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Guerre en Irak - Wikipédia

Guerre en Irak

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La guerre en Irak en 2003 opposa à l'origine l’Irak gouverné par le parti Baas de Saddam Hussein à une coalition menée par les États-Unis. Débutant avec l'invasion de l'Irak en 2003 (dite « Operation Iraqi Freedom »), le président George W. Bush a officiellement déclaré son achèvement le 1er mai 2003, sous la bannière Mission accomplie. Toutefois, le conflit perdure jusqu'à aujourd'hui, l'armée américaine étant toujours une puissance occupante, tandis que les diverses parties semblent s'être engagées dans une guerre civile de longue haleine. Cette guerre multiforme combine résistance à l'occupant, terrorisme et lutte entre les composantes sunnites, chiites et kurdes de la population. En mars 2007, Iraq Body Count estime que de 59 000 à 65 000 Irakiens sont morts dans les violences, constituées essentiellement d'attentats, auxquels il faut ajouter plus de 3 150 morts dans les rangs américains (3 400 environ pour l'ensemble des troupes de la coalition) et plus de 22 000 blessés du côté occidental. Le site National priorities estime à 415 milliards de dollars le coût de la guerre[1].

La guerre d'Irak est la première guerre du XXIe siècle caractérisée par la doctrine Bush de guerre préventive et la deuxième concernant ce que certains appellent le nouvel empire américain (la première étant celle contre l’Afghanistan). Elle est notamment l'occasion, pour les États-Unis et leurs alliés, de tester de nouvelles méthodes de guerre urbaine, utilisant les technologies de l'information les plus récentes, et de nouveaux concepts de travail en réseau[2].

Cette guerre préventive intervient dans la lutte contre le terrorisme que George W.Bush a lancé en réponse aux attentats du World Trade Center (WTC) le 11 septembre 2001. Cette date a fait changer la vision de la politique de George W. Bush : il s'était plus particulièrement penché sur une baisse des impôts aux États-Unis, mais, depuis les attentats du 11 septembre, la sécurité du peuple américain est devenu une priorité. Pour cette raison, il lance une attaque à un ennemi invisible, imprévisible, qu'on ne peut pas vraiment localiser : Ben Laden, l'homme qui dirige Al Qaeda, l'organe terroriste qui a revendiqué les attentats du WTC.

Après avoir lancé une offensive en Afghanistan, lieu où Ben Laden s'est réfugié, et suspectant des liens entre l'Iraq/Irak et Al Qaeda, George W.Bush charge Donald Rumsfeld et Tommy Franks de constituer un plan d'attaque contre l'Irak, c'est le plan d'opération 1003, qui est une « évolution » du plan de guerre de la première guerre du Golfe.

Localisation du triangle sunnite : cette expression fut médiatisée, comme celle de la zone verte dans le centre de Bagdad, après la fin des opérations de combat majeures, lorsque la phase de l'occupation de l'Irak s'avéra plus difficile que prévu
Localisation du triangle sunnite : cette expression fut médiatisée, comme celle de la zone verte dans le centre de Bagdad, après la fin des opérations de combat majeures, lorsque la phase de l'occupation de l'Irak s'avéra plus difficile que prévu

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Sommaire

[modifier] Événements ayant précédé la guerre

[modifier] La détermination des États-Unis

La deuxième guerre d'Irak a été menée sous l'impulsion des États-Unis. Les raisons invoquées étaient principalement:

Ces accusations ont depuis été démontrées comme fausses, y compris par le sénat américain, Saddam Hussein considérant l'extrémisme islamiste comme une menace pour son régime. [3]
Le Irak survey group chargé par le gouvernement américain de trouver ces armes déclara en septembre 2004 qu'il n'y avait plus aucune arme chimique depuis 1991, ni aucun programme en cours en vue d'en obtenir de nouvelles (voir plus bas), et que seules ont été collectées dans tout le pays 500 munitions abandonnées ou oubliées et dans un état dégradé, datant de la guerre Iran-Irak . [4][5][6][7]
Mais ces éléments sont contestés par de très nombreux analystes, journalistes et responsables politiques. Les éléments avancés par les États-Unis pour étayer leurs affirmations sur la présence en Irak d'armes de destruction massive, la poursuite de recherches visant à fabriquer de telles armes ou encore l'existence de liens entre l'Irak et le terrorisme provoquent toujours des controverses, surtout après la publication du memorandum de Downing Street. De plus, certains éléments provoquent des interrogations sur les motivations réelles de l'intervention, comme :
  • les liens entre les néo-conservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises d'exploitation pétrolière, notamment le Groupe Carlyle, Enron, Halliburton Energy Services (qu'a présidé Dick Cheney) et Unocal (dont Hamid Karzai fut l'un des conseillers) ;
  • les liens entre les néo-conservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises sous-traitantes de l'armée (dont Halliburton) ;
  • la décision de l'Irak de ne plus faire valoir son pétrole contre des devises en dollars, mais en euros (voir 1).

Certains suggèrent également que la guerre en Irak peut être considérée comme une guerre préventive contre la Chine [réf. nécessaire] dont le développement est compromis par sa faiblesse énergétique, les États-Unis voulant encercler la Chine par le contrôle de gisements pétroliers mais aussi par le biais d'évolutions démocratiques (Mongolie, Kirghizie, ...).

On peut donc distinguer deux sortes d'objectifs, les objectifs/enjeux officiels, ennoncés lors des discours des représentants de la Maison Blanche et relaté dans la presse, où l'avis de la doctrine qui s'exprime par des objectifs/enjeux officeux.

[modifier] Les enjeux officiels

-objectifs politiques: établir le plus rapidement possible un gouvernement de transition (gouvernement provisoire irakien) qui désignerait dans le peuple un gouvernement démocratique représentatif de toutes les communautés irakiennes (Chiites, Sunnites et Kurdes), capturer les membres du parti Baas et les juger, renverser le régime dictatorial mis en place par Saddam et sa famille et affecter les biens (palais, argent,…) saisis à ceux-ci pour la reconstruction des infrastructures détruites lors de la guerre par les armes (missiles, combats,…) ou les pillages.

- objectifs humanitaires: libérer l’Irak de son dictateur Saddam Hussein, cet ennemi du peuple qui méprise le droit de la guerre et la morale, afin que l’Irak devienne un pays uni, stable et libre, appuyer la reconstruction et l’aide humanitaire, minimiser les dommages causés à l’infrastructure du pays et à la population civile, condamner Saddam pour ses crimes (violation des droits de l’homme), punir l’Irak pour les 16 résolutions des Nations Unies qu’elle n’a pas respectées et le non respect du programme « pétrole contre nourriture 2». Promouvoir la démocratie et les droits de la femme dans le monde musulman.

- objectifs militaires: écarter une menace qui pèse sur le monde, due aux capacités qu’a Saddam Hussein à mener une guerre; neutraliser les armes de destruction massive (biologique, chimique et nucléaire) ainsi que les missiles à longue portée et les autres armements, frapper des cibles militaires sélectionnées, rendre au Koweït des biens (œuvres d’art, matériel militaire) et des prisonniers de guerre, qui ont été dérobés lors de la première guerre du Golfe.

- objectifs anti-terroristes: détruire les poches de soutien au terrorisme situées en Irak, éliminer un allié d’Al-Qaeda qui aide et protège les terroristes, les finance, et qui procure un refuge pour divers groupes terroristes palestiniens, qui met des armes et des bases militaires à la disposition des groupes terroristes iraniens.

-objectifs économiques: protéger les richesses pétrolières qui seront utiles pour la reconstruction du pays et aussi pour le programme « pétrole contre nourriture », arrêt de l’important marché noir. [8]

[modifier] Les enjeux officieux

- objectif politique: installer un régime démocratique qui servira les intérêts américains et qui de plus serait une menace pour plusieurs régimes islamiques voisins de l’Irak. Suite aux menaces terroristes, qui se sont exprimées par les attentats du World Trade Center, et le déclenchement de la guerre contre le terrorisme (Irak et Afghanistan), cela a permis à l’administration Bush de devenir un rempart contre le terrorisme aux yeux de millions d’américains et a permis le déploiement sans précédent de la puissance militaire américaine et de renforcer l’image de Bush en tant que « patriote » et « défenseur de la nation ». La suppression d'un régime anti-Israëlien est également un facteur à prendre en compte.

- objectif militaire: placer des troupes américaines et des bases en permanence sur le sol irakien pour ainsi avoir un contrôle sur le Golfe Persique, montrer au monde que l’armée américaine est toujours la plus puissante et qu’elle peut agir efficacement et rapidement sans se soucier de la communauté internationale, libérer des prisonniers de guerre américains retenus en Irak. L'Iran serait de plus pris en "tenaille".

- objectif économique : ce conflit permettrait également à beaucoup d’entreprises américaines proches de l’administration Bush (telles que Halliburton et Bechtel ) de profiter du pétrole irakien, prendre le contrôle des puits de pétrole du 2ème producteur mondial ; il s'agirait donc d'une raison motivée par les analystes de la géopolitique du pétrole. Le secteur de l'armement aurait également l'occasion "d'écouler les stocks" et de restimuler la production par une augmentation des "besoins". Beaucoup d'argent pourrait ainsi être réinjecté dans l'économie américaine, plus spécifiquement dans le secteur de l'armement et des hydrocarbures, très proches des Républicains.

- objectif religieux et idéologique: lutter contre les extrémistes radicaux musulmans qui soutiennent le terrorisme et la "résistance" (tel que Moqtada al-Sadr qui se dit être le descendant du Prophète et qui refuse que l’Irak soit sous contrôle américain). Il faut, selon Bush, rétablir par la force si nécessaire, les valeurs essentielles de la liberté dans le monde . « La liberté au monde est un don de Dieu à tous les hommes de la terre », pour cette raison, l’Amérique, a le devoir de libérer les peuples car elle joue le rôle de phare de la liberté dans le monde et la responsabilité de promouvoir la liberté.

-objectif « familial » : éliminer un ennemi juré de son père et finir le travail commencé (bien que Bush père ait été contre une opération de telle envergure)

[modifier] Conflit diplomatique à l'ONU

Cette guerre fait suite à la mission de l'ONU en Irak qui avait en charge le désarmement de l'Irak (résolution 1441 (2002), votée à la demande des Américains et des Britanniques) le 8 novembre 2002. Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu se mettre d'accord entre les partisans :

  • Axe de la paix (France, Russie, Chine, Allemagne) pour qui tous les moyens pacifiques n'avaient pas encore été exploités, notamment donner encore du temps à la mission des inspecteurs ;
  • Axe de la guerre (États-Unis, Royaume-Uni), pour qui l'Irak ne « jouait pas le jeu » et restait détenteur d'armes de destruction massive. En outre, les pays de la coalition estimaient qu'après 12 ans d'inspections et de nombreuses résolutions, l'ONU n'avait toujours pas réussi à déterminer la menace que pouvait représenter d'éventuelles armes de destruction massive irakiennes. L'expulsion d'inspecteurs onusiens en 1998 montraient aux yeux des néo-conservateurs américains l'impuissance de l'organisation internationale à se faire respecter.

Étant données les réticences de la Chine et le fait que la France et la Russie menaçaient d'utiliser leur droit de veto pour empêcher une approbation à l'ONU de la guerre contre l'Irak, et la forte probabilité qu'une majorité du Conseil de sécurité refuse de suivre les États-Unis et le Royaume-Uni, ces derniers ont décidé d'attaquer l'Irak sans l'aval de l'ONU. Comme après la guerre du Kosovo, elle aussi illégale à ses débuts, en 1999, la guerre en Irak a été légalisée a posteriori et de facto par les résolutions suivant la guerre et organisant l'occupation du pays. Kofi Annan, Secrétaire Général des Nations unies et l'ancien Secrétaire Général Boutros Boutros-Ghali ainsi que plusieurs gouvernements ont qualifié la guerre d'illégale.

[modifier] Forces de la coalition

Voir l’article Coalition internationale en Irak.
carte des états de la Coalition
carte des états de la Coalition
  • Le cas espagnol : Alors que le premier ministre espagnol Jose Maria Aznar (Partido Popular, droite espagnole) avait dans un premier temps engagé l'Espagne dans le conflit, les élections législatives espagnoles de 2004 lui ont fait perdre la majorité, au profit du PSOE de Jose Luis Zapatero, qui prit la décision, conformément à son programme, de retirer les troupes espagnoles d'Irak. Quelques jours avant les élections, un attentat attribué à Al Qaida avait frappé Madrid. Jose Maria Aznar avait alors accusé l'organisation basque ETA d'être à l'origine des attentats, ce qui s'est révélé inexact. Cette erreur a fait perdre toute crédibilité au premier ministre, ce qui aurait, selon certains, entrainé la victoire de Jose Luis Zapatero.
  • L'engagement australien : Lors de l'invasion de l'Irak en mars 2003, l'Australie menée par le conservateur John Howard lance l'opération Bastille, en envoyant environ 2 000 hommes, trois navires de guerre et une quinzaine d'avions de chasse. Pendant la campagne électorale de l'automne 2004, l'opposition travailliste avait promis de ramener les soldats australiens au pays. La victoire du parti de John Howard aux élections législatives (octobre 2004), allié de George W. Bush, devrait prolonger le soutien à l'opération américaine en Irak (environ 850 Australiens sur place).

En novembre 2006, les forces non-américaines, représentent environ 10 % des effectifs.

Outre le Royaume-Uni, les nations ayant des forces en Irak sont - dans l'ordre décroissant des effectifs - : La Corée du Sud, l'Australie, la Pologne, la Roumanie, le Danemark, la Roumanie, le Salvador, la Georgie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Lettonie, l'Albanie, la Slovaquie, la république Tchéque, la Mongolie, la Lituanie, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine, l'Estonie, la Macedoine, le Kazakhstan et la Moldavie soit plus de 14 000 militaires.[9]

Des nations comme le Japon ont retiré leur forces terrestre mais contribuent à la logistique de l'opération.

[modifier] Opposition à la guerre

Drapeau américain sur lequel des croix remplacent les 50 étoiles représentant les États, au Forum Social Mondial
Drapeau américain sur lequel des croix remplacent les 50 étoiles représentant les États, au Forum Social Mondial
Voir l’article Manifestations globales contre la guerre en Irak.

Dans un très grand nombre de pays, d'importantes manifestations ont rassemblé la population voulant montrer son refus de l'intervention américano-britannique. Le mouvement a été particulièrement intense en Europe, où, selon les sondages, entre 70 et 90 % de la population était opposée à cette guerre. À Londres et à Barcelone et Madrid particulièrement, les importantes manifestations ont démontré la rupture entre les décisions des deux gouvernements, qui soutenaient la guerre, et la volonté des citoyens, qui étaient massivement contre.

[modifier] 2003 : La guerre conventionnelle

[modifier] Déroulement et issue de la guerre

Voir l’article Opération libération de l'Irak.
Militaires Iraquiens, 28 février 2003
Militaires Iraquiens, 28 février 2003
BMP-2 iraquien détruit pendant l'offensive
BMP-2 iraquien détruit pendant l'offensive

Quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48h du président américain George W. Bush qui demandait au président irakien Saddam Hussein ainsi qu'à ses fils Oudaï et Qusay de quitter l'Irak, les États-Unis ont lancé des missiles sur Bagdad. L'Irak a répliqué en envoyant 6 missiles sur le Koweit, qui n'ont fait ni victimes ni dégâts, puisqu'ils ont été interceptés par les systèmes antimissiles Patriot.

La stratégie de la coalition a consisté, d'abord, en des bombardements ciblés et répétés de la capitale irakienne et autres villes importantes, visant à la fois à terroriser les Irakiens, l'espoir de la coalition étant de voir des désertions massives dans l'armée irakienne ou un soulèvement de la population irakienne, et à détruire les systèmes de défenses du pays. Les bâtiments les plus bombardés ont été les édifices du parti Baas ainsi que les installations militaires et de communications irakiens.

Chars M1 de la 1ere division blindée américaine à Bagdag devant les mains de la victoire commémorant la guerre Iran-Irak
Chars M1 de la 1ere division blindée américaine à Bagdag devant les mains de la victoire commémorant la guerre Iran-Irak

Parallèlement aux bombardements, 3 divisions de l'US Army, une de l'US Marine Corps et une division blindé de la British Army comptant 100 000 hommes de troupe et des milliers de blindés sous le commandement de l'United States Central Command stationnés au Koweït sont entrés dans le pays essentiellement par la frontière sud et affrontés les 17 divisions de l'armée Irakienne et les diverses milices tels les fedayins de Saddam.

VCI Bradley avant une patrouille dans Bagdag
VCI Bradley avant une patrouille dans Bagdag

Des combats ont été menés pendant plusieurs jours dans les villes de Oum Qasr et de Bassorah, la résistance des Irakiens dans les villes étant plus forte que ce que l'état-major de la Coalition n'avait escompté. L'infanterie américaine a ensuite cherché à contourner les villes dans sa marche vers Bagdad. L'objectif était d'atteindre le plus rapidement possible le point central du régime en espérant qu'une chute de la capitale entraînerait la reddition des foyers de résistance partout ailleurs.

Après environ trois semaines de combat, l'armée américaine a pénétré dans Bagdad, menant des attaques contre des bâtiments symboliques du gouvernement irakien alors que le premier plan du Pentagone prévoyait de parvenir à 80 km de la capitale après seulement 47 jours. L'armée américaine a pris le contrôle de la capitale avec une série de raids blindés qui ont bousculé une faible résistance mal organisée de groupes paramilitaires, l'armée régulière Irakienne n'ayant, sauf exceptions, pris aucune initiative.

Le régime de Saddam Hussein est tombé dans les jours suivants. Les dernières poches de résistance armée n'ont alors pas tardé à tomber.

 Saddam Hussein à sa capture
Saddam Hussein à sa capture

Les troupes de la coalition ont ensuite cherché les hauts responsables du gouvernement irakien (réunis symboliquement dans un jeu de cartes). Si certains ont pu être capturés rapidement, une partie importante des dignitaires irakiens est plusieurs mois introuvable, en particulier les deux fils de Saddam Hussein, Udaï et Qusaï (tués tous deux le 22 juillet 2003). En février 2005, sur les 55 plus hauts dignitaires de l'ancien régime, seuls 11 étaient encore en fuite.

Saddam Hussein a quant à lui été capturé dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003, avec l'aide des Kurdes. Il fut pendu le 30 décembre 2006 au matin après avoir été jugé par le Tribunal spécial irakien.

[modifier] Médiatisation

Une des grandes première de cette guerre a été sa très grande médiatisation. Certains journalistes étaient présents aux premières lignes, intégrés ou aux côtés des troupes de la Coalition, ou dans des zones potentiellement dangereuses. De plus, bon nombre de soldats équipent leurs véhicules ou leurs casques de petite webcam. Des images du front étaient diffusées vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Seuls les journalistes embarqués avaient directement accès au front : leur neutralité a été mise en cause pour des raisons psychologiques. De plus, les armements modernes permettant des attaques distantes ne permettaient pas de voir les combats. Ainsi, malgré une forte médiatisation, les « dommages collatéraux » ne sont pas bien évalués.

Une partie importante de la presse internationale était rassemblée au plein cœur de Bagdad, dans l'hôtel Palestine, qui fut d'ailleurs l'objet de certains tirs américains. Plusieurs journalistes ont d'ailleurs été tués par les forces américaines pendant le conflit.

Le sauvetage de Jessica Lynch, mené par les forces spéciales U.S. en pleine couverture médiatique de l'Opération libération de l'Irak, fut décrié comme un show hollywoodien visant à atteindre le télespectateur ; voir les articles sur le cinéma de sécurité nationale et le cliché de la demoiselle en détresse. Cette photo émane des services de presse de l'USCENTCOM.
Le sauvetage de Jessica Lynch, mené par les forces spéciales U.S. en pleine couverture médiatique de l'Opération libération de l'Irak, fut décrié comme un show hollywoodien visant à atteindre le télespectateur ; voir les articles sur le cinéma de sécurité nationale et le cliché de la demoiselle en détresse.
Cette photo émane des services de presse de l'USCENTCOM.

Par exemple, la libération médiatisée d'une militaire (Jessica Lynch) d'un hôpital irakien, où elle était soignée après sa capture lors d'une embuscade, filmée par des caméras à vision nocturne est également sujet à caution. Plusieurs témoins parlent d'une mise en scène avec tirs à blanc (voir lien en bas de page). Plusieurs Irakiens avaient indiqué aux forces de la coalition où elle se trouvait et comment la libérer. La mission de secours des forces spéciales était donc des plus classiques, car bien peu de geôliers ont répliqué. Jessica Lynch à écrit un livre qui résume les événements dont elle se rappelle, ses souffrances et toute la médiatisation que sa libération a causé. Dans son livre elle explique que bon nombre d'Américains la considéraient comme un héros de guerre. D'autres, au contraire la considèrent plus comme une sorte d'imposteur. Ces gens n'hésitent pas à remettre en cause les moyens qui ont servi à sa libération. En effet, ce sont des forces spéciales qui sont intervenues, en grand nombre et sur-équipées, alors que les témoins et les sources qui avaient indiqué l'hôpital où elle était soignée avaient précisé que il n'y avait pas de risque majeur.

Un autre conséquence de la médiatisation, cette fois-ci néfaste pout les États-Unis, est le bruit qui a couru et qui s'est confirmé à propos des tortures dans les prisons d'Abu Ghraib. De nombreuses photos ont circulé sur ces tortures, la majorité vraies, d'autres truquées par la presse, ont permis de faire passer devant la cour martiale les soldats responsables.

La fin de l'opération de guerre conventionnelle fut savamment orchestrée lors d'un discours du président prononcé le 1er mai 2003 sur le pont d'un porte-avions nucléaire sur lequel on pouvait lire la bannière Mission accomplie ; le président américain le prononça sur un ton victorieux après avoir atterri d'un Lockheed S-3 Viking.

[modifier] Polémique à propos des armes de destruction massive

[modifier] Informations divulguées avant-guerre

Richard Butler, le chef des inspecteurs de l'ONU en Iraq a publié un livre en 2000, intitulé « La plus grande des menaces : les ADM de l'Irak et la crise pour la sécurité globale ». Dans ces pages, il explique que les inspecteurs ont découvert en 1998 que l'Iraq produisait du gaz VX. L'Iraq avait démenti, puis admis en avoir produit seulement 200 litres, puis 3900 litres mais sans toutefois être en mesure de les utiliser comme armes.

En 2002, les inspecteurs de l'ONU ont résumé ce qu'ils avaient trouvé en Irak, dans un rapport écrit par l'analyste Kenneth Katzman. Entre 1991 et 1994, les inspecteurs ont découvert quarante laboratoires secrets de recherche nucléaire ainsi que trois programmes clandestins d'enrichissement d'uranium.

Hans Blix, le 27 janvier 2003, a affirmé dans son rapport que les inspecteurs de l'ONU avaient découvert, fin 2002, que l'Irak de Saddam Hussein produisait du gaz VX ainsi qu'un gaz proche du gaz moutarde, le thiodiglycol ainsi que des missiles balistiques. Certains de ces missiles Al-Hussein (dérivé du Scud) ont été détruits devant les médias quelques semaines avant l'invasion.

[modifier] La situation après-guerre

Actuellement, aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs enquêtes sont en cours afin de déterminer les responsabilités dans le dévoilement de fausses informations, tels les rapports d'avant-guerre exagérés sur la présence d'armes de destruction massive en Iraq, raison qu'avaient invoquée les États-Unis et le Royaume-Uni pour justifier leur intervention armée. La CIA est mise en cause. Des équipes de la CIA ont été envoyées en Iraq pour trouver des preuves, après plus de deux mois de recherches infructueuses.

Différentes commissions s'ouvrent courant juillet 2003, au Royaume-Uni et aux États-Unis, à propos des faux documents confirmant la présence d'armes de destruction massive soumis par ces gouvernements à leur population.

Le 22 janvier 2004, Dick Cheney, Vice-président des États-Unis vice-président américain, réaffirme que le régime de Saddam Hussein était lié au réseau terroriste Al-Qaida. Il maintient également que l'Irak poursuivait des programmes de développement d'armes de destruction massive, bien que peu de preuves aient été découvertes après plus de 6 mois de présence sur le territoire Irakien par l'armée américaine et ses alliés.

Le 23 janvier 2004, David Kay, chargé de la recherche d'armes de destruction massive en Iraq par le gouvernement des États-Unis, démissionne et proclame qu'il n'y a pas eu production d'armes de destruction massive depuis la fin de la première Guerre du Golfe - tout en ne condamnant pas l'intervention militaire. George Tenet, directeur de la CIA, nomme un remplaçant, Charles Duelfer. Colin Powell confirme finalement qu'il y a peu de chances qu'il y ait eu des armes de destruction massive en Iraq. Peu avant cette démission, le premier ministre britannique Tony Blair se réaffirmait convaincu de la présence d'ADM en Iraq devant des journalistes.

Le 6 octobre 2004, Charles Duelfer rend un rapport public dans lequel il affirme que le régime de Saddam Hussein ne possédait pas d'armes de destruction massive et n'en avait pas fabriqué depuis 1991, et surtout qu'il ne disposait pas non plus de la capacité d'en produire. Le rapport crée un scandale international en mentionnant le nom de personnalités soupçonnées d'avoir bénéficié de fonds occultes de la part du régime de Saddam Hussein, notamment l'homme politique français Charles Pasqua.

Le 12 janvier 2005, le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, annonce la fin de la mission américaine de recherche d'armes de destruction massive en Iraq, sans avoir trouvé trace d'armes prohibées.

Le chef inspecteur de la mission ISG, Charles Duelfer, témoigne que « l'on ne peut pas écarter la possibilité que les ADM aient été transférées en Syrie. » Il cite « un nombre important de preuves crédibles ».

L'ISG affirme que parmi les ADM recherchées, figureraient quatre-vingt tonnes de gaz moutarde qui ont disparu des entrepôts irakiens.

Il faut préciser qu'environ 500 munitions chimiques datant d'avant 1991 mais non classés ADM ont été découvertes dans le pays ainsi que plusieurs tonnes de divers produit chimiques.

Le général George Sada, deuxième adjoint des forces aériennes irakiennes sous la présidence de Saddam Hussein, a écrit un livre, Saddam's secrets, dans lequel il explique qu'il a recueilli les témoignages de pilotes de Boeing 747 qui ont utilisé leurs avions pour transporter des ADM en Syrie, en février 2003. Une colonne de camions a fait également le trajet, avec le matériel le moins lourd. La CIA a effectivement des images satellites montrant des colonnes de camions irakiens traversant la frontière, à la même période.

[modifier] Depuis 2003 : Occupation de l'Irak et guérilla

[modifier] Occupation de l'Irak

Voir les articles Attentats après l'invasion de l'Irak et Guérilla irakienne.

Après leur victoire, les troupes de la coalition ont cherché à stabiliser la situation en Irak en installant un gouvernement militaire provisoire, l'autorité provisoire de la coalition. Néanmoins, la population est massivement hostile aux troupes de la coalition et des conflits surviennent. En outre, la majorité des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, règlements de compte...

carte détaillant les zones d'occupation de l'Irak en 2003, par autorité occupante et selon les muhafazat.
Explosion, provoquée par la coalition, d'une voiture piégée découverte sur les lieux d'un premier attentat en 2005.
Explosion, provoquée par la coalition, d'une voiture piégée découverte sur les lieux d'un premier attentat en 2005.

En avril 2003, l'ancien chef du Commandement central américain, le général Tommy Franks, décide de suspendre la peine de mort en Irak.

Le 22 mai 2003, la résolution 1483 voté par la conseil de sécurité des Nations-Unis demande aux puissances occupantes de travailler à la formation d'une administration provisoire « jusqu'à ce qu'un gouvernement internationalement reconnu et représentatif puisse être établi par le peuple irakien ».

Le 23 mai 2003, l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a annoncé la dissolution de l'armée irakienne et d'autres organismes de sécurité de Saddam Hussein, ce qui sera considéré par la suite comme l'un des plus graves erreurs de celui-ci.

Le 31 mai 2003, les États-Unis annoncent qu'ils occuperaient militairement l'Irak plus longtemps que ce qui avait été annoncé auparavant.

Au cours du mois de juin 2003, l'armée américaine, qui subit de nombreuses attaques de la part de la rébellion civile irakienne et de groupes terroristes, lance une opération nommée Scorpion du désert, essayant de prendre le contrôle du pays.

Les États-Unis demandent à la population civile de leur livrer quelque 5 millions d'armes qui leur auraient été confiées par le régime de Saddam Hussein et les menacent d'emprisonnement dans le cas d'un refus. Seules quelques milliers d'armes leur sont livrées.

Le 17 juin 2003, un groupe jusqu'alors inconnu, les Brigades de résistance irakiennes, revendique les attaques contre l'armée d'occupation américaine. Ce groupe se déclare indépendant de l'ancien président Saddam Hussein, non islamiste, et affirme être un « groupe de jeunes Irakiens et d'Arabes qui croient en l'unité, en la liberté et en l'arabité de l'Irak ». Par la suite, de nombreux groupes de rébellion apparaissent. On pense qu'ils recrutent de nombreux partisans chez les membres des anciennes forces militaires et para-militaires du régime baassiste, les États-Unis ayant été longs à envisager de les recruter afin de maintenir l'ordre.

Courant juillet 2003, les États-Unis demandent à plusieurs pays et à l'ONU de les aider dans le contrôle du pays par l'envoi de troupes armées, mais ces derniers refusent, ne voulant pas cautionner l'invasion jugée illégale de l'Irak.

Le 23 juillet 2003, cent jours après la fin déclarée par l'occupant, de la guerre, Amnesty International publie un article, exposant que les droits de l'homme ne sont toujours pas respectés par l'armée américaine en Irak (tortures, assassinats, détentions dans de mauvaises conditions de prisonniers, même innocentés) : voir cette page web

Le 25 juillet 2003, Moqtada al-Sadr, dignitaire chiite considéré comme influent, demande à Najaf, le retrait des forces d'occupation américaines, devant une foule de cent mille fidèles.

Le 19 août 2003, un attentat au camion piégé détruit le siège des Nations unies à Bagdad faisant 22 morts donts le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak, le Brésilien Sergio Vieira de Mello. Cette attaque marque le début d'un cycle de violences continue dans le pays.

Le 14 décembre 2003, Saddam Hussein, est arrêté par l'armée américaine. On le voit fatigué, avec une longue barbe. Il est transféré dans un endroit tenu secret pour des interrogatoires. Mais son arrestation, bien qu'étant un succès pour les forces des États-Unis, ne décourage pas la rébellion armée.

Fin janvier 2004 en Irak, des attentats quasi quotidiens frappent toujours les forces militaires d'occupation et les civils travaillant pour eux.

Courant janvier et février 2004 les attaques aux engins piégés des points de recrutement de la police et de l'armée iraquienne se multiplient. Certains analystes pensent que des rebelles veulent ainsi empêcher toute aide aux forces d'occupation étrangère de la part de leur concitoyens.

le 15 février 2004, Un ensemble de pays voisins de l'Irak (Syrie, Iran, Koweït, Arabie saoudite, Jordanie, Égypte et Turquie), après une réunion à Koweit, demandent solennellement, le retrait de la coalition des forces d'occupation et l'aide de l'ONU, pour rendre le pays à ses habitants.

George W. Bush et Tony Blair se félicitant mutuellement lors du transfert de souveraineté de l'Irak lors du sommet de l'OTAN à Istambul le 28 juin 2004
George W. Bush et Tony Blair se félicitant mutuellement lors du transfert de souveraineté de l'Irak lors du sommet de l'OTAN à Istambul le 28 juin 2004

le 8 juin 2004, après d'âpres discussions, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est adoptée sur les conditions du transfert de souveraineté à l'Irak, prévue le 30 juin. Le gouvernement intérimaire doit préparer des élections, prévues début 2005. La résolution stipule qu'il pourra demander le départ de la coalition, mais celle-ci peut toujours intervenir à chaque fois qu'elle l'estime nécessaire.

Le 28 juin 2004, Paul Bremer, administrateur d'occupation, transmet la souveraineté au gouvernement intérimaire irakien, deux jours avant la date prévue, afin d'éviter les attentats. Le gouvernement intérimaire obtient le contrôle économique du pétrole mais pas celui des dix-huit milliards de dollars d'aide américaine.

Le 25 mai 2006, George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Irak. Le président américain a notamment déclaré que ses propos avaient «envoyé de mauvais signaux», que «les choses ne se sont pas déroulées comme nous l'avions espéré» et que «la plus grosse erreur, du moins en ce qui concerne l'implication de notre pays, c'est Abou Ghraïb»[10].

[modifier] Prises d'otages par des groupes armés (2004)

Dès mai 2004, le monde entier apprends avec horreur la décapitation de Nick Berg, prenant conscience de la détermination des preneurs d'otages d'Irak à appliquer leurs menaces. Des experts de la CIA américaine affirmeront reconnaître la voix de Zarkaoui dans le bourreau, pourtant la qualité de la vidéo est mauvaise, et Zarkaoui est censé porter une jambe de bois à la suite d'un accident, selon ces mêmes experts. Ce qui n'est pas le cas sur la vidéo. La vidéo circulera même sur internet.

Durant l’été 2004, les enlèvements se multiplient en Irak, créant un climat d’insécurité pour tous, ressortissants des pays membres de la coalition ou non. Les ravisseurs appartiennent à la guérilla (mouqawama, la « résistance » irakienne) menée par d’anciens baasistes des services de Saddam Hussein, des djihadistes étrangers, des islamistes et des salafistes

Le 20 août 2004, deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, sont enlevés au sud de Baghdad par un groupe inconnu,l’Armée islamique en Irak. Une campagne internationale réclame leur libération : les représentants des musulmans de France, le comité des oulémas musulmans (sunnites) et Yasser Arafat demandent la libération des deux journalistes français. Une manifestation de soutien a lieu le 30 août à Paris. Des dizaines de personnes manifestent le 15 septembre 2004 dans les rues de la capitale irakienne pour exiger la libération des deux otages français. Les ravisseurs réclament l’abrogation de la loi sur les signes religieux à l'école qualifiée d’« injustice et d'agression contre l'islam et la liberté personnelle dans le pays de la liberté présumée ». Le groupe revendique l'assassinat de plusieurs otages, notamment celui du journaliste italien Enzo Baldoni, et a même obtenu le retrait d'Irak des troupes philippines en échange de la libération d'un camionneur. L’organisation publie un communiqué sur Internet le 14 septembre 2004, qui reproche à la France d’être l’ennemie des musulmans; d’être intervenue en Algérie au moment des élections de 1992; d’opprimer les musulmans en Afrique; de soutenir Israël; de s'opposer au voile islamique; et enfin d’avoir affamé le peuple irakien avec l’embargo des années 1990.

Le 15 septembre 2004, l'armée américaine relâche 275 détenus de la prison d'Abou Ghraib.

[modifier] Opérations récentes

La guérilla ne désarmant pas, les troupes de la coalition entament des opérations dont l'envergure est de plus en plus grande. Au mois d'août 2004, la ville sainte de Najaf est l'enjeu d'un siège et de combats urbains, dont l'épicentre est le mausolée d'Ali, et les trésors (livres rares, bijoux, objets d'orfèvrerie, pierreries) qu'il renferme. Les clefs du trésor qui étaient en effet détenues par la famille Al-Rufaïe depuis plusieurs siècles auraient été subtilisées par Moqtada al-Sadr, dont les milices luttérent contre les forces de la coalition autour du mausolée.

Les succès de la guérilla sont visibles dans les quantités de pétrole exportées, qui n'avaient jamais été aussi basses depuis plusieurs décennies. En janvier 2006 est créé le Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak.

[modifier] Guerre civile ?

T-72 de la nouvelle armée irakienne en 2006
T-72 de la nouvelle armée irakienne en 2006

Selon un rapport publié le 2 février 2007 par 16 agences de renseignants américains, on peut y lire[11] :

La communauté du renseignement juge que le terme de +guerre civile+ ne représente pas de manière adéquate la complexité du conflit en Irak. Cependant, le terme de +guerre civile+ décrit de manière correcte des éléments-clés du conflit en Irak, qui incluent un durcissement identitaire dans chaque communauté, un changement dans le phénomène des violences, une mobilisation confessionnelle et des déplacements de population

[modifier] Bilans de la guerre

[modifier] Conséquences

Voir l’article Impacts constatés après l'invasion de l'Irak.
  • Conséquences pour l’armée américaine

- Cette troisième guerre du Golfe a causé des pertes dans les troupes américaines (plus de 3 000 morts en plus de 3 ans de conflit), ce qui pour ce type de conflit est relativement faible (voir guerre d'Algérie, guerre civile algérienne, guerre de Tchéchénie), mais qui médiatiquement nuit à l'image de l'armée la mieux entraînée et équipée du globe.

- Le budget accordé par le Sénat des États-Unis au Département de la défense a été largement augmenté, mais le financement des opérations en Irak en augmententation fait que des économies sont exigées dans d'autres programmes militaires.

  • Conséquences pour l’armée irakienne

- Il y a eu une totale réorganisation de l’armée et des forces de sécurité (garde républicaine, police,…) formées et reconstituées par l’armée américaine. Cette nouvelle armée a réengagé de nombreux soldats de l’ancienne armée irakienne.

- Les soldats ont plus de liberté vis-à-vis de leurs officiers; au début de la guerre, les soldats dépendaient entièrement de leurs officiers car ceux-ci avaient en leur possession les papiers d’identité de leurs soldats, ce qui les obligeait à se battre.

  • Conséquences sur la politique des États-Unis

- Cette guerre provoque des troubles dans l’opinion publique américaine suite aux continuels mensonges de l’administration Bush, pour justifier son intervention militaire.

- La politique américaine est fortement critiquée dans le monde. Un nombre impressionnant de manifestations anti-américaines et contre la guerre ont lieu. Même le défunt Pape Jean-Paul II a senti le besoin de rencontrer le président américain dans le but délibéré d’attirer l’attention publique sur les conséquences d’une guerre.

- Plusieurs politiciens démissionnent (dont Collin Powell) en raison du désaccord entre eux et l’administration Bush.

  • Conséquences sur la politique irakienne

- C’est la fin de la tyrannie menée par Saddam Hussein et sa famille.

- Fin du parti Bâas.

- Fermeture ou réduction des activités des ambassades irakiennes à travers le monde selon les ordres de Washington.

- Installation d’un gouvernement provisoire irakien (sous la tutelle de Paul Bremer, proconsul américain, administrateur général et civil de l’Irak) choisi par la coalition qui a pour objectif de réorganiser la politique irakienne et d’introduire un gouvernement « démocratique » comprenant des membres des divers groupes ethniques en Irak (les Chiites, Sunnites et Kurdes).

- Vote d’une constitution qui est acceptée à 75% (principalement par les Kurdes et les Chiites)

- Premières élections libres depuis plus de 50 ans.

- Formation de facto d’un état autonome au Kurdistan car depuis bien longtemps, les Kurdes du nord-est de l’Irak veulent leur indépendance et ont été menacés par le régime de Saddam Hussein.

  • Conséquences économiques pour les États-Unis

- Augmentation des dépenses militaires.

- Beaucoup de sociétés américaines se sont enrichies grâce aux contrats engendrés par l'intervention militaire (telle que Halliburton), et envisagent de pouvoir se charger de la reconstruction du pays dévasté par la guerre et les attentats.

  • Conséquences sur l’économie irakienne

- Hausse spectaculaire du Produit National Brut suite à l'arrét des sanctions économiques et l'investissement pour la reconstruction (18,4 milliards de dollars US en 2002, 47 milliards en 2006)

- Le nombre de d'entreprises privées en Irak a passé de 8 000 en 2003 à 35 000 en 2006 suite à la libéralisation de l'économie

- Investissements dans le pétrole par des sociétés étrangères, ce qui empêche l’Irak de bénéficier pleinement de cette ressource, investissements que les irakiens ne peuvent refuser car les raffineries de pétroles sont sous le contrôle des forces spéciales et des armées américaines et britanniques.

- Sabotages d’usines et de raffineries durant la guerre qui engendrent une baisse des exportations de pétrole à travers le monde et une pénurie d’essence, même dans les régions les plus pétrolifères de l’Irak.

- Pénurie des productions et importations des produits de première nécessité, de la nourriture, médicaments, etc…

- Pollution de l’eau par la mise à feu de plusieurs raffineries pétrolières et par les combats, ce qui empêche les agriculteurs de produire suffisamment.

- Introduction d’une nouvelle monnaie irakienne remplaçant les anciens dinars irakiens à l’effigie de Saddam et le « dinar suisse » ayant court dans le Nord du pays.

- Disparition du tourisme en raison de l’état de guerre et de l’insécurité permanente.

  • Conséquences sur l’économie mondiale

- Hausse des prix du pétrole .

- Bouleversement des status-quo liés à la géopolitique du pétrole.

  • Conséquences sociales en Irak

- Cette guerre a fait des milliers de victimes du coté irakien et beaucoup de réfugiés ont tout perdu en fuyant leur pays vers la Syrie, la Turquie et l’Iran (qui compte à lui seul environ 200.000 réfugiés irakiens).

- Retour au pays de réfugiés politiques (opposés au pouvoir de Saddam Hussein), exilés dans les pays voisins ou ailleurs dans la monde, c’est le cas de Ahmed Chalabi qui était exilé en Amérique.

- Il y a eu beaucoup de prises d’otages faites par des groupes radicaux islamiques, soit pour financer leurs opérations, déstabiliser les pays de la coalition ou encore pour faire libérer certain de leurs miliciens emprisonnés par la coalition.

- Réorganisation des différents services publics et retour à l’école de la jeunesse irakienne (garçons et filles!) malgré la destruction des infrastructures, l’insécurité qui règne dans le pays et la mort de nombreux professeurs et élèves.

- Pour la première fois des femmes ont accès à des postes dans le gouvernement, au même titre que les hommes, quoique en nombre très inférieur ; c’est le cas de Mme Narmine Othmane (Ministre de l’environnement), Mme Jouane Fouad Maasoum (Ministre de la communication), Mme Souheila Abed Jaafar (Ministre des émigrés et des déplacés), un tiers des députés sont des femmes, un record dans la région

- Dommages aux infrastructures civiles : les services de santé sont pillés de leurs lits, ambulances, équipements, installations électriques (etc… ),les hôpitaux sont surchargés alors que les médecins manquent cruellement. Les routes, centrales électriques, et les centres de communications sont détruits.

- Augmentation de l’insécurité générale (pillages, incendies et prises d’otage), suite à la désorganisation totale (ou presque) des différents services publics tels que les forces de l’ordre, qui sont actuellement formées par des instructeurs de l’armée américaine.

- Fin des sanctions des Nations Unies, fin de l’embargo.

- Arrivée d’ONG telles que la Croix-Rouge, le Croissant Rouge,…

- Libération de prisonniers détenus parfois depuis des dizaines d’années et n’ayant plus d’identité, dans le Quartier Général des Services de renseignements militaires irakiens.

  • Conséquences sociales en dehors de l’Irak

- Augmentation du nombre d’attaques terroristes dans le monde sur incitation de Ben Laden qui invite les musulmans à se soulever contre les pays musulmans (Bahreïn, Koweït, Afghanistan, Pakistan,…) en raison de leur soutien à la guerre en Irak.

- Amélioration de la sécurité au Koweït.

- Cette guerre en Irak a divisé l’Europe, créant des discordes entre les pays engagés ou qui se sont engagés en Irak (Royaume-Uni, Pologne, Espagne…) et ceux qui étaient contre l’intervention armée (Allemagne, Belgique, France,…).

  • Conséquences humanitaires

- Ouverture d’un centre humanitaire américain au Koweït.

- Fin de l’embargo mis en place à la fin de la première guerre du Golfe (Koweït, 1991).

- Risques importants de choléra et de maladies respiratoires dus au faible accès à l’eau potable et aux produits alimentaires.

- Fermetures des frontières voisines (notamment celle de la Syrie) sauf pour laisser passer des convois humanitaires.

- Venue de beaucoup d’ONG : l’Office de Reconstruction Civile et d’Aide Humanitaire (ORAH) dirigée par Jay Garner, le Programme Alimentaire Mondial (qui envoie des tonnes de farine de blé), l’UNICEF (qui envoie des convois d’eau et de médicaments), les Nations Unies, les Équipes d’Assistance au Désastre (DART), le Centre d’Opération Humanitaire (HOC), l’ Organisation Mondiale de la Santé,…

- Système sanitaire inopérant.

  • Conséquences sur la culture irakienne

- De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements, les combats et les pillages.

- Tout ce qui représente Saddam ou son régime a été saccagé par la population.

  • Conséquences religieuses en Irak

- Résurgence des anciens conflits religieux entre Chiites et Sunnites pour la prise du pouvoir et l’installation d’un régime religieux, après la chute de Saddam.

- De nouvelles lois islamiques sont mises à exécution; par exemple le port du Tchador pour les femmes, qui n’était plus obligatoire avant la guerre.

- Assassinats de nombreux chefs religieux chiites tel qu’Abdoul Majid al Khairie (chef chiite irakien modéré et pro-occidental, revenu d’exil après 12 ans).

  • Conséquences écologiques

- Détérioration des canalisations d’eau des principales villes irakiennes et dégradation des bassins hydrographiques du Golfe Persique, du Tigre, de l’Euphrate et de la Mer Caspienne dues notamment à la construction de nouveaux oléoducs.

- Pollution des terres agricoles et des nappes phréatiques par le sabotage des puits de pétrole et l’ouverture volontaire des oléoducs.

  • Autres :
Voir l’article Attentats après l'invasion de l'Irak.

Pour l'IFRI, 1, « la cause religieuse l'emporte sur la cause nationale. »

La capture de Saddam Hussein par l'armée des États-Unis, aurait cependant, pour certains observateurs sur place, permis à une plus large part de la population de ne pas avoir peur de représailles et de rentrer dans les rangs de la guérilla.

D'après Robert Fisk [3], en octobre 2005, l'armée américaine a complètement perdu le contrôle de la situation. Des rebelles en armes se promènent dans Bagdad au grand jour à 200 mètres de la zone verte.

En octobre 2006, l’Organisation de la conférence islamique (OCI) rédige le « document de La Mecque ». Signé par des dignitaires irakiens chiites et sunnites, le texte lance un appel à la fin des violences interconfessionnelles, à la libération de tous les otages et à la préservation de l’unité de l'Irak[12].

[modifier] Pertes de la Coalition

Selon icasualties.org le bilan serait, au 9 avril 2007, de :

  • environ 3546 morts dans la coalition dont 642 par accidents ou maladies
  • Plus de 22000 blessés dans la coalition

3282 soldats américains (bilan au 9 avril 2007), 140 soldats britanniques et autant de soldats de pays alliés ont trouvé la mort en Iraq depuis le 20 mars 2003, pour un total d'environ 3546 soldats alliés morts alors que le 1er mai 2003 George Bush avait proclamé la fin des « opérations de combat majeures ». A ces chiffres, il serait bon de ne pas négliger le nonbre de "paramilitaire "mort en irak le chiffre des victimes de ces entreprises privées constituées d'anciens militaires professionnels est proche de 1000 morts et près de 8000 blessés. Cela en fait la guerre la plus meurtrière pour les États-Unis depuis la guerre du Viêt Nam. En moyenne depuis mars 2003, 2,3 soldats américains perdent la vie chaque jour sur le terrain irakien (à titre de comparaison : 20 par jour durant la guerre du Viet Nam, 10 par jour dans les rangs de l'armée française durant la guerre d'Algérie). De plus on peut ajouter à ce bilan le nombre de blessé qui s'élève à 24314 dont 10931 grièvement blessés

Le bilan annuel se décomposent comme ci :

  • En 2003 : 486 morts et 2 408 blessés
  • En 2004 : 848 morts et 8 001 blessés
  • En 2005 : 846 morts et 5 947 blessés
  • En 2006 : 824 morts et 5 676 blessés

En mi-2006, 135 000 hommes soit 17 brigades dont 6 de de la garde nationale des États-Unis sont déployés, seuls 50 000 sont réellement opérationnels dans l'ensemble de l'Iraq, le reste s'occupant de la logistique.

Selon le magazine raid[13], en mai 2006, on dénombrait dans les forces armées des États-Unis :

  • 2400 morts et 17 469 blessés, dont 8 137 assez ou sérieusement blessés étant affligés de handicaps permanents, soit un total d’environ 20 000 soldats mis hors de combat, environ 12 % des effectifs engagés ; — A noter qu'avec les rotations, au total, plus d'un demi-million de militaires américains on fait un tour de service en Iraq ;
  • 130 hélicoptères perdus (dont 10 durant le seule mois de janvier 2007), dont 14 CH-47 Chinook et 52 AH-64 Apache (plus de 56 milllions de dollar l'unité), et 118 hélicoptères endommagés ;
  • sur 30 000 véhicules terrestres, près de 1 400 ont été détruits, dont 49 chars Abrams M-1 (142 endommagés) et 450 véhicules légers Hummer (430 endommagés).

Les pertes matérielles sont dues aux faits de guerre et accidents, mais aussi aux conditions d'utilisation (poussière, chaleur). On estime que la maintenance des hélicoptères a représenté, depuis le début des opérations d'Afghanistan en 2001, 2,6 milliard de dollars, et la maintenance gobale pour 2006 est évaluée à 20 millions d'heures de travail.

[modifier] Bilan humain pour les Irakiens

Le nombre d'Irakiens victimes des violences est inconnu, mais des estimations parlent de plus de 60 000 morts selon l'Iraq Body Count. Georges Bush a estimé en 2005 le nombre de morts à 30 000.

L'armée nationale irakienne et les forces de l'ordre, en mars 2007, aurait 17 000 soldats et policiers tués [réf. nécessaire].

En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estime le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655 000 [14]. Comparant les taux de mortalité dans les foyers de 1982 individus en 2006 (certificats de décès à l'appui) à des chiffres officiels de 2003, l'étude montre que la mortalité aurait doublée pendant la guerre, passant de 5,5 à 13,3 pour mille ; cette étude est néanmoins fortement critiquée par de nombreuses associations et organisations internationales, y compris par l'Iraq Body Count[15].

[modifier] Coût financier

Le coût financier de la guerre en Irak peut en partie être calculé à partir des mesures budgétaires votées par le Congrès des États-Unis en sus des budgets de fonctionnement. Le Département de la Défense est aussi autorisé à utiliser ce budget de fonctionnement pour financer la guerre.

De nombreuses associations américaines, pour la plupart hostile à la guerre, suivent de près l'évolution des surcoûts liés à la guerre. Leurs estimations tournent autour de 350 milliards de dollars et intègrent aussi des frais indirects (pensions, indemnités...) [4]

Dans son discours [5] devant la Chambre des Représentants des États-Unis le Sénateur Honoraire du Massachusetts, James P. Mc Govern, estime le coût de la guerre à 246 millions de dollars par jour (soit 2847$ par seconde). Il rappelle que les dépenses directes (qui ne représentent pas l'ensemble des coûts) se sont montées à :

  • 2004 : 77,3 milliards de dollars
  • 2005 : 87,3 milliards de dollars
  • 2006 : 100,4 milliards de dollars

Il identifie deux scénarios pour l'avenir:

  • Une décision de retrait immédiate (d'Irak et d'Afghanistan) couterait 371 milliards de dollars.
  • La prolongation de quatre ans des opérations entraînerait un coût de 1000 milliards de dollars.

Pour compléter ce constat, Linda Bilmes et Joseph Eugene Stiglitz (Prix Nobel d'économie en 2001), deux chercheurs de Harvard et Columbia, ont réactualisé une étude sur les coûts à venir de la guerre en Irak. Ils identifient désormais un impact global de 2 267 milliards de dollars.

Les coûts budgétaires (en dollars) qu'ils identifient se décomposent ainsi:

  • 336 milliards déjà dépensés.
  • 389 milliards de frais de fonctionnement pour les opérations futures
  • 127 milliards pour les indemnités et pensions des anciens combattants
  • 160 milliards pour la démobilisation et le repositionnement de la défense

Les coûts économiques se décomposent selon les auteurs de la façon suivante:

  • 355 milliards de manque à gagner pour l'économie liés aux décès, invalidités, différentiels de coûts des achats liés à la guerre...
  • 300 milliards liés au prix du pétrole sous forme de transferts vers les pays producteurs.
  • 150 milliards liés à une moindre performance économique liée aux même prix élevés.
  • 450 milliards découlant de l'affectation des budgets à la guerre plutôt qu'à des dépenses productives ou à la réduction du déficit.

Dans son numéro du 25 Décembre 2006/1er Janvier 2007 le magazine Time estime à 502 milliards de dollars les dépenses des USA dans la guerre contre le terrorisme.

[modifier] Évolution de l'opinion américaine

Protestation à Washington contre la guerre
Protestation à Washington contre la guerre

En juin 2005, l'opinion publique américaine semble être en désaccord avec la politique des États-Unis en Irak : d'après une enquête publiée le 27 juin 2005 par ABC/Washington Post, une majorité d'Américains désapprouvent la gestion de la situation en Irak. Plus d'un Américain sur deux pense que George W. Bush a "intentionnellement trompé" l'opinion américaine sur les raisons d'engager cette guerre.

  • 57 % d'entre eux estiment que l'administration Bush a exagéré la menace des armes de destruction massive.
  • En somme, 53 % des personnes interrogées jugent que le conflit n'en valait pas la peine.
  • Cependant, toujours selon le même sondage, 58 % estiment que les soldats américains doivent demeurer en Irak pour rétablir l'ordre.
  • seuls 41 % exigent le retrait de ces troupes. (source : Le Monde et AFP, 28 juin 2005).

Le 24 septembre 2005, 100 à 300 000 manifestants[16] s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Irak. Dans ce contexte difficile (ouragan Katrina) pour George W. Bush, un sondage Gallup montrait que 63 % des Américains voulaient le retour des soldats dans leur pays.

Un mois plus tard, le Wall Street Journal révèle les résultats d'un sondage encore plus défavorable à l'intervention américaine : 53 % des Américains pensent que la guerre en Irak était "une erreur", contre seulement 34 % qui estiment qu'elle était justifiée.

Un nouveau sondage commandé par CNN au début du mois d'août 2006 montre que les partisans de la guerre sont très minoritaires : 36% approuvent encore le conflit en Irak alors que 60% le rejettent[17].

Le 10 janvier 2007, lors d'une allocution télévisée, le président annonce que 21 500 militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour permettre un retour à la paix plus rapide. Cette décision se heurte à un congrès et une opinion publique hostile et majoritairement septique à cette démarche [18]. Cela remettrait les effectifs américains au niveau de décembre 2005 au moment des élections législatives dans ce pays[19].

Le 27 janvier 2007, une nouvelle manifestation est organisée par le collectif Unis pour la paix et la justice contre la guerre et l'envoi de renforts armés en Irak ; elle réunit plusieurs milliers d'Américains dans la capitale[20]. À l'occasion du quatrième anniversaire de la guerre en Irak, plus de 50 000 personnes[21] ont manifesté le 17 mars 2007 à Washington DC contre le maintien des troupes américaines ; ils ont défilé à l'appel d'Answer (Act Now to Stop War and End Racism) de la Maison blanche au Pentagone.

Le 28 mars 2007, le Sénat américain vote le retrait des troupes américaines d'Irak d'ici 2008[22].

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Dépenses supplémentaires portées au budget national, comme primes de guerre, munitions, reconstruction, sans tenir compte des futures pensions d'invalidité des soldats blessés [1]
  2. Claude Revel et Éric Denécé, L'autre guerre des États-Unis, les secrets d'une machine de conquête, Robert Laffont, 2005, (ISBN 2221103688).
  3. Les justifications de la guerre en Irak battues en brèche par le Sénat américain, Le Monde, 09-09-2006
  4. "New report offers no evidence that Iraq stockpiled WMD", Mercury News, 22-06-2006.
  5. "Sarin, Mustard Gas Discovered Separately in Iraq", Fox News, 17-05-2004.
  6. "Hundreds of chemical weapons found in Iraq", Breitbart, 22-06-2006.
  7. "Addendums to the Comprehensive Report", GlobalSecurity.Org.
  8. Pour des raisons bureaucratiques, nous nous sommes concentrés sur la raison principale, à savoir les Armes de Destruction Massive, parce que c'était celle que tout le monde acceptait mais... il y a toujours eu trois arguments principaux. Le premier est les ADM, le second les liens avec le terrorisme, le troisième le caractère criminel du régime. Vous pourriez aussi qu'il y en a un quatrième, une sorte de mix entre les deux premiers... Le troisième argument en lui-même est une bonne raison d'aider les Irakiens, comme je l'ai souligné précédemment, mais ce n'est pas une bonne raison de risquer la vie de jeunes Américains. L'argument numéro deux, soit les liens entre le régime et le terrorisme, est le plus débattu au sein du gouvernement mais je crois que tout le monde se rejoint sur le fait que nous avons tués plus de cent membres d'un groupe d'Al-Quaeda en Irak et que nous avons arrêté un membre d'Al-Quaeda à Bagdad, lié à Al-Zarkawi. Déclaration de Wolfowitz au journaliste Sam Tanenhaus de Vanity Fair en juin 2003
  9. Non-US Forces in Iraq - November 2006
  10. Jean-Louis Turlin, « Bavures en Irak : le mea culpa de George Bush et de Tony Blair » dans Le Figaro du 27/05/2006 [lire en ligne]
  11. Rapport du 2 février 2007 publiépar 16 agences de renseignants américains
  12. « Chiites et sunnites unis contre les violences », dans Le Figaro du 21/10/2006, [lire en ligne]
  13. Le matériel américain paie le prix cher en Irak, Jean-Dominique Merchet, Libération , 3 mai 2006
  14. Study estimates 655 000 excess Iraqi deaths since start of war, The Lancet, 13 octobre 2006 [2]
  15. http://www.iraqbodycount.org/press/pr14.php
  16. « Manifestation massive des anti-guerre à Washington », dans Le Monde du 27/01/2007, [lire en ligne]
  17. « 60% des Américains opposés à la guerre  » dans Le Nouvel Obs du 09/08/2006, [lire en ligne]
  18. (fr) George Bush envoie en Irak 20 000 soldats en renfort
  19. US Forces Order of Battle
  20. « Manifestation massive des anti-guerre à Washington », dans Le Monde du 27/01/2007, [lire en ligne]
  21. D'après les journalistes, « Plus de 50 000 personnes défilent contre la geurre en Irak », dans Le Monde du 18/03/2007, [lire en ligne]
  22. « Le Sénat US vote le retrait des troupes » dans Le Nouvel Observateur du 28/03/2007, [lire en ligne]

[modifier] Bibliographie

[modifier] Exemples de scènes de guerre (vidéos)

(video) Combattants irakiens abattus par hélicoptère américain (info)
Vidéo d'une scène nocturne d'échange d'armes entre combattants irakiens, vue par des soldats américains depuis un hélicoptère Apache, avec les commentaires et hésitations de ceux-ci sur la décision de tir
Un problème pour lire la vidéo ? Voir l'aide.

[modifier] Liens internes

n:

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[modifier] Liens externes

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