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Ségolène Royal - Wikipédia

Ségolène Royal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ségolène Royal
Nom : Ségolène Royal
Naissance : 22 septembre 1953
Dakar, Sénégal
Nationalité : Française
Profession : Femme politique française
Formation : Haute fonction publique, puis avocate
Famille : François Hollande, son conjoint
(PACS en 2001), avec qui elle a 4 enfants
Photo : Ségolène Royal, le 6 février 2007.

Ségolène Royal   Lire avec le navigateur, née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal, est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et députée des Deux-Sèvres. Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 par le vote des militants du PS le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre.

Sommaire

Biographie

Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est la fille de Jacques Royal (1920 - 1981), ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), lui-même fils du général Florian Royal (1891 - 1975), polytechnicien (X 1912), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert). À 25 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car ce dernier refusait de financer les études de ses enfants.

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, alors jeune magistrat de la Cour des comptes, rencontré lors d'une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont quatre enfants : Thomas (1984) - qui s'occupe de la campagne sur le web de sa mère et du site segosphere.net -, Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992).

Enfance

Née à Dakar, au hasard d'une affectation de son père militaire de carrière, Ségolène est la quatrième d'une fratrie de huit enfants. Sa famille habite ensuite en Martinique pendant trois ans en raison d'une autre affectation de son père en 1960. Elle est alors scolarisée au pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France[1]. À son retour en métropole, la famille Royal s'installe dans le village de Chamagne, près de Nancy.

Études

Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges), puis intègre le lycée privé Saint-Joseph d'Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat B, en sciences économiques. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l'été 1971[2]. Après une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration, promotion Voltaire. Elle en sort en 1980 (95e de sa promotion[3]) et elle décide de faire son stage en Martinique en 1978. Elle choisit ensuite une affectation de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.

Carrière politique

Ségolène Royal le 16 novembre 2006
Ségolène Royal le 16 novembre 2006

En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris. Remarquée avec François Hollande par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse[4], traversant donc la crise de Tchernobyl.

À partir de 1983, elle cherche une implantation locale d'élue. Ce n'est qu'en 1988 qu'elle y parvient réellement, parvenant à gagner une circonscription des Deux-Sèvres historiquement ancrée à droite. Elle a depuis été réélue à ce poste à chaque élection, et en a démissionné deux fois, pour occuper des fonctions ministérielles. Elle n'est cependant pas parvenue à devenir maire, sa dernière tentative datant de 1995, où elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à Niort, mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Sa carrière politique prend son véritable essor au niveau national à partir du Gouvernement Bérégovoy, en 1992, dans lequel elle est ministre de l'Environnement. Puis, de 1997 à 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin, puis Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées de 2000 à 2002.

En 2004, elle conquiert le conseil régional de Poitou-Charentes, traditionnellement de droite, et en devient présidente. Elle n'est pas la première femme à présider une région, mais elle est actuellement la seule femme à exercer cette fonction.

Le 16 novembre 2006 elle a été désignée au premier tour par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[5] comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Elle devance Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius[6].

Premiers mandats

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), où réside sa mère. Cependant, face au refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[7]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau. Elle démissionne alors du conseil municipal de Trouville pour chercher une nouvelle implantation politique .

En 1988, elle demande à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider à s'implanter dans une circonscription en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean, la veille de la clôture des candidatures. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou[8] », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal. L'assise locale de la députée en est confortée. Elle sera réélue dans cette circonscription en 1993, 1997 et 2002. Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour briguer son siège.

Ministre de l'Environnement

Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement[9] du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau et réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).

Elle accouche de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle est ministre. Profitant que pour la première fois en France, une ministre accouche pendant son mandat, elle a fortement médiatisé cette naissance, contre l'avis de son compagnon, François Hollande, en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, suscitant un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée[10].

Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire

Portrait de Ségolène Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de 1997 à 2000
Portrait de Ségolène Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de 1997 à 2000

Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.

En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

Se voulant en pointe dans le domaine de la lutte contre la pédophilie, elle signe en 1997 une circulaire[11] contre les violences sexuelles. Ce texte rappelle l'obligation légale faite à toute personne de signaler aux autorités judiciaires tout crime ou délit dont elle aurait eu connaissance. S'agissant des fonctionnaires qui, dans l'exercice de leurs fonctions, acquièrent la connaissance d'un crime ou d'un délit, l'article 40 du Code de procédure pénale leur fait particulièrement obligation d'en aviser sans délai le procureur de la République. Dans les cas où c'est un fonctionnaire qui est mis en cause, la circulaire indique qu'une mesure de « suspension » doit être prise sans délai, à titre conservatoire et « afin d'éviter des polémiques inutiles sur l'éventuelle inertie de l'Administration ». Dans un contexte marqué par l'augmentation du nombre des affaires voyant des enseignants mis en cause sur le plan pénal, ce point de la « circulaire Royal » sera critiqué et lu comme une incitation à porter des accusations, qui se révèlent fausses dans la grande majorité des cas (73% selon l'Autonome de solidarité [réf. nécessaire]). L'affaire Montmirail est vue comme une conséquence de cette circulaire, et Ségolène Royal est critiquée pour sa position dans cette affaire.

Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance

Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance[12] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées[13] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public notamment par sa réforme de la loi sur l'autorité parentale.

Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres

Depuis le 18 juin 2002, elle est députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres ; elle l'avait déjà été à 3 reprises auparavant. D'après l'hebdomadaire L'Express, elle se classe au 469e rang[14] des 577 députés les plus actifs, avec 8 interventions en séance. Elle a aussi présenté deux propositions de loi, alors que la moyenne dans l'assemblée est de six : l'une portant sur « la prévention des violences faites aux femmes », l'autre sur « la lutte contre l’utilisation marchande et dégradante du corps humain dans la publicité », ce qui permet à ses détracteurs de souligner la vacuité de son mandat de député[15].

Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes

Ségolène Royal photographiée par 2512 en octobre 2006 lors d'une rencontre avec son homologue Paul Vergès, le président du Conseil régional de la Réunion.
Ségolène Royal photographiée par 2512 en octobre 2006 lors d'une rencontre avec son homologue Paul Vergès, le président du Conseil régional de la Réunion.

En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).

Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur).

La région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.

En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes[16].

Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains Bombardier pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis[17] la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.

Sa gestion politique des institutions de la région est néanmoins la cible de critiques, évoquant notamment le cas du comité régional du Tourisme (CRT) de Poitou-Charentes dont la totalité des décisions a été annulée par la justice pour l'absence de convocation d'une élue de l'opposition[18]. L'UMP cible également le clientélisme de certaines affectations de subventions et donne l'exemple du Fonds Régional d'Intervention Locale (FRIL) dont 24% des subventions sont destinées à la circonscription de Ségolène Royal qui ne représente que 8.3% de la population[19]. Dans Le Livre noir des régions socialistes, l'UMP dénonce également la chute de 87% des investissements dans l'action sociale sous la présidence de Ségolène Royal ou l'augementation des frais de personnel de 57%[20].

Mandats et fonctions

Fonctions ministérielles

  • Ministre :
  • Ministre déléguée :

Mandats politiques nationaux

  • Députée :

Mandats politiques locaux

  • Au conseil régional :
  • Au conseil général :
  • Au conseil municipal :
  • 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste à la fin de l'année 1986, attitude qu'elle justifie par des fonctions d'importance croissante à l'Élysée. Il semble, toutefois, que son départ du Calvados soit davantage expliqué par ses faibles chances d’investiture par le PS local la même année.
  • 13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
  • 18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
  • Autres :

Actuellement

Présidentielle de 2007

Ségolène Royal lors d'une réunion publique, le 6 février 2007 à Paris
Ségolène Royal lors d'une réunion publique, le 6 février 2007 à Paris
Voir les articles Parti socialiste - Élection présidentielle de 2007 et élection présidentielle française de 2007.

En 2006, le parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture[21], ainsi que l'élection présidentielle[22]. Finalement, Ségolène Royal a obtenu 60,60% des voix contre 20,81% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59% pour Laurent Fabius. La participation a été de 82,03%, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits[5].

Le 11 février 2007 à Villepinte, elle présente son pacte présidentiel[23]. Malgré la présentation de son programme et la fin de la phrase participative décriée par les commentateurs, la campagne de Ségolène Royal n'enregistre pas de gains d'électeurs dans les sondages. Elle doit faire face à la montée en puissance de François Bayrou. Par ailleurs, la campagne de la candidate socialiste lui coûterait trop cher et ses comptes de campagne seraient dans le rouge[24].

Prises de position

Animation japonaise et mangas

En 1989, Ségolène Royal se met en tête d'une croisade contre la violence à la télévision française dont l'archétype serait l'animation japonaise, qualifiée de « nulle, médiocre et laide » et pour ce faire écrit un livre sur le sujet : Le ras-le-bol des bébés zappeurs chez Robert Laffont. Les défenseurs de mangas estiment que le livre fait l'amalgame entre production cinématographique d'"extrême-orient", violence et production bas de gamme, alors qu'il décerne à la production française et américaine un brevet de respectabilité, un exemple à suivre et à promouvoir.[25]

18 ans après cet écrit, Ségolène Royal conserve la même opinion sur la production japonaise: Mme Fukushima Mizuho, dirigeante du Parti Social Démocrate japonais qu'elle a rencontré le 22 décembre 2006, a expliqué que Mme Royal l'avait interrogée sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pourrait venir de l'impact des mangas et des dessins animés japonais « dans lesquels des femmes sont torturées » et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignent un refroidissement des relations franco-japonaises après l'élection présidentielle."[26]

Traité établissant une Constitution pour l'Europe

En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l'Union européenne.

Tony Blair

Dans le Financial Times (journal anglais), Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées du Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairisme ». Cependant elle a aussi critiqué le manque de réactivité de celui-ci face aux fermetures d'usines au Royaume-Uni et dit penser qu'il fait le mandat de trop.

Défense de François Mitterrand

Selon Le Monde, Ségolène Royal ne serait pas d'accord avec le « droit d'inventaire » sur les années Mitterrand de Lionel Jospin[27]. Jean-Pierre Mignard, parrain de son fils aîné affirme ne l'avoir « jamais entendue dénigrer » l'ancien président socialiste[27]. Ainsi, lorsque Mitterrand subissait de vives critiques en raison de son amitié de longue date avec René Bousquet, haut fonctionnaire vichyste qui organisa la rafle du Vel d'Hiv, Ségolène Royal aurait défendu François Mitterrand, tout en insultant des socialistes qui dénonçaient cette relation du chef de l'État.[27] Plus tard, elle s'est défendue en disant « Chaque époque a ses zones d'ombre. Je ne suis pas procureur[27] ».

Compléments personnels

Affaires judiciaires

En 1978, elle assigne son père en justice car celui-ci refuse de payer ses études universitaires. Après de nombreuses années, elle obtient gain de cause[28].

Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal a conservé trois collaboratrices lors des élections législatives. Suite à un litige sur les salaires, ces dernières saisissent le conseil de prudhommes de Niort et obtiennent en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines (sur les trois mois demandés). En 2001, Ségolène Royal est déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait déposée contre ses anciennes collaboratrices qui portent plainte au pénal pour « recours au travail clandestin », mais Ségolène Royal obtient un non-lieu en 2003. Le 16 janvier 2007, le non-lieu est cassé par la Cour de cassation qui condamne Ségolène Royal à payer 2 500 euros aux plaignantes, dans l'attente d'un nouveau procès.[29]. L'une des plaignantes, Evelyne Pathout, a écrit un ouvrage sur Ségolène Royal[30]

Pancartes de soutien à Ségolène Royal, utilisées dans ses meetings
Pancartes de soutien à Ségolène Royal, utilisées dans ses meetings

En 2000, elle est poursuivie pour diffamation par des enseignants s'estimant diffamés par sa dénonciation de faits de pédophilie qui n'avaient pas été encore jugés au Lycée Thiers à Marseille. Ségolène Royal a été relaxée par la Cour de justice de la République[31].

Le quotidien Sud Ouest en date du 7 novembre 2006 rapporte qu'une plainte pour harcèlement moral aurait été déposée contre Ségolène Royal par Olivier Chupin, directeur du Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charentes.[32]. La plainte, déposée six mois après les faits qui sont reprochés à Ségolène Royal (la délocalisation du Frac) et après que cette dernière a démissionné de la présidence du Frac, semble politiquement opportuniste à l'intéressée, qui commente : « C'est une plainte sans aucun fondement qui intervient dans un contexte politique qui n'est pas neutre. Elle ne débouchera sur rien[33]. »

Entourage familial

Ses parents Jacques Royal et Hélène Dehaye ont eu huit enfants en neuf ans ; en ordre décroissant : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert[34].

  • Gérard Royal est un ancien lieutenant de la DGSE. Il aurait été impliqué dans l'affaire du Rainbow Warrior (l'homme au bonnet rouge) : il a transporté les deux plongeurs de la 2e équipe (la première équipe étant Dominique Prieur et Alain Mafart) à l'origine du sabotage du bateau de Greenpeace en 1985. En signe de protestation, Ségolène Royal - qui, semble-t-il, ignorait les activités de son frère - aurait projeté de rallier l'atoll de Mururoa, en compagnie de militants d'associations antinucléaires[35]. Mais la crédibilité de cette explication ne paraît pas certaine, vu l'obligation de réserve qui s'imposait à Ségolène Royal en tant que chargée de mission de l'Elysée, et le secret d'État qu'elle est également censée respecter[36].
  • Antoine Royal, a milité au RPR et est un ancien dirigeant d'entreprises de scierie et de transformation de bois qui ont fait l'objet d'une liquidation judiciaire.[37]. Il a été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. C'est lui qui a également révélé aux médias le rôle joué par son frère Gérard Royal dans l'affaire du Rainbow Warrior.
  • Pierre Royal, cousin germain de Ségolène, a également écrit un livre sur sa situation personnelle. Il dénonce dans son ouvrage le traitement qu'il a subi de la justice et de la prison à la suite de sa mise en examen pour viol sur mineure et des dix mois de prison qu'il a fait en détention préventive avant d'être acquitté par la cour d'assises.

Patrimoine

Le patrimoine immobilier de Ségolène Royal est mis en commun avec celui de François Hollande dans la Société civile immobilière La Sapinière au capital de 914 694 euros constituée en avril 1990[41]. Initialement dénommée « SCI Hollande-Royal », celle-ci a été renommée SCI La Sapinière le 23 juillet 1998[42]. D'après l'avocat du couple, ce montage financier n'a pas été mis en place pour ne pas payer l'ISF mais est « la forme la plus simple pour les couples non mariés » de gérer un patrimoine immobilier.

Le couple dispose d'un appartement de 120 m2 à Boulogne-Billancourt, que le couple n'habite plus, ainsi que d'une résidence secondaire de 120 m2 à Mougins (Provence-Alpes-Côte d'Azur) et d'une maison à Melle (Deux-Sèvres), et paie l'Impôt de solidarité sur la fortune. Selon les indications fournies par Ségolène Royal, l'appartement de Boulogne-Billancourt ( dont sa part est évaluée aujourd'hui à 197 800 euros) a été acheté en 1990 avec un emprunt sur 15 ans, aujourd'hui remboursé. La maison de Mougins ( dont sa part est évaluée à 108 000 euros ) a été achetée en 1986 avec un Plan d'épargne logement, aujourd'hui soldé. Quant à la maison de Melle, elle a été achetée en 2003 pour 163 102 euros[43] (dont 114 024 euros sur un emprunt de 15 ans, en cours). Ségolène Royal évalue ainsi son patrimoine à un peu moins de 400 000 euros soit un peu moins de 900 000 euros de patrimoine pour son foyer fiscal[44]. Le Canard Enchaîné a contesté cette valorisation : "Le Canard Enchaîné soupçonne François Hollande et Ségolène Royal d'avoir sous-estimé leur patrimoine immobilier, qui atteindrait, selon le journal, 1,813 million d'euros, presque le double de ce qu'ils ont déclaré au fisc. D'après les calculs de l'hebdomadaire satirique paru mercredi 7 mars, le couple aurait donc dû payer sept fois plus que ce qu'il a acquitté au titre de l'ISF l'an passé." explique le Nouvel Observateur du 6 mars.[45]


Voir aussi

Notes et références

  1. Ségolène Royal sur les traces de son enfance en Martinique Challenges.fr, 26.01.2007
  2. John Lichfield, « When Ségolène came to stay », The Independent, 12 décembre 2006
  3. Les promotions de l'ENA comptent entre 100 et 150 élèves ; François Hollande, Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres, Henri de Castries, Michel Sapin, Frédérique Bredin, Jean-Marie Cambacérès, Pierre Mongin sont également issus de cette promotion.
  4. Curriculum vitae officiel de Ségolène Royal
  5. 5,0 5,1 résultats définitifs
  6. Déclaration de l'ouverture du scrutin, le 16/11 de 16h à 22h
    Annonce des résultats du scrutin
  7. Maurice Séveno, Ségolène à la plage, éditions Méditions Coprah, 2006.
  8. Les secrets de Ségolène Royal - Trouville : premiers pas en politique, l'Express; 25 mai 2006
  9. Le décret de nomination au Gouvernement
  10. émission spéciale sur Ségolène Royal sur M6, dimanche 20 novembre 2006
  11. circulaire
  12. Voir le décret relatif à ses attributions Image:Icons-mini-icon attachment.gif
  13. Voir le décret relatif à ses attributions Image:Icons-mini-icon attachment.gif
  14. Voir L'Express du 28/09/2006/
  15. Voir un site d'opposants
  16. Site de la région Poitou-Charentes
  17. Arantis
  18. Nouvelobs
  19. Les perles des régions socialistes, UMP, Lire en ligne
  20. Le livre noir des régions socialistes, UMP, Lire en ligne
  21. Sondage CSA paru dans Le Parisien Dimanche du 8 janvier 2006 ; sondage TNS Sofres-Unilog publié dans Le Figaro du 20 avril 2006.
  22. sondage TNS Sofres-Unilog publié dans Le Figaro du 20 avril 2006 ; sondage Ipsos paru dans Le Point du 18 mai 2006.
  23. Ségolène Royal présente son pacte présidentiel le 11 février 2007
  24. Le Canard enchaîné n°4505, mercredi 28 février 2007, « Ségo dans le rouge », page 2.
  25. http://xerbias.free.fr
  26. Courrier International du 04/01/07: "Rencontrant à Paris Mme Fukushima Mizuho, la présidente du Parti social-démocrate japonais, la candidate socialiste s’est inquiétée de la condition des femmes japonaises. « Le problème pourrait venir de l’impact des mangas. »"
  27. 27,0 27,1 27,2 27,3 "Ségolène Royal : du bon usage de Mitterrand". Chemin, Ariane. Le Monde du 9 janvier 2007
  28. Madame Royal, Ed Jacob Duvernet, 2005.
  29. Nouvel Observateur, 2 février 2007
  30. Ségolène Royal, ombre et lumière, Evelybe Pathouot, 2007 [1]
  31. Verdict procès Ségolène Royal, INA
  32. Plainte pour harcèlement moral
  33. Associated Press, le 9 novembre 2006
  34. Ségolène Royal, la fille du lieutenant-colonel
  35. Dossier de L'Express et le livre de Paul Barril, Guerres secrètes à l'Élysée.
  36. Voir, par exemple : Que nous apprend l'affaire du Rainbow Warrior?, Agoravox ; Ségolène Royal, l'affaire du Rainbow Warrior et les élections de 2007, Indymedia.
  37. Europe 1, jakouiller.com, societe.com
  38. Le Nouvel Observateur du 22 septembre 2006
  39. L'Humanité du 7 décembre 1999
  40. Comité de soutien de J-M Le Pen  [pdf]
  41. societe.com
  42. Statuts de la SCI de la sapinière
  43. L'Express - 25/01/2007
  44. Ségolène Royal et l'ISF : « Mon patrimoine », 17 janvier 2007, 20 minutes
  45. Le couple Hollande-Royal aurait sous-estimé son patrimoine
Ségolène Royal à la halle Carpentier à Paris, le 6 février 2007
Ségolène Royal à la halle Carpentier à Paris, le 6 février 2007

Liens externes

Bibliographie

Ouvrages de Ségolène Royal

  • Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges (Cogite-R. Laffont, 1987) ISBN 2-221-05314-1; (France Loisirs, 1988) (ISBN 2-7242-3948-2); (Presses pocket, 1989) (ISBN 2-266-02730-1). (Broché) (ISBN 978-2221053140)
  • Le Ras-le-bol des bébés zappeurs (R. Laffont, 1989) (ISBN 2-221-05826-7) (ISBN 978-2221058268). Note : La couverture porte en plus : « Télé-massacre, l'overdose ? » ; Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision.
  • Pays, paysans, paysages (R. Laffont, 1993) (ISBN 2-221-07046-1). (Broché) (ISBN 978-2221070468) Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l'environnement, Développement rural.
  • France. Assemblée nationale (1958-…), Commission des affaires étrangères, Rapport d'information sur les suites de la Conférence de Rio (Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal, (ISBN 2-11-087788-X).
  • La vérité d'une femme (Stock, 1996) (ISBN 2-234-04648-3). (Broché) (ISBN 978-2234046481)
  • Désirs d'Avenir (Broché) (ISBN 978-2080688057) de Ségolène Royal
  • Droits de l'Enfant 1e (Broché) (ISBN 978-2247072590) de Ségolène Royal
  • Balades nature dans le Marais poitevin (Broché) (ISBN 978-2846401661) de Jean Chevallier, Ségolène Royal (Préface)
  • Parler du Patrimoine (Broché) (ISBN 978-2296015838) de Ségolène Royal
  • Maintenant (Broché) de Ségolène Royal (sous la dir. de Marie-Françoise Colombani), Hachette Littérature et Flammarion, (ISBN 978-2012372467)

À propos de Ségolène Royal

  • Cécile Amar et Didier Hassoux, Ségolène et François (Privé, impr. 2005) (ISBN 2-35076-002-2).
  • Daniel Bernard, Madame Royal (Jacob-Duvernet, impr. 2005) (ISBN 2-84724-091-8).
  • Marie-Ève Malouines et Carl Meeus, La Madone et le Culbuto, ou l'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande (Fayard, impr. 2006) (ISBN 2213623546).
  • Cassandre, La Prétendante - Le livre qui la révèle (Ed Philippe Rey, impr. 2006) (ISBN 2-84876-074-5) ; Sujet : critique de Ségolène Royal par un(e) proche écrivant sous un pseudo. Il révèle que Ségolène Royal aurait plagié en 1996 les 10 commandements de Bernard Poignant, proche de Lionel Jospin[2] [3] [4].
  • Philippe Alexandre, Les éléphants malades de la peste (Albin Michel, 2006)
  • Maurice Séveno, Ségolène à la plage (éditions Méditions Coprah, 2006)
  • Marie-Monique Robin, L'école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La découverte, 2006)
  • François Moulin Ségolène Royal, un destin français (éditions de la Nuée Bleue, janvier 2007). (ISBN 978-2-7165-0245-0)
  • Évelyne Pathouot, Ségolène Royal, ombre et lumière, Edition Michalon, 2007 (ISBN 2841863948)
  • Éric Besson, Qui connaît Madame Royal ?, Editions Grasset, 2007 (ISBN 2246726514)
commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Ségolène Royal.

Wikiquote possède quelques citations de ou à propos de Ségolène Royal.


Précédée par Ségolène Royal Suivie par
Brice Lalonde
Ministre française de l'Environnement
1992-1993
Michel Barnier
Élisabeth Morin
Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
depuis 2004
mandat en cours
Jean-Pierre Marché
Députée des Deux-Sèvres, circ. 2
depuis 1988
mandat en cours


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