blake, Maurice Richard, Jacques Plante, Bernard Geoffrion, Ken Dryden et plusieurs autres. Le fameux édifice ferma ses portes le 11 mars 1996 après une victoire des Canadiens sur les Stars de Dallas. Il est aujourd'hui converti en centre commercial comportant plusieurs salles de cinéma et s'appelle désormais le Forum Pepsi.

[modifier] Les Super Séries de 1975

L'inoubliable 31 décembre 1975[15] : le CSKA Moscou contre le Canadien de Montréal. Le rouge-bleu-blanc contre le bleu-blanc-rouge, les deux meilleurs clubs de hockey au monde à cette époque[16]. Envisagé par plusieurs comme du plus grand duel de l'histoire du hockey, ce fut un match d'anthologie dont on se souvient encore plusieurs décennies plus tard. Le hockey à son meilleur, tout en finesse et rapidité, viril mais sans animosité comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes entre les autres équipes de la LNH et les Soviétiques (particulièrement aux États-Unis). Trois jours plus tôt, le club de l'Armée rouge a aisément vaincu les Rangers de New York 7 à 3. En pleine Guerre froide, le match revêt dès lors un certain caractère politique : pour les joueurs des deux meilleures équipes au monde, il est impératif de gagner[17], et à talent brut contre talent brut, tous se préparaient à vivre une grande soirée de hockey[18]. Ce qui est considéré comme l'un des plus beaux matches de l'histoire n'a pas fait de vainqueur (une nulle de 3 à 3), mais continue d'alimenter les discussions dans les salons et les bars trente ans plus tard. Yvan Cournoyer et Vladislav Tretiak, auteur de trente-cinq arrêts, furent choisis joueur par excellence de leur camp respectif. Aux yeux de l'entraîneur Viktor Tikhonov, Bob Gainey est cependant le joueur le plus complet au monde. Déjà couronnée championne en 1971 et 1973, en cette veille du Jour de l'An, Montréal s'apprêtait à vivre une séquence de quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, un exploit que seule son équipe a pu accomplir par le passé[19].


[modifier] René Lecavalier et Dick Irvin : les voix du CH

Alors que le hockey était présenté seulement à la radio, le poste télévisé francophone de Radio-Canada présente le premier match télévisé de l'histoire du hockey au Canada. Au Forum, à partie de 1952 jusqu'à sa retraite en 1982, c'est René Lecavalier qui commente les matches du Canadien pour Radio-Canada[20]. C'est Lecavalier qui francisa le hockey en développant, en français, des mots propres au hockey (hors-jeu, mise en échec, etc.).

Chez la CBC, la version anglaise de Radio-Canada, c'est Dick Irvin qui couvre les matches du Canadien avec l'émission « Hockey Night in Canada »[21]. En fait, Irvin a voyagé avec les Habs durant plus de trente ans en tant que leur commentateur radio et a couvert près de 3000 matches à la télévision et à la radio.

Avec l'avènement du hockey télévisé, de plus en plus de personnes peuvent savoir à quoi ressemble un match de hockey professionnel puisqu'ils peuvent regarder le hockey sur glace à la télévision, ce qui provoque la faillite de certaines équipes amateures des régions pour lesquelles l'assistance baisse de manière fulgurante.

[modifier] Le Démon Blond Guy Lafleur

Guy Lafleur est le tout premier joueur de la LNH à marquer plus de cinquante buts en une saison durant six années consécutives. Il fut le pilier de l'équipe de Montréal qui remporta quatre Coupes Stanley d'affilée entre 1975-1976 et 1978-1979. Outre ses nombreux jeux dignes d'anthologie, il fit les manchettes avec Mireille Mathieu, sa chanteuse préférée (Mme Mathieu semblait apprécier ce sport rapide et viril) : cette dernière, assistant à un match au Forum de Montréal et ne pouvant plus se contenir, vint presque à enjamber la bande afin de donner un bisou à cet athlète qu'elle admirait tout autant... Guy Lafleur marqua trois buts ce soir là, un tour du chapeau en toute révérence de gentleman.

On a volé la Coupe Stanley : le Démon Blond démarre une nouvelle tradition. Durant la saison de1979, tout de suite après la parade dans les rues de Montréal célébrant la victoire de la Coupe Stanley, Lafleur prit cette dernière et parti en voiture sans avertir le responsable officiel. Lafleur se présenta à la maison de ses parents à Thurso, et plaça la coupe sur le parterre à l'avant de la maison où tous les gens pouvaient venir se faire photographier en sa compagnie. Guy Lafleur rendit la Coupe Stanley plus tard ce soir là, et reçu un avertissement de la part de la ligue lui ordonnant de ne plus recommencer. Dès ce jour, chaque joueur et membre de l'organisation de l'équipe gagnante a le droit de disposer de la Coupe Stanley à sa guise durant deux jours, dont la présenter à son village, sa ville natale, son lieu de résidence. Elle fut déjà transportée aux plus hautes cimes des montagnes rocheuses canadiennes par un joueur et visita plusieurs contrées d'Europe de l'Est.


[modifier] Les fantômes du Forum

Les fantômes[22] font partie d'un petit groupe très sélect de joueurs qui « hanteraient » le Forum de Montréal, mais qui selon certains, n'ont pas encore déménagé vers le Centre Bell. Ce groupe serait effectivement composé de Georges Vézina, Newsy Lalonde, Joe Malone, Howie Morenz, Aurel Joliat, Hector « Toe » Blake, Bill Durnan, Jacques Plante, Doug Harvey et Dickie Moore, plus tard Jean Béliveau dit « le Gros Bill », Serge Savard dit « le Sénateur », Henri Richard le « Pocket Rocket » (fusée de poche) : ces derniers visitaient souvent le Forum à différents moments, surtout lors des séries éliminatoires.

De par l'habitude qu'avaient les plus grands joueurs de l'histoire de venir épauler les plus jeunes, c'est aussi à eux et tous les autres « Glorieux » de l'équipe que fait référence le fameux verset gravé dans le bronze au centre de la chambre des joueurs :

« Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut... » 

Les effigies de tous les joueurs de l'histoire du CH admis au Temple de la renommée du hockey y sont aussi gravées dans le bronze, juste au-dessus de l'inscription. La plus grande victime des fantômes du Forum fut le coloré entraîneur des Bruins de Boston, Don Cherry. À son grand désarroi, son équipe (les Maple Leafs de Toronto) ne réussissait jamais à vaincre le Canadien de Montréal durant les séries éliminatoires pour la Coupe, et toujours le Canadien arrivait à éclipser l'excellence de Boston, la plus grande rivalité de la LNH à l'époque.


[modifier] Le CH, terreau pour gardiens de but

Le Canadien a souvent su profiter d'un excellent entraîneur pour gardiens de but, tel Roland Melanson actuellement. Ainsi pourvu d'un tel atout, le Canadien de Montréal a toujours pu compter sur un solide gardien de but pouvant le mener loin durant la saison régulière mais surtout dans les séries éliminatoires, lorsque chaque match est excessivement important pour accéder à la ronde suivante. De plus, les bons gardiens du Tricolore lui ont souvent permis de sauver les meubles lorsque les parties commencaient à mal tourner pour l'équipe, puisque le gardien de but est souvent le joueur qui peut faire la différence pour sceller l'issue d'un match.


[modifier] Les 100 ans de l'organisation

Les Canadiens de Montréal ont dévoilés le logo de leur 100e anniversaire qui sera célébré en 2008-09.
Les Canadiens de Montréal ont dévoilés le logo de leur 100e anniversaire qui sera célébré en 2008-09.

Le décompte du centenaire est commencé et les dirigeants ont annoncé plusieurs événements spéciaux pour souligner les cent ans du Club de hockey Canadien. L'organisation retirera une série de chandails, dont trois qui ont été retirés déjà en 2005-2006. Si tout va pour le mieux pour les Canadiens, le calendrier 2009 sera fort chargé. Un film de deux heures sur l'histoire de Canadien sera réalisé au coût de cinq millions de dollars pour souligner l'évènement. Celui-ci devrait sortir dans les salles à l'automne 2008. L'équipe a annoncé qu'elle a présenté sa candidature pour l'organisation du Championnat mondial junior 2009, débutant à la fin décembre 2008 et se prolongeant au début de janvier 2009. Finalement, c'est la ville d'Ottawa qui fut choisie. Le 23 janvier 2007, le commissaire Gary Bettman annonce que le club va organiser le Match des étoiles 2009. Ils veulent aussi organiser la séance de repêchage amateur de la même année. La dernière fois que Montréal avait été hôte du match des étoiles était en 1993, et la séance de repêchage en 1992, soit la même année que leur dernière conquête de la Coupe Stanley.

[modifier] Logo, uniforme et mascotte

[modifier] Logo

Un des plus vieux et reconnaissables des logos d'équipes sportives, le classique « C » et « H » des Canadiens de Montréal a été utilisé pour la première fois durant la saison 1917-1918, après avoir évolué sous sa forme actuelle en 1952-1953. Une erreur fréquente concernant ce logo par plusieurs partisants est de croire que le « H » signifie Habs, mais en fait, il est l'initiale de « Hockey », comme dans le « Club de Hockey Canadien », le nom officiel de l'équipe. Le nom original de l'équipe était auparavant « Club Athlétique Canadien », ce pourquoi le « H » du logo actuel était auparavant un « A » de 1913 à 1917.

[modifier] Uniforme

Les couleurs actuelles du Canadien sont: le bleu, le blanc et le rouge. Elles peuvent toutes être vues que ce soit sur le chandail porté à la maison, le chandail porté sur la route ou le troisième chandail. Le chandail porté à la maison, qui était le chandail porté sur la route jusqu'en 2003 lorsque la LNH a décidé d'inverser les deux gilets, a une prédominance pour la couleur rouge. Il y a quatre lignes bleues et blanches, une sur chaque bras, une sur le torse et une sur le ventre. Le principal chandail porté sur la route est du même modèle que le chandail original de l'équipe, de couleur blanche avec un logo similaire, excepté que les trois lignes sont bleues et rouges, avec une seule ligne rouge terminant chaque manche. Le troisième chandail est majoritairement blanc et incorpore un mélange des deux autres gilets, avec seulement une ligne blanche sur le ventre, et une rouge à la fin de chacune des manches. Les épaules ont aussi recouvertes de rouge.

Les fameuses couleurs du Canadien de Montréal sont une partie important de la culture des Canadiens français. Dans le conte « Le chandail de hockey », écrit par Roch Carrier, le chandail du principal rival du CH, les Maple Leafs de Toronto, est accidentellement donné à un jeune homme québécois. Un extrait de ce conte se retrouve sur le billet de cinq dollars canadien :

« Les hivers de mon enfance étaient des saisons longues, longues. Nous vivions en trois lieux: l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie était sur la patinoire. » 

Puisque cette équipe possède une histoire assez riche[23], son chandail est souvent présenté par plusieurs par le nom de « La Sainte-Flanelle » (un synonyme de chandail béni).

[modifier] Mascotte

Depuis la saison 2004-2005, les Canadiens ont adopté une créature poilue et orangée nommée « Youppi[24] » comme mascotte officielle, leur première mascotte depuis les années 1990. Youppi a été une mascotte durant de nombreuses années pour les Expos de Montréal, une ancienne équipe de baseball montréalaise qui a déménagé à Washington D.C. en 2004 sous le nom des Nationals. Avec ce changement de ligue, Youppi est devenue la première mascotte travaillant pour une équipe de sport professionnel à accomplir un tel exploit.

[modifier] Les arénas

Les Canadiens de Montréal ont élu domicile dans cinq arénas différents[25] au cours de leur longue histoire.


  • L'aréna Jubilée : Situé dans le quartier Hochelaga, cet aréna a été celui ayant accueilli les Canadiens lors de leur premier match en 1909. À l’époque, le Jubilée était considéré comme l’un des plus beaux et des plus spacieux aréna. La construction de cet édifice s'est terminée le 12 décembre 1908, soit un an à peine avant la création du Canadien. Cet aréna a été détruit par le feu en 1919, dû à un problème électrique, et ne fut jamais reconstruit.


  • L'aréna de Westmount : Situé dans le quartier Westmount, cet aréna a été construit en 1898 et pouvait contenir deux fois plus de personnes que le Jubilée (6000 places assises au lieu de 3000). Le Canadien commence à y jouer au début de la saison 1910-1911 et y joue durant huit saisons. Il y remportera sa première Coupe Stanley en mars 1916 contre les Rosebuds de Portland. Cet aréna était partagé avec les Wanderers de Montréal. À l'instar du Jubilée, l’aréna de Westmount connu une fin tragique le 2 janvier 1918 alors qu’il fut anéanti par le feu. Toutefois, la raison de l'initiation de l'incendie ne fut jamais déterminée. L'aréna ne fut pas reconstruit et le CH retourna jouer au Jubilée durant un an.


  • L'aréna Mont-Royal : Dû à la perte des deux domiciles possibles du Canadien, l’aréna Mont-Royal est construit en l’espace de trois mois seulement. Il est situé au centre-ville de Montréal (au coin des rues Mont-Royal et St-Urbain), et peut accueillir jusqu'à 8000 personnes assises. Caractéristique spécifique à cet aréna : une glace artificielle y fut installée pour la première fois en 1924. Toutefois, puisque les rénovations ont pris du retard, lors de l'inauguration de la saison 1924-1925 il n'y avait pas de glace et le CH dû aller inaugurer un nouvel aréna : le Forum de Montréal.


Façade du Centre Bell sur la rue de La Gauchetière.
Façade du Centre Bell sur la rue de La Gauchetière.
  • Le Forum de Montréal : Avec une capacité de 9300 places assises, le Forum était considéré à l’époque comme étant l’édifice le plus adéquat pour les matchs de hockey et faisait l'envie de plusieurs équipes de hockey sur glace. Avant que les Canadiens ne s'y établissent le 29 novembre 1924, cet aréna servait déjà de domicile aux Maroons de Montréal. La première version du Forum était surnommée la patinoire du Montagnard et sa construction a été complétée au coût de 1,25 millions de dollars en environ cinq mois, juste à temps pour que le Canadien y dispute son premier match. En 1949, des premières rénovations de l’ordre de 600 000$ y sont effectuées afin de porter la capacité à 13 551 places assises. Puis, en 1968, une deuxième cure de rajeunissement évalué à 9,5 millions de dollars est entreprise. On ne conservera que la structure, les gradins et les bancs de l’édifice original. On y ajouta une dizaine de loges corporatives, une galerie de presse, des guichets de vente regroupés ainsi qu'un accès par escaliers mobiles. La capacité totale de l'édifice est alors montée à 18 200 places assises. Un total de 22 Coupes Stanley y seront remportées dans les années 1970. L’histoire entre le Canadien et le Forum se terminera le 11 mars 1996. Depuis mai 2001, le Forum est devenu un centre de divertissement avec 22 salles de cinéma et a été renommé Forum Pepsi.


  • Le Centre Molson/Centre Bell : La construction du Centre Molson débuta à l'été 1993 et fut terminée juste à temps pour la saison 1995-1996 au coût de 270 millions de dollars. La raison pourquoi on quitta le Forum pour venir s'installer dans ce nouvel aréna était afin de se mettre au même niveau que les autres amphithéâtres beaucoup plus luxueux de la LNH. Le Centre Molson peut accueillir 21 273 personnes assises et compte 135 loges corporatives avec des salons de grand luxe. Les gradins en hauteur éloignent cependant les spectateurs du jeu et on a dû installer des micros à la hauteur de la patinoire afin que les spectateurs entendent le bruit de la rondelle qui frappe la bande. Il se trouve en plein centre-ville de Montréal sur la rue de la Gauchetière tout près de la gare Windsor et les stations de métro Bonaventure et Lucien L’Allier et est constitué d’un immense réseau de galeries souterraines avec magasins et restaurants. C’est le 16 mars 1996 que le Centre Molson est inauguré avec Pierre Turgeon qui est arrivé au centre de la glace avec le flambeau qui avait été transmis de capitaine en capitaine lors de la fermeture du Forum. Maurice Richard aura le droit à la toute première ovation de l’édifice. C'est durant la saison 2002-2003 que le Centre Molson a changé son nom pour Centre Bell question d’avoir de nouveaux commanditaires dans l’entourage de l’équipe. Étant maintenant établis au Centre Bell, les Canadiens de Montréal semblent y avoir trouvé un domicile qui convient aux exigences du hockey sur glace moderne. L’histoire de ce nouvel édifice reste toutefois à réaliser…

[modifier] Trophées

[modifier] Coupe Stanley

Ultime trophée pour une équipe de hockey, la Coupe Stanley[26] [27] est remise au champion des séries éliminatoires de la LNH depuis 1926-1927. Durant toute son histoire, le Canadien a remporté 24 Coupes Stanley:

Année Finaliste Résultat Précédé de Suivi de
1915-16 Rosebuds de Portland 3-2 Millionaires de Vancouver Metropolitans de Seattle
1923-24 Maroons de Vancouver 2-0 Sénateurs d'Ottawa Cougars de Victoria
1929-30 Bruins de Boston 2-0 Bruins de Boston -
1930-31 Blackhawks de Chicago 3-2 - Maple Leafs de Toronto
1943-44 Blackhawks de Chicago 4-0 Red Wings de Détroit Maple Leafs de Toronto
1945-46 Bruins de Boston 4-1 Maple Leafs de Toronto Maple Leafs de Toronto
1952-53 Bruins de Boston 4-1 Red Wings de Détroit Red Wings de Détroit
1955-56 Red Wings de Detroit 4-1 Red Wings de Détroit -
1956-57 Bruins de Boston 4-1 - -
1957-58 Bruins de Boston 4-2 - -
1958-59 Maple Leafs de Toronto 4-1 - -
1959-60 Maple Leafs de Toronto 4-0 - Blackhawks de Chicago
1964-65 Blackhawks de Chicago 4-3 Maple Leafs de Toronto -
1965-66 Red Wings de Detroit 4-2 - Maple Leafs de Toronto
1967-68 Blues de Saint-Louis 4-0 Maple Leafs de Toronto -
1968-69 Blues de Saint-Louis 4-0 - Bruins de Boston
1970-71 Blackhawks de Chicago 4-3 Bruins de Boston Bruins de Boston
1972-73 Blackhawks de Chicago 4-2 Bruins de Boston Flyers de Philadelphie
1975-76 Flyers de Philadelphie 4-0 Flyers de Philadelphie -
1976-77 Bruins de Boston 4-0 - -
1977-78 Bruins de Boston 4-2 - -
1978-79 Rangers de New-York 4-1 - Islanders de New York
1985-86 Flames de Calgary 4-1 Oilers d'Edmonton Oilers d'Edmonton
1992-93 Kings de Los Angeles 4-1 Penguins de Pittsburgh Rangers de New York

[modifier] Trophées d'équipe

Voici la liste des trophées d'équipe remis par la LNH aux équipes ayant accompli des exploits spécifiques ainsi que les années où le Canadien de Montréal a remporté chacun d'eux :

Trophée Prince de Galles[28] - Depuis la saison 1993-1994, ce trophée est remis à l'équipe remportant la finale de la Conférence de l'Est durant les séries éliminatoires. Le trophée Prince de Galles est le trophée qui a changé le plus souvent de définition au cours de son histoire. Le Canadien est l'équipe l'ayant remporté le plus grand nombre à vie avec 25 gains et est suivi de loin par les Bruins de Boston avec 15 remises.

1923-1924 1944-1945 1955-1956 1959-1960 1963-1964 1968-1969 1976-1977 1980-1981 1992-1993
1924-1925 1945-1946 1957-1958 1960-1961 1965-1966 1972-1973 1977-1978 1985-1986 -
1943-1944 1946-1947 1958-1959 1961-1962 1967-1968 1975-1976 1978-1979 1988-1989 -


Trophée Président[29] - Ce trophée est remis à l'équipe ayant accumulé le plus de points au classement général durant la saison régulière. Sa première attribution s'est faite durant la saison 1985-1986. Depuis l'avènement du trophée Président, le Canadien de Montréal ne l'a jamais remporté, toutefois, s'il avait existé depuis le début de la création de la LNH, il l'aurait remporté à 22 reprises.

1917-1918 1931-1932 1945-1946 1957-1958 1960-1961 1965-1966 1972-1973 1977-1978
1927-1928 1943-1944 1946-1947 1958-1959 1961-1962 1967-1968 1975-1976 -
1928-1929 1944-1945 1955-1956 1959-1960 1963-1964 1968-1969 1976-1977 -


N.B. La Coupe Stanley (voir ci-dessus) fait aussi partie de cette catégorie mais est infiniment plus prestigieuse que tous les autres trophées d'équipe.

[modifier] Trophées individuels

Voici la totalité des trophées individuels remis par la LNH aux joueurs (excepté le Trophée Jack Adams remis à des entraîneurs) ainsi que ses récipiendaires chez le Canadien de Montréal :

Trophée Art Ross[30] [31] - Trophée remis au joueur qui inscrit le plus de points au cours de la saison.

Gagnants avant l'avènement du trophée...

Trophée Bill Masterton[32] [33] - Cette récompense est remise au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et esprit d’équipe. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Calder[34] [35] - Ce trophée récompense le joueur qui a su démontrer des qualités exceptionnelles durant sa première saison en tant que joueur dans la LNH. Pour être éligible, le joueur ne doit pas avoir joué plus de 25 matches dans la saison régulière précédente à celle en cours et pas plus de six matches durant les deux autres saisons précédentes dans aucune ligue professionnelle. Le joueur ne peut pas être âgé de plus de 26 ans.

Trophée Conn Smythe[36] [37] - Ce trophée récompense le meilleur joueur de toute les séries éliminatoires (MVP).

Trophée Frank J. Selke[38] [39] - Trophée remis au meilleur joueur d'avant ayant su démontrer des qualités défensives dans l'aspect de son jeu. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Hart[40] [41] - Une des plus belles récompenses pour un joueur de la LNH : ce trophée récompense le joueur jugé le plus utile à son équipe durant la saison régulière. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Jack Adams[42] [43] - Trophée remis à l'entraîneur ayant contribué le plus aux succès de son équipe. Le gagnant est choisi par un vote à travers l'association des diffuseurs.

Trophée James Norris[44] [45] - Trophée remis au meilleur défenseur de la saison régulière qui a su démontrer qu'il était un maître à sa position. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée Lady Byng[46] [47] - Ce trophée récompense le joueur considéré comme ayant le meilleur esprit sportif tout en conservant des performances remarquables. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer le trophée en tenant compte à la fois des performances et du nombre de minutes de punitions accumulées.

Trophée Lester B. Pearson[48] [49] - Une autre des récompenses les plus prestigieuses pour un joueur : le titre de meilleur joueur de la LNH voté par l'association des joueurs.

Trophée Maurice Richard[50] [51] - Ce trophée récompense le joueur ayant compté le plus de buts durant la saison régulière. Ce trophée portant le nom de l'ancienne vedette de l'équipe n'a jamais été gagné par un joueur du Canadien depuis sa mise en place.

Trophée Roger Crozier[52] [53] - Ce trophée récompense le gardien de but ayant conservé le meilleur pourcentage d'efficacité pendant la saison régulière. Il était auparavant nommée le prix Trico.

Gagnants du prix Trico...

Trophée Vézina[54] [55] - De 1926-1927 à 1980-1981 inclusivement, ce trophée était remis au gardien de l’équipe ayant alloué de moins de but durant la saison régulière. Depuis 1981-1982, le Vézina est attribué au meilleur gardien de but jugé par les directeurs généraux de la LNH.

Trophée William M. Jennings[56] [57] - Ce trophée récompense le gardien de but ayant conservé la meilleure moyenne de buts alloués par match durant la saison. Ce trophée ne datant que de 1982 avant cette date, les gardiens qui avaient la meilleur moyenne gagnaient le trophée Vézina (voir ci-dessus).


[modifier] Trophées de l'organisation

[modifier] Coupe Molson

La Coupe Molson[58] est remise au joueur ayant amassé le plus de points au classement des trois étoiles établi à la fin de chaque match. Chaque première étoile donne 5 points au classement, chaque deuxième étoile en donne 3 et chaque troisième étoile en donne 1. En cas d'égalité, celui qui aura amassé le plus de premières étoiles sera le vainqueur.

Joueurs ayant obtenus le plus grand nombre de Coupes Molson en carrière:

[modifier] Histoire

Le nom du trophée tire son origine des brasseries Molson principaux commanditaires de l’équipe depuis 1957, lors de l’acquisition du club la première fois par Hartland de Montarville Molson. La compagnie Molson resta associée au Canadien malgré le changement de propriétaire dans les années 1970, d’autant plus qu’elle était commanditaire de La Soirée du Hockey à la Société Radio-Canada.

La Coupe Molson peut être perçue comme le mélange entre le trophée Hart et le trophée Lester B. Pearson de la LNH, avec de légères différences.

[modifier] Récipiendaires

[modifier] Trophée Jacques Beauchamp

Le trophée Jacques Beauchamp[59] est remis au joueur ayant joué un rôle déterminant dans les succès de l'équipe sans en retirer d'honneur particulier. Le vote est recensé auprès des journalistes de Montréal.

Joueurs ayant obtenus le plus grand nombre de trophées Jacques Beauchamp en carrière:

[modifier] Histoire

Jacques Beauchamp, un journaliste pionnier du défunt journal le Montréal-Matin et un des fondateurs du Journal de Montréal, reçu une offre pour prendre en charge la section des sports. Ayant toujours été affecté à la couverture du Canadien et étant très près de l’organisation, Beauchamp aura même l’occasion de signer un contrat avec l’organisation à titre de gardien substitut à Jacques Plante en 1959 . Il participera régulièrement aux entraînements de l’équipe mais il ne sera jamais appelé à remplacer Plante durant de vrais matches. Il est un des premiers journalistes de la presse écrite admis au Temple de la Renommée en 1984.

[modifier] Récipiendaires


[modifier] Trophée Jean Béliveau

Le trophée Jean Béliveau[61] est remis au joueur du Canadien de Montréal s'étant démarqué le plus par son engagement communautaire. Sa première attribution s'est faite tout récemment, durant la saison 2004-2005. Ce trophée est remis lors du tournoi de golf annuel de l'équipe en septembre.

Joueur ayant obtenu le plus grand nombre de trophées Jean Béliveau en carrière:

[modifier] Histoire

Jean Béliveau a commencé sa carrière à titre de joueur avec le Canadien en 1953 et y passera plus de dix-huit saisons. Au cours de sa carrière, le « Gros Bill » a remporté la Coupe Stanley à dix reprises, le trophée Hart deux fois (en 1956 et 1964) et le trophée Conn Smythe, dont il est le tout premier récipiendaire, une fois (en 1965). Ce joueur extrêmement talentueux sera sélectionné à quatorze occasions pour participer au match des étoiles de la LNH en plus d’obtenir onze sélections sur l’une ou l’autre des équipes d’étoiles partantes.

Il a été capitaine du Canadien de 1961 à 1971 ce qui fait de lui le plus longtemps en poste avec l'équipe jusqu’à aujourd'hui. Quelques mois après sa retraite, son chandail (le numéro 4) a été retiré par l’organisation. Béliveau est actuellement vice-président des opérations hockey avec le CH. Il s'est retiré de cette fonction en 1993 pour devenir ambassadeur de l’équipe.

Ayant actuellement plus de cinquante années d’association avec les Canadiens de Montréal et ayant toujours été un symbole de respect, le Club de Hockey Canadien a décidé de nommer un trophée de l’organisation à son nom. Pour choisir un gagnant, un comité de sélection composé des membres du conseil d’administration de la fondation du Club de Hockey Canadien pour l’enfance se réunit pour évaluer le niveau d'engagement communautaire de chacun des joueurs, peu importe que cet engagement soit au Québec ou non. En plus de se mériter le trophée, le gagnant reçoit la somme de 25 000 dollars qu’il peut verser à un organisme de bienfaisance au Québec qui appuie la cause des enfants.

[modifier] Récipiendaires

[modifier] Livre des records

[modifier] En carrière

Le Club de Hockey Canadien en 1942
Le Club de Hockey Canadien en 1942

[modifier] En une saison

[modifier] En un match

[modifier] Meilleurs pointeurs

Voici les statistiques des joueurs ayant dépassé le cap des 500 points en carrière avec les Canadiens de Montréal.

Joueur Parties jouées Buts Aides Points Joueur Parties jouées Buts Aides Points
Guy Lafleur 962 518 728 1246 Dickie Moore 654 254 340 594
Jean Béliveau 1125 507 712 1219 Claude Provost 1005 254 335 589
Henri Richard 1259 358 688 1046 Mario Tremblay 852 258 326 584
Maurice Richard 978 544 421 965 Guy Lapointe 777 166 406 572
Larry Robinson 1202 197 686 883 Pete Mahovlich 581 223 346 569
Yvan Cournoyer 968 428 435 863 Guy Carbonneau 912 221 326 547
Jacques Lemaire 853 366 469 835 Saku Koivu 650 159 376 535
Steve Shutt 871 408 368 776 Hector Blake 569 235 292 527
Bernard Geoffrion 766 371 388 759 Bobby Rousseau 643 200 322 522
Elmer Lach 664 215 408 623 Bob Gainey 1160 239 263 502
Mats Naslund 617 243 369 612 Ralph Backstrom 844 215 287 502

[modifier] Les joueurs

[modifier] Joueurs actuels

En date du 23 mars 2007 [1]

[modifier] Gardiens de but

Numéro Joueur Nat. Attrape Obtenu Lieu de naissance
30 David Aebischer Suisse Gauche Échangé en 2006 (Colorado) Fribourg (Suisse)
39 Cristobal Huet France Gauche Échangé en 2004 (Los Angeles) Saint-Martin-d'Hères (France)
41 Jaroslav Halák Modèle:Country alias Slovakia Gauche Repêchage 2003 - 9e ronde Bratislava (Slovaquie)
49 Michael Leighton Canada Gauche Récupéré au ballotage en 2007 (Philadelphie) Petrolia (Canada)

[modifier] Défenseurs

Numéro Joueur Nat. Lance Obtenu Lieu de naissance
6 Janne Niinimaa Modèle:Country alias FIN Gauche Échangé en 2006 (Dallas) Raahe (Finlande)
8 Mike Komisarek États-Unis d'Amérique Droite Repêchage 2001 - 1re ronde West Islip (États-Unis)
25 Mathieu Dandenault Flag of Canada.svg Droite Joueur autonome 2005 Sherbrooke (Canada)
26 Josh Gorges Flag of Canada.svg Gauche Échangé en 2007 (San Jose) Kelowna (Canada)
32 Mark Streit Suisse Gauche Repêchage 2004 - 9e ronde Englisberg (Suisse)
44 Sheldon Souray (A) Flag of Canada.svg Gauche Échangé en 2000 (New Jersey) Elk Point (Canada)
51 Francis Bouillon États-Unis d'Amérique Gauche Récupéré au ballotage en 2002 (Nashville) New York (États-Unis)
79 Andrei Markov Modèle:Country alias RUS Gauche Repêchage 1998 - 6e ronde Voskresensk (Russie)

[modifier] Attaquants

Numéro Joueur Nat. Lance Position Obtenu Lieu de naissance
11 Saku Koivu (C) Modèle:Country alias FIN Gauche C Repêchage 1993 - 1re ronde Turku (Finlande)
14 Radek Bonk République tchèque Gauche C Échangé en 2004 (Los Angeles) Krnov (République tchèque)
15 Sergei Samsonov Modèle:Country alias RUS Droite AG Joueur autonome 2006 Moscou (Russie)
20 Mike Johnson Flag of Canada.svg Droite AD Échangé en 2006 (Phoenix) Scarborough (Canada)
21 Christopher Higgins États-Unis d'Amérique Gauche AG Repêchage 2002 - 1re ronde Smithtown (États-Unis)
22 Steve Bégin (A) Flag of Canada.svg Gauche C/AG Récupéré au ballotage en 2003 (Buffalo) Trois-Rivières (Canada)
27 Alexei Kovalev (A) Modèle:Country alias RUS Gauche AD Échangé en 2004 (New York R.) Togliatti (Russie)
35 Tomas Plekanec République tchèque Gauche C Repêchage 2001 - 3e ronde Kladno (République tchèque)
40 Maxim Lapierre Flag of Canada.svg Droite C Repêchage 2003 - 2e ronde Saint-Léonard (Canada)
42 Alexander Perezhogin Modèle:Country alias RUS Gauche AD/AG Repêchage 2001 - 1re ronde Oust-Kamenogorsk (Kazakhstan)
46 Andrei Kostitsyn Droite AG Repêchage 2003 - 1re ronde Novopolosk (Biélorussie)
57 Garth Murray Flag of Canada.svg Gauche C/AG Échangé en 2005 (New York R.) Regina (Canada)
73 Michael Ryder Flag of Canada.svg Droite AD Repêchage 1998 - 8e ronde Bonavista (Canada)
84 Guillaume Latendresse Flag of Canada.svg Gauche AD/AG Repêchage 2005 - 2e ronde Sainte-Catherine (Canada)

[modifier] Nationalité des joueurs

[modifier] Au Temple de la renommée du hockey

Cette section présente les joueurs importants[62] dans l’histoire des Canadiens ayant acquis une des plus belles récompenses dans la LNH, l’accès au Temple de la renommée du hockey. Afin d'y être admis, le dossier de chaque pétitionnaire devra passer devant dix-huit membres du comité et recevoir au moins les trois-quarts des votes (quinze membres)[63]. Chaque année, sont admis au maximum :

  • Quatre joueurs;
  • Deux bâtisseurs[64];
  • Un arbitre ou juge de ligne.

Pour les joueurs, l’arbitre ou juge de ligne, la personne doit avoir pris sa retraite depuis au moins trois ans. Dans le passé, il y a eu des exceptions pour les joueurs dotés d’un talent exceptionnel qui, selon le comité, méritaient d’être intronisés avant les trois années règlementaires. Ce fut le cas par exemple pour Maurice Richard et Jean Béliveau.

Joueurs du Canadien de Montréal introduits au Temple de la renommée
Joueur Nat. Position Année[65] Joueur Nat. Position Année Joueur Nat. Position Année
Howie Morenz Canada C 1945 Bill Durnan Canada G 1964 Yvan Cournoyer Canada AD 1982
Georges Vézina Canada G 1945 Hector Blake Canada AG 1966 Ken Dryden Canada G 1983
Aurel Joliat Canada AG 1947 Ken Reardon Canada D 1966 Jacques Lemaire Canada C 1984
Newsy Lalonde Canada C 1950 Émile Bouchard Canada D 1966 Bert Olmstead Canada AD 1985
Joe Malone Canada C 1950 Elmer Lach Canada C 1966 Serge Savard Canada D 1986
Sprague Cleghorn Canada D 1958 Tom Johnson Canada D 1970 Jacques Laperrière Canada D 1987
Herb Gardiner Canada AG 1958 Jean Béliveau Canada C 1972 Guy Lafleur Canada AD 1988
Sylvio Mantha Canada D 1960 Bernard Geoffrion Canada AD 1972 Bud O'Connor Canada AD 1988
Maurice Richard Canada AD 1961 Doug Harvey Canada D 1973 Bob Gainey Canada AG 1992
Joe Hall Royaume-Uni D 1961 Dickie Moore Canada AG 1974 Guy Lapointe Canada D 1993
George Hainsworth Canada G 1961 Jacques Plante Canada G 1978 Steve Shutt Canada AG 1993
Jean-Baptiste Laviolette Canada D 1962 Henri Richard Canada C 1979 Larry Robinson Canada D 1995
Didier Pitre Canada D 1962 Lorne "Gump" Worsley Canada G 1980 Patrick Roy Canada G 2006
Albert "Babe" Siebert Canada AG 1964 Frank Mahovlich Canada AG 1981 Dick Duff Canada AG 2006

[modifier] Les capitaines


[modifier] Chandails retirés

Le Canadien de Montréal est l'équipe de hockey sur glace ayant le plus grand nombre (11) de chandails retirés officiellement[67].

Jacques Plante (aussi porté par Georges Vézina, George Hainsworth, Bill Durnan et Gump Worsley) (7 octobre 1995)
1
Doug Harvey (26 octobre 1995)
2
Jean Béliveau (aussi porté par Aurel Joliat) (9 octobre 1971)
4
Bernard Geoffrion (aussi porté par Guy Lapointe et Stéphane Quintal) (11 mars 2006)
5
Howie Morenz (2 novembre 1937)
7
Maurice Richard (6 octobre 1960)
9
Guy Lafleur (16 février 1985)
10
Dickie Moore et Yvan Cournoyer (12 novembre 2005)
12
Henri Richard (aussi porté par Elmer Lach) (10 décembre 1975)
16
Serge Savard (18 novembre 2006)
18
Ken Dryden (29 janvier 2007)
29
Wayne Gretzky (retiré pour toutes les équipes de la LNH en 1999)
99

[modifier] Entraîneurs

Depuis sa première saison, l'équipe a vu passer un grand nombre d'entraîneurs. Cette section retrace l'ensemble de ces personnes depuis Jean-Baptiste Laviolette, premier entraîneur en 1909-1910 et capitaine de l'équipe, à Guy Carbonneau, l'entraîneur actuel depuis 2006-2007.

[modifier] Avant la LNH

Jean-Baptiste Laviolette est le premier entraîneur de l'équipe pour la saison 1909-1910 et par la suite trois entraîneurs passent derrière le banc avant que Edouard « Newsy » Lalonde ne devienne en 1915 l'entraîneur de l'équipe. Il sera l'entraîneur de l'équipe le jour de la création de la LNH.

[modifier] Les premiers temps

Cette période comprend les saisons entre 1917 et 1943, période où le nombre d'équipes dans la LNH a beaucoup évolué. Edouard « Newsy » Lalonde est joueur et entraîneur de l'équipe dès le premier match du Canadien dans la LNH. En 1920, le Canadien est vendu à Léo Dandurand. L'entente entre les deux hommes n'étant pas au beau fixe, Lalonde est écarté de l'équipe et par la même occasion du poste d'entraîneur[68].

Le nouveau propriétaire devient alors l'entraîneur de l'équipe jusqu'à la fin de la saison 1925-1926. Dandurand embauche alors Cecil Hart comme entraîneur de l'équipe. Il mènera le Canadien à deux Coupes Stanley en 1930 et 1931. Après une dispute avec Dandurand alors que les Canadiens sont premiers de la division la saison suivante, il est renvoyé de l'organisation.

Lalonde revient donc à la tête de l'équipe pour la fin de la saison et la saison suivante puis est épaulé par le président de l'équipe.

Sylvio Mantha remplace les deux hommes en 1935-1936 mais les résultats ne suivant pas, Hart revient au sein de l'organisation pour un peu plus de deux saisons mais à une trentaine de matches de la fin de la 1938-1939, il est remplacé par Jules Dugal. Les Canadiens sont qualifiés pour les séries éliminatoires mais perdent au premier tour contre les Red Wings de Detroit.

Pour le remplacer, Babe Siebert, double vainqueur de la Coupe Stanley en 1926 (Maroons de Montréal) et 1933 (Rangers de New York), est employé par le Canadien. Malheureusement, au cours de l'été qui devait précéder sa première saison, il se noie[69]. Alfred Lépine est alors recruté pour remplacer au pied levé Siebert mais il ne parvient pas à réaliser une bonne saison et le Canadien finissant à la dernière place de la ligue, il est remercié à la fin de la saison 1939-1940.

Dick Irvin reconstruit alors l'équipe. Irvin était alors entraîneur depuis 1930 et avait passé une dizaine de saisons derrière le banc des Maple Leafs de Toronto (gagnant une seule fois la Coupe Stanley). Irvin est engagé sur les conseils de Conn Smythe aux propriétaires des Canadiens de Montréal. Il restera quinze saisons derrière le banc des Canadiens et sera l'entraîneur de Elmer Lach, Doug Harvey, Bill Durnan et d'un certain Maurice Richard, joueurs du début d'une dynastie durant la période des six équipes originales.

[modifier] La période des six équipes originales

Cette période comprend les saisons 1942 à 1967. Durant ces années, les Canadiens ont gagné dix Coupes Stanley sous la direction de deux entraîneurs différents : Dick Irvin et Hector « Toe » Blake.

Dick Irvin quitte son poste à la fin de la saison 1954-1955 suite à l'incident communément appelé l'émeute Maurice Richard. En effet, il a alors tendance à développer une tactique de jeux physique, ce qui ne plait pas beaucoup à l'intérieur de l'organisation de l'équipe. Il est forcé de se retirer après la finale perdue contre les Red Wings de Detroit[70].

Pour lui succéder, l'ancien ailier de l'équipe Toe Blake est mis en place. Les principales raisons sont qu'il s'exprimait couramment en français et qu'il était un joueur de la même ligne que Maurice Richard, il était plus à même qu'Irvin pour gérer le caractère du buteur du Canadiens. Dès sa première saison derrière le banc de l'équipe, il gagne la Coupe Stanley, performance qu'il répète les quatre saisons suivantes; il en gagna huit en treize saisons[71].

[modifier] Les temps modernes

Cette période comprend les saisons depuis l'expansion de la LNH en 1967. Toe Blake gagne sa huitième Coupe Stanley cette saison mais déclare par la suite qu'il préfère se retirer car il n'avait jamais connu une saison à ce point stressante. Pour succéder à Blake, les Canadiens mettent en place un jeune entraîneur de 29 ans, Claude Ruel. Celui-ci occupait à cette époque le poste de recruteur et devenait le plus jeune entraîneur en poste. Il reste derrière le banc jusqu'à la fin de la saison 1969-1970[72].

[modifier] Directeurs généraux

[modifier] Présidents

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Canadiens de Montréal.

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[modifier] Références

  1. (en) Site officiel de la LNH.
  2. (fr) Site officiel du Centre Bell.
  3. (en) Les dynasties de la LNH.
  4. (fr) "Maurice Richard: L'idole d'un peuple", Jean-Marie Pellerin, 570 p.
  5. (fr) Maurice Richard traînant Earl Siebert sur ses épaules.
  6. (fr) Maurice Richard s'agenouille, puis marque un but!
  7. (fr) « Cinq buts et 3 passes après un déménagement » (Montréal, 28 décembre 1944)
  8. (fr) « Victoire sanglante »
  9. (fr) La grande noirceur.
  10. (fr) Une bombe fumigène est lancée durant la partie.
  11. (fr) Le mouvement automatiste.
  12. (fr) Le refus global.
  13. (fr) Maurice Richard lance à la radio un appel au calme.
  14. (en) La mort de Bernard Geoffrion.
  15. (fr) L'inoubliable 31 décembre 1975.
  16. (fr) Alexander Maltsev: la peur au ventre.
  17. (fr) Yvan Cournoyer: la fierté d'abord.
  18. (fr) Vladislav Tretiak se souvient.
  19. (en) Champions de la Coupe Stanley.
  20. (fr) Extrait de commentaire par René Lecavalier.
  21. (en) Dick Irvin et Hockey Night in Canada.
  22. (fr) La légende des fantômes du Forum.
  23. (en) Vidéo commémoratif de l'histoire des Canadiens.
  24. (fr) Le site officiel de Youppi!
  25. (fr) Les arénas où le Canadien a joué.
  26. (fr) Histoire et équipes récipiendaires de la Coupe Stanley.
  27. (en) Histoire et description de la Coupe Stanley.
  28. (fr) Histoire et équipes récipiendaires du trophée Prince de Galles.
  29. (fr) Histoire et équipes récipiendaires du trophée Président.
  30. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Art Ross.
  31. (en) Liste des récipiendaires du trophée Art Ross
  32. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Bill Masterton.
  33. (en) Liste des récipiendaires du trophée Bill Masterton.
  34. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Calder.
  35. (en) Liste des récipiendaires du trophée Calder.
  36. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Conn Smythe.
  37. (en) Liste des récipiendaires du trophée Conn Smythe.
  38. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Frank J. Selke.
  39. (en) Liste des récipiendaires du trophée Frank J. Selke.
  40. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Hart.
  41. (en) Liste des récipiendaires du trophée Hart.
  42. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Art Ross.
  43. (en) Liste des récipiendaires du trophée Jack Adams.
  44. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée James Norris.
  45. (en) Liste des récipiendaires du trophée James Norris.
  46. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Lady Byng.
  47. (en) Liste des récipiendaires du trophée Lady Byng.
  48. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Lester B. Pearson.
  49. (en) Liste des récipiendaires du trophée Lester B.Pearson.
  50. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Maurice Richard.
  51. (en) Liste des récipiendaires du trophée Maurice Richard.
  52. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Roger Crozier.
  53. (fr) Liste des récipiendaires du trophée Roger Crozier.
  54. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée Vézina.
  55. (en) Liste des récipiendaires du trophée Vézina.
  56. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires du trophée William M. Jennings.
  57. (en) Liste des récipiendaires du trophée William M. Jennings.
  58. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires de la Coupe Molson.
  59. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires trophée Jacques Beauchamp.
  60. (fr) Streit récipiendaire 2007 du trophée Beauchamp
  61. (fr) Histoire et joueurs récipiendaires trophée Jean Béliveau.
  62. (fr) Liste des joueurs du Canadien au Temple de la renommée du hockey.
  63. (en) Description du processus de sélection des candidatures pour le temple de la renommée
  64. Cette catégorie correspond aux personnes qui ne jouent pas directement au hockey mais ont un impact significatif sur ce sport; il peut s’agir d’entraîneurs, de présidents, de propriétaires de franchises ou encore de personnalités des médias.
  65. Correspond à l'année d'admission au Temple de la renommée du hockey.
  66. Dernier gardien de but à avoir été capitaine d'une équipe professionnelle de hockey en Amérique du Nord.
  67. (fr) Histoire des chandails retirés.
  68. (en) Biographie d'Édouard Lalonde.
  69. (en) Biographie de Babe Siebert.
  70. (en) Biographie de Dick Irvin.
  71. (en) Biographie de Toe Blake.
  72. (fr) Nomination de Claude Ruel au poste d'entraîneur du Canadien de Montréal.


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