Parti radical de gauche
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Parti radical de gauche | |
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Président | Jean-Michel Baylet |
Fondation | 1901 (PRR) 1971 (GEARS) 1972 (MGRS) 1973 (MRG) 1994 (Radical !) 1996 (PRS) 1998 (PRG) |
Siège | 15, rue Duroc 75007 Paris |
Délégué général | Yvon Collin |
Secrétaire général | Elisabeth Boyer |
Porte-parole | Bernard Castagnede |
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Trésorier | Jean-Bernard Bros |
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Présidents du groupe | |
au Sénat | {{{Sénat}}} |
à l'Assemblée | {{{Assemblée}}} |
au Parlement européen | {{{ParlementEuropéen}}} |
Idéologie | Gauche, Radicalisme, Social-libéralisme |
Affiliation européenne | {{{européenne}}} |
Affiliation internationale | {{{internationale}}} |
Couleurs* | bleu, jaune |
Site Web | Planeteradicale.org |
voir aussi | |
Constitution française |
Le Parti radical de gauche (PRG) est un parti politique français de gauche, héritier d'un des plus vieux partis politiques français, le Parti républicain, radical et radical-socialiste fondé en 1901.
Après avoir hésité à présenter un(e) candidat(e) et suite à une consultation interne, les militants ont décidé de faire de Ségolène Royal leur candidate à l'élection présidentielle de 2007 en lui apportant leur soutien.
Sommaire |
[modifier] Fondation et dénomination
Pour des raisons judiciaires l'opposant à l'autre mouvement issu du même parti, le Parti radical (dit valoisien), il a dû changer plusieurs fois de nom, passant de Mouvement de la gauche radicale-socialiste (MGRS) en 1972 (année de la scission du parti radical) à Mouvement des radicaux de gauche (MRG) en 1973, puis à Radical (mouvement des radicaux de gauche pour la réforme et la République) en 1994 puis Parti radical-socialiste (PRS) avant de prendre son nom actuel le 13 janvier 1998.
Le MRG est né d'une scission du Parti radical, car ses animateurs (Maurice Faure, René Billières, Robert Fabre, Jacques Maroselli) souhaitaient adhérer au Programme commun et soutenaient la candidature unique de la gauche, celle de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 1974.
[modifier] Histoire
La montée en puissance du Parti socialiste dans les années 1970 l'a peu à peu marginalisé, au point qu'après la candidature de Michel Crépeau en 1981, et son résultat décevant de 2,09% des voix, il faudra attendre 2002 pour voir le parti soutenir son propre candidat au premier tour de la présidentielle. Au moment de la grave crise du PS au début des années 1990, les radicaux se choisiront Bernard Tapie pour leader, dont la liste "Énergie radicale" aux élections européennes de 1994 obtiendra 12,03% des voix, proche du score du PS (14,49%, liste conduite par Michel Rocard). Ce sera un succès sans lendemain, notamment à cause des tracas judiciaires de Bernard Tapie.
Le départ de Robert Fabre nommé en 1978 Médiateur de la République par Valéry Giscard d'Estaing, suivi de l'exclusion de plusieurs de ses proches, divise et affaiblit le parti (les tentatives de Robert Fabre d'accueillir au sein du MRG un certain nombre de gaullistes de gauche, comme Léo Hamon ou Jean Charbonnel lui avaient valu de solides inimitiés de la part des radicaux de gauche les plus proches du PS).
L'alternance en 1981, 1988 et 1997 permet au MRG puis au PRG d'accéder au pouvoir aux côtés des socialistes. Il participe à l'ensemble des gouvernements de la gauche depuis 1981.
Depuis 1981, l'importance des radicaux de gauche a décliné. Une scission survient en 1982 et voit la création du PDF. En 1984, Le MRG présente une liste commune avec des écologistes (dont Brice Lalonde) et l'UCR d'Olivier Stirn aux élections européennes. La liste ERE obtient un succès d'estime (3,32% des voix) mais aucun élu. Aux élections législatives de 1986, une tentative de présenter des listes autonomes en alliance avec le MGP (Mouvement gaulliste populaire) achève de convaincre le MRG que l'alliance avec le PS demeure la seule solution raisonnable pour sa survie. Dès lors François Doubin puis Émile Zuccarelli s'emploieront, à la tête du PRG, à reconstruire tout à la fois une identité politique aux radicaux de gauche et une alliance équilibrée avec le Parti socialiste.
L'élection de Jean-François Hory à la tête du MRG en 1992 va permettre au MRG de prendre une importance nouvelle à gauche, grâce à l'adhésion de Bernard Tapie et son succès aux élections européennes de 1994. Mais cette nouvelle tentative d'indépendance échoue finalement en 1995, lorsque Jean-François Hory, crédité d'intentions de votes faméliques pour les élections présidentielles auxquelles il s'est porté candidat, renonce à sa candidature puis à la présidence de Radical, éphémère nom du MRG au milieu des années 1990.
Le PRG choisit en 2002 d'être représenté par une personnalité non membre, Christiane Taubira, députée de Guyane. Cette décision créée au sein du PRG de fortes tensions, plusieurs de ses élus et dirigeants et au premier plan d'entre eux le Député-Maire de Bastia Émile Zuccarelli choisissant de soutenir la candidature du républicain Jean-Pierre Chevènement. À la suite de cette désignation, Madame Taubira, peu connue jusque là en France métropolitaine, n'obtient que 2,32%. Elle intégre provisoirement le PRG en qualité de vice-présidente avant de renoncer à cette fonction en 2005 et d'appeler avec Émile Zuccarelli et une majorité de députés PRG à voter non au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de Traité constitutionnel européen. Aujourd'hui le PRG apparaît divisé entre un courant "social-libéral" autour de Jean-Michel Baylet et un courant républicain de gauche conduit par Émile Zuccarelli auréolé par ses victoires consécutives au référendum insulaire puis au référendum sur le TCE.
Le PRG défend notamment l'héritage laïc dans les institutions françaises.
[modifier] Situation actuelle
Le PRG comptait en 2005 8 députés et deux présidents de conseils généraux. PS et PRG vivent dans une relative symbiose, les deux organisations ayant même une association de financement public commune, et évitant généralement d'avoir des concurrents lors du 1er tour des élections législatives. De 1997 à 2002, les députés du PRG ont siégé à l'Assemblée nationale aux côtés des Verts et des chevènementistes au sein du groupe RCV (Radical, citoyen et vert) ; les radicaux de gauche, dans l'incapacité de reformer un groupe autonome après 2002, siègent aujourd'hui comme apparentés dans le groupe socialiste pour 6 d'entre eux ou sans étiquette pour les deux autres : Émile Zuccarelli et Gérard Charasse. Ils poursuivent en revanche l'expérience originale de leur groupe commun Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) avec le Parti radical "valoisien", plutôt de centre-droit, au Sénat.
Le président du PRG est Jean-Michel Baylet.
Anciens présidents : Robert Fabre (1972-1978), Michel Crépeau (1978-1981), Roger-Gérard Schwartzenberg (1981-1983), Jean-Michel Baylet (1983-1985 puis 1996- ), François Doubin (1985-1988), Yvon Collin (1988-1989), Émile Zuccarelli (1989-1992), Jean-François Hory (1992-1995).
Les JRG (Jeunes radicaux de gauche) constituent le mouvement de jeunesse du PRG.
[modifier] Élection présidentielle de 2007
Pour l'élection présidentielle de 2007, le PRG n'avait pas immédiatement officialisé sa position. Bernard Castagnède, porte-parole, avait annoncé : "Si tout le monde à gauche y va, il serait surprenant que nous n'y allions pas". Christiane Taubira s'est portée candidate.
- Christiane Taubira, présidente du parti guyannais Walwari et membre du PRG a annoncé sa candidature à l'investiture du PRG le 12 juillet 2006.
- Mandat précédent : députée de la 1re circonscription de la Guyane.
- Candidature précédente :
- Élection présidentielle française de 2002 : 2,32% soit 660 447 voix
- Autres candidats potentiels : Jean-Michel Baylet, président du PRG, Bernard Tapie (qui a cependant démenti être intéressé par une candidature malgré des rumeurs persistantes).
- Le PRG a lancé une pétition réclamant l'organisation d'élections primaires par lesquelles "toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche choisiront librement : le candidat de la gauche à l'élection présidentielle."[1]
Finalement, le dimanche 22 octobre, les militants du PRG réunis en congrès extraordinaire ont validé à une forte majorité la stratégie d'union avec le Parti socialiste dès le premier tour de l'élection présidentielle. 473 délégués l'ont approuvée contre 208 qui s'y sont opposés lors d'un vote à l'issue d'un congrès extraordinaire de deux jours à Paris.[2] La conclusion d'un accord global entre le PS et le PRG pour les législatives 2007 était en effet conditionné par le PS au fait que le PRG soutienne le candidat socialiste dès le premier tour. 36 circonscriptions électorales sont réservées au PRG.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
[modifier] Sources
- ↑ Pétition du PRG pour des primaires à gauche
- ↑ Le Monde.fr, 21 octobre 2006, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-825539@51-824203,0.html
Partis parlementaires de droite : Union pour un mouvement populaire (UMP) – Mouvement pour la France (MPF) |
Partis parlementaires de gauche : Parti socialiste (PS) – Parti communiste français (PCF) – Parti radical de gauche (PRG) – Les Verts |
Parti parlementaire du centre : Union pour la démocratie française (UDF) |
Parti parlementaire d'extrême droite : Front national (FN) |
Partis d'extrême gauche : Ligue communiste révolutionnaire (LCR) – Lutte ouvrière (LO) – Parti des travailleurs (PT) |
Partis écologistes : CAP 21 – Mouvement écologiste indépendant (MEI) – Génération écologie (GE) |
Autres partis : Chasse–Pêche–Nature–Traditions (CPNT) – Rassemblement pour la France (RPF) – Mouvement national républicain (MNR) |
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