Histoire de l'Allemagne
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Histoire de l'Allemagne |
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En tant qu'État-nation dans le sens de la France, l'Allemagne n'existe que depuis 1871. Avant cette date toutefois, il existait un monde germanique doté d'une certaine cohérence -très variable selon les époques- sur les plans linguistique, culturel, et parfois politique. L'extension géographique de ce monde germanique ne correspondait pas exactement avec celle de l'Allemagne actuelle et a varié au cours de l'histoire.
Cet article se concentre sur l'histoire allemande après 1871. Les périodes plus anciennes ne sont que rapidement décrites mais amènent à des articles séparés qui les expliquent plus en détail.
Sommaire |
[modifier] La Germanie
Vers le VIe siècle avent Jésus-Christ, ce qui forme aujourd'hui le territoire de la RFA était peuplé en majorité de Celtes. Au cours des siècles suivant, des tribus germaniques, sans doute originaires de Scandinavie s'installèrent progressivement dans un territoire couvrant approximativement les Pays-Bas, l'Allemagne du Nord et une partie de la Pologne actuels. Bien qu'il n'ait lui même jamais voyagé dans la région, Tacite hitorien latin du Ier a écrit un ouvrage, la Germanie, décrivant les moeurs et les institutions de ces peuples. Leur langue est à l'origine de l'allemand actuel.
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[modifier] Le royaume franc (Ve-Xe siècles)
[modifier] La fin de l'Empire romain: l'extension germanique
Après un siècle et demi de pression sur les frontières romaines, des tribus ou fédérations de peuple, drainant sans doute en grande partie des réfugiés, à savoir les Vandales, Burgondes, Alamans et Saxons, traversèrent le Rhin en 410 et pillèrent les régions occidentales de l'Empire. Alors que l'Empire romain se germanisait en accueillant un nombre important de ces barbares à son service pour lutter contre d'autres, nouveaux-venus plus menaçants, et tandis que la situation économique et sociale romaine se dégradait, certains chefs germains, tels le Vandale Stilicon, surent se hisser aux plus hautes dignités impériales.
À la fin du IVe siècle et au Ve siècle, certaines de ces peuplades germaniques établirent des royaumes plus ou moins éphémères dans les régions de l'Empire romain qui correspondent actuellement à l'Angleterre (les Angles et les Saxons), à la France (Francs et Burgondes), à l'Espagne (Wisigoths) et même à la Tunisie (Vandales). Le Royaume des Francs, devenu chrétien dès la fin du Ve siècle, s'étendit sur ce qui est maintenant la France le Bénélux et l'Ouest de l'Allemagne. Il fut dominé par les souverains mérovingiens, puis, à partir de 750, carolingiens.
[modifier] L'Empire de Charlemagne
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
Sous le règne de Charlemagne (du latin Karolus Magnus, c'est-à-dire Charles le Grand), le troisième souverain carolingien, les Francs annexent la Bavière en 788-794 et la Basse-Saxe en 804 après une longue guerre contre les Saxons.
Charles fut couronné Empereur des Francs et des Romains en 800, principalement à l'instigation du pape et en raison de la pression qu'exerçait sur Rome une autre peuplade germanique arrivée tardivement et convertie à l'Arianisme : les Lombards. Le royaume des Francs couvrait alors la majeure partie de la France et de l'Allemagne, formant la base des deux futures nations.
Dans le même temps, le centre du pouvoir s'était déplacé vers l'Est (de l'Austrasie, région de Trèves et berceau des Austrasiens, jusqu'à la Saxe nouvellement conquise et à peine pacifiée), préfigurant le fait que l'Empire allait survivre en Germanie. Charlemagne fit d'Aix-la-Chapelle le centre politique de son empire.
[modifier] L'Allemagne médiévale (Xe, XVIe s)
Après la mort de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, l'Empire caroligien est divisé en trois lors du partage de Verdun en 843. Louis le Germanique reçoit la Francie orientale à l'origine de l'Allemagne. Un an avant, le 14 février 842, à Strasbourg, Louis le Germanique et son jeune frère, Charles le Chauve se prêtent serment d'assistance mutuelle dans leur lutte contre leur frère ainé Lothaire, héritier principal de Louis le Pieux. Ce serment est prononcé par Louis le Germanique en langue tudesque (l'ancêtre de l'allemand). C'est le plus ancien texte conservé en ancien allemand.
Après la mort du dernier dirigeant de la lignée de Charlemagne à l'est en 911, la royauté passe d'abord à Conrad puis en 919 à Henri l'Oiseleur, fondateur de la dynastie saxonne. Son fils, Othon Ier le Grand est couronné empereur (en allemand, Kaiser, qui dérive de César) en 962. Son empire comprend, outre l'Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire, le Saint Empire romain germanique » (Heiliges Römisches Reich deutscher Nation) est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut assoir son autorité, la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. De plus le choix de l 'empereur n'a toujours dépendu que de l'élection des princes allemands, dont le nombre s'est peu à peu réduit et du couronnement par le pape à Rome. Conscient de ce problème Othon 1er trnaforme les ducs en vassaux qui sont à son entière disposition et s'appuie sur le clergé pour administrer l'Empire. Il prend l'habitude de nommer les évêques à qui il donne l'investiture temporelle et spirituelle. Ses successeurs poursuivent sa politique. Leur qualité d'empereur romain leur permet même de désigner les papes.
Au XIe s, cependant, l'Eglise catholique cherche à s'émanciper de la tutelle impériale. Profitant de la minorité de l'empereur Henri IV (), le pape Nicolas II décide en 1059 de réserver l'élection de pape au seuls cardinaux. En 1075, le pape Grégoire VII interdit les investitures laïques. Il se heurte à Henri IV soucieux de continuer à contrôler les evêques à qui il a donné des pouvoirs régaliens. Celui-ci risposte en faisant déposer le pape par un concile à sa dévotion. Grégoire VII délie les sujet d'Henri IV de leur serment de fidélité. Les princes allemands en profite pour se révolter. Pour retrouver son pouvoir, Henri IV doit faire pénitence à Canossa en 1077. La querelle des investitures a entrainé plusieurs rebellions des grands contre l'empereur.
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe s, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque. Sous l'impulsion de grands seigneurs comme le duc de Saxe, l'Est et le Nord de l'Allemagne sont colonisés entre le XIIe s et le XIVe s. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation migrent vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une par peu active au grand commerce européen au XIIe s.
[modifier] Les Temps modernes
[modifier] Le temps de la Réforme
Au XVIe siècle, le Saint Empire romain germanique est dominé par la maison des Habsbourg dont le plus puissant souverain est Charles Quint. Parallèlement s'effectue le processus d'Ostkolonisation , mise en exploitation du "Far East" , dont bien des aspects sont, pour l'historien Joseph Rovan, comparables au processus américain de conquête de l'Ouest. Quoi qu'il en soit l'ensemble impérial , contrairement au royaume de France, son principal compétiteur, ne peut acquérir d'unité politique. La question religieuse domine le XVIe. En 1517, un moine et théologien allemand Martin Luther enflamme l'Allemagne en publiant à Wittenberg les 95 thèses où il critique vertement le pape et la vente des indulgences. Bien qu'il ait été excommunié par le pape Léon X en 1921 et mis au ban de l'Empire par le jeune empereur Charles Quint en 1521, ses idées progressent en Allemagne. Les paysans, croyant qu'arrive l'âge d'or où ils n'auront plus d'impôts à payer se révoltent contre leurs seigneurs. Les petits chevaliers profitent de l'agitation pour piller les biens des prélats et des riches bourgeois. Ces deux révoltes sont écrasées par les princes avec l'approbation de Luther. Les princes électeurs de Saxe, Palatinat, Brandebourg, le Langrave de Hesse, de nombreuses villes libres se convertissent au Luthéranisme et confisquent à leur profit les biens de l'Eglise catholique. Albert de Brandebourg, un prince allemande de la famille des Hohenzollern, grand maitre de l'ordre teutonique se fait luthérien et s'attribue les immenses bien de l'ordre en Prusse. Il prend le titre de duc de Prusse en 1527. Devant l'impossibilité de concilier les deux partis, Charles Quint décide d'employer la force contre les princes luthériens à partir de 1546. Les Protestants subissent une cuisante défaite à Muhlberg en Saxe en 1547. Il obtiennent alors l'appui du roi de France Henri II. Charles Quint laisse son frère, le futur empereur Ferdinand Ier signer la paix d'Augsbourg en 1555. Les sécularisations déjà accomplies de biens de l'Eglise catholiques sont entérinées mais il est interdit à l'avenir de confisquer les biens de l'Eglise catholique. Les princes et les villes libres ont le droit de choisir leur religion mais les sujets sont obligés de professer la même religion de leur souverain, d'où l'adage: Tel prince, telle religion.
Après la mort de Ferdinand Ier en 1564, ses successeurs laissent l'autorité impériale s'affaiblir. De ce fait les sécularisations de biens de l'Eglise catholiques continuent malgré les clauses de la paix d'Augsbourg. De plus, la religion calviniste fait des progrés spectaculaires en Allemagne dans le dernier quart du XVIe siècle. Ces derniers réclament les mêmes avantages que les Luthériens.
[modifier] La guerre de Trente Ans
Entre 1606 et 1609, deux ligues se forment en Allemagne: l'Union évangélique protestante et la Sainte Ligue catholique[1]. De plus le nouvel empereur Hahsbourg, Ferdinand II effraie les princes protestants. C'est un catholique intransigeant, il veut transformer ses couronnes électives en couronnes héréditaires et veut faire du Saint empire, un vaste Etat centralisé. La guerre commence en 1618, avec la révoltes des Tchèques contre Ferdinand II. L'empereur les bat rapidement et confisque les biens de l'électeur palatin, calviniste, qui les avaient soutenus. Les princes allemands inquiets parviennent à convaincre le roi Gustave II Adolphe de Suède d'intervenir. Après la mort de celui-ci, Ferdinand II propose aux princes allemands une paix de compromis. C'est alors que la france entre dans le conflit. Richelieu veut abattre coûte que coûte la puissance des Habsbourg qui représentent à ses yeux un danger mortel pour la France.En 1648, la maréchal de Turenne alliés au suédois bat une armée impériales en Bavière et s'avance vers Vienne. Quelques mois plus tard la paix est signée.
Les Traités de Westphalie consacrent l'échec des ambitions des Habsbourg d'Autriche et l'affaiblissement définitif de l'autorité impériale en Allemagne.Les clauses de la paix d'Augsbourg de 1555 sont confirmées. Les Calvinistes peuvent bénéficier de ses avantages. Les pouvoirs de 350 Etats allemands sont renforcés. Le duc de Prusse reçoit la Poméranie orientale, et les évêchés sécularisés de Minden, Halberstadt, et Magdeburg[2].
[modifier] La Révolution française et l'Allemagne
En 1789, la Révolution française est admiré le monde intellectuel et universitaire: les poètes Klopstock et Goethe, le philosophe Kant, s'enthousiasment devant la Déclaration des droits de l'homme. Dès 1792, quand la France envahit la rive gauche du Rhin, les sentiments envers la Révolution changent. Le sentiment national, à l'origine l'apanage des intellectuels, se popularise avec l'annexion de la Rhénanie par la France. En 1803, le premier consul, Napoléon Bonaparte réorganise le Saint Empire qui passent de plus de 300 Etats à une centaine. Toutes les principautés ecclésiastiques sont supprimées, ce qui renforme le protestantisme. Le 6 août 1806, le dernier empereur du Saint Empire romain germanique, François II se soumet à un ultimatum de Napoléon Ier. Il renonce à la couronne impériale et délie tous les Etats allemands de leur fidélité.[3]
Sous l'Empire le blocus continental contre le Royaume-Uni pousse Napoléon Ier à annexer un grande partie des Etats allemands: Hambourg, Brême, Münster, Aix-la-Chapelle, Mayence et Coblence sont des chef-lieux de départements français. Mis à part la Prusse, tous les dirigeants des Etats restés indépendants sont à la solde de la France. La présence française est source de mécontentement. Les armées françaises présentes sur le territoire vivent de requisitions. Le blocus continental limite les échanges commerciaux même si il permet le développement de la production de charbon dans la Ruhr en remplacement des importations anglaises. Le nationalisme allemand nait de la défaite française en Russie. L'anéantissement de la grande armée lors de la retraite de Russie provoque une guerre de libération qui s'achève avec le retrait français en novembre 1813 après la défaite de Leipzig.
[modifier] Les transformations du XIXe siècle
[modifier] Les évolutions politiques
Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), le défunt empire est remplacé par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui regroupe 39 Etats sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d'empereur d'Autriche. En fait cette confédération ne peut fonctionner que dans le cas d'une entente entre la Prusse et l'Autriche. Mais l'Empire des Habsbourg ne compte que 6,5 millions d'Allemands sur 20 millions d'habitants et poursuit une politique d'extension territoriale vers le monde slave. Dès lors la Prusse, linguistiquement homogène, apparaît comme le seul élément moteur du sentiment national allemand.
L'impuissance de la confédération contribue à l'apparition du romantisme historique, un courant de pensée qui idéalise le Moyen-Age et rêve de l'établissement d'une société d'ordres très structurée dans laquelle chaque individu serait susceptible de s'épanouir. Celui-ci contribue au renouveau du catholicisme allemand mais n'a que peut d'influence sur l'évolution politique des Etats. Il n'en est pas de même pour le courant libéral et national. S'inspirant des modèles français et britanniques pour réclamer une constitution avec un parlement élu au suffrage censitaire et des libertés individuelles garanties par l'Etat. Les trois Etats du Sud leur donnent satisfaction en 1818 et 1819. Les partisans de l'unité allemande fustigent la faiblesse de la Confédération qui n'a aucun poids sur la scène internationale et qui dépend du bon vouloir de ses deux "grandes puissances". Jusqu'en 1840, il recrutent ses membres presque exclusivement dans les milieux universitaires puis s'étend aux libéraux qui veulent conjuguer nation allemande et liberté.
[modifier] Le printemps de peuples dans les Etats allemands
En 1848, à la nouvelle des révolutions parisiennes et viennoises, l'Allemagne s'embrase. Les révolutionnaires soutiennent des revendications d'unité nationale, de liberté et de démocratie. Quelques patriotes réunis à Heidelberg, dans le duché de Bade, décrètent l'élection d'une assemblée constituante élue au suffrage universel et concernant tous les Allemands. Les dirigeants des 39 Etats, déstabilisés par les mouvements révolutionnaires laissent faire. L'assemblée se réunit à Francfort et décide en janvier 1849 de transformer la confédération germanique en un Etat fédéral avec un empereur à sa tête. Pour les députés, les autrichiens germanophones doivent faire partie de cette union. C'est sans compter sur la Prusse qui ambitionne de réaliser l'unité allemande à son profit et sucite un parti de la petite Allemagne, c'est à dire sans l'Autriche, qui emporte finalement la décision.
Pendant le même temps, à Berlin, la révolution éclate le 18 mars 1848. Après des batailles de rues entre les révoltés et l'armée, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV promet de retirer ses troupes. Il réunit une assemblée constituante en mai 1848 mais la dissout par la force en décembre de la même année, quand les rapports de force se sont inversés. Fréderic-Guillaume IV ne veut tenir son pouvoir que de lui même ou de la guerre. Il refuse d'ailleurs la couronne que lui propose le parlement de Francfort, ce qui provoque sa dispersion. Fréderic-Guillaume IV propose alors, en vain, une union allemande avec, d'une part, l'Empire d'Autriche et, d'autre part, un Empire allemand dont il serait le souverain. L'Autriche refuse et même sa tentative d'établir une union restreinte de la Prusse et des petits Etats se heurte à l'hostilité internationale. Les révolutions de 1848 échouent à faire l'unité allemande mais la plupart des Etats allemands concèdent des constitutions qui donnent satisfaction à la bourgeoisie libérale.
[modifier] Les étapes de l'unité allemande
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Dans les années 1850, la Confédération germanique s'industrialise. Le Zollverein (union douanière), le constitution d'un réseau ferré nécessairement transfrontalier, l'adoption d'une monnaie de compte unique par presque tous les Etats de la Confédération sont autant d'éléments d'une unité économique qui précède l'unité politique autour de la Prusse. Le courant unitaire qui était peu actif depuis l'échec du parlement de Francfort renait en 1859. Le Nationalverein (union nationale) reprend largement les idées développées en 1848. Mais l'unité allemande est largement l'oeuvre d'Otto von Bismarck. Ce noble prussien aux opinions très conservatrices représente la Prusse à la diète de Francfort de 1851 à 1859. Il en acquiert la conviction qu'il n'y a pas de place pour deux puissances en Allemagne. Il pense que tôt ou tard l'affrontement se produira entre les deux Etats. C'est Guillaume Ier, roi de Prusse depuis 1861 qui l'appelle au poste de minister président (premier ministre) en 1862 pour résoudre le conflit entre le Landstag, le parlement prussien, et le roi au sujet de la réforme de l'armée. Il instaure un gouvernement autoritaire et gouverne pas décret, ce qui permet l'organisation d'une armée nombreuse, efficace et bien armée. En effet,"le fer et le sang" sont pour Bismarck les moyens de réaliser l'unité allemande par le haut, c'est-à-dire sans le consentement des peuples.
La courte guerre des Duchés en 1864 est la première étape de l'unité allemande. Le Schleswig, peuplé d'Allemands et le Holstein, peuplé à la fois par des Allemands et des Danois sont des propriétés personnelles du roi du Danemark sans faire partie de son royaume. En 1863, ce dernier les incorpore à son royaume. Ceci entraine une guerre de la Confédération germanique menée par la Prusse et l'Autriche contre le Danemark en 1864. La rapide victoire permet à l'Autriche d'obtenir l'administration du Holstein et à la Prusse celle du Schleswig. Pour Bismack, cet arrangement est provisoire. Il attend le moment propice pour affronter l'Autriche. Après s'être assuré la neutralité bienveillante de la France et l'alliance italienne grâce à l'entremise française, la Prusse multiplie les provocations à l'égard de l'Autriche et, sous un prétexte futile envahit le Holstein. Dans la guerre austro-prussienne qui s'ensuit, l'Autriche, bien que bénéficiant du soutien de la la Confédération germanique, est sévèrement battue à la bataille de Sadowa le 3 juillet 1866. Quand l'armistice est signée le 22 juillet 1866, les armées prusssiennes ne sont plus qu'à 60 km de Vienne. La Prusse qui bénéficie toujours du soutien français annexe le Schleswig-Holstein, le royaume de Hanovre, le duché de Nassau et la Hesse, ce qui permet à la Prusse d'avoir un Etat d'un seul tenant, de former la Confédération de l'Allemagne du Nord excluant l'Autriche et dans laquelle les Etats catholiques du sud de l'Allemagne refusent de rentrer. Aucun plébiscite n'est organisé pour s'assurer de l'accord de peuples concernés par les annexions. L'unification se fait bien par le haut.
En 1867, la Confédération d'Allemagne du Nord regroupe donc 21 Etats. Chaque Etat garde son gouvernement local mais il existe au dessus un gouvernement fédéral dirigé par le président, Guillaume Ier et le chancelier fédéral, Bismarck et comprenant deux chambres. Il existe une armée commune composée des armées de chaque membre. Pour achever l'unité allemande, le chancelier doit combattre les sentiments anti-prussiens des Etats du Sud. Les maladresses de Napoléon III lui permettent de dresser l'opinion publique de tous les Etats contre la France. En effet, après l'éclatante victoire de la Prusse, l'empereur des Français qui n'avait jusque là rien réclamé, demande des compensations pour sa neutralité, des territoires sur la rive gauche du Rhin d'abord, puis le Luxembourg. Bismarck a l'habileté de rendre publiques ces revendications qu'il qualifie de politique des pourboires.
En 1870, une nouvelle pomme de discorde surgit entre les deux Etats. Les Espagnols qui ont chassé leur reine, proposent dans le plus grand secret le trône à Guilllaume de Hohenzollern-Sigmaringen, petit-cousin du roi de Prusse . Quand cette proposition est connue début juillet 1870, le France s'émeut. Elle ne veut pas d'un souverain prussien au sud. Dans un premier temps, Guillaume Ier assure à l'ambassadeur français, Benedetti qu'il ne s'opposera pas à un retrait de la candidature Hohenzollern en Espagne. Bismack, dépité, songe à démissionner. Mais la France s'obstine et demande la garantie officielle que le roi s'opposera à toute nouvelle candidature Hohenzollern. Guillaume éconduit l'ambassadeur et fait part de la rencontre dans un télégramme, la dépêche d'Ems, que Bismarck, qui n'en attendait pas tant, s'empresse de publier en durcissant le ton dans le but de provoquer la France. Les Etats allemands voient dans l'insistance française un désir de les humilier. La France, ulcérée par la publication du télégramme déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870. La guerre franco-allemande commence. L'impréparation française la conduit au désastre alors que les Etats d'Allemagne du Sud acceptent dès novembre 1870 d'entrer dans la Confédération d'Allemagne du Nord et que l'Empire allemand est proclamé le 18 janvier 1871 dans la galerie des glaces du château de Versailles, jour anniversaire de couronnement du premier roi de Prusse à Koenigsberg en 1701. La défaite française a fini de sceller l'unité allemande. Le traité de Francfort est signé le 10 mai 1871. la France cède à l'Empire allemand le nord de la Lorraine et l'Alsace sauf Belfort. L'antagonisme franco-allemand nait de cette annexion. Il convient aussi de souligner que l’Empire allemand n’est pas rigoureusement un État-nation. Des Polonais, des Danois y sont englobés alors que les Allemands de l'Empire d'Autriche en sont exclus.
[modifier] L'Empire allemand (1871-1918)
Bien qu'il fut autoritaire sur beaucoup de sujets, l'empire permit la création de partis politiques et était très avancé socialement pour l'époque, du fait de la volonté de Otto von Bismarck de couper l'herbe sous les pieds des socialistes. Ce second Reich prospéra sous la direction de Bismarck jusqu'à la mort de l'empereur (1888). Son fils et successeur, Frédéric III, ne régna que 99 jours avant de décéder d'un cancer et de laisser la couronne au jeune et impétueux Guillaume II qui, ne s'entendant pas avec lui et étant souvent en désaccord sur la politique à mener, força Bismarck à démissionner en 1890.
En Allemagne, le parti social-démocrate grandit progressivement jusqu'à devenir pour un temps le parti socialiste le plus puissant du monde, remportant un tiers des votes lors des élections de janvier 1912 au Reichstag (le parlement de l'Empire). Le gouvernement resta toutefois entre les mains d'une lignée de partis conservateurs, soutenus par le clergé catholique et très dépendants des faveurs du Kaiser.
[modifier] les transformations de l'économie et de la société
En 1815, on compte 20 milllions d'habitants dans la Confédération germanique, Autriche exclue. Ils sont 30 millions en 1840, 38 millions en 1850. Au total, la population allemande triple en un siècle. Cette forte augmentation de la population est dûe à un taux de natalité élevé tout au long du siècle et à une baisse progressive du taux de mortalité, comme dans la plupart des Etats européens (France exclue). Cette vigueur démographique entraine une forte émigration des Allemands principalement vers les Etats-Unis. Entre 1850 et 1870, les émigrants allemands représentent un quart des migrations européennes. Ce flux s'accentue à la fin du XIXe s.
Les Etats allemands sont touchés par l'industrialisation et l'urbanisation, même si la population en encore largement rural (64%) au moment de l'unité allemande. Le début du développement industriel date de 1850. Entre cette date et 1870, l'exploitation du charbon de la Ruhr connait une forte augmentation. Les industries textile et sidérurgique se modernisent. En 1865, la fondation de la Badische Anilin Soda Fabrik est à l'origine de la prépondérance de l'Allemagne dans l'industrie chimique. Les chemins de fer s'étendent: 600km de lignes en 1850, 11 000 en 1860 et 20 000 en 1870 Une monnaie de compte commune à tous les Etats allemands, le thaler d'union est créé en 1857 sur le modèle du thaler prussien. Le Zollverein, espace intérieur sans droit de douane créé à l'initiative de la Prusse, s'étend progressivement à tous les Etats allemands, sauf les villes hanséatiques, entre 1828 et 1858. L'union économique autour de la Prusse a largement précédé l'union politique.
Les victoires prussiennes de 1866 et 1870 sont celle d’une armée adaptée à la civilisation industrielle. le canon Krupp en acier et fusil Dreyse surclassant les armes autrichiennes et françaises. L'État-Major prussien est utilise efficacement les chemins de fer et le télégraphe. Cette armée prussienne moderne , Bismarck et son équipe l’ont voulue et construite avant la confrontation. La victoire dans la guerre austro-prussienne est finalement celle d’une puissance industrielle qui pèse de plus en plus lourd face à l’Autriche et même à la France qui connaît une industrialisation beaucoup plus limitée.
[modifier] Vers la guerre
À l'étranger, les efforts coloniaux allemands initiés en 1884 mais surtout relancés sous Guillaume II, motivés par la volonté affirmée de « se faire une place au soleil », n'aboutirent qu'à un petit empire d'outre-mer comparé à ceux du Royaume-Uni et de la France. La politique étrangère qui en découla (notamment des programmes et lois permettant la création d'une importante flotte de guerre en 1898 en 1900, mais aussi les crises provoquées sur la question marocaine) poussa le Royaume-Uni à s'associer à la France et à la Russie, déjà alliées, formant ainsi l'Entente.
[modifier] L'Allemagne au XXe siècle
[modifier] La Première Guerre mondiale
Le fragile équilibre des forces en Europe se rompit lorsque l'Autriche-Hongrie, alliée à l'Allemagne depuis 1879, déclara la guerre à la Serbie en juillet 1914 après l'assassinat à Sarajevo de l'héritier du trône autrichien. La Serbie était soutenue par la Russie, elle-même l'alliée de la France. Suivant l'ordre le mobilisation générale russe, l'Allemagne déclara la guerre à la France et à la Russie en une sorte de frappe préventive.
C'était le début de la Première Guerre mondiale. Malgré d'importantes victoires au début du conflit, l'Allemagne et ses alliés furent battu par l'Entente renforcée en 1917 par l'arrivée des États-Unis. Le Kaiser Guillaume II fut forcé de s'exiler en novembre 1918, poussé par une révolution menée par l'aile gauche des sociaux-démocrates et les communistes (spartakistes) - qui tentèrent plus tard (janvier 1919) leur propre révolution, qui échoua. À la tête de la délégation allemande Matthias Erzberger mène les négociations et signe le 11 novembre 1918 l'armistice à Rethondes.
le 28 juin juin 1919, le Traité de Versailles marque officiellement la fin de la guerre. Il est signé dans la Galerie des Glaces de Versailles, l'endroit même où le second Reich avait été proclamé. L'Allemagne signe à contre-coeur ce texte qui avait été négocié sans elle. A l'ouest, l'Allemagne rétrocéde l'Alsace-Lorraine à la France, Eupen et Malmédy à la la Belgique, le Schleswig du Nord au Danemark. La Pologne est recréée sur une grande partie de la Posnanie allemande et des portions de la Haute-Silésie. L'Allemagne est séparée en deux entités territoriales disjointes par le corridor de Dantzig qui assure une ouverture à la mer à la jeune Pologne. En fin de compte, l'Allemagne se voit amputée de 13% de son territoire, plus de 43 000 km, et de plus d'un neuvième de sa population (entre 6,5 et 7,3 millions de personnes).
[modifier] La République de Weimar (1919-1933)
- Article détaillé : République de Weimar.
La République de Weimar constitua une tentative d'établissement d'un régime pacifique et démocratique en Allemagne. Cependant, le gouvernement fut sévèrement handicapé et peut-être condamné par des difficultés économiques et par la faiblesse inhérente à l'État de Weimar.
Lors des premières années, elle dut lutter contre des révoltes de gauche et de droite (1919-1923) et contre l'hyperinflation en 1923. Les années suivantes, la condition de l'Allemagne s'améliora avec la remise des paiements à effectuer en tant que réparation pour la guerre et l'amélioration des relations avec ses anciens ennemis. Une succession de gouvernements de coalition rétablirent un ordre et une prospérité relative jusqu'à la Grande Dépression en 1930
Le nouvelle crise économique combinée avec le souvenir de l'hyperinflation de 1923 et les oppositions nationalistes luttant contre les conditions du traité de Versailles minèrent le gouvernement de l'intérieur et de l'extérieur. Adolf Hitler et son Parti national-socialiste des Travailleurs allemands (NSDAP - voir nazisme) insistèrent sur ses difficultés et sur le chômage grandissant. Des bagarres de rues incessantes opposent communistes aux nazis. En défendant une doctrine nationaliste et raciste et en promettant de redonner du travail aux chômeurs, les Nazis attribuaient de nombreux maux de l'Allemagne à de prétendus complots juifs, soutenant même que la Première Guerre mondiale avait été perdue à cause d'une trahison juive (la Dolchstoßlegende).
La République aurait pu être sauvée si le KPD (Parti communiste allemand) n'avait pas adopté une ligne dure souhaitée par Staline, « classe contre classe » et s'était allié avec le Parti socialiste. Dès 1934, Staline fera adopter une stratégie d'union des partis communistes avec les « partis bourgeois », permettant le Front Populaire en France et l'alliance en Chine entre les nationalistes de Tchang Kaï-chek et les communistes de Mao Zedong contre le Japon.
[modifier] La montée et la chute du nazisme (1933-1945)
Après le succès du NSDAP aux élections de juillet, puis de novembre 1932 (premier parti, sans toutefois disposer de la majorité au Reichstag), Hitler, désormais incontournable, fut nommé Reichskanzler (Chancelier) par le président Paul von Hindenburg le 30 janvier 1933 grâce à l'aide des monarchistes, des magnats de l'industrie et des partis conservateurs comme le Parti Nationaliste (DNVP).
Hitler réussit à convaincre Ludwig Kaas et les dirigeants du Zentrum à voter la loi des pleins pouvoirs (23 mars 1933). Très rapidement la dictature nazie se mit en place, par une série de lois qui orientèrent toute l'économie du pays vers le réarmement.
Après la mort du président Hindenburg le 2 août 1934 et le plébiscite du 19 août 1934, Hitler réunit les deux rôles de Président et de Chancelier sous le titre de Reichsführer de l'Allemagne. Une fois au pouvoir, il commença par abolir les libertés démocratiques et les partis de l'opposition, débutant ainsi le Troisième Reich.
En six ans, le parti nazi prépara l'Allemagne à la guerre en relançant l'industrie de l'armement et édicta des lois discriminatoires contre les juifs.
Après avoir annexé l'Autriche en mars 1938 puis placé la Bohême-Moravie sous son protectorat, l'Allemagne déclenche le début de la Seconde Guerre mondiale en envahissant la Pologne le 1er septembre 1939. Elle est alliée principalement au Japon et à l'Italie, et les trois forment l'Axe. Après des succès initiaux, le cours de la guerre change en 1942.
Le gouvernement nazi tenta d'éliminer la population juive d'Allemagne, d’abord en lui faisant quitter l’Allemagne par des mesures discriminatoires, puis dans les pays conquis par la déportation dans des camps de concentration, enfin par un génocide (Shoah), mis en œuvre (entre autres) dans des camps d'extermination. Ils appliquèrent la même politique aux populations tziganes, ainsi qu'aux homosexuels et aux handicapés — groupes qui, selon les dogmes nazis, sapaient la pureté de la race aryenne.
L'Allemagne, bien qu'ayant perdu toutes ses colonies y fut un acteur influent en participant à la surenchère internationale que ces pays durent subir pendant la guerre. Le régime nazi tenta grâce à la radio de saper le moral et de créer des révoltes dans les colonies. Elle tenta de se rapprocher des pays dominés par les Alliés afin d'obtenir des matières premières, et devint de cette manière amie des colonies. Cette démarche participa au processus de décolonisation, car en proposant plus que les métropoles, l'Allemagne provoqua une autoréflexion sur la situation dans les colonies.
1945 marque la défaite de l'Axe. L'Europe est en ruines, il y a eu des dizaines de millions de morts dont de très nombreux civils, six millions de juifs assassinés, vingt millions de citoyens soviétiques sont morts au cours du conflit. L'Allemagne perd de nombreux territoires à l'est, toutes ses infrastructures économiques et politiques et le pays est occupé et divisé.
[modifier] L'Allemagne depuis 1945
Les Allemands parlent souvent de l'année 1945 comme de la « Stunde Null » (l'heure zéro) pour décrire l'effondrement de leur pays. La conférence de Potsdam marque la séparation de l'Allemagne en quatre zones distinctes, une sous surveillance soviétique et les autres sous surveillance occidentale (États-Unis, Royaume-Uni, France). La première formera l'Allemagne de l'Est (République démocratique allemande ou RDA) et les trois autres l'Allemagne de l'Ouest (République fédérale d'Allemagne ou RFA). Ces deux pays resteront séparés jusqu'à la date symbolique de la chute du mur de Berlin en 1989 qui marque la fin de la guerre froide et seront effectivement réunifiés le 3 octobre 1990, jour qui deviendra dès lors le jour de la fête nationale allemande.
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Durant l'après-guerre, la RDA, totalement sous le joug soviétique, ne jouera pas de rôle significatif sur la scène internationale, si ce n'est celui d'une vitrine du communisme. Sa sœur RFA sera en revanche, avec la France, l'un des moteurs de la construction européenne. Du traité de l'Élysée à l'avènement de l'euro, on ne peut oublier le rôle majeur de la RFA. Comment après « l'année zéro » un redressement aussi rapide fut-il possible ?
Tout d'abord, l'aide américaine (Plan Marshall) pour la reconstruction européenne fut plus intense en RFA que partout ailleurs, par crainte des américains que cette zone frontière avec les pays sous emprise soviétique ne passât elle aussi sous la coupe de Moscou. Ensuite, ce fut la volonté de chanceliers tels que Konrad Adenauer, Willy Brandt ou Helmut Kohl, qui ont œuvré pour que l'Allemagne prennent un rôle majeur dans la construction de l'Europe.
Les chanceliers de la RFA furent successivement Konrad Adenauer), Ludwig Erhard, ancien ministre des finances, fondateur de l'économie sociale de marché), tous deux issus de la CDU. Leur succèdent Kiesinger, au sein d'une grande coalition SPD/CDU de 1966 à 1969, puis le SPD Willy Brandt de 1969 à 1974, maire de Berlin, qui commence à renouer les relations avec l'Allemagne et l'Europe de l'Est à partir de 1971, à travers l'« ostpolitik », le SPD Helmut Schmidt, de 1974 à 1983… avant que la défection des libéraux du FDP ne donnent le pouvoir à la CDU d'Helmut Kohl, à partir de 1983.
Dans les années 70 et 80, la RFA a été notamment marquée par l'émergence des mouvements d'extrême-gauche : Fraction armée rouge, mouvement autonome, mouvements des squatters, mouvement antinucléaire, mouvements pacifistes ou anti-impérialistes. En 1980, une partie de l'extrême-gauche allemande a rompu avec la violence politique pour fonder le parti des « Grünen » (Les Verts) et s'engager dans une voie électoraliste. Après la réunification, l'Allemagne a dû faire face dans les années 90 à un retour de l'extrême droite.
De 1998 à l'automne 2005, le gouvernement allemand est dirigé par Gerhard Schröder, du SPD (Parti social-démocrate). Les Grünen participent au gouvernement. Depuis les élections législatives anticipées de 2005, la chancelière chrétienne démocrate Angela Merkel dirige un gouvernement basée sur une « grande coalition » qui regroupe la CDU (et sa branche bavaroise la CSU) et le SPD
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[modifier] Voir aussi
[modifier] Références
- ↑ Jean Carpentier et François Lebrun, Histoire de l'Europe, p 237
- ↑ Jean Carpentier et François Lebrun, Histoire de l'Europe, p 240
- ↑ http://www.tatsachen-ueber-deutschland.de/fr/lhistoire/main-content-03/la-fin-de-la-question-allemande.html
[modifier] Bibliographie
- Divers articles de l'encyclopaedia universalis, DVD, version 2007
- André Alba, L'âge classique, 1492-1789, Hachette 1959
- Jean Carpentier et François Lebrun, Histoire de l'Europe, Seuil, 1990
- Jacques Droz, Histoire de l'Allemagne, PUF
- Albert Malet et Jules Isaac, La naissance du monde moderne,, Hachette, 1961.
- José Rovan, Histoire de l'Allemagne, Seuil, 1994.
[modifier] Liens internes
- Histoire de l'Allemagne
- Peuples germaniques | Germanie | Germanie franque
- Liste des empereurs d'Occident | Empire romain d'Occident
- Saint Empire romain germanique | Liste des souverains du Saint-Empire | Armorial du Saint-Empire
- Empereur romain germanique | Prince-Électeur | Roi des Romains
- Liste de rois et empereurs allemands
- Histoire de l'Europe
- Prusse
- Germains | Saxons
- Une interrogation historique : le Sonderweg allemand
[modifier] Liens externes
- La Constitution de l'Empire allemand du 28 Mars 1849, version complète allemande
- Constitution d'Empire allemand du 16 avril 1871, version complète allemande
- La Constitution de la République de Weimar du 11 août 1919, version complète allemande
- Nationalisme et sentiment national en Allemagne par François-George Dreyfus, Professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne.
- Les juifs en Allemagne par François-George Dreyfus, Professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne.
- Quelques faits relatifs au problème des expulsés et réfugiés allemands. Bonn: Ministère fédéral des expulsés, réfugiés et sinistrés de guerre, 1966
- Allemagne en 1945 - ...
- L'histoire de l'Allemagne sur le site Memo
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